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14.05.2012
"LES MEDIEVALES D'ANDILLY": 26-27-28 mai & 2-3 juin 2012...
Voyage dans le temps jusqu'au Moyen-Age...joutes, rapaces, contes, troubadours, fées, homm...
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28.03.2012
Visite dans un gîte équestre du Jura avec son responsable, M. Michel Beuret
-  "Bonjour, pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre gîte et son concept?" - ...
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Monique Corbaz, habitante du quartier des Fleurettes à Lausanne et animatrice des Conseils des Enfants

Monique Corbaz, habitante du quartier des Fleurettes à Lausanne et animatrice des Conseils des Enfants

Bonjour, et merci de cet échange sur ton implication au sein de ton quartier!

-Peux-tu nous dire quand et comment est née l'idée de l'aménagement actuel du quartier ?

Le “terreau” a été la création du Pédibus (accompagnement à pied des enfants à l'école, basé sur un tournus de parents). De nombreux habitants sont devenus acteurs dès la mise en projet, puis dans la concrétisation de la démarche qui implique toute une réflexion sur la sécurité en général. Tout en ayant l'appui de la ville, ce sont les habitants d'abord qui ont porté la réalisation de ce premier projet !
De là est arrivée l'envie de vivre nos rues autrement, ce qui nécessitait encore d'autres aménagements....Un tout ménage a été adressé à tous les habitants du quartier pour les inviter à discuter à la Maison de Quartier, c'était en mars 2002.
De ces premiers échanges sont nés, d’une part, des moments conviviaux partagés entre habitants, sur nos chemins; nous les nommons “Rue Jardin”. D’autre part un mouvement citoyen a permis, via une pétition, d’initier la transformation de nos rues en “zone de rencontre”(ce concept, prévu par la loi, réunit une vitesse limitée à 20km/h et une priorité accordée aux piétons).
L'engagement, apolitique, des personnes du quartier a permis aux choses de se faire naturellement, sans dresser des listes ou limiter les personnes à des fonctions prédéfinies, toujours dans le but de favoriser la création de liens intergénérationnels.

-Quelles formes concrètes a revêtu ce projet d'aménagement ?

La création de la zone de rencontre s'est accompagnée de l'installation de gendarmes couchés, de bacs à fleurs alternés entretenus par les habitants, d'une place de rencontre conviviale. Certaines activités sont ponctuelles: “Rue Jardin” est une occasion pour les habitants d'occuper la rue pour un repas canadien ou des jeux, par exemple (voir photo ci-dessous).Sous l'impulsion de quelques personnes, une tradition de calendrier de l'Avent sur différentes fenêtres du quartier a vu le jour et se perpétue. Ces occasions de rapprochement entre habitants surgissent assez spontanément au gré des idées et des disponibilités ! Ce sont des facteurs d'intégration qui ont leur importance et qui permettent à chacun, indépendamment de son âge, de sa culture, de son statut social et professionnel,...de développer un sentiment d'appartenance à son lieu de vie.
L'intention qui a précédé et motivé le projet de ce réaménagement était de proposer des espaces lieu et temps que les gens sont invités à occuper comme ils le souhaitent ! Le soin mis à ce que chacun se sente bienvenu est essentiel. C'est par un tout ménage distribué par un habitant du quartier, parallèlement à son activité de facteur, que le moment de rencontre est annoncé...et ensuite chacun est libre d'y mettre sa couleur ! Après cette impulsion, qui est simple et laisse de nombreuses ouvertures possibles, on arrive à un patchwork de ressources et de créativité dans un esprit de co-responsabilité où chacun peut devenir porteur d'une partie du projet.

- Quelles sont les conséquences sur les habitants ?

Grâce à l'apport de la commune (décision, autorisation, mise en place d'aménagements selon certains critères techniques,..) et à l'élan des habitants, la concrétisation de ces moments est possible. C'est là que se crée du lien entre les personnes, mais cela n'est possible que parce qu'avant et dans le quotidien, la solidarité et l'attention mutuelle ont progressivement pris leur place dans les interactions. Se sentir concerné par son voisin est à la portée de tous! Le fait que ces rencontres respectent la liberté de chacun est apprécié.

- En tant qu'habitant, comment avoir un impact sur son quartier ?

Une envie partagée au moins par un noyau d'individus est un bon tremplin pour ce type de projet. La forme que peut prendre une vie de quartier est variable selon le lieu, l'environnement, les disponibilités de personnes susceptibles de donner l'impulsion pour créer des occasions de rencontres, etc... On peut imaginer une structure associative ou l'appui d'une personne chargée de l'animation, mais cela implique alors une dynamique différente en terme d'organisation et de part active laissée aux habitants. On a tendance dans une telle situation à vouloir pérenniser les choses, ce qui n'est pas le cas dans notre quartier: on accepte que ce projet vivra le temps que les personnes auront envie qu'il vive !
Quelques initiatives et disponibilités sont indispensables avant que les gens se retrouvent autour de la table, mais il n'y a pas besoin de beaucoup d'énergie pour que ce soit réalisable ! Chaque engagement est important, celui de la personne qui distribue les tout-ménage de même que celui de la mère kosovare qui cuisinera un plat de son pays ou celui de la grand-maman qui surveillera les enfants pendant la mise en place du pique-nique ! Mais surtout, le “BONJOUR” échangé en se croisant dans la rue est autant, si ce n'est davantage, ciment de liens entre les gens que toutes les manifestations que l'on peut mettre sur pied ! Voilà le mot de la fin...

Merci beaucoup, Monique, d'avoir partagé avec tant d'enthousiasme ce qui te tient à coeur !