Bonjour Natacha ! Merci de me consacrer ce temps pour notre interview du mois de juin. Pourriez-vous me dire quelques mots de votre itinéraire ?
Et bien, professionnellement j’ai obtenu mon CFC de cuisinière, mais rapidement j’ai eu ma première fille. J’avais 19 ans et je n’ai au fond jamais eu l’occasion de pratiquer mon métier de base. C’est arrivé presque trop vite… En 2007 j’ai ressenti la nécessité de créer quelque chose, d’avoir un travail en plus de m’occuper de mes filles Jennifer, Jessica et Kimberley J’éprouvais le besoin d’être reconnue autrement que dans ce rôle et je souhaitais faire partager mon expérience de jeune maman.
Je faisais (et je fais toujours) partie de l’association des Jeunes Parents créée par Karine Burkhardt Rossel. Nous avons même pu les faire profiter d’une partie du bénéfice du spectacle des clowns Macaronis que j’ai organisé.
Comment en êtes-vous arrivée à devenir créatrice de ce journal ?
J’avais moi-même pendant ma grossesse, cherché des informations sur internet. Les pédiatres et les gynécologues sont facilement débordés. Les journaux français ne correspondent pas vraiment à notre réalité. J’étais donc en manque d’informations fiables et utilisables.
Bref, j’ai eu envie de créer ce qui m’avait manqué, à savoir un journal pratique, accessible, sur papier et lisible sans phrases qu’il faut relire 3 fois pour voir ce que ça veut dire. J’avais aussi le besoin que les articles parlent de ce que vivent vraiment les mamans (et les papas !) au quotidien. Pendant cette période où je réfléchissais à ce que je voulais faire, j’ai eu d’autres idées d’abord et soudain ça a « tilté » : je voulais créer un journal pour les mamans (son nom a vite été trouvé !).
Quels ont été les jalons et les obstacles pour en arriver à la version actuelle ?
Le principal obstacle a été (et reste) l’argent. L’investissement de départ a été celui de l’argent du ménage ! Pour le moment on s’autofinance tout juste. L’abonnement est modique : Frs 30.- par an, bientôt Frs 35.- mais avec des avantages lorsqu’on amène de nouveaux abonnés.
J’ai commencé tout bêtement sur mon ordinateur portable à imaginer une mise en page sur Word. J’avais envie de me débrouiller par moi-même. J’ai commencé par chercher des idées sur internet. Ensuite j’ai ressenti la nécessité de m’adresser à des professionnels. J’ai interrogé mon entourage d’abord : ma naturopathe, ma gynécologue qui ont tout de suite accepté. Par la suite j’ai étendu le cercle et ça a fait boule-de-neige.
Depuis février 2009, pour améliorer l’apparence du journal, je me suis adjoint un graphiste, Patrice d’Antonio. Nathalie Gratzl d’Antonio qui a une expérience de journaliste, est devenue mon adjointe. C’est elle qui corrige la ligne éditoriale.
Comment tournez-vous financièrement ? Quelle est votre politique face à la pub ?
On s’autofinance par un peu de publicité, mais je ne souhaite pas de sponsors. Passer une pub dans notre journal est bon marché dès Frs 80.- ; Frs 240.- pour la page de couverture de fin du journal .
Ce journal est avant tout rédactionnel avec quelques pubs pour tourner, mais pas l’inverse ! C’est une volonté de ma part !
Est-ce que tous les collaborateurs sont bénévoles ?
Oui.
Combien d’abonnés à ce jour au Journal des Mamans ?
Ils (elles ?) sont un peu moins de 900 à ce jour.
Et les papas, se retrouvent-ils dans votre journal ?
Au début, je n’étais pas consciente de leur importance, mais progressivement oui. Le journal a évolué vers une reconnaissance de leur rôle. On a beaucoup cherché et finalement on l’a trouvé (Silvio Di Silvestro). Il a sa chronique régulière et on le chouchoute pour le garder (rires).
D’autres papas sont les bienvenus s’ils sont d’accord de partager leur expérience avec nous : avis aux amateurs !
Etes-vous satisfaite du résultat actuel et dans quel sens souhaitez-vous poursuivre ? Encore des projets ?
Oui, je suis contente et déjà fière du résultat et de l’évolution du journal !!! Je l’ai porté seule au début.
J’aimerais encore le développer, agrandir l’équipe et le journal, le rendre encore plus professionnel.
Bien sûr que j’ai des projets : participer au Comptoir Broyard comme exposante, organiser d’autres spectacles comme celui des clowns Macaronis, nous faire connaître encore mieux, développer les abonnements ! Mon souhait serait de nous imposer, par rapport à la concurrence, par la qualité de nos articles.
Merci beaucoup de nous faire partager votre « bébé » avec tant d’enthousiasme, Natacha ! Quelque chose à ajouter pour clore ?
Je remercie les personnes qui se sont abonnées et nous font confiance ainsi que toutes les personnes qui écrivent pour nous, les professionnels, le public.
Je profite pour signaler que nous sommes en recherche de personnes d’accord de donner leur témoignage pour le journal. Elles peuvent le faire anonymement s’il est trop intime.
A
lors, Natacha, BON VENT pour votre trajectoire… et pour le Journal des Mamans (et des papas ?) et quant à nos lecteurs : n’hésitez pas à aller voir le site www.lejournaldesmamans.ch ou plus si entente selon la formule consacrée (prendre un abonnement ou l’offrir à un proche par exemple).