Filtres

Questions / Réponses

Vous trouverez sur cette page les nombreuses questions adressées à Telme sur ces dernières années.

Faute de subventionnement nous ne pouvons plus répondre à de nouvelles demandes. Vous pouvez toutefois consulter ces échanges archivés en faisant une recherche par thème.

Les jeunes jusqu'à 20 ans peuvent adresser leurs questions sur le site de Ciao, notre partenaire de longue date:  www.ciao.ch

Bonjour, Nous avons un fils unique de 18 mois. Il est très dynamique, très énergique et très demandeur d'attention. Il lui est difficile de jouer...

Bonjour,

Nous avons un fils unique de 18 mois. Il est très dynamique, très énergique et très demandeur d'attention. Il lui est difficile de jouer seul. Il est impatient également. Par contre c'est un vrai soleil lorsqu'on s'occupe de lui.

Depuis quelques temps, 1 à 2 mois, il repousse systématiquement sa mère lorsque je suis là. Pas de câlin, pas ou très peu de bisous, pas de bras. Il veut toujours son papa. Quand il se réveille, il m'appelle. Quand il va se coucher aussi. Bref, dès que je suis là.

Si je ne suis pas là, aucuns problèmes à être avec sa maman mais pas beaucoup plus de geste affectueux. Et avec moi, que je sois seul ou avec mon amie, pas beaucoup de bisous ni de câlin non plus.

Il passe la plupart du temps avec sa maman la semaine car je travaille. 1 à 2 fois par semaine chez une maman de jour avec qui tout ce passe bien et avec qui il est très affectueux. 2 soirs par semaine que avec moi car elle travaille. Et le weekend on est ensemble la plupart du temps.

Je précise que quand on est les 3 il joue avec moi et avec sa maman.

Le problème c'est que mon amie à l'impression que son fils ne l'aime pas. Quand il la repousse ou lui refuse un bisous elle se sent rejetée et tellement triste. Je la comprend, ça doit être dur à supporter. Et moi je me sens extrêmement mal par rapport à ça. Je me sens très mal à l'aise quand mon fils la repousse et je m'en veux de la situation. J'en viens limite à ne pas me rapprocher trop de mon fils pour ne pas créer de malaise. Et maintenant mon amie m'en veut. Elle m'en veut de ne pas agir pour changer se comportement...je pense. Elle m'en veux car sa famille habite loin et elle n'a pas beaucoup d'ami/e et que son fils est tout pour elle. "Si je n'ai plus mon fils, je n'ai plus de raison de vivre" me dit-elle.

Mon couple en pâtie fortement de la situation. Je ferais tout pour l'aider, tout pour changer la situation. Mais j'aime mon fils et je ne veux pas changer de comportement et mettre de la distance avec lui.

Je ne sais pas quoi faire. Je suis perdu.

Que pouvez-vous me conseiller?

Merci pour votre réponse...

 

Réponse de Telme:

Bonjour,

Votre démarche de chercher des pistes pour faire évoluer positivement cette situation est constructive et montre que vous avez conscience que le sentiment de déséquilibre actuel ne profite à personne.

Ce que vous vivez peut être abordé à deux niveaux:

- Celui de votre fils qui se trouve à une étape de son développement où beaucoup d'apprentissages passent par le jeu, l'action et aussi l'opposition qui remplit une fonction essentielle dans la constitution de la conscience de soi, de l'estime de soi, de l'autonomie et de la socialisation. Pour se forger une volonté qui lui soit propre, l'enfant va tenter de l'imposer encore et encore, et tester l'effet de son comportement sur son entourage. Tout cela est éprouvant pour les parents qui peuvent se sentir personnellement visés (comme cela semble être le cas de votre conjointe), alors que l'enfant n'a pas la volonté de nuire ou de déstabiliser l'adulte. L'enfant de cet âge vit dans l'instant présent et toute attente ou refus représente une frustration. Il n'est pas encore "raisonnable", est incapable de se mettre à la place d'autrui et n'a pas conscience des limites. Le fait que votre fils se rapproche de vous tient peut-être simplement au fait qu'il vous voit moins ou que vous lui apportez quelque chose dont il a besoin actuellement, mais cela n'est pas lié à l'attachement affectif qu'il éprouve pour chacun de ses parents.

- Les adultes, en devenant parents, se retrouvent confrontés à ce qui les a construit dans leur famille d'origine ainsi qu'à leurs ressources et limites. La même attitude d'un enfant peut être décodée de manière différente par chacun des parents. A partir de là, il s'agit de réfléchir en terme de positionnement: même si la mère de votre enfant investit beaucoup son rôle maternel, il est important qu'elle n'attende pas que votre fils comble ses besoins affectifs car ce n'est pas son rôle. En revanche, vous pouvez en tant qu'adultes aider votre enfant à construire la base de sécurité affective dont il a besoin en le rassurant sur le fait que vous l'aimez malgré les conflits, mais aussi en assurant ce rôle de "contenant émotionnel" qui lui fera comprendre qu'il ne peut vous déstabiliser même dans la confrontation.

Etre cohérents dans vos prises de position parentales, mais aussi vous soutenir mutuellement, dialoguer et rester solidaires dans cette aventure merveilleuse mais éprouvante aussi....tout cela vous aidera car ce que vous vivez maintenant va changer lorsque votre enfant franchira les prochaines étapes de son développement, et il est très possible qu'un jour, il cherche à faire alliance avec sa mère en faisant mine de vous "oublier"...cela aussi sera normal!

Tous nos voeux d'heureuse suite à votre famille!

Telme

 

 

Bonjour, mon fils de 17ans et demi fume chaque jour de l'herbe, ne trouve rien d'intérressant à part ce qui à trait à l'herbe, passer du temps avec...

Bonjour, mon fils de 17ans et demi fume chaque jour de l'herbe, ne trouve rien d'intérressant à part ce qui à trait à l'herbe, passer du temps avec ses copains à fumer.

Il n'a aucune motivation pour le sport ou les études. Se rends compte et s'en plaint, dit qu'il va pas réussir son cfc, qu'il a mal au dos, les horaires rdv physio ne lui conviennent jamais, il les repousse ou menace de mourir jeune si je ne change pas l'horaire. J'essaie de ne pas rentrer dans son délire et le laisse gérer les changements de rdv.( il a une scoliose et devrait faire un peu de muscu mais n'a pas envie, il est complexé, est très maigre.)

Il est vite énervé frustré, ne supporte pas de ne pas faire comme il veut.

Nous sommes partis 5 jours au bord de la mer lui et moi, mais tout ce qu'il voulait était trouver de l'herbe et fumer tranquille, rien de ce que je lui proposais ne lui convenait, semblait tiraillé comme pour sortir de l'enfance et s'affirmer en adulte...sauf que c'était dans la colère et l'affrontement permanent. Je l'ai fais rentre le 3ème jour!

Il peut se montrer très câlin et me répète qu'il m'aime, me demande si je l'aime malgré que je lui le dise chaque jour.

Bref je ne sais pas dans quelle direction me diriger, il m'est extrèmement difficile voir impossible de faire qqc ensemble pour créer le lien. Il a un entourage d'oncles inactifs envers lui,malgré demandes de ma part, se sent seul et incompris par son père.

Je me rends bien compte de sa souffrance mais je me sens impuissante.

Comment pourriez vous m'aider?

Merci

Réponse de Telme:

Bonjour,

Vous exprimez à la fois un mécontentement et une inquiétude face aux comportements de votre fils. Ce  sont des ressentis légitimes au vu de ce que vous décrivez et il est fréquent que ces sentiments cohabitent chez les parents d’adolescents. A partir de là il n’est pas toujours évident de se positionner entre un rôle soutenant et un rôle cadrant. Cependant, il est important de poser un cadre à votre fils, de manière à ce qu’il puisse progressivement s’autonomiser et en ce sens vous avez raison de le responsabiliser, notamment dans son suivi de physiothérapie, il s’agit de son corps, de sa santé, il est important qu’il se  les approprie et qu’il gère lui-même ses rendez-vous. De votre côté il s'agit de tenir bon et de ne pas entrer dans un système de chantage.

Ensuite concernant la partie plus affective, votre fils a besoin de vous et vous le montre, au travers de ses manifestations de tendresse et également dans l’affrontement qui fait partie du processus d’autonomisation à l’adolescence. Afin que l’affrontement ne prenne pas toute la place, vous ménager des moments de partage est essentiel. Vous pouvez proposer lui proposer des activités, mais vous pouvez également lui demander ce qu’il souhaite et le laisser faire des propositions.

En résumé veillez à différencier au mieux les moments plus légers, de relâchement et de complicité, de ceux où il s'agit de prendre un rôle plus éducatif et cadrant.

Enfin, par rapport au mal-être de votre fils, et au sentiment d'impuissance que vous exprimez, votre fils a-t-il déjà consulté un psychologue ? Pourrait-il envisager de le faire si vous le lui proposiez ? Vous pourriez également envisager de consulter en famille, afin de travailler aux liens qui vous unissent, idéalement en intégrant aussi le père dont le rôle est important. 

Nous espérons que ces quelques pistes pourront vous aider,

Bonne suite

Bonjour Telme,j'ai un fils de 17 ans qui a termine son gymnase cet été et qui a décidé de ne pas continuer ses études pour le moment. Il veut être...

Bonjour Telme,j'ai un fils de 17 ans qui a termine son gymnase cet été et qui a décidé de ne pas continuer ses études pour le moment. Il veut être réalisateur et dit qu'en Suisse il n'y a pas d'école valable.

Bref, nous avons été d'accord pour lui accorder un "moment sabbatique" pour qu'il puisse se consacrer a ses projets et essayer de réaliser ses rêves.

Je lui ai demandé par contre de se trouver un petit job pour gagner au moins son argent de poche. Il fait des offres mais rien pour l'instant. Je lui ai dit de postuler dans un grand magasin mais pour l'instant veut essayer de trouver un emploi qui lui plait.

Mon fils est un garçon très intelligent (trop?)....les discussions avec lui sont toujours dans la "justification" et le jugement.....du moins c'est comme ça que je le ressent. La cela fait des semaines qu'il ne parle plus a sa soeur (25 ans aux études et vit avec nous).

Je ne sais plus comment me comporter avec lui.....alors que depuis plusieurs semaines cela avait l'air de bien se passer avec moi.....ce soir je n'ai plus supporté son attitude.

Je lui ai demandé de faire la lessive demain.....il me dit qu'il ne sera pas là car il doit trouver du travail et que vu que c'est lui qui s'en est occupé ces dernières semaines sa soeur n'a qu'a s'en charger. Je lui dit que sa soeur est aux cours et qu'elle ne peut pas.....il me dit que c'est pas sa faute si elle met 4 ans a trouver sa voie....et lá je m'emporte en lui disant qu'il n'a pas le droit de dire ça...qu'elle étudie et que lui actuellement nous lui permettont de rester à la maison.....je lui dit qu'il doit toujours juger les autres.....bref je m'emporte

Ce garçon a beau être très intelligent, mais je pense qu'il manque totalement d'empathie.

Je dois toujours réfléchir a ce que je vais dire et comment je vais dire.

Je tiens á préciser qu'avec son père ce n'est pas comme ça......il en a toujours après moi car il dit que je suis le pilier de la famille

Moi j'en ai marre de me me sentir jugée par mon fils....je n'ai pas de répartie et je ne sais plus comment réagir.....mon mari dit que je dois le laisser .....

Ma question: comment réagir face a ce fils très imbu de lui mêne et avec un manque certain d'empathie et dois je mêler entre lui et sa soeur? J'ai essayer e lui en pa rler mais syns succes

Merci pour vos conseils

 

Réponse de Telme:

Bonjour,

Vous vous êtes positionnés en tant que parents, en vous montrant soutenants et compréhensifs face aux choix de vie de votre fils et en contrepartie un apport financier lui a été demandé. Les règles que vous mettez doivent posées et respectées, mais elles peuvent être discutées et s’inscrire dans une temporalité.

Par exemple, par rapport à la question de trouver un job qui plaît à votre fils, vous pouvez décider d’entrer en matière, mais de lui donner un délai limite sous quoi vous lui demanderez de postuler plus largement. Ensuite, si ce cadre n'est pas respecté, il doit y avoir une conséquence. Le cadre et les conséquences en cas de non respect doivent être discutés et décidés avec le père, il est important que tout ne repose pas sur vous seule, mais d’avoir un positionnement parental clair. En effet, vous et votre mari semble porter un regard différent sur la situation et votre fils a certainement ressenti ces divergences.  

Dans les rapports avec votre fils, pour éviter de monter dans une escalade symétrique où chacun « attaque » l’autre, veillez à différencier le versant affectif du normatif. Le normatif englobe les règles, le cadre éducationnel, il s’agit de le poser sans entrer dans l’émotionnel. Dans le versant affectif par contre, pensez également à partager des activités ou des moments de complicité et de bonne humeur qui sont importants pour nourrir votre lien.

Enfin concernant la question du rôle à jouer entre sa sœur et lui, elle renvoie également à un positionnement parental qui vous appartient, il n’y a pas une seule manière de faire. L’égalité de traitement entre enfants est une utopie, chaque enfant ayant une personnalité et un parcours lui étant propre, par contre il s’agit en tant que parents d’être garants d’une forme d’équité, afin de ne pas nourrir de sentiment d’injustice au sein de la fratrie. 

Bonne suite,

Telme

PS. Nous avons supprimé quelques éléments de votre question afin de pouvoir la publier anonymement sur le site.

 

 

Bonjour, Merci d'offrir cet espace où l'on peut s'exprimer, se faire aider quand on ne sait pas vers qui se tourner. Je suis maman d'un enfant de 4...

Bonjour,

Merci d'offrir cet espace où l'on peut s'exprimer, se faire aider quand on ne sait pas vers qui se tourner.

Je suis maman d'un enfant de 4 ans. C'est un vrai tyran. Je n'en peux plus, je suis à bout. Et je m'en veux de ne plus éprouver aucun plaisir à être mère. Il est très intelligent et aussi très excessif dans ses comportements, ne supporte pas la moindre frustration, se plaint constamment de n'importe quoi, nous tape moi ou son père quand il est frustré, se fiche d'aller au coin, n'obéit à rien. Moi et son père sommes à bout. Le week-end nous nous réjouissons du lundi pour aller au travail et le laisser à l'école où bien évidemment il se comporte bien. C'est juste avec nous qu'il est imbuvable.

Je me sens incompétente comme mère car je n'arrive pas à stopper ces comportements. Je passe ma vie à crier et appréhende chaque sortie avec lui car je sais qu'il va tout gâcher par une crise.

C'est ça être parent ? pourquoi personne ne m'a dit que ma vie allait être un enfer ! J'ai idéalisé, pensait que la vie de famille serait heureuse et sereine. Je pense à ma vie d'avant et suis nostalgique .

Où aller pour me faire aider ? Nous craquons complètement son père et moi. J'ai des maux de ventre, de l'acné et des infections urinaires déclenchées par le stress. Son père est nerveusement à bout et à des vertiges tous les jours. Il ne veut même plus rien faire le week-end car les sorties nous épuisent plus qu'elles nous détendent.

Je me dis qu'il doit bien y avoir des solutions pour atténuer ce comportement tyrannique. Qu'avons-nous fait faux?? Je passe mon temps à lire des blogs sur la parentalité bienveillante, des livres sur l'éducation pour trouver des pistes... en vain... c'est impraticable, ça ne marche pas, il est bien trop intelligent et comprend vite où je veux en venir.

Que faire pour améliorer notre relation avec notre fils ? Pour retrouver le plaisir d'être parents et avoir une vie de famille plus sereine ? Je n'arrive pas à me projeter avec une telle vie... je n'en veux pas. Je veux du calme, de l'harmonie , du bonheur , de la sérénité.

Aidez moi je suis désespérée....

 

Notre réponse:

Bonjour, nous vous répondons avec plaisir,

Je commence par une bonne nouvelle, votre enfant va entrer dans une période de sa vie où il sera de plus en plus raisonnable et cohérent. Jusque là, il a perçu le monde de façon magique et totalement autocentrée.

J'aborde votre situation sous l'angle du système familial. Il faut comprendre le fonctionnement du système pour comprendre les réactions de votre enfant, chaque comportement est en réponse au comportement de l'autre, il y a une circularité.
Donc si vous ne parvenez pas à modifier directement le comportement de votre enfant, en modifiant votre représentation et votre ressenti de la situation, il y aura un impact sur votre relation, et sur vos comportements à tous.

Lorsque vous dites que votre mari et vous vous réjouissez d'aller au travail lundi, cela montre que vous avez intégré que votre enfant sera difficile et problématique, il ne peut plus être autrement. Cela induit chez votre mari et vous une attitude d'hyper vigilance, une tension que votre enfant perçoit. Il manifeste alors des attitudes problématiques, difficiles à gérer. Il ne comprend pas lui-même ce qu'il se passe, il est juste "aspiré" vers un fonctionnement attendu, auquel il correspond.
On peut parler de "prophéties auto-réalisatrices" dans une situation où le scénario est devenu si prévisible qu'on ne parvient pas à imaginer autre chose.

Concrètement, il est difficile de modifier ses représentations de la relation, mais il est important que vous essayiez d'envisager la relation comme une chose bien plus mobile que ça.  
Vous n'êtes pas une mauvaise mère, il n'est pas un sale gamin, vous manquez de confiance et de relâchement (qu'on appelle aussi "lâcher prise"). Il est intelligent, mais pas seulement, il saura aussi vous montrer qu'il vous aime et que vous êtes bons pour lui.

Mais c'est à vous de commencer. Lorsque vous criez, vous générez ces attitudes répétitives, votre mari qui est nerveusement à bout n'est plus une ressource non plus. Il est essentiel que chacun de vous deux se penche sur sa capacité à se repositionner différemment, de façon plus posée et confiante, même si les résultats ne viennent pas immédiatement.
A coup sûr, cette période difficile ne sera plus qu'un souvenir imprécis.

N'hésitez pas à réagir à ce message, bonne suite

Telme

 

 

Mon fils cadet de 21 ans qui vit chez maman, en l'espace d'un mois (avril 2017) s'est fait retiré son permis de conduire à l'essai, bu en étant...

Mon fils cadet de 21 ans qui vit chez maman, en l'espace d'un mois (avril 2017) s'est fait retiré son permis de conduire à l'essai, bu en étant alcoolisé, conduit sans permis et arrêté par la police , a été licencie à un mois de la fin d'apprentissage. Déjà échoué une fois, n'a pas ouvert un seul de livre de cours en une année.

A été consulté à Division interdisciplinaire de santé des adolescents la semaine passée.

Répète en boucle, j'ai pas d'argent, ma vie est de la merde, suis au bout de ma vie.

Depuis quelques années, j'essaie en vain de l'aiguiller vers un professionnel de la santé pour traiter son problème psychologique, car cela fait quelques années. qu'il souffre. Il refuse tout ce qui vient de moi.

Sa maman a démissionné depuis quelques années.

La, je le pousse à aller travailler comme non-qualifié, d'ailleurs c'était son idée. Comme de tenter de passer son examen de fin d'apprentissage.

Il s'alcoolise fortement tous les soirs depuis une semaine et dors toute la journée.

J'aimerais tellement l'aider, mais suis fatigué de consacrer une grande partie de mon énergie, pour qu'il me réponde que je dis que raconte de la merde. En clair, je suis désemparé en ce moment.

J'ai téléphoné à son médecin pour l'informer de son état et l'ai dit à mon fils, mais rien ne se passe.

Que faire ?

Merci de votre réponse.

 

Réponse de Telme :

Bonjour,

Nous comprenons que vous soyez inquiet face aux comportements de votre fils qui laissent entrevoir une souffrance sous-jacente.  En effet, ce type de comportement est souvent indicateur d’un mal-être. Qu’est-ce que votre fils essaie de dire au travers de ses actes ? Comment les comprenez-vous ?

En vous lisant nous nous interrogeons sur le fonctionnement de la co-parentalité entre votre ex-femme et vous. Vous mentionnez que votre fils vit chez sa mère, mais que celle-ci « a démissionné », parvenez-vous à communiquer avec elle ? Vous positionner à deux, ensemble, dans votre statut de parents permettrait de pouvoir mieux accompagner votre fils dans les difficultés qu’il traverse.

Nous vous invitons aussi à réfléchir à quelles adaptations pourraient être faites, également de votre part, pour que votre fils commence à se positionner davantage face à sa propre vie.

Vous dites avoir essayé de « l’aiguiller chez un professionnel de la santé » depuis longtemps. Vous avez raison un suivi pourrait probablement l’aider, mais il est très difficile de convaincre une personne qui ne souhaite pas faire cette démarche.  Avez-vous pu imaginer venir à deux ? Il s’agit d’une piste de réflexion, proposer à votre fils de consulter avec lui, afin de travailler à votre relation et à conserver un bon lien pourrait permettre qu’il se vive moins comme le problème à part entière.

Et qu’en est-il de vous-même ? Vous avez investi beaucoup d’énergie dans toutes ces démarches, peut-être avez-vous aussi besoin de soutien face au désarroi et à la fatigue que vous exprimez.

N’hésitez pas à poursuivre l’échange, bonne suite

Telme

 

 

Bonjour, j'ai quitté le domicile conjugal en 2016 suite à des disputes incessantes avec mon épouse. Nous avons 4 enfants. Depuis, mon fils de 15 ans...

Bonjour, j'ai quitté le domicile conjugal en 2016 suite à des disputes incessantes avec mon épouse. Nous avons 4 enfants. Depuis, mon fils de 15 ans est venu vivre avec moi car il ne se comportait pas bien avec sa maman (agressivité, violence et vulgarité). Après quelques tentatives de reprises de contact, la situation est toujours là-même et aucune évolution positive ne se produit. Pour l'instant, mon épouse à coupé tout contact (pas d’exercice de son droit de visite) tant que mon fils ne se fasse pas aider pour l'aider à gérer sa souffrance en lien avec notre séparation. Est-ce que votre association peut nous venir en aide dans notre situation? et si oui, quelles recommandations pourriez-vous me donner? Je vous en remercie par avance.

 

Notre réponse:

Bonjour,

Nous avons retiré les prénoms et modifié des données pour respecter l'anonymat.

Votre fils est venu vivre avec vous suite à des conflits avec sa mère, cette dernière ne souhaite pas exercer son droit de visite tant que votre fils ne se sera pas fait aider pour aller mieux.
Avons-nous bien compris?

Nous pensons qu'il est difficile d'exiger que l'enfant se mobilise sans qu'il y ait une implication de la part des parents. Il y a un grand risque que votre fils refuse un suivi parce qu'il ne se sent pas malade, ni même fautif. Il réagit face à une situation dans laquelle il est pris, par exemple dans le conflit de ses parents, un conflit de loyauté (?). Il est possible, selon la compréhension qu'il a de votre rupture, qu'il essaie de régler des comptes à sa façon.

Il serait utile d'approcher ce problème sous l'angle du système familial: dans quoi est mis votre fils, et comment peut-il en sortir? D'où provient son attitude agressive avec sa mère? L'apport de chacun des parents, ensemble ou séparément, est nécessaire pour comprendre ce qu'il se passe.

Vous pouvez aider votre fils à exprimer sa colère de façon acceptable: on a le droit d'être fâché, mais le respect est toujours indispensable, même en cas de désaccord.

N'hésitez pas à vous renseigner sur ce site à propos de notre offre en consultations.

Bonne suite

 

 

Bonjour, La meilleure amie de ma fille qui a 12 ans comme elle rencontre des problèmes importants et je ne sais pas quelle attitude adopter envers ma...

Bonjour,

La meilleure amie de ma fille qui a 12 ans comme elle rencontre des problèmes importants et je ne sais pas quelle attitude adopter envers ma fille, envers son amie et aussi envers les parents de celle-ci. L'amie de ma fille rencontre un certain mal-être depuis le mois d'octobre 2016. Le travaille bien à l'école et il y a deux semaines en arrière elle s'est scarifié les avants bras suite à une rumeur selon laquelle son petit copain a embrassé une autre fille.... Quand ma fille a appris cela en parlant sur son natel avec elle était en pleurs et le lendemain elle en a parlé à la médiatrice de son école. On pensait que les choses s'étaient arrangées mais aujourd'hui ma fille a appris qu'elle allait être placée dans un foyer en Suisse allemande à cause de son comportement........ Elle a dit à ma fille qu'elle n'était pas heureuse dans son école et qu'elle ne s'entendait pas avec ses parents.... Elle a aussi dit à ma fille que je ne devait pas appeler ses parents parce que sa mère faisait u e dépression et n'allait plus travailler à cause d'elle. Je connais un peu les parents mais superficiellement et c'est en apparence une famille normale : parents mariés, 2 enfants, une maison, 1 chat, les deux parents travaillent et s'entendent bien...... Ça a été une énorme surprise je suis tombée des nues je ne pensais pas qu'une fille de 12 ans pouvait être dans une situation pareille. Je vous demande comment me comporter avec cette fille? Est ce que je dois essayer de l'aider en l'invitant de temps en temps? Est-ce que je dois essayer de parler avec les parents? Et surtout comment aider ma fille à gérer tout cela? Est-ce qu'elle doit rester amie avec cette fille?

Merci d'avance

Notre réponse: 

Bonjour, 

Il est difficile de se situer avec quelqu’un qui nous décrit ses problèmes sans qu’on ne puisse rien faire…

 

Il s’agirait en effet de réfléchir aux limites de nos moyens à venir en aide, ainsi que de veiller à ne pas l’imposer à quelqu’un qui n’en demanderait pas… ou qui alarmerait les gens sans vouloir en dire plus.

La jeune fille et la famille dont vous nous faites la description se trouvent dans une situation difficile qui requiert les compétences de professionnels. Concrètement que pourriez-vous leur/lui apporter ?  

Vous nous demandez si votre fille doit rester amie avec elle. En tant que parents, vous aidez votre fille à établir les limites dont elle a encore besoin pour se protéger.

Il ne faudrait pas qu’elle se laisse envahir par des émotions et des problèmes qui ne sont pas les siens au risque que cela pèse sur son propre moral ou sur ses résultats scolaires. Vous pouvez aider votre fille dans ce sens en lui apprenant à gérer les confidences de son amie, sans porter le problème à son tour. Elle doit apprendre à faire la différence entre elle et les autres, et surtout à se protéger de ce genre de situation qui la met dans une position d’impuissance.

Il arrive en effet que des jeunes à travers certaines confidences alarment leurs amis, et ils ne semblent pas vouloir être aidés. Dans ce cas-là, on constate que la jeune fille refuse que vous téléphoniez à ses parents, de ce fait il n’y a pas grand-chose que votre fille et vous puissiez faire.

Pour que vous ne soyez pas trop inquiète, il serait bien de vérifier qu’une prise en charge a été mise en place.

Nous vous encourageons à discuter avec votre fille sur la manière d’entendre ce genre de message sans se laisser déborder par une situation qui n’est pas la sienne!

Bonjour. J'avais déjà utilisé un autre compte mais celui ci ne s'ouvre plus et mon adresse mail avec lequel j'ai utilisé a été piraté. Je suis...

Bonjour.

J'avais déjà utilisé un autre compte mais celui ci ne s'ouvre plus et mon adresse mail avec lequel j'ai utilisé a été piraté.

Je suis maintenant confronté à un problème très grave car j'ai découvert que mon fils de 15 ans(16 au moins de mai) fume su cannabis avec son meilleur ami et d'autre jeune de la classe.

C'est sa sœur qui l'a senti et m'a mise au courant.

J'ai immédiatement averti la maman de son copain, nous les avions parlé mais ils ont nié complètement. Mais dans la même soirée l'autre grande sœur rentre de Paris et me montre aussi des photos que son frère a égaré dans son ordinateur. Et encore, le copain de mon fils nous jure que ce n'est pas de la cannabis mais c'est une simple tabac qui est évidemment faux.

Je ne sais pas comment faire car il est en dernière année et à les examens à passer dans environ un moi. Je ne peux même pas lui interdire de voir ses amis puisqu'ils sont dans la même classe.

C'était un enfant courageux et super motivé mais maintenant il n'y a rien qui va. Il ne se lève même plus pour aller à la l'école si je ne suis pas derrière.

 

Pouvez vous me donner des conseils comment puis-je prendre cette situation. De quel manière puis-je faire pour qu'il redevienne comme avant.

 

 

En vous remerciant.

 

Réponse TELME:

Votre fils est dans un période de changements qui vont l'amener à l'âge adulte. Il ne sera plus l'enfant sage qu'il était avant, et il est important de l'accompagner vers un devenir adulte. 

Devenir adulte implique pour votre fils de mettre à l'épreuve le cadre et les limites que vous lui avez fixé. Consommer du cannabis ou s'engager dans tout autre comportement illégal pourrait être une manière pour lui de se différencier de ses parents et de se rapprocher de son groupe d'amis. Bien sûr, il y a d'autres possibilités pour être en groupe. Cette consommation pourrait également s'inscrire dans une configuration plus complexe et être le signe d'un mal être. Il s'agirait de se questionner et de le questionner quant au message qu'il communiquerait à travers ce comportement. 

Il est important que vous lui donniez un cadre clair. D'ailleurs vous nous dites peu de chose sur votre situation familiale, pouvez-vous vous appuyer sur le père? Il est essentiel que vous vous accordiez afin d'envoyer des signaux cohérents et donc rassurants pour votre fils. Si la situation devient trop compliquée à gérer pour vous, il existe la possibilité de se tourner vers un psychologue qui pourrait réfléchir avec vous sur votre parentalité. 

Divorcée depuis environs 13 ans, je suis la maman des deux adolescents de 17 et 14 ans. Je souhaiterais avoir votre conseil sur la façon d'agir face...

Divorcée depuis environs 13 ans, je suis la maman des deux adolescents de 17 et 14 ans.

Je souhaiterais avoir votre conseil sur la façon d'agir face à mes enfants qui n'ont pas seulement perdu tout le respect pour moi mais se comportent aussi comme des rois tout puissants sans cœur et fermés à tout dialogue constructif et sincère.

D'avance merci pour vos conseils.

 

Notre réponse:

Bonjour,

Vous décrivez une situation difficile en parlant des symptômes que manifestent vos enfants: désobéissance, manque de respect, dureté, etc. Mais vous ne dites rien du contexte à l'arrière plan.

Nous ne pouvons pas vous donner des pistes sans comprendre ce qu'il se passe dans la famille et comment cela se passe. Comment exercez-vous l'autorité? Comment se passe la co-parentalité avec votre ex-mari? Par exemple...

Prenez le temps de décrire ce qu'il se passe à la maison pour que nous puissions vous répondre.
Vous pouvez aussi réfléchir à l'intérêt qu'il y aurait à faire un suivi psychologique, vos relations étant devenues très tendues.

A bientôt peut-être, bonne suite

Bonjour, J'ai deux filles jumelles de presque 9 ans. Je suis en train de se seperar (juste physiquement) avec leur papa, mon mari. Il est parti de la...

Bonjour,

J'ai deux filles jumelles de presque 9 ans. Je suis en train de se seperar (juste physiquement) avec leur papa, mon mari. Il est parti de la maison depuis aout de cette annee. J'ai trouver une nouveau equilibre dans notre famille depuis avec une jeune fille au pair qui m'aide beaucoup parce que je travail toujours a 100%. Je suis tout le temps fatiguer mais je fais mon mieux a tout gerer maintenant. Mon mari les garde chez lui (en France) presque tout les weekend. De une cote j'ai besoin de cette pause parce que nos jumelles sont tres dynamiques et c'est fatigant de etre une seul parent chaque jour donc j'apprecie beaucoup les weekends libre. Mais nos jumelles cherchent mon attention parce que je travaille a 100% et j'ai peu du temps pour jouer avec elles. La jeune fille au pair passe du temps avec elles, et elles l'apprecie beaucoup, mais c'est pas maman, donc par fois on voit l'effet - elle n'ecoute pas bien la jeune fille au pair et aussi moi meme. J'ai une qui est plus difficile que l'autre (la dominante de couple jumelles) et par fois elle exprime sont aggression sur la jeune fille au pair ou sur sa soeur. J'ai pris une pychologue pour elle et ca va (elle a accepter d'aller) mais j'ai toujours besoin de parler avec une expert pour trouver les bons facons de discipliner des enfants difficiles dans une situation comme ca.

 Je pense que elle sont toujours triste que notre famille n'est plus "normal" comme avant (meme si avant c'etait pire pour moi parce que la relation avec mon mari a devenu tres triste et de vivre tout les jours comme ca avec une homme qui boude en permanence c'est pire pour moi) ---et je me cupabilise et les filles me cupabilise. J'etais mieux apres la seperation mais maintenant je suis mieux mais souvent epuiser. Je me sent tres tres fatiguer tout le temps. Maintenant je suis malade avec une grippe et je n'ai pas envie d'aller travailler pour sentir malade devant mon bureau ...c'est juste quelques jours que je reste a la maison pour me recuperer et apres je serai comme avant...mais je sais que mon etat de fatigue constant me rendre triste et je sent en sort de desespoir et ca me cause plus de sentiment de desespoir donc quand je me voie fatiguer .... c'est peut-etre une cercle vicieux. Par fois je ne sais pas comment je vais arriver a elever mes enfants bien tout seul. Par fois je sent capable et bien, et par fois je sent la besoin de plus d'aide mais je ne sais pas qui peut m'aider... peut-etre je doit demander a mon mari de les garder plus, mais il travaille tellement que il ne peut pas faire plus que les weekends et les vacances par fois.

Merci pour m'appeler. J'ai besoin d'aide en ce moment.

Bon journee, 

 

Réponse de Telme:

Bonjour,

Tout d'abord, par soucis d'anonymat nous avons retiré votre nom et votre numéro de téléphone.

Vous êtes une maman fatiguée par un emploi à 100% et des jumelles qui vous demandent beaucoup d'énergie, malgré l'aide d'une fille au pair et du père qui s'en occupe le week-end. La situation pèse sur votre état au point que vous tombiez malade.

Vous ne pouvez pas passer autant de temps avec vos filles que ce qu'elles voudraient, mais il est important que ce temps-là soit investi de manière positive par vous. La qualité de ces moments que vous passerez avec vos filles est essentielle et permet d'apaiser les tensions. Vos filles ressentent peut-être votre absence, ce qui les amène à adopter un comportement difficile à gérer. Il est clair que vous devez appliquer votre autorité de mère sur vos filles.
Cela se fait en ayant un discours calme, posé et clair, il faut surtout éviter les cris ou se laisser submerger par vos émotions. Expliquez clairement les choses ainsi que les conséquences en cas d'opposition. La punition qui s'en suit doit être clairement explicitée et appliquée jusqu'au bout, et se terminer à un moment précis; les punitions doivent toujours avoir un début et une fin, ne pas durer trop longtemps.
Il est important de garder votre position d'adulte dans ces situations en ne vous laissant pas guider par vos émotions négatives ou votre fatigue.

Pour terminer, nous ne contactons pas les personnes qui utilisent notre site. C'est à la personne qui ressent des difficultés d'engager une démarche de façon active. Si vous souhaitez avoir un suivi avec nous, vous pouvez nous appeler pour prendre rendez-vous. Toutes les informations sont sur ce site.
Vous pouvez également contacter la ligne de conseils aux parents, gratuite et confidentielle, au 058 261 61 61.

N'hésitez pas à donner suite à cet échange. Bien à vous.

Ma fille de 9 ans ne veut plus aller chez son père, car il lui donne des fessées, des tapes sur les cuisses, mains, etc. Lui tire les cheveux et les...

Ma fille de 9 ans ne veut plus aller chez son père, car il lui donne des fessées, des tapes sur les cuisses, mains, etc. Lui tire les cheveux et les oreilles. Elle s'est plainte aux accueils parascolaires qu'elle a fréquentés (cela dure depuis 2-3 ans). Une des directrice a dénoncé le cas au SPJ qui n'a rien trouvé à redire...j'ai proposé un suivi aux boréales (le père a refusé d'y participer et nous avons dû arrêter). Il laisse mes 2 filles (la 2ème a 6 ans) seules pendant qu'il va faire ses courses (+ de 1h). Il la tape car elle a des 4 à ses évaluations ou quand l'eau de la baignoire déborde (il ne surveille pas le bain); tout est de la faute de l'aînée. J'ai appris certains "événements" par ma cadette, qui se fait plus rarement taper, car le père aurait exigé qu'elle (mon aînée) ne m'en parle pas. Je ne sais plus à qui m'adresser pour améliorer les relations entre mes filles et leur père. Il y a-t-il un autre alternative?

Merci d'avance de votre réponse.

Notre réponse:

Bonjour,

Vous décrivez une situation difficile entre votre fille et son père, vous parlez de coups, de fessées, en somme de maltraitance. La situation a été signalée au SPJ qui n'a rien trouvé à redire, vous avez renoncé au suivi aux Boréales.

Le SPJ est le service qui peut intervenir en cas de maltraitance sur mandat du Juge de Paix. Que pensez-vous de leur analyse? Se sont-ils trompés? Votre fille a-t-elle été entendue? 
Si vous n'êtes pas d'accord avec leur décision de ne rien entreprendre, il est nécessaire que vous le leur disiez et que vous apportiez des éléments concrets. 

Par rapport aux Boréales, il n'est pas clair si vous avez ou non débuté les entretiens, si oui, je vous propose de recontacter la personne qui vous a reçus. Si ce n'est pas le cas, je vous propose encore une fois de recontacter le SPJ.
Votre fille se trouve certainement dans un conflit de loyauté au milieu de ses parents, cela serait une raison suffisante pour entreprendre un suivi familial.

Le SPJ peut donc insister auprès du père de votre fille pour que cette démarche se fasse, elle pourrait se passer aux Boréales, mais aussi ailleurs.
Il peut y avoir un intérêt à engager une démarche qui ne place pas d'emblée le père comme maltraitant, ce qui ne l'aide pas à s'investir. L'essentiel pour vous est d'améliorer les relations et de vous réunir dans l'intérêt de votre fille.

N'hésitez pas à réagir à notre réponse.

Bonne suite

 

 

 

Bonjour, Je suis la mère d'un ado de 16 ans et j'ai 2 points sur lesquels j'ai besoin de conseils svp. M. a eu 16 ans en août. jusqu'à 16 ans je lui...

Bonjour,

Je suis la mère d'un ado de 16 ans et j'ai 2 points sur lesquels j'ai besoin de conseils svp.

M. a eu 16 ans en août. jusqu'à 16 ans je lui donnais le droit de sortir jusqu'à 22h30- 23h. Depuis 16 ans, jusqu'à minuit et demi.

Il dort parfois chez des amis et j'exige un tél préalable avec les parents.

Suite à quelques conflits, il revendique plus de liberté. Il fréquente des amis qui sont un peu plus âgés et qui ont l'air de pouvoir faire ce qu'ils veulent....Il demande à pouvoir aller à des soirées qui commencent vers 23h... il aimerait pouvoir dormir chez des amis si cela se présente (parfois en l'absence de parents) sans que je téléphone aux parents. Il demande que je luis fasse confiance en lui laissant carte blanche et qu'au moindre faux pas, je resserre la bride.

Voilà ce que je pense lui dire : ok pour 1h du matin le vendredi et samedi, avec possibilité plus tard en cas de soirée spéciale si je sais où (mais quelle heure de rentrée à accorder maxi ?) et pour dormir chez des amis, garder l'obligation d'avoir un contact avec les parents de ceux-ci. Mis à part 3 ou 4 fois où à 23h il a essayé de négocier d'aller à des soirées ou dormir ailleurs, il a toujours respecté les heures de rentrées.

Depuis l'été 2016 il a commencé un apprentissage et cela se passe bien. Il a un scooter depuis peu.

Mon deuxième souci est qu'il fume des joints. Cela fait au moins 2 ans qu'il a commencé à mon avis (en plus de la cigarette qu'il consomme régulièrement maintenant). Nous arrivons depuis quelques temps à en parler ouvertement. Je suis très inquiète. Lui rigole en me disant que c'est juste un peu le week-end et que ce n'est rien par rapport à la moyenne... Il boit aussi de l'alcool, mais n'est jamais rentré dans un état inacceptable. Je lui ai dit dernièrement que s'il fume toujours dans 6 mois, je veux qu'il consulte. Il trouve que j'exagère tout et dit qu'il sait parfaitement ce qu'il fait.

Nous parlons de cela sans tabou et je fais la prévention du mieux que je peu...

Il a un fort caractère et tendance à l'opposition pour tout et surtout se braque face à l'autorité. Il peut être assez violent dans ses réactions quand on lui dit non. Je suis divorcée et il vit principalement avec moi (et je sens que je ne fais plus le poids). Son père est peu impliqué dans l'éducation. Soit il le laisse tout faire, soit il l'engueule. Nous avons prévu une réunion les 3 dans une semaine afin d'écouter M. dans ses besoins et de lui rappeler nos attentes et les règles.

J'aimerais avoir vos conseils et avis en matière de "règles" à mettre en place svp.

Avec mes remerciements et meilleurs messages.

 

Bonjour et bienvenue,

Nous avons anonymisé les données de votre question puisqu'elle peut être lue par les internautes.

Vous êtes dans une étape continue de pose de cadre pour votre adolescent qui exerce une forte pression pour obtenir ce qu'il veut. Vous résistez et c'est très bien, vous posez des limites claires. Ce n'est pas facile de gérer principalement seule un adolescent.
Il semble plein d'énergie et de compétences, mais vous réalisez qu'il faut garder le cap et le dialogue, ce qui n'est pas simple. 

Votre projet de rencontre à trois est une bonne chose, le fait que le père soit plus présent serait une façon d'aider votre fils à rester dans un certain cadre et pour vous de porter moins. Vous pouvez reprendre certaines questions, par exemple:
Que fait-on avec le problème de consommation?
Les réactions violentes sont-elles acceptables?
Pourquoi faudrait-il ne plus contacter les parents des autres?

Il est plus intéressant et efficace d'aborder les choses sous forme de questions plutôt que d'affirmations, les affirmations provoquent des réactions alors que les questions suscitent la réflexion. Cela éviterait que l'échange devienne trop conflictuel et aiderait votre ex-mari à sortir de la dynamique adhésion/colère. Vous pouvez donc l'aider dans ce sens en ouvrant la porte aux initiatives.

Ensuite il faudrait parvenir à un choix sur lequel on se met d'accord tous ensemble, et on se revoit.

Pouvez-vous aborder globalement les problèmes que vous rencontrez avec votre fils en présence de son père? 
Pour réintroduire le père, ce qui n'est jamais trop tard, il faut un dialogue ouvert et éviter de se trouver pris dans des secrets qui ne permettraient pas une vraie réflexion. Si certaines choses doivent rester entre votre fils et vous, et si ce n'est pas problématique, ce serait bien d'en parler avant la rencontre.

Une plus grande implication du père représente des avantages non seulement pour la question du cadre, mais aussi parce que le fait que son père s'investisse est en soi positif pour votre fils. Finalement, au lieu d'en faire toujours plus, votre idée d'élargir le débat et de réactiver les ressources paternelles complémentaires semble la piste la plus intéressante pour vous et pour votre fils.

N'hésitez pas à en reparler si nécessaire.

Bonne suite

 

 

 

Bonjour, je suis séparée de mon conjoint depuis un peu plus d'un mois. Notre fille de 4ans vient de rentrer d'1 sem de vacances avec son papa et lors...

Bonjour, je suis séparée de mon conjoint depuis un peu plus d'un mois. Notre fille de 4ans vient de rentrer d'1 sem de vacances avec son papa et lors du coucher, me raconte : que maintenant, avec papa, on se fait des bisous sur la bouche, on peut, à l'hôtel, papa veut et moi aussi....?!?!?! Je suis un peu perdue, surtout que nous étions tout à fait d'accord sur le fait que nous ne ferions pas cela, il m'avait même dit qu'il trouvait que c'était un non respect vis à vis de l'enfant...!!!

J'ai expliqué à ma fille qu'il pouvait arriver de s'embrasser sans faire exprès sur la bouche, que cela n'était pas grave, mais que ces bisous sont pour les amoureux, pas pour un adulte et un enfant... Elle m'a répondu : une fois on s'est trompé, mais après on se trompait à chaque fois...

Franchement, je n'ai pas dormi de la nuit, qu'en pensez-vous ? Le mieux serait de réagir de quelle façon ? Je pense en parlant avec le papa, mais ça risque de tourner au vinaigre ou va peut-être me dire que c'est notre fille qui exagère, ce que je ne pense pas, car elle m'a vraiment parlé de cela spontanément et elle ne faisait pas du tout cela avant !

D'avance merci.

Salutations.

 

Réponse de Telme

Bonjour,

Ce qui serait le plus problématique serait de voir votre fille au milieu d'un conflit entre ses parents en fonction de ce qu'elle transfère comme information de l’un à l'autre.
Effectivement c’est dommage lorsque les relations tournent au vinaigre, mais c’est surmontable si l’enfant n’y est pas.

Certains parents ont des limites plus floues que d’autres au plan des contacts physiques. Le fait de faire une bise sur la bouche n’est pas rare, ce n’est pas pour autant adéquat, ce n’est pas non plus sur le versant de l’abus.
Nous comprenons bien que ce petit jeu qui s’est installé entre votre fille et son père vous dérange.

Vous avez raison, la seule piste est d’en parler au papa.
Vous pourriez partager avec lui comme point de départ deux objectifs : le premier est de ne pas faire porter à votre fille la responsabilité de continuer ou pas à faire des bisous sur la bouche, le deuxième est d’entamer un débat de fond en acceptant une part de conflictualité pour autant que ce soit orienté sur l’intérêt de l’enfant (à dissocier d’un règlement de comptes entre adultes).

Globalement, prenez un peu de distance par rapport aux faits qui sont des choses ponctuelles pour rechercher ensemble une cohérence qui mettra votre fille à l’aise, confortable entre ses deux parents.

N’hésitez pas à réagir à ma réponse.

 

Telme

Bonjour Je suis mariée et j'ai 2 enfants de 27 et 21 ans. J'ai besoin de conseils concernant ma fille aînée. Elle voyage depuis des années. Vit...

Bonjour

Je suis mariée et j'ai 2 enfants de 27 et 21 ans.

J'ai besoin de conseils concernant ma fille aînée.

Elle voyage depuis des années. Vit actuellement en Allemagne une partie de l'année. Elle a vécu sur tous les continents et malgré tout nous avons réussi à rester proche. Elle n'hésite pas à appeler à l' aide s'il le faut. Vient nous voir régulièrement. Nous allons la voir aussi. Internet est là. Nous avons des contacts plusieurs fois par semaine. Et disons-le nous sommes fiers de son parcours.

Il y a quelques mois elle nous a annoncer le désir de se marier avec son compagnon (depuis 3 ans) afin de cesser les allées et venues entre l'Europe et l'Amérique du Sud. Ils se marient plus par confort que par envie, mais en semblent heureux. Son ami faisant déjà parti de notre famille nous avons compris et été heureux de cette nouvelle étape de vie...et attendions la suite... Prêt à nous déplacer où bon leur semblerait.

Le problème...il n'y a pas de suite. Ils ont décidé de le faire tout seuls. Sans famille. Sans parents. Sans même son frère adoré.

Il est clair que connaissant notre fille, nous n'avions aucune attente "traditionnelle". Mais comment peut-on se marier sans ses parents ?

Pourquoi accourir en cas de malheur mais ne pas vouloir partager un moment de bonheur ?

Je lui ai parlé de mes sentiments, mais elle dit simplement je ne la comprends pas. Que c'est juste une formalité...

Nous en avons beaucoup parlé avec mon mari et notre fils. Et même s'ils sont plus zen que moi, nous n'avançons pas.

Elle va revenir à la mi-septembre.

Son "mari" suivra quelques semaines plus tard. Comment en parler et avancer ? Comment accepter ?

Et notre entourage.... Je n'arrive pas à en parler, car je sais que les questions vont fuser... Comment aborder le sujet de façon...." dédramatisante"?

D'avance je vous remercie de votre aide, j'ai essayé de faire court ... mais c'est raté.

Avec mes meilleures salutations.

Cordialement

 

Réponse de TELME

Bonjour,

"On ne peut donner que deux choses à nos enfants : des racines et des ailes". 

Vous avez su garder une cohésion familiale et vous êtes restés très proches les uns des autres, malgré la !distance géographique avec votre fille aînée. Votre cercle familial constitue un socle sûr et solide pour vos enfants, qui ont pu trouver les "racines" nécessaires à leur épanouissement.

Le fait que votre fille souhaite célébrer son mariage en comité restreint montre aussi que vous avez su lui donner une base assez sécurisante pour qu’elle puisse prendre son "envol" et assumer ses choix d'autonomie.

Dans votre statut de parent, on peut comprendre que vous soyez troublée et touchée par cette situation. Vous attribuez une connotation affective à cet événement. Mais il est probable que votre fille ne donne pas la même signification à cette étape de vie. Selon vos propos, ce n’est qu’une formalité pour elle : le fait de vouloir partager ce moment avec son mari n’est pas synonyme de rejet ou d’abandon à votre égard. Le lien de confiance que votre fille entretient avec sa famille pour pouvoir décider de vivre cela dans l’intimité en dit plus, selon nous, que la décision elle-même.

De plus, si votre fille et son conjoint souhaitent être seuls au moment où ils se marieront, cela n’empêche pas de pouvoir marquer l'événement en famille par la suite, qu’en pensez-vous ?

Être parents, c'est un lâcher-prise perpétuel, quel que soit l'âge de notre enfant. En respectant la décision de votre fille, vous lui transmettrez également un message de confiance qui induit qu'elle est compétente pour assumer son statut d'autonomie. Prendre un autre angle de vue vous permettrait de voir la dimension positive de cette situation et de la vivre plus sereinement.

Les liens affectifs au sein de votre famille sont bel et bien présents, et c'est là l'essentiel!

Bien à vous

Bonjour, Notre fils ment. Nous habitons en Espagne depuis 1999. D'autres membres de la fratrie ont étudié ailleurs en Europe, sans problème. ...

Bonjour,

Notre fils ment.

Nous habitons en Espagne depuis 1999. D'autres membres de la fratrie ont étudié ailleurs en Europe, sans problème.

Notre fils répète son année universitaire. Encore une fois.
Dans cette segonde 1ère année, il dit qu'il lui manque une matière, hors je sais qu'il lui en manque trois.
Il falsifie des mails, c'est à dire, qu'il nous envoie, à moi et à son père, des mails qu'il est supposé avoir envoyés et/ou reçus.
Il s'enfonce dans le mensonge, allant jusqu'à faire semblant d'appeler l'université...
jusqu'à prétendre payer pour repasser un examen (et en fait la visa montre qu'il en a payé deux... et pourquoi pas trois?)

Dès qu'il dans ce pays, il se déconnecte de nous, ils nous est très difficile de garder le contact, il ne répond ni au téléphone, ni aux mails, ni facebook ni whatsapp, ni skype... Notre seul possibilité de savoir comment il allait a été des visites surprises.
Il se focalise sur son cercle d'amis de sa 1ère année d'université (qui ne sont maintenant plus dans son cours).
Il est clairement en négation de la situation et très blessé dans son ego.
Il a eu, et a encore un problème de marijuana.
Maintenant qu'il est à la maison, pour la période des vacances, il se déconnecte de ses amis de l'université.
C'est comme il avait des vies séparées.

Il fait comme si tout allait continuer, normalement, alors que tripler son année ne sera pas possible.
Il nous cache ses difficultés, nous ment et sa frustration le mène à une conduite verbalement agressive.

J'ai des preuves qu'il ment (relevé de téléphone sans appels ; relevé de notes...)
Il ne sait pas que je les ai

Je ne sais quoi faire. Je ne cherche pas une formule miracle, mais des indications de travail.

Mon premier élan était de le confronter dans le dialogue et en travaillant ensemble vers une solution, pas nécessairement universitaire.
Cependant après consultation du web, certains disent qu'il faut laisser le jeune dans son mensonge et son monde parallèle afin qu'il prenne seul conscience de ses responsabilités. Lui dire qu'on sait qu'il ment serait une dilution de sa culpabilité, et en quelque sorte castrateur pour le développement de sa prise de responsabilité.

Je me sens perdue et ne veux parler de mes découvertes à son père qui aura une réaction immédiate de colère et perte de confiance. Il y a déjà un raz le bol installé et un manque d'empathie.
Je suis consciente que cette attitude donne un mauvais exemple à mon fils, car en quelque-sorte je mens par omission; j'ai peur d'un conflit, d'une rupture fils-père sans voie de retour.

Merci de me recommander des chemins à investiguer.
Une maman inquiète

PS : si vous afficher cette question merci d'enlever les références à ...

 

 

Réponse de TELME :

Bonjour et bienvenue sur notre site,

Le mensonge semble régner en maître dans votre famille. Est-ce par peur du conflit, par crainte d'une rupture de lien et quoi d'autres?

Vous semblez tous pris dans un rôle rigide qui fige chacun dans sa position et vous empêche ainsi de rejoindre l'autre là où il est et dans ce qu'il vit authentiquement.

Vous dites avoir menti par omission en n'avouant pas à votre fils que vous savez pour ces mensonges. Vous ne pouvez pas en parler à votre mari parce que vous avez peur qu'il rompe encore davanatge le lien avec votre fils. Vous êtes dans une position impossible qui vous rend impuissante et muselée. Le fonctionnment familial semble isoler ses membres et les éloigner. La communication s'en trouve alors rompue et le mensonge devient alors la seule tentative de solution. 

On lit entre les lignes que la rigueur et l'excellence sont des valeurs importantes dans le système familial et qu'elles ne sont sûrement pas innocentes dans le fait de ne pas dire toute la vérité et d'inventer une histoire plus acceptable aux yeux des autres. Une tentative de solution plus fonctionnelle ne serait-elle pas de pouvoir et d'oser être vrai et sincère face à l'autre? Ceci impliquerait de d'oser montrer sa vulnérabilité sans avoir peu du jugement des autres. Qu'en pensez-vous?

Par ailleurs nous vous invitons à être prudente avec la consultation du web. Les informations sont souvent pertinentes mais dénuées de leur contexte, elles peuvent être mal interprétées et devenir ainsi contre productives.

N'hésitez pas à poursuivre cet échange.

Telme

Bonjour Je suis la mère d'une fille de 13 ans, séparée de son père. Cette semaine j'ai surpris une conversation entre elle et un jeune-homme de 19...

Bonjour

Je suis la mère d'une fille de 13 ans, séparée de son père.

Cette semaine j'ai surpris une conversation entre elle et un jeune-homme de 19 ans sur instagram.

Il lui disait que c'est la prmiere fois qu'il s'intéressait à une fille de 13 ans qu'elle en faisait beaucoup plusetc.. pour finir il lui a demandé des photos ce qu'elle a fait , pas des photos compromettantes.

Elle lui a donné son numéro de télépone .

Ma fille etait chez une amie qui elle dormait et il etait 4 heures du matin . les parents pensaient que ma fille dormait.

Je lui en ai parlé elle a demandé pardon et bloqué le contact.

De mon côté ja'i recherché cette personne sur facebokk et lui ai ennvoye un essage en lui demandant de ne plus avoir aucun contact avec ma fille sinon je le dénonçais.

Je ne sais pas trop comment reagir pour que ceci ne se reproduise plus sur d'autres reseaux sociaux auxquels je n'ai aucun accès.

Biensur je l'avais mise en garde depuis qu'elle a eu un téléphone mais depuis cette année je n'ai pas exigé le code de son téléphone pensant que cela faisait partie de sa vie privée elle m'a toujours répondu qu'elle n'était pas idiote et qu'elle ne comuniquerait jamais avec des inconnus.

Merci de votre réponse je suis tres inquiète.

 

 

Réponse de TELME :

Bonjour, et bienvenue dans notre espace parents !

La question que vous posez touche une réalité très concrète pour de nombreux parents désireux, comme vous, d'accompagner au mieux leur enfant tout en le responsabilisant. Et les réseaux sociaux constituent un terrain particulier, atteignables depuis la sphère intime avec le sentiment d'être "protégé" tout en s'ouvrant sur un monde complexe où il est impossible de tout contrôler...quel défi !

Vous avez très bien réagi face à ce qu'il s'est passé, sans vous laisser déborder par l'émotion et en gardant une position contenante d'adulte, ce qui est rassurant pour votre fille.
En vous adressant à son interlocuteur, vous avez fait en sorte de désamorcer le risque. 
Néanmoins, vous pressentez que d'autres événements pourraient se reproduire sans que vous n'en soyez informée... 

Les relations entre jeunes sur les réseaux fonctionnent dans la circularité les rendant parfois difficiles à canaliser : un-e jeune manquant de confiance en soi peut y trouver une source de valorisation personnelle, parfois plus puissante que la conscience du risque encouru ou que la transgression. Cela permet aussi de se soustraire à l'autorité des adultes...
Une action de prévention ou d'information ne suffit donc pas toujours.

Responsabiliser votre fille est une attitude préférable à la sanction ou à la diabolisation d'internet qui pourraient avoir, au contraire de ce que vous recherchez, un effet incitatif ou de rupture de la confiance entre vous.
Concrètement, je vous propose d'aller consulter les informations à ce sujet figurant sur le site www.ciao.ch, rubrique "Moi, toi et les autres"-"internet". Vous pouvez le faire seule ou en compagnie de votre fille.
Restez intransigeante sur divers points notamment l'importance qu'elle ne donne aucune information privée, aucun rendez-vous ni aucune photo d'elle "qu'elle n'oserait pas montrer à n'importe qui d'autre" (famille, camarades,..).

Vous êtes en droit aussi de demander à votre fille d'avoir de temps à autre un contrôle des sites et conversations via son téléphone.

Il existe également des documents de prévention dans les bureaux de police cantonaux, mais aussi des ouvrages en librairie, pour permettre un tremplin de discussion entre vous.

N'hésitez pas à poursuivre cet échange si vous le souhaitez. Bonne suite d'été !

Telme

Bonjour, Ma question concerne une situation qui se répète sans cesse pour ma fille. Elle se retrouve exclue dans un contexte bien particulier: c'est...

Bonjour,

Ma question concerne une situation qui se répète sans cesse pour ma fille. Elle se retrouve exclue dans un contexte bien particulier: c'est lors de réunions de famille où sa cousine germaine et sa petite cousine se retrouvent. Tout à l'heure, j'ai observé qu'elles cherchaient à la semer, à rester entre elles...

Sur le chemin du retour, ma fille m'a raconté que sa cousine l'a sortie Manu militari de sa chambre sans comprendre pourquoi. Elle m'a expliqué qu'elle était avec le frère puisque les deux cousine étaient occupées ensemble. Puis, soudain, ce passage à l'acte... Ma fille en était très affectée.

Pour ma part, je me demande quelle est la meilleure attitude à adopter pour aider ma fille qui revit ce genre de situation depuis toujours. Les cousines jouent volontiers avec ma fille lorsqu'elles sont seules avec elle. Cette dernière est par ailleurs très appréciée à l'école et entretient de belles amitiés depuis de nombreuses années. Elle a même changé d'école puisque nous avons déménagé et elle est très bien intégrée dans son nouveau réseau. Ma fille subit une exclusion bien spécifique, donc... 

Ma sœur, qui est la maman d'une des deux fille, prône un discours de non interventionnisme. D'après elle, c'est à l'enfant de faire sa place et s'il se retrouve mis à mal, c'est de sa faute. Elle-même a beaucoup martyrisé et harcelé les enfants lorsqu'elle était petite.

Quelle est l'attitude à adopter?

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Il semble que la question d'intervenir ou pas soit maintenant au centre du problème, et il s'agit alors d'un débat entre adultes.

Dans l'absolu, les deux positions se défendent, soit laisser les enfants se déterminer et se débrouiller entre eux, soit intervenir en tant qu'adultes et poser par exemple des règles. Vous voyez souffrir votre fille et c'est difficile.

Pour ce qui concerne votre situation, il est possible qu'il y ait un problème intergénérationnel qui se répercute. Lorsque vous parlez de votre soeur et de son comportement d'enfant, elle correspond à la position de celle qui est dure, voire méchante, comme on pourrait aussi décrire sa fille. Alors qu'en est-t-il de votre position par rapport à elle, est-ce que chacune de vous défendrait à travers ces événements un bout de son enfance?

Ce n'est qu'une hypothèse.

Dans tous les cas, il vaudrait la peine d'en parler davantage entre adultes même si vous ne parvenez pas à un accord, et pourquoi pas en débattre avec les filles, sans pour autant leur dire ce qu'elles devraient faire...

Bonne suite

Telme

Bonjour, j'aimerais savoir comment agir avec mon fils de 13 ans qui n'est attiré que les "mauvais", soit ceux qui fument, qui font des conneries, qui...

Bonjour, j'aimerais savoir comment agir avec mon fils de 13 ans qui n'est attiré que les "mauvais", soit ceux qui fument, qui font des conneries, qui perturbent en classe. Sous ses airs de bad boy, mon fils est surtout un suiveur et pas un meneur, un enfant extrêmement intelligent (mais qui ne l'accepte pas, d'ailleurs il redouble) et d'une énorme sensibilité qu'il cache. Je sais plus comment faire pour le dissuader de les suivre et de comprendre que la vie c'est pas ça. Il a une révolte très grande. Merci

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour, bienvenue sur ce site,

Vous décrivez le comportement de votre fils et son attirance pour les "mauvais" mais vous ne dites rien du contexte familial.

Il n'y a pas une explication qui permettrait de comprendre pourquoi un jeune aurait cette attirance, il peut y avoir de multiples raisons différentes.

Comment expliquez-vous sa révolte, quelle est sa source?

Je comprends que vous vouliez protéger votre fils et l'aider à aller mieux, mais pour que nous puissions vous donner des pistes, il est nécessaire que vous parliez de vous, de son père, des interactions familiales.

Qu'avez-vous vécu en famille et qu'avez-vous déjà tenté de faire face à ces problèmes.

Je vous propose de poursuivre l'échange en donnant davantage d'information.

Merci de votre compréhension

Telme

Re Bonjour!! Avant tout ,j'aimerais vous remercier pour l'aide que vous m'avez fourni précédemment! Cependant, à part ce problème que je vous ai...

Re Bonjour!!

Avant tout ,j'aimerais vous remercier pour l'aide que vous m'avez fourni précédemment! Cependant, à part ce problème que je vous ai exposé dernièrement , j'aimerais vous faire part d'un autre qui m'a miné depuis quelques temps:

Voila quelques mois, je suis devenue marraine d'une fillette de deux ans. C'était une véritable bénédiction autant pour elle que pour moi car elle m'a fait connaitre voire veillé pour la première fois en moi les sensations d’être une mère tellement que je me suis promis que je la protégerai, je l’appuierai, et je la soutiendrai à vie c'est -à-dire que je serai toujours là pour elle!! J'ai même déjà médité sur les valeurs que je lui enseignerai à elle et à mes propres enfants!! En global, je veux m'investir à fond dans ce parrainage!! Mais le premier problème est que j'ignore comment participer à son éducation et partager les moments de sa vie sans trop paraître envahissante aux yeux de ses parents? à quel fréquence dois je l'approcher ( combien de fois devrais je lui rendre visite!?)

Le deuxième problème est que comment mettre une équilibre entre le fait de s'occuper d'elle et de s'occuper de mes propres enfants lorsque j'en aurai un jour!! Puisque même si, j'aurais mes propres enfants un jour ,j'aimerais toujours partager ses moments et être toujours la pour elle et je ne désire en aucun cas que notre relation soit épisodique c'est à dire qu'on ne se voie que dans des circonstances marquantes.

Voila, mes questions pourraient sembler compliqué mais je désirerais tout de même que vous m'aidiez et me proposer des solutions s'il y en a!! merci beaucoup.

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Le fait d’avoir été choisie comme marraine pour cette petite fille montre que vous êtes quelqu'un en qui on peut avoir confiance et peut être un signe de l’importance que vous avez pour ses parents.

Vous semblez avoir déjà pris votre rôle très à cœur, en étant présente dans toutes les étapes de la vie de cette fillette et en voulant être là pour toutes celles qu’elle n’a pas encore vécues.

Vous dites que c'est "une bénédiction" pour vous ; qu'est-ce que cela veut dire pour vous ? Comment vous représentez-vous le rôle de marraine ? Y a-t-il un rôle lié à la religion ? 

S’il y a eu une époque où être parrain ou marraine impliquait le fait de pouvoir prendre le rôle de parent si celui-ci disparaissait, c'est plutôt un rôle symbolique aujourd'hui. Aussi, le rôle de marraine ne se substitue pas à celui d’un parent.

Il n’existe pas de consensus sur le nombre de fois que vous devriez lui rendre visite, ni sur l’implication que vous devriez avoir dans son éducation. Le mieux est d’en parler avec ses parents pour pouvoir savoir quelles sont leurs attentes vis-à-vis de vous.

N’hésitez pas à poursuivre notre échange !

Telme

Madame,Monsieur Je suis une maman et j'eleve mon fils de 13 ans toute seule. Il est devenue addicte à son smartphone et ne m'ecoute pas. Il est...

Madame,Monsieur

Je suis une maman et j'eleve mon fils de 13 ans toute seule. Il est devenue addicte à son smartphone et ne m'ecoute pas. Il est agrresif et un peu violent.

Je mets toujours des limites mais il ne les respecte pas.

Que faire?

Cordialement

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue sur notre site,

Vous êtes une maman et vous vous demandez comment vous positionner face à votre fils.

Les éléments que vous donnez ne sont pas suffisants pour que nous nous faisions une représentation adéquate de la situation et que nous puissions émettre certaines hypothèses sur le comportement de votre fils.

Nous comprenons que vous élevez seule votre fils n'est-ce pas? Quant est-il de votre relation avec son père?Votre enfant le voit-il? Quelle est leur relation? Etes-vous en accord avec le père sur les règles et les limites à mettre? Avez-vous l'impression d'être cohérents dans vos styles éducatifs?

En dehors du non respect du cadre que vous essayez de mettre comment va votre fils? 

On sait qu'il est souvent difficile son autorité quand on est seule pour le faire. Vous devez vous faire confiance et avoir confiance en les possibilités de changements chez votre fils.

N'hésitez pas à poursuivre cet échange.

Telme

Bonjour, J'avais écrit il y a quelques jours une question concernant ma soeur et son comportement qui me blesse et vous m'avez répondu. Merci...

Bonjour,

J'avais écrit il y a quelques jours une question concernant ma soeur et son comportement qui me blesse et vous m'avez répondu. Merci beaucoup de votre réponse ! (Je ne sais pas s'il est possible de directement vous répondre, du coup j'ouvre une nouvelle 'question' )

Effectivement, on m'a souvent reprochée de me comporter comme un parent envers elle, mais ce n'est pas du tout mon intention. Je lui donne souvent des conseils, gentils et partant d'une bonne intention, ou je lui reproche son comportement, mais ce n'est jamais en tant que parent que je le fais, je trouve ça normal que j'ai le droit de lui dire qu'elle ne se comporte pas bien envers notre mère, ou qu'elle devrait être plus organisée au niveau de l'école. (Mais elle ne m'écoute pas)

Mes amis m'ont toujours dit de l'ignorer, qu'en pensez vous ? Parfois j'essaie de le faire, je deviens froide envers elle, j'ignore ce qu'elle me dit et ce qu'elle fait, mais au bout de 2 jours j'oublie et je reprends un comportement normal avec elle.

Depuis votre réponse, je me suis posée les questions que vous avez évoquées. Je pense que le comportement de ma soeur me touche car j'ai l'impression qu'elle peut tout obtenir de moi, alors que moi, dès que je dis quelque chose, elle ne m'écoute pas, je l'écoute, voire je lui 'obéis' et je ne sais pas comment rétablir cette situation qui va juste dans un sens. (Exemple : on partage la meme chambre et le soir quand elle est sur son téléphone et que ça me dérange, je lui fais remarquer et lui dis d'éteindre son téléphone mais elle ne fait rien, elle continue à l'utiliser, alors que quand c'est moi qui l'utilise elle commence à s'énerver, à me crier dessus jusqu'à ce que ça réveille mes parents. ) Quand ça lui dérange je dois tout arrêter pour lui faire plaisir, alors que quand moi ça me dérange, elle ne fait rien, elle veut que je lui obéisse.

En fait, elle se prend pour ma mère j'ai l'impression. Elle se mêle de ma vie, elle veut tout savoir de ma vie, avec qui je parle, avec qui je sors, ou je vais etc. J'estime que ce n'est pas à elle de le faire, et je ne sais vraiment pas comment résoudre ce problème, je crois que tout part de ce déséquilibre, elle croit prendre ou elle veut prendre la place de mère dans ma vie.

Quant à mes parents, je ne sais pas quoi penser de la relation que j'ai avec eux. Je trouve qu'ils lui accordent beaucoup plus d'attention, mais je n'en suis pas jalouse car elle est de nature très caline et affective, alors que moi, au contraire, je n'ai jamais trop recherché l'affection de mes parents, donc ce n'est pas eux qui lui accordent trop d'amour ou plus d'amour qu'à moi, c'est juste moi qui ne vais pas le chercher. Je ne sais pas si ça a de l'influence ou pas sur le conflit, mais je l'ai toujours nié.

Vous avez mentionné le fait que je suis peut être énervée parce que ma soeur arrive à transgresser les règles que mes parents lui imposent. J'y ai beaucoup réfléchi, et je ne pense pas que cela soit vraiment le problème. En tout cas pas consciemment. Je pense plutot que son comportement me blesse car j'ai envie pour elle, qu'elle sache respecter les règles, et j'ai envie qu'elle réussisse dans sa vie, tout comme j'ai réussi moi. C'est peut-être un rôle de 3e parent, mais j'estime qu'il faut avoir des limites, il faut connaître la punition et savoir respecter les limites qu'on nous impose. Si mes parents lui imposent des règles parfois (par exemple de ne pas utiliser son téléphone 1 jours) c'est pour qu'elle respecte ce qu'ils lui ont imposé.

Merci encore une fois de votre réponse, et désolée si mes messages sont longs...

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Vous donnez suite à notre précédente réponse, avez-vous pu tirer quelque chose de nos propositions?

Vous vous positionnez comme une personne responsable de sa petite soeur qui devrait respecter ce que ses parents lui disent, mais pourquoi renforcer les limites posées par vos parents? Pensez-vous vraiment que vous devez appuyer ce qu'ils disent?

Si c'est le cas, vous vous positionnez en troisième parent effectivement. Cela révèle peut-être une difficulté à entretenir avec votre soeur une relation cohérente puisque vous dites que vous ne "vous positionnez jamais en tant que parent" quand vous donnez des conseils. Est-ce que cette attitude éducative de votre part ne reflète pas un positionnement parental?

Je reviens sur l'aspect émotionnel qui caractérise votre relation car il se peut que ce qu'il se passe entre vous ne soit pas si raisonnable ou logique. Vous dites que votre soeur se prend pour votre mère, on peut interpréter que votre relation est devenue symétrique. Malgré la différence d'âge, chacune essaie d'avoir un impact sur l'autre. Pour ce qui vous concerne, cette tentative échoue puisque votre soeur ne vous écoute pas.

De votre côté, vous considérez que vous avez réussi votre vie et que vous seriez un exemple à suivre pour elle; mais encore une fois, elle ne veut pas de cela et ça vous fâche.

On dirait que votre soeur ne veut pas de vous comme modèle, pour le moment du moins, et surtout pas en tant que parent. Elle s'affirme avec sa personnalité, elle semble assez compétente pour décider de ce qui est bon pour elle et obtenir ce qu'elle veut, Je vous propose de l'encourager sans lui faire la leçon, elle fera son chemin, comme vous, mais à sa manière.

Nous vous proposons encore une fois de laisser vos parents poser les limites, ce sera plus confortable pour vous et plus favorable à votre relation.

Si vous parliez de vos relations amoureuses vous auriez peut-être un terrain d'entente, on dirait justement que c'est ce qui intéresse votre soeur. Parlez-lui de vous sans lui dire comment elle devrait être, c'est ainsi qu'elle aura envie de vous ressembler. 

Bonne suite

Telme

Bonjour. Ma fille de 14 ans me demande si elle peut fumer de la chicha sans tabac (shiazo). Comment lui répondre de manière constructive ? Il y a...

Bonjour.

Ma fille de 14 ans me demande si elle peut fumer de la chicha sans tabac (shiazo). Comment lui répondre de manière constructive ? Il y a peu d'études disponibles sur le net. Merci pour votre soutien.

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue sur notre site,

Votre question comporte deux niveaux : celui de la légalité et celui du cadre que vous-même allez poser, ce que vous allez répondre à votre fille.

D'un point de vue légal, la consommation et la vente de tabac est interdite pour les jeunes de moins de 18 ans dans le canton de Vaud. La shisha sans tabac contient quand même d'autres substances nocives pour la santé. Vous trouverez des informations utiles à l’adresse : http://www.cipretvaud.ch/pipe-a-eau-narguile-shisha-ou-hooka/ 

Sur l’autre versant se pose la question du cadre que vous posez pour votre fille. Que pensez-vous de cette question après avoir lu les informations de prévention ? Nous vous proposons de vous positionner par rapport à cela et une fois que vous êtes au clair, le transmettre à votre fille en précisant quel sens cela a pour vous.

N’hésitez pas à nous recontacter, au besoin.

Bien à vous,

Telme

Bonjour, Suite à notre dispute de samedi soir entre mon fils, son amie, mon compagnon et moi-même, (j'avais punis mon fils d'inviter des copins et...

Bonjour,

Suite à notre dispute de samedi soir entre mon fils, son amie, mon compagnon et moi-même, (j'avais punis mon fils d'inviter des copins et sa copine à dormir, car tous les weekend end c'est le defilé) et malgré cela elle est venue à 1:00 du matin et nous ne l'avons pas accueillie, nous avons offert de lui payer le taxi pour qu'elle rentre chez elle, mais elle a refusé et appelé mon fils qui n'était pas rentré afin qu,il vienne puis il s,est mis en colère et a frappé mon compagnons qui l'a retenu par le cou et peut être le bras.

Dès lors nous leur avons demandé d'aller dormir chez sa copine et ils ont refusé et ont rvellé mes parents à 3:00 du matin pour qu'ils viennent les chercher et les héberger

Depuis il ne veut plus rentrer chez moi

Que dois-je faire.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue sur notre site,

Votre deuxième question nous donne d'autres informations par rapport à la première et nous permet de mieux comprendre votre problématique. Vous vous centrez sur un événement très précis et il nous est par conséquent difficile d'avoir une idée globale de votre quotidien. En d'autres termes, ce type de conflit est-il fréquent ou non ?

Globalement, vous rencontrez des difficultés dans la relation avec votre fils adolescent et ses ami-e-s, que vous traduisez en termes de « refus d’autorité ». Il n’est en effet pas rare que certaines tensions apparaissent entre les adolescents et les adultes, desquels ils cherchent à se différencier. Il est important que vous posiez des sanctions à votre fils et que vous vous y teniez, pour pouvoir lui signifier quand il a franchi une limite et pour lui donner un cadre. Même s’il ressent le besoin de remettre en question votre autorité, il a besoin des limites que vous lui posez.

Votre fils est dans une période de son développement d’affirmation et de construction de son identité. Il doit notamment apprendre à s’exprimer, argumenter et écouter autrui en le respectant, et cela passe aussi par certaines négociations.

Vous avez totalement raison de ne pas tolérer la violence que votre fils exprime : la violence est toujours un échec de la communication, elle est destructrice et risque à la longue d'instaurer un climat d'insécurité sur toute la famille.

Ces deux points sont à reprendre dans un moment calme avec votre fils seul, afin que les règles soient posées hors d'un contexte émotionnel tel qu'un conflit. 

A travers ce que vous nous dites, on a l’impression que votre fils a pris une forme de pouvoir à la maison. Avez-vous déjà tenté des choses pour apaiser la situation ? Qu’en avez-vous retiré ? Comment pourriez-vous vous positionner différemment pour mieux tenir bon dans votre statut d'adulte et de parent?

Vous soulignez également un point important en parlant de votre compagnon et de vos parents : vous n’êtes pas seule et pouvez sûrement bénéficier de l’aide de votre entourage. Si plusieurs adultes interviennent auprès de votre fils, il est essentiel qu'ils le fassent de manière coordonnée pour aller tous dans le même sens, sinon votre fils n'hésitera pas à tirer parti des failles ou du manque de communication pour obtenir ce qu'il recherche, ce qui serait préjudiciable pour lui à long terme. La cohérence entre adultes est primordiale : pouvez-vous aussi évoquer ce que vous vivez auprès de son père, afin qu'il puisse aussi en tenir compte ?

Si vous pensez que la situation est hors contrôle et que vous auriez besoin d'aide d'un professionnel, nous proposons des consultations psycho-éducatives à des conditions très accessibles.

Merci de nous dire ce que vous pensez pouvoir utiliser de ces pistes !

Bien à vous,

Telme

Bonjour, J'ai 37 ans et je suis maman d'un petit garçon qui a 5 ans. Je suis en couple et mariée depuis 8 ans. Pour avoir notre fils nous avons dû...

Bonjour,

J'ai 37 ans et je suis maman d'un petit garçon qui a 5 ans. Je suis en couple et mariée depuis 8 ans. Pour avoir notre fils nous avons dû attendre 3 ans et ce parcours a été long et difficile. Nous avons fait des traitements et ce n'est que quelques mois après avoir arrêté et fait une fausse couche que je suis tombée enceinte. Notre fils aimerait avoir un petit frère ou une petite soeur et nous le désirons aussi. Cela fait maintenant 5 ans que nous essayons en vain...

Les méthodes douces n'ont pas été un succès et cela fait plus de 7 mois que je fais des traitements hormonaux.

Je me sens très seule dans ces démarches avec un poids conséquent sur mes épaules puisque les difficultés à concevoir s'orientent toutes vers moi d'un point de vue médical. C'est aussi mon corps qui subit ces influences hormonales.

Mon mari est très compatissant mais ne ressent pas les mêmes besoins d'échanges et de partage de toutes ces émotions vécues au quotidien que moi. Il me dit que cela ne sert à rien d'en parler car Ça rajoute juste de la souffrance...

Mon fils dit se sentir seul et vouloir qqn avec qui jouer et partager.

Comment traverser cette épreuve en couple? Comment aider et soutenir mon fils dans cette attente? Mais surtout est-ce normal de ressentir tout cela? Comment vivre avec un désir d'enfant insatisfait?

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue sur notre site,

Nous comprenons que vous vous faites du souci par rapport à la situation délicate que vous vivez, vous et votre famille. A travers votre récit, nous pouvons souligner que vous utilisez très fréquemment des termes relatifs au temps (mois, années). On peut imaginer que tout cela vous préoccupe beaucoup et que vous passez du temps à réfléchir à cette question.

Il est tout à fait normal de se sentir de plus en plus impatiente au fur et à mesure que le temps passe, mais le lâcher prise peut être un facteur important dans le processus que vous traversez. Nous vous encourageons à vous interroger sur la façon dont cette situation pourrait prendre un peu moins de place dans votre vie quotidienne.

Vous nous dites par exemple que votre mari ne « ressent pas le même besoin » d’en parler que vous. Avez-vous cependant quelqu’un d’autre à qui vous pourriez en parler, seule ou même les deux ? Il existe souvent une possibilité de suivi psychologique pour des couples ayant recours à une procréation médicalement assistée. Nous vous encourageons à vous renseigner auprès de votre médecin / clinique. Il est important que vous puissiez exprimer et partager vos sentiments et vos inquiétudes face à cette situation. Mais vous pouvez aussi prendre ce « non-besoin de communication » de votre mari comme une occasion à saisir pour pouvoir consacrer un peu plus de temps à votre couple, qu’en dites-vous ?

De la même façon, vous nous dites que votre fils « se sent seul » et qu’il « aimerait quelqu’un avec qui jouer et partager ». Pensez-vous que cette solitude qu’il dit ressentir soit forcément rattaché à l’envie d’avoir un petit frère ou une petite sœur ? Peut-être exprime-t-il plus globalement une demande d’attention ?

Nous ressentons dans votre discours que la question du bébé à venir est quelque chose qui définit le bien-être familial actuel : on peut penser qu’avoir un deuxième enfant serait pour vous ce qui permettrait le bonheur de chacun. Il est alors compréhensible que vous vous mettiez une telle pression pour satisfaire ce but, étant donné que tout semble être mis en suspens depuis que ce sujet a fait surface. Il serait bien de pouvoir investir plus d’énergie et retrouver un plaisir dans la relation à trois, pour que chacun puisse prendre sa place au sein de la famille, sans la définir par un être encore absent.

N’hésitez pas à donner suite à notre message.

Bien à vous,

L’équipe Telme

bonjour. je suis une fille algérienne j'ai 24 ans et je travail comme enseignante mes parents n'acceptent pas mon copain que je suis en relation avec...

bonjour. je suis une fille algérienne j'ai 24 ans et je travail comme enseignante mes parents n'acceptent pas mon copain que je suis en relation avec lui depuis 6 ans juste après le décès de sa maman en 2013 il vient pour demander ma main (khoteba)mais mes parents n'acceptent pas que j'épouse avec un gendarme et je déplace avec lui chaque mutation j'ai rien dis parce que j'étais encore à l'université pour terminer le Master 2. et même mon copain il a rien dis il ma promis qu'il va retourner pour demander ma main pour la 2 fois après 2 ans et le 27/02/2016 il a envoyé ses sœurs chez maman pour la 2 fois vu que ma relation était secrète ma famille est trop sérieuses ils ont refuser pour la 2 fois si parce que il ont pas une grande maison ils ont pauvre et nous nous sommes riches ils mon disent que je suis habituée par le confort et je ne peux pas vivre cette vie dans un garage je leur dire que je sais et j'accepte je vais partir avec lui et je vie dans le logement de fonction même il a payé la 1 tranche de l'aadl (appartement à payer par facilité) après qu'il a pris sa retraite on vie dans son appartement aadl. mais malheureusement ils (maman et papa) disent non si non c'est honteux devant la famille quoi tu veux marié avec se pauvre personne. je dis à mon copain que mes parents n'acceptent pas notre relation juste pour que je ne déplace pas j'ai pas pu lui dire la vérité pour que je ne le blesse pas. il m'a dit encore une autre fois qu'il va retourner pour 100 fois si c'est le cas.

je sais je suis majeur et je fais ce que je veux mais j'aime beaucoup mes parents et je ne peux pas leurs blessés en plus ma mères elle a beaucoup de maladie et je peur si je l'énerve elle pris AVC alors je suis entre l'amour de mes parents et l'amour de mon copain. s'il vous plait aidez moi je suis déprimée et angoissé et je n'ai c'est pas quoi faire et désolé pour le langage je suis pas forte en français.

j'attends votre réponse merci

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue sur notre site,

Vous devez choisir entre votre famille et votre copain, et avez peur de les décevoir en fonction de votre choix.

Nous ne connaissons pas assez la religion et les pratiques musulmanes, et ne pouvons donc pas vous donner de conseils précis à ce sujet. Avez-vous déjà pu parler de ces questions religieuses à un imam, ou quelqu’un pouvant vous donner des informations plus précises sur les droits/devoirs que vous avez dans ce genre de situation ?

Ensuite, comment vous positionnez-vous par rapport à la question de la tradition, de la culture ? Y adhérez-vous ? Avez-vous une vision indépendante de ce que vos parents pensent ? Il n'appartient qu'à vous d'accorder plus d'importance aux sentiments que vous éprouvez et à la personne que vous aimez ou aux valeurs culturelles que vous avez.

Vous nous parlez essentiellement de tout ce que votre copain fait pour vous, ainsi que des réticences de vos parents face la khoteba. Cependant, vous ne nous parlez pas de vos sentiments à vous ! Par exemple, vous nous dites que vos parents ne voudraient pas que vous vous mariez avec une « pauvre personne », mais que vous accepteriez cependant de « vivre dans le logement de fonction » de votre ami pour « son amour ». Comment vous positionnez-vous par rapport à cela ? Sans penser à ce que vos parents ou votre copain disent, qu’aimeriez-vous faire pour vous ?

Nous vous encourageons à prendre du temps pour réfléchir à ce que vous aimeriez vraiment faire pour vous-même. Vous questionner sur vos envies/besoins personnels pourrait peut-être vous permettre d’y voir plus clair dans votre problématique. Il n’y a pas de décision juste ou fausse, tant que vous la prenez en accord avec vous-même.

N’hésitez-pas à nous ré-écrire, si besoin.

Bien à vous,

L’équipe Telme

Bonjour à l’équipe de Telme,  Je vous écris à propos des voyages, j’ai des doutes au fait de voyager seul. Je suis jeune, j’aimerais beaucoup...

Bonjour à l’équipe de Telme, 

Je vous écris à propos des voyages, j’ai des doutes au fait de voyager seul.

Je suis jeune, j’aimerais beaucoup profiter de voyager, aller un week-end dans un pays. Par exemple : aller voir un match du Réal Madrid à Madrid un samedi.

Le hic, c’est que j’ai un peu le sentiment que c’est stupide de faire des petits voyages seuls. Mon oncle m’a dit dernièrement : « faut pas faire attention à ce que pensent les gens. Faut respecter le choix des autres. Est-ce que toi tu trouves stupide les personnes qui voyagent seul ? » Je lui avais répondu que non.

Mais, je ne sais pas pourquoi moi j’ai des doutes. Je suis célibataire, j’aimerais profiter de faire des choses seuls qu’on ne peut pas faire quand on est en couple. Je suis libre, etc.

Je parle d’aller voir un match du Réal madrid, parce que j’aime beaucoup le Réal Madrid et je suis déjà aller voir 2 match au Santiago Bernabéu. Je pourrais aussi vouloir aller un week-end visiter Londres par exemple. Mais j’ai un peu souci que ma famille dise que c’est mieux d’aller avec quelqu’un que d’aller seul, etc. Et en plus il y aura beaucoup de jour de congé prochainement.

J’ai déjà vu beaucoup de monde voyager seul. Mais, souvent, ça dépend quel genre de voyage…

Est-ce que j’ai vraiment tort ? Moi, j’aimerais vraiment profiter de voyager. Et surtout que je suis à 4 mois des examens finaux et j’aimerais de temps en temps un week-end aller me changer les idées, penser à autre chose.

Vous en pensez quoi de tout cela ?

Je vous remercie d’avance.

 

Réponse de TELME: 

Bonjour,

Vous avez à plusieurs reprises demandé notre avis sur différentes questions que vous vous posiez. Cela semble important pour vous de pouvoir vous référer aux autres pour prendre une décision. Dans votre message il apparait que vous avez très envie de partir mais que vous avez besoin d'être encouragé dans cette démarche pour oser vous lancer. 

Nous pensons que c'est important que vous puissiez prendre ces décisions en fonction de vous et vos envies. Vous attachez une grande importance à ce que peut penser votre famille, c'est une bonne chose de les prendre en considération, mais il ne faudrait pas que cela fasse tout le poids dans votre balance de décisions. Qu'est-ce qui vous motive à partir seul? Et au contraire, qu'est-ce qui vous retiendrait de ne pas le faire en dehors de l'avis de votre entourage?

Beaucoup de personnes voyagent seules de nos jours et c'est même maintenant quelque chose de très valorisé ! Vous ferez preuve de maturité et d'indépendance en prenant la décision de voyager seul et si c'est ce qui vous attire en ce moment, nous ne pouvons que vous y encourager ! Vous affirmer dans votre envie de partir, même si certaines personnes pensent que c'est mieux de voyager accompagné, ne peut que vous aider à gagner en confiance en vous.

Bien à vous.

L'équipe Telme

Bonjour, Merci de votre réponse. J'ai déjà essayer de faire parler ma famille, j'ai tout tenter pour leur faire entendre et voir la vérité en face...

Bonjour,

Merci de votre réponse. J'ai déjà essayer de faire parler ma famille, j'ai tout tenter pour leur faire entendre et voir la vérité en face du fait que tien ne va entre nous. Mon père préfère ignorer la situation et se cacher dans son travail et lorsque et le pire (pour moi) c'est qu'il ne me défend pas face aux injustices de ma mère à mon encontre. Soit il ne dit rien, soit, pour ne pas avoir d'ennuis il l'approuve...

J'entends bien que ma solution soit radicale, et moi-même je serais triste de casser la dernière once de famille qu'il nous reste mais je suis mentalement et moralement à bout de tout ça et je ne vois pas d'autres issus et j'essais de ne pas retomber dans l'automutilation et les idées noires que j'ai souvent pu avoir pendant plusieurs années.

Pourtant le plus pathétique dans tout ça, c'est que je n'ai même pas le courage de décrocher le téléphone pour appeler les services que vous m'avez adressé...

Bien à vous

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Vous ne posez pas de questions dans votre message, pour que nous puissions continuer cet échange de façon constructive nous vous encourageons à nous en poser une.

Nous comprenons la souffrance que cette situation génère chez vous, d'autant plus que ça semble durer depuis de nombreuses années. Vous avez à plusieurs reprises essayer de faire prendre conscience de tout cela à vos parents mais ça n'a pas eu l'effet attendu. Nous comprenons le sentiment d'impuissance et d'injustice que vous pouvez ressentir actuellement. 

Comment comprenez-vous le fait que vous n'ayiez pas pu appeler les associations que nous vous avons communiquées ? 

Votre désarroi semble profond et ça nous semble important que vous puissiez trouver du soutien auprès de quelqu'un. Est-ce qu'il y a un service psychologique là où vous étudiez ? Nous vous encourageons fortement à ne pas rester seule avec ce vécu lourd et surtout de prendre soin de vous. Cela vous aidera à prendre de la distance face à tout ça et pourra peut-être influencer le système familial dans lequel vous êtes, car si vous vous allez mieux cela aura aussi un impact sur les interactions que vous avez avec vos parents.

Bien à vous

Telme

Bonjour, Je suis une maman de 2 enfants, 1 garçon et 1 fille, 2 pères différents, de 10 et 8 ans. Je suis actuellement en couple avec une nouvelle...

Bonjour,

Je suis une maman de 2 enfants, 1 garçon et 1 fille, 2 pères différents, de 10 et 8 ans.

Je suis actuellement en couple avec une nouvelle personne depuis quasi 2 ans.

Je me suis séparée du père de mon fils quand il avait 1 mois, et cela se passe très bien, les rapports avec mon fils sont niquel.

Mon fils est agréable gentil et je n'ai pas à m'en plaindre.

Par la suite j'ai eu une petite fille avec un autre homme dont je me suis séparée.

J'ai été une femme battue pendant 2 ans, j'ai fui la situation quand ma fille avait 1ans 1/2 2ans.

Ma fille a actuellement 8 ans et elle est horrible avec moi.

Elle me défit, me parle mal ou souffle à chaque fois que je lui dis ou demande un truc.

Quand je lui demande de faire ses devoirs c'est une catastrophe, elle part en crise, me dit qu'elle veut mourir, que je ne l'aime pas ...

Le pire dans tout cela c'est que je dois privilégier ma relation avec elle car elle ne supporte pas que son frère puisse m'avoir trop longtemps ou qu'elle n'est pas d'accord sur des décisions le concernant.

De plus, quand elle va chez son père j'ai droit à noms d'animaux me concernant. Son père ne se gêne pas de m'insulter devant mes enfants quand il vient chercher la petite. Il lui a même dit que je l'avais mis au tribunal et que la police viendrait le chercher et qu'elle ne le reverrait plus à cause de moi. Elle me le disait pendant un temps donc je lui ai expliqué avec des mots d'enfants , a situation. Elle me parle même de la pension alimentaire. Je lui explique que cela ne la concerne pas et que ce sont des discussions d'adultes. Elle sait des choses dont des enfants de son âge ne sont même pas censés connaitre.

Elle a commencer à être horrible depuis le moment ou le droit de visite a été mis en place.

Mon compagnon actuel n'intervient plus dans nos conflits car il en marre, il a démissionné, car j'ai intervenu plusieurs fois quand il l'a fâché.

On ne se parle plus quasiment, j'évite de discuter et lui aussi n'a plus envie, et quand je lui parle c'est laisse moi tranquille.

La petite se roule par terre, devient hystérique me dit que je ne l'aime pas, alors que je passe mon temps à me consacrer à elle. Même mon fils est dégouté de la situation. Il lui demande d'arrêter ou autre et à ses dépends il se prive pour elle de certains choix pour éviter ces crises.

Elle joue de la situation, je n'en peux plus je pleure tellement j'en ai marre, elle me fait péter un plomb. Je cris, je vais même jusqu'a lui mettre la fessée et elle me réponds tu me bats tu ne m'aimes pas, je veux mon père, je ne veux pas de toi, tu es méchante ...

Je suis dégoûtée de la situation de ses propos de comment elle arrive à retourner la situation, à me faire culpabiliser. J'ai même pensé à démissionner, partir, voir même mourir tellement ça m'affecte.

Mes enfants vont chez leur père car je n'ai jamais privé ce droit.

Ils ne sont pour rien aux problèmes d'adultes, j'ai fait en sorte qu'ils soient heureux et je n'ai pas l'impression que ma fille le soit.

Il y a des hauts, heureusement mais dés qu'on le la laisse pas faire ce qu'elle veut c'est la catastrophe.

Que dois je faire ? qu'est ce qui lui arrive ? comment peut on s'en sortir ? Mon couple vole en éclat, mon fils subit ces incessentes hsytéries et reste toujours gentil avec moi mais j'ai peur qu'il en souffre.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue sur notre site,

Si l'on comprend bien votre demande, vous vous demandez comment vous positionnez face à votre fille.

La situation que vous décrivez laisse supposer que dans votre famille les générations sont mal définies; c'est-à-dire que votre fille est "comme" au même niveau que vous et son père, les parents, et pas à sa place d'enfant. Ce qui crée chez elle une impression de toute puissance et un comportement inadéquat sur lequel vous n'avez pas prise. Il est alors important que vous puissiez lui signifier quelle est sa place et quelles sont les attentes et les exigences que vous avez envers elle.

Nous sommes conscients qu'en référence à ce que vous décrivez, il est compliqué de vous positionner clairement face à elle et de poser un cadre.

En effet, Il vous est difficile d'être entendue si vous êtes disqualifiée par un ex-mari avec lequel vous semblez en mauvais termes et avec un conjoint qui a "démissionné" comme vous le mentionnez.

Si vous souhaitez asseoir une autorité et mettre des limites à votre fille, il est nécessaire que vous ne soyez pas contre-dite par un tiers, votre fille le sentira et saisira la faille pour ne pas vous respecter.

Par ailleurs, on peut observer que votre fille semble utilisée dans vos conflits avec son père. Elle a tellement assimilé cela qu'elle joue un rôle de porte-parole du père contre vous. On imagine que cela doit être difficile pour une mère de vivre cela cependant sachez qu'elle est dans ce qu'on appelle une loyauté clivée, c'est à dire qu'elle s'est mise du côté d'un parent pour se sortir de ce conflit impossible pour elle.

Elle manifeste néanmoins une demande d'amour détournée à votre attention en se plaignant que vous ne l'aimez pas.

Maintenant, concrètement, l'idéal serait que vous demandiez une médiation avec son père avec un professionnel qui vous aiderait à communiquer ensemble des points à régler et à construire une co-parentalité dans le but d'épargner à votre fille d'être utilisée dans vos conflits.

Vous n'êtes plus un couple mais vous serez toujours ses parents et vous devez essayer de vous entendre pour le bien être de votre fille. On ne vous demande pas d'être amis mais de faire en sorte d'épargner votre fille de prendre un rôle qui n'est celui d'un enfant.

N'hésitez pas à poursuivre l'échange si vous en sentez le besoin.

Bien à vous

Telme

bonjour, je vais faire brève.. mon père c'est re marier avec une femme.. celle-ci est dure. depuis mon père n'est plus lui même comme un soumis. ...

bonjour, je vais faire brève..

mon père c'est re marier avec une femme.. celle-ci est dure.

depuis mon père n'est plus lui même comme un soumis.

il me dispute souvent et pour rien alors j'encaisse et je dit rien mais fasse a un mensonge de ma belle-mère, j'ai essayer de me défendre... deux jours plus tard Mon éducatrices vient et me demande si ca va .. je pleur.. mon père dit qu'il voudrait me retrouver comme avant sauf que j'ai un blocage !! comment faire ? ( ce n'est plus le même et c'est pas le genre a m'écouter fasse a ma belle mere)

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Tu nous parles de tes difficultés relationnelles avec ta belle-mère qui viennent ensuite perturber ta relation avec ton père. Tu aimerais alors savoir comment retrouver une bonne relation avec ton père et surmonter ton blocage face à ces événements.

Dans ton message tu ne nous dis pas grand chose sur la façon dont se passent vos disputes, qu'est-ce qui les déclenchent, comment réagis-tu dans ces situations ?

Nous comprenons que tu ne te sentes pas épanouie dans ces relations conflictuelles. Cela doit être difficile pour toi de ne pas te sentir écoutée ni soutenue par ton père. Même s'il s'est remarié, il restera toujours ton père et ta mère restera toujours ta mère, ta belle-mère ne pourra jamais prendre sa place. 

Ton père est désireux d'améliorer sa relation avec toi, c'est une très bonne chose ! Cependant c'est important qu'il prenne conscience que lui aussi a un rôle à jouer dans cette relation. Nous t'encourageons alors à avoir une discussion seule avec lui pour lui faire part de ton vécu dans cette situation et ton envie à toi aussi de retrouver un bon équilibre entre vous. Cela serait dommage que son re-mariage soit un obstacle à votre relation, non ?

Bien à toi et n'hésite pas à nous donner de tes nouvelles !

Telme

Bonjour, Tout d'abord, je tiens à vous souhaiter mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. De notre côté, elle ne commence pas sous les meilleurs...

Bonjour,

Tout d'abord, je tiens à vous souhaiter mes meilleurs voeux pour la nouvelle année. De notre côté, elle ne commence pas sous les meilleurs hospices !

Nous nous permettons de prendre contact avec vous car nous sommes (mon épouse et moi-même) démunis et ne savons plus comment faire avec notre fils aîné de 15 ans.

En effet, cette nuit fût l'occasion pour lui de quitter la maison en sautant de la fenêtre de sa chambre au premier étage durant la nuit et de rentrer à 5 heure du matin. N'arrivant pas repasser par la fenêtre au moment de rentrer, c'est là que nous avons entendu du bruit dans la maison et avons remarqué son absence...

Il ne s'agit pas de la première fois, mais jamais durant le milieu de la nuit.

Comme dans toutes familles (enfin nous le pensons), nous avons des règles et des principes de vie commune et d'éducation (participation aux petites tâches du ménage, ranger sa chambre, ne pas dormir avec son téléphone, manger en famille, nous dire où il est et avec qui il est, quand il rentre, etc..). Malheureusement, lorsque nous rappelons ces principes et souhaitons les faire appliquer cela commence par générer des négociations auxquelles nous ne souhaitons pas adhérer, puis cela provoque de violentes colères incontrôlées de sa part. Il part dans sa chambre en criant, claque les portes, tape contre les meubles, casse du matériel. Bref, incapable de contrôler ces émotions.

Dès lors, il nous est difficile de savoir comment agir car lorsque nous essayons de discuter avec lui, il ne veut pas se confier et/ou communiquer, puis continue à crier, à nous insulter et à taper partout. Cela fait peur à mon épouse car il cherche depuis peu à s'impose physiquement contre elle. Si c'est moi qui m'impose, il m'insulte également et me pousse à bout comme s'il cherchait à ce que ça dérape. Puis il essaie par tout les moyens de sortir de la maison et là tous les moyens sont bons.

Un autre cas de figure, le souper ne lui plaît pas ... pas de problème, il nous dit qu'il n'a pas faim et plus tard dans la soirée il prend ses sous et va au fast-food du coin pour aller s'acheter quelque chose qui lui plaît mieux ! Est-ce normal ?

Nous vous remercions grandement pour votre aide, MERCI de nous aider ou de nous donner des pistes.

Dans l'attente de vos prochaines nouvelles, nous vous transmettons, Madame, Monsieur, nos meilleures salutations.

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue!

Etre parents d'ado n'est pas simple car les choses se passent rarement dans la nuance et les bouleversements vécus par le jeune psychologiquement, socialement, physiquement,...retentissent inévitablement sur l'entourage. Cette étape de vie est exigeante et demande beaucoup d'énergie, même si le couple parental vise la cohérence, ce qui semble être votre cas. C'est là une ressource rassurante pour votre fils car ils vous sent unis dans vos exigences.

Votre message aborde différents aspects que je ne développerai pas exhaustivement. Je vous propose quelques pistes de réflexion et vous laisserai réagir ou revenir sur certains points ultérieurement si vous le souhaitez.

Les débordements de votre fils sont certainement les signes d'un malaise plus profond et difficile à exprimer en mots: qu'est-ce que votre fils cherche à dire par ces actes? A-t-il rencontré à votre avis des difficultés (école, réseaux sociaux, perte telle que deuil ou rupture amoureuse, échec, dépression, perte d'estime de lui-même,.....) qui pourraient le fragiliser et le rendre plus réactif aux frustrations?

La quête de reconnaissance par les autres prend à cet âge une importance quasiment "vitale" qui amène certains jeunes à transgresser des limites pour se sentir exister aux yeux de leurs camarades...

Tel que vous connaissez votre enfant, vous semble-t-il leader ou plutôt introverti? Cela peut être une clé de compréhension dans la discussion que vous aurez avec lui. Même si cela ne justifie pas tout, c'est une dimension à garder à l'esprit dans vos échanges avec lui.

Il faut souvent un événement déclencheur pour susciter des réajustements au sein de la famille, l'événement de la nuit dernière marque sans doute un cap auquel vous allez réagir. Il est important que votre fils sente qu'il a franchi une limite et cela peut être l'occasion, si telle est votre intention, de "marquer le coup" par une sanction. Cela est à reprendre au calme, avec votre fils, tout en évoquant avec lui la question des droits et devoirs. Il grandit, certes, et prétend à plus de libertés mais ces libertés augmentent proportionnellement aux contraintes qui y sont liées. Il doit se préparer à accepter cela dans les deux sens!

Si vous posez une sanction, faites en sorte qu'elle soit tenable par vous. Il vaut mieux être moins sévère et pouvoir gérer ce qu'on a dit, que de placer la barre trop haut et devoir revenir sur sa décision.

Vous mentionnez les négociations comme étant pénibles pour vous: certes, votre fils doit savoir que tout n'est pas négociable et qu'il arrive un moment où l'on ne négocie plus. Mais c'est aussi un apprentissage qu'il doit faire; s'exprimer, argumenter et écouter autrui dans le respect de chacun-e.

Le respect est une dimension essentielle de la vie en commun, donc vous avez raison de ne pas tolérer les insultes, mais aussi toute forme de violence (psychologique, matérielle, physique) car la violence (à différencier des conflits ordinaires) est toujours destructrice et un échec de la communication, tant pour celui qui en est l'auteur que pour celui ou ceux qui la subissent même indirectement (parents, frères et soeurs,..). A ce propos, vous pourriez dire clairement à votre fils que vous n'allez pas accepter qu'il fasse régner un climat d'insécurité à la maison et qu'en cas de débordement grave, vous vous réservez la possibilité de déposer plainte. Même si une telle démarche est difficile à envisager, elle suffit parfois à mettre un "stop" à l'escalade et, si elle doit se concrétiser, elle constitue souvent un acte protecteur qui empêche le jeune de prendre le pouvoir (ce qui n'est jamais positif quoiqu'il en dise) et le contraint parfois à entreprendre un programme thérapeutique adapté pour apprendre à gérer son impulsivité et ses émotions.

Quant à l'exemple du fast-food, il s'agit d'un fait que certains parents considéreraient comme mineur tant que c'est gérable au niveau familial....au fur et à mesure que votre fils grandit, vous allez devoir hiérarchiser vos exigences, en tenir certaines et en lâcher d'autres, ceci pour vous éviter d'être en permanence dans la répression et les tensions! Il est important en effet de pouvoir lâcher prise sur les aspects qui ne contiennent pas de véritable enjeu...c'est même une occasion pour le jeune d'apprendre à assumer ses aspirations à l'autonomie en risquant d'être confronté à ses propres limites.

Je termine en vous signalant que notre service propose également si nécessaire des consultations pour jeunes et familles avec des psychologues formés en thérapie familiale et systémique. Cela peut permettre de redynamiser une situation qui aurait tendance à se cristalliser tout en permettant un regard extérieur non jugeant. Toutes les informations figurent sur notre site, rubrique "nos consultations".

En espérant que ces pistes soutiendront votre réflexion, nous vous souhaitons une nouvelle année riche en découvertes des ressources de chacun!

Cordialement

Telme

bonsoir, vous me demandez dans votre réponse si mon ex est au courant de notre situation, je vous répondrais, partiellement. Je l'ai mis au courant...

bonsoir,

vous me demandez dans votre réponse si mon ex est au courant de notre situation, je vous répondrais, partiellement. Je l'ai mis au courant de la première fugue de notre fils. Il m'a répondu, avec une volée d'insultes, que ce n'était pas un drame qu'il ne rentre pas, que si je m'étais mieux occupée de mes enfants on ne serait pas dans cette situation et m'a bouclé au nez.

Il ne s'est pas présenté à la consultation psy à laquelle les médecins l'avait convié, et ce sans s'excuser.

Je n'ai pas jugé utile de le tenir au courant de la suite au vu du peu d'intérêt qu'il y porte et le peu d'envie de me faire insulter encore une fois.

Pour ce qui est du non dialogue entre mon fils et moi, c'est un conseil de l'éducatrice du SPJ. Elle m'a expliqué que , tant qu'il me savait derrière lui il ne prendrait aucune autre aide , se sachant "repêché" à chaque fois.

Son départ de la maison induit aussi une impossibilité de parler.

Il sait que la maison est ouverte mais pas à n'importe quelles conditions.

Pour l'association Départ, c'est mon fils qui avait pris rv avec eux, je les ai appelé et il me tiendront au courant après l'entretien du 14 décembre.

merci de votre suivi et de vos conseils, ils me permettent d'y voir un peu plus clair.

Bon we

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Ca doit effectivement être difficile pour vous d'avoir des contacts aussi conflictuels avec votre ex-mari et nous comprenons que vous puissiez ne plus avoir envie d'être en rapport avec lui.

Nous pensons cependant que c'est important pour votre fils de pouvoir ré-introduire son père dans sa vie. Comme vous l'aviez bien compris, il a un grand rôle à jouer dans la situation, il peut être une ressource pour votre fils et ça serait dommage qu'il passe à côté. C'est ici votre enfant qui repose au centre de vos décisions à tous les deux. Une contenance parentale et un suivi cohérent pourra permettre à votre fils de trouver une certaine stabilité et un équilibre.

Encore une fois nous pensons que les comportements de mise en danger et d'échec de lui-même sont l'expression d'une souffrance qu'il est important de chercher à comprendre notamment dans le cercle familial et les relations qu'il y entretient. Ce lien parent-enfant est vraiment central pour vous tous. Nous vous encourageons à ne pas rompre le lien avec lui, même si nous comprenons bien que ça puisse être difficile.

C'est très bien que vous posiez un cadre en lui exprimant que la maison lui est ouverte sous conditions ! Vous vous positionnez ce qui est essentiel ! La douceur et la fermeté font partie de l'éducation. Cela permet aussi de lui donner accès à son autonomie tout en le responsabilisant.

Votre fils montre une belle volonté de vouloir aller de l'avant en ayant pris lui-même rendez-vous avec DEPART, ça doit être encourageant pour vous !

Nous percevons que la situation s'est depuis longtemps dégradée et nous ne possédons pas tout l'historique de votre famille. Nous nous trouvons face aux limites d'internet. C'est pourquoi nous vous encourageons grandement à engager une thérapie familiale...

Bien à vous

Telme

merci de votre réponse, en effet j'ai été un peu avare en renseignements.  Je suis séparée de leur père depuis 3 ans car il m'a trompée à...

merci de votre réponse,

en effet j'ai été un peu avare en renseignements. 

Je suis séparée de leur père depuis 3 ans car il m'a trompée à plusieurs reprises.

Les garçons étaient au courant de la situation et étaient d'accord pour que je le quitte.

Mon ex s'était toujours beaucoup et très bien occupé de nos enfants. Malheureusement depuis son départ il ne les a pris que 4 ou 5 fois et depuis bientôt 2 ans ne donne plus de réponse à leurs appels.

Mon fils aîné a tenté, début novembre de prendre contact avec son père qui l'aurait rejeté. ça a déclenché une vague de colère suivie de fugues.

Il a été retrouvé par la police de Genève blessé une nuit et conduit aux urgences.

De là j'ai demandé un PLAFA qui a duré 2 semaines et demie.

Il est sorti avec de bonnes intentions de reprendre sa vie en main mais il n'en n'est rien car il a rechuté dans la fugue et la drogue.

Il a perdu sa place d'apprentissage mais n'en comprend pas bien les conséquences.

Je n'ai aucun dialogue avec lui il n'est pas rentré depuis une semaine. Je sais où il est mais lui ne le sais pas. Je l'ai aperçu 2 fois durant la semaine mais Ca n'a rien donné.

Je pense en effet avoir besoin de consultations mais le problème est la distance et je travaille toute la semaine de 7h30 à 18h30 non stop

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Merci pour ces importantes précisions !

En l'occurrence ce que vous racontez par rapport au contexte familial, et surtout par rapport à la relation (ou plutôt son absence) qu'ils entretiennent avec leur père permet de mieux comprendre une part de leur comportement.

Nous percevons une grande souffrance chez votre fils, qui pourrait avoir été déclenchée par le vécu de rejet face à son père. Votre ex est-il au courant de la situation dans laquelle vous êtes tous les trois ? Comment comprenez-vous qu'il se soit désinvesti de la relation avec ses enfants, ce qui apparemment ne lui ressemble pas ?

Les intentions de votre fils de se reprendre en main étaient certainement sincères, mais si le "problème de fond" dont il semble souffrir n'évolue pas, cela semble effectivement difficile pour lui de sortir de cette spirale descendante...

Vous semblez avoir beaucoup de ressources pour trouver les instituions et associations qui pourraient vous aider et c'est une bonne chose ! Comment votre fils reçoit-il ces démarches ? Nous espérons que votre démarche auprès de DEPART pourra vous apporter de l'aide.

Je pense qu'en plus de cet accompagnement "social", un soutien émotionnel et affectif est très important pour qu'il puisse aussi vous voir comme une alliée aimante et considérante.

Vous dites n'avoir aucun dialogue avec lui, est-ce par choix de l'un de vous deux ? Le risque en rompant le dialogue avec lui c'est qu'il revive la même chose que ce qui l'a fait souffrir avec son père et le renforce dans son sentiment de rejet.

Que pensez-vous de ces pistes ? N'hésitez pas à continuer l'échange !

Bien à vous.

Telme

Bonjour. Je ne sais pas si " mon problème" à sa place ici mais je me lance: Nous sommes une famille recomposée avec 4 enfants. Voilà plus d'une...

Bonjour. Je ne sais pas si " mon problème" à sa place ici mais je me lance:

Nous sommes une famille recomposée avec 4 enfants. Voilà plus d'une année que la fille de mon ami nous mène la vie dure à la maison. Sa maman avec qui il a une garde alternée n'a toujours pas digérer leur divorce et cherche à se venger de notre bonheur par tous les moyens. Cela a commencé quand elle m'a envoyé des messages en essayant de me monter contre mon ami pour que l'on se sépare. Quand je lui ai demandé d'arrêter et dit que je ne rentrais pas dans son jeu elle a passé à la vitesse supérieure. Travaillant dans une banque elle a eu accès à mon compte et s'est procuré des infos qu'elle a transmit à des tierces personnes. J'ai déposé plainte. Ensuite elle m'a agressée (verbalement et presque physiquement) devant chez moi devant les enfants! 2ème plainte déposée.

Cela fait plus d'une année que j'ai du prendre un avocat pour me défendre contre cette femme et entre le Tribunal et les rdv chez l'avocat je commence à saturer. Maintenant elle en ai au point d'utiliser sa fille pour se venger. Elle lui demande d'être méchante avec moi et de ne surtout pas m'obéir, je vous passe les détails cela prendrait 10 pages. Du coup la petite est vraiment infecte avec moi et cela devient difficile à gérer et créer une atmosphère très tendue quand elle est à la maison. Cet enfant ne va vraiment pas bien et en une année de suivi à la SUPEA il ne s'est rien passé. Le SPJ a été mis au courant mais ne veulent pas intervenir et surtout admettre que cette maman a besoin d'aide ( d'ailleurs ils sont plutôt de son côté).

Cette situation devient inquiétante, se péjore de jour en jour et personne ne nous écoute et ne veut nous aider. Je suis au bout du rouleau et ayant moi même 3 enfants je ne comprends pas que l'on puisse laisser un enfant dans une telle situation. Pour l'instant avec mon ami nous nous soutenons énormément mais jusqu'à quand cela va durer et cette femme aura-t-elle raison de notre couple et de notre famille?

Je souhaiterais savoir à qui m'adresser pour pouvoir être entendue, j'espère que vous pourrez m'aiguillez.

Je vous remercie d'avoir prêté attention à ces quelques lignes et vous souhaite une belle journée.

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Nous comprenons que cette situation de conflits soit difficile à vivre pour vous. Dans votre message nous percevons deux choses: la souffrance par rapport à l'animosité de la part de l'ex femme de votre ami envers vous, et les difficultés relationnelles et le souci que vous vous faites pour leur fille.

Dans ce que vous dites vous ne nous parlez pas de votre ami, de la place qu'il occupe dans ces conflits. Comment se positionne-t-il par rapport à votre relation avec sa fille ? Mais aussi quelle relation entretient-il avec elle ?

C'est important pour vous et sa fille qu'il puisse vous intégrer auprès d'elle, c'est son rôle de mettre en place ce qu'il faut pour que vous puissiez avoir la meilleure relation possible avec elle. Votre ami a un rôle de protection et il est lui aussi responsable de l'attitude de sa fille envers vous. En tant que père, il est garant d'un certain cadre et de fixer les limites de ce qui est acceptable ou pas. Comment est-ce qu'il se comporte face à cela ? Comment s'implique-t-il dans votre relation avec elle, comment vous a-t-il introduite ?

C'est une très belle intention de votre part que de vous soucier du bien-être de sa fille et de pouvoir voir la souffrance au-delà de son attitude envers vous. Mais nous pensons que c'est important pour vous que vous puissiez rester au second plan dans cette situation. Bien sur il ne s'agit pas de laisser votre ami tout seul, le soutenir comme vous le faites doit beaucoup compter pour lui. Mais c'est à lui de s'occuper de ça et de se situer dans ces conflits en considérant le rôle qu'il a à jouer pour que les choses évoluent le mieux possible. 

Nous vous encourageons à prendre du recul dans cette situation pour que vous puissiez laisser à votre ami la place qui lui revient et que vous puissiez souffler un peu. C'est en ayant une attitude positive et respectueuse que vous pourrez le mieux aider votre entourage, et vous aussi.

Si vous avez besoin d'un moment à vous, vous pouvez venir consulter un psychologue dans notre association.

N'hésitez pas à donner réponse à notre message pour continuer l'échange ou nous donner de vos nouvelles.

Telme

Bonjour, J'ai besoin d'exprimer mes sentiments car ils me culpabilisent fortement... je suis maman d'un petit garçon de 2 an 1/2. Il est très...

Bonjour,

J'ai besoin d'exprimer mes sentiments car ils me culpabilisent fortement... je suis maman d'un petit garçon de 2 an 1/2.

Il est très difficile. Criseur. Ne joue jamais seul et nous sollicite sans cesse moi et son père. Je travaille à 70% et malheureusement je dois avouer que je déteste les jours où je suis à la maison. J'ai trop idéalisé les moments que j'allais pouvoir passer avec mon fils en étant à temps partiel. En fait ils sont fait de cris, de punitions, de crises de nerfs et je ne fait pratiquement rien de ce que j'avais prévu car je suis épuisée de la rappeler à l'ordre.

Et je me demande dans ces moments là où est le plaisir d'être mère. .. je ne peux pas sortir quand je veux car je met déjà 30 min à négocier pour qu'il s'habille. Du coup parfois je ne sors plus. Et je ne peux rien aller à acheter dans qu'il fasse de crises au magasin.

Il crie quand je suis au tel., quand je me maquille, ne tiens pas en place quand on va chez des amis (ça nous arrive de refuser des invitations à cause de lui...), mets 3 plombes à s'endormir le soir et nous pourris nos soirées. ..

Comment trouver du plaisir là dedans si depuis qu'il est là j'ai abandonné tout ce qui me fait plaisir à cause de lui? Plus aucun moment de sérénité sauf à mon travail que j'adore heureusement. .. je rêve du lundi chaque week-end... je m'en veux et me dis que ce n'est pas normal... je cherche des pistes pour pouvoir être heureuse dans ce rôle. J'ai des maux de tête et d'estomac fréquents car il me pousse a bout... je crie fort pour me libérer des tensions car bien sûr je n'ai pas la possibilité de faire du sport pour me défouler puisque je dois le garder quand je ne suis pas au job....

Bref. Ma vie est faite de contraintes. Le bonheur ne revient que quand il est gardé ailleurs et ce n'est pas cette relation que j'avais imaginée... je voulais être complice avec mon fils, faire plein de trucs chouette mais il est tellement pénible que je n'en peux plus...

Que faire pour qu'il soit autrement ou que je sois autrement..? Je voudrais retrouver des plaisirs dans ma vie même en étant mère.. ne pas vivre que dans les droits et les obligations.. j'ai tjs détesté la vie domestique même avant d'être mère donc les tâches ménagères qui vont avec le temps partiel à la maison sont un calvaire...je veux une vie intense, pleine d'activités et n'arrive pas à accepter ce rythme "pépère " dans le sens où je ne fais rien d'exaltant ni épanouissant....

Merci de votre aide

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

C'est une bonne chose d'exprimer vos sentiments, ensuite, il faudrait que vous puissiez tenir compte de ces ressentis pour aller vers du nouveau puisque ce qu'il se passe pour vous est vécu comme une accumulation de frustrations.

J'ai relu votre première question d'il y a 2 ans, c'était en octobre aussi. Nous vous avions donné quelques pistes en vous proposant de travailler sur "être bien" plutôt que de "faire bien", puisqu'aucune mère n'est parfaite. Chaque parent fait ce qu'il peut tenant compte des limites, du contexte, en prenant soin de son enfant et de lui-même aussi. 

Mais le regard que vous posez sur votre situation de mère peut être plus ou moins favorable, ce qui va alourdir encore les difficultés. Comme vous avez peu de plaisir, il vous est difficile de vivre une émotion positive de réussite.

Toute cette énergie est  peu récompensée, vous vivez de l'ingratitude en plus de la frustration liée au travail, au ménage, au manque de liberté...

Il est temps que cela évolue. Même si vous n'êtes pas seule à porter les responsabilités, vous pouvez vous repositionner vous-même et travailler sur la représentation que vous vous faites de votre vie sur la longueur:

La période de la petite enfance peut paraître longue, infinie lorsqu'on y est. En fait ce n'est pas le cas et vous le réaliserez lorsque votre enfant aura passé au stade suivant, lorsqu'il aura développé davantage d'autonomie, lorsque les échanges deviendront plus logiques (le stade des "opérations concrètes", selon Piaget). En vivant la période actuelle comme si elle était "indéfinie", vous risquez de ne pas bien profiter d'une étape potentiellement intéressante, en fait ce ne sont que deux à trois années de votre vie, certes lourdes, mais dont vous ressortirez intacte et libre, sauf le regret de ne pas avoir pu les vivre mieux.

Il y a une circularité positive dans le sens où une ambiance relaxée rend l'enfant plus facile, cela rejaillit sur toute la famille et une plus grande détente s'installe; la circularité va aussi dans l'autre sens, lorsqu'il y a des tensions accumulées et que l'enfant devient de plus en plus irritable, exigeant.

Dans ce sens, le regard que vous pourriez posez sur votre vie, moins critique, amènerait de la détente.

Nous n'allons pas revenir sur les pistes plus concrètes que nous vous avions données l'autre fois.

Ce travail sur vos représentations peut sembler abstrait, pourtant la qualité de de la vie dépend grandement de l'idée que nous nous  en faisons, d'une reconnaissance positive de soi , de la valeur accordée à nos actions, ce qui nous rend moins sensibles à la frustration.

Vous pourriez essayer de faire ce travail sur vous-même seule, si vous n'y parvenez pas, il y a l'option d'un soutien psychologique.

Tous nos voeux pour la suite

Telme

bonjour, Ma sœur est maman de 3 enfants (16 ans - 10 ans - 8ans ) . Elle a beaucoup de peine à communiquer avec sa fille aînée... Étant famille...

 

bonjour,

Ma sœur est maman de 3 enfants (16 ans - 10 ans - 8ans ) . Elle a beaucoup de peine à communiquer avec sa fille aînée... Étant famille monoparentale, elle a un budget limité et doit faire attention.

Sa fille de 16 ans actuellement à l'OPTI, l'insulte et hurle tout les jours et je vois que ma sœur n'en peut plus... Qu'elle est triste et fatiguée et prend plein de médoc après les conflits ( anxiolytiques )

J'ai bien essayé de jouer les médiateurs entre ma sœur et ma nièce mais malheureusement ça ne change pas grand chose... Et le lendemain ça recommence.

Et on déjà été voir plusieurs psy / pédopsychiatre mais ça ne change rien.

De plus les deux filles plus jeunes mangent dans les cris et ce n'est sains pour personne..

Que faire ? Comment aider ? Le Spj ne veut ou ne peux pas aider... Vers qui ma sœur peut se tourner. . De plus ma sœur et déjà fragile au niveau de sa santé ... Je suis inquiète autant pour ma sœur que pour ma nièce qui fait des crises de nerfs et en vient à casser des choses dans la maison et même à vouloir taper sa mère.

Je lui ai donné l adresse de telme peut-être qu' elle vous contactera...

 

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue sur notre site!

La situation familiale et de santé de votre soeur est difficile et vous préoccupe, ce que nous comprenons.

Votre soeur vit une situation difficile avec sa fille aînée qui se montre parfois violente avec elle. Votre nièce est en période de transition, c'est un moment qui peut être assez stressant pour elle. Ses comportements  pourraient être une manière de réagir à son inquiétude pour son futur.

Mais c'est peut-être autre chose, quels sont ses liens avec son père? Est-ce que votre nièce règle des choses avec sa mère par rapport à ce qu'il se passe dans la famille, par rapport à un passé? Nous n'en savons rien et il nous est difficile de donner des pistes sans ces précisions.

Vous nous dites que votre soeur est fatiguée et triste, comment pourrait-elle retrouver de l'énergie pour trouver une forme de communication avec sa fille? Vous expliquez que les séances avec les psys n'ont rien apporté, êtes vous sûre que sans ces séances cela ne serait pas encore pire?

Dans tous les cas, comme cette situation est répétitive, comme votre soeur n'arrive pas à introduire du nouveau dans un système qui tourne en boucle, il faudra bien demander de l'aide à un professionnel.

Qu'est-ce qui fait qu'un suivi prolongé n'a pas pu être mis en place? Quand vous écrivez "on", de qui s'agit-il? Votre soeur peut-elle prendre une place active dans cette demande d'aide?

Si vous le souhaitez, vous pouvez continuer l'échange en nous en disant un peu plus. Et nous sommes également à disposition de votre soeur pour un échange en direct avec elle.

Elle peut appeler sur la ligne pour les parents, n° 058 261 61 61, elle peut aussi venir en consultation avec sa fille, toutes les informations figurent sur ce site.

Bien à vous,

Telme

Re-bonjour, Encore merci de votre rapide réponse! Vous souhaitez en savoir plus sur mes problèmes de santé: j'ai été opérée de la parathyroïde...

 

Re-bonjour,

Encore merci de votre rapide réponse!

Vous souhaitez en savoir plus sur mes problèmes de santé: j'ai été opérée de la parathyroïde en mi 2013, du by-pass gastrique à 2 reprises en fin 2013, d'une hystéréctomie totale en octobre 2014 et d'une ablation de la vésicule biliaire en mai 2015 suite à une pancréatite aigüe..

depuis mon operation du by-pass gastrique, je vis avec des vertiges perpetuels: ce qui s'explique suite à ma perte de poids assez forte (42 kilos en 1 an) : j'étais obese, je pesais 110 kilos en Septembre 2013.

Les vertiges se sont aggravés suite à l'hystéréctomie.. : j'avais une aménie severe (oubli des médecins de verifier mon fer..).

Durant et entre toutes ces operations, ma fille aînée en largement profité pour faire tous les interdits.. et s'est complètement détachée de la vie familiale.. : percing (interdit à 16 ans..), découcher, sorties tardives, arrives tardives à l'école, et désintérêt Presque total pour l'école (Gymnase).

Avec beaucoup de calme, de repos et en changeant mon alimentation: mon état s'est amélioré! J'ai toujours des vertiges assez forts (surtout lorsque je rigole ou me fâche): lies aux emotions.. Je fais souvent des malaises "vagaux".. en plein effort physique.. et je ne dors toujours pas bien ..(angoisses).

J'espère qu'avec le temps, ma situation s'améliorera..

J'ai parlé de tout cela avec mes deux filles. Mais, uniquement ma seconde fille semble s'en soucier et m'aide quotidiennement à la maison. Le vendredi, elle vient me chercher au travail car je dois porter mon ordinateur portable qui est trop lourd.. Uniquement ma petite m'a aidée à reprendre le dessus en marchant avec moi, en m'aidant dans ma convalescence..

La situation à la maison est assez pénible pour ma seconde fille aussi! elle ne s'entend plus avec sa grande soeur. Et trouve innaceptable que sa grande soeur se comporte de manière aussi irresponsible, irrespectueuse et égoïste.

Le problème actuel, est que je ne supporte simplement plus ma fille aînée! Il faut qu'elle parte! Car tout ce qu'elle fait: je ne l'accepte plus, ne le supporte plus! Et le fait de rentrer à la maison uniquement pour manger et dormir: aussi est trop pour moi..

Le pédopsychiatre qui a suivi ma fille aînée n'a pas fait grand chose et je trouve cela très regrettable! Cela fait Presque 2 ans qu'elle est suivie et je n'arrive pas à comprendre comment sa situation a pu se détériorer de la sorte!

Nous avions commencé une thérapie systémique avec le meme pédopsychiatre mais après 3 séances, j'ai préféré arrêter car je n'en voyais pas l'utilité, surtout avec l'attitude de ma grande, et les séances étaient une telle perte de temps! ce pédiatre a essayé de me menacer suite à mon arrêt. Heureusement que la pédiatre de mes filles a discuté avec lui et s'est rendue compte qu'il ne savait pas grand chose de notre famille.. comment faire confiance à un autre psychiatre? Et dans mon état de fatigue perpetuelle et de vertiges..: j'aurai du mal à suivre.. Je me force déjà de travailler comme si tout est normal..

J'en ai trop écrit.

Merci de vos conseils!

Bonnes salutations,

Mimi03

 

 

 

Réponse de TELME:

Re-bonjour,

Vos problèmes de santé sont assez importants pour que cela représente un signal d'alarme. Vous ne pouvez plus continuer à vivre comme cela.

 

Depuis qu'on échange sur ce site, on vous a proposé plusieurs pistes de réflexion et encouragé à demander de l'aide auprès de professionnels. Nous allons réitérer notre positionnement.

Vous avez tenté une prise en charge familiale mais vous avez interrompu la démarche trop tôt. Un processus thérapeutique demande du temps et les étapes sont souvent pénibles. On a parfois l'impression de régresser mais c'est pour mieux avancer par la suite.

Il est important que vous tentiez à nouveau cette démarche sans vous décourager cette fois. Le choix du thérapeute peut aussi être crucial dans ce genre de travail. Nous vous avons, par exemple, conseillé notre consultation à Lausanne, qu'en est-il?

Il serait encore plus utile de travailler sur la raison qui vous a fait arrêter le suivi familial avec le pédopsychiatre. En effet cela pourrait être précieux de comprendre ce qu'il s'est passé lors de cette démarche et d'en tirer une compréhension du fonctionnement en famille. Il serait aussi important, si vous en sentez le courage, de recontacter ce psychiatre et de lui parler de ce qui n'a pas marché la première fois pour éventuellement essayer à nouveau un travail familial avec lui.

Dans tous les cas, il vaut mieux essayer de soigner les liens entre vous avant d'envisager un placement de votre fille.

Bien à vous

Re-bonjour, Je vous remercie pour votre dernière réponse datant de mars au sujet de ma fille aînée. Depuis mars, plusieurs événements ont...

 

Re-bonjour,

Je vous remercie pour votre dernière réponse datant de mars au sujet de ma fille aînée.

Depuis mars, plusieurs événements ont aggravé la situation: ma santé s'est détériorée, j'ai été opérée d'urgence et ma fille aînée n'a pas dutout améliorée sa situation scolaire. Elle a été renvoyée de son gymnase (2ème année) et se retrouve sans inscription pour une autre école, ni pour un apprentissage: car elle ne desire pas en faire. Elle ne desire pas non plus travailler à temps complet.. mais rester à la maison, glander chaque soir et profiter de la vie..

Malheureusement, je ne suis pas d'accord avec elle et je lui ai prié de faire ses valises.

Je ne peux m'empêcher d'avoir peur qu'elle passe ses jours et nuits dans les rues.. à faire n'importe quoi.. Et maintenant qu'elle est adulte, je ne peux l'obliger à s'inscrire à des cours, ou à travailler.. mais, je n'accepte pas qu'elle passe ses journées au lit ou au telephone et ses soirées et nuits dehors à s'amuser..

Pouvez-vous me conseiller à ce sujet? Comment faire avec une jeune adulte de 18 ans? Comment l'obliger à se prendre en charge, où l'envoyer s'inscrire? Au service Social? Même cela, elle ne veut pas le faire..

Je suis complètement dépassée! et depuis ma dernière operation (j'en ai eu 4 en 2 ans): toutes ces emotions, me rendent faible.., je ne dors plus bien, je tombe facilement dans les pommes, j'ai des vertiges inexpliqués.. les médecins ne savent plus quoi me conseiller à part de me mettre sur anti-dépresseurs.. mais, je n'en veux pas!

Que faire de mon enfant devenue adulte mais n'acceptant pas ses obligations d'adultes?

Merci de votre réponse!

Bien à vous,

Mimi

 

 

 

Réponse de TELME:

Re-bonjour,

La situation que vous décrivez n'est plus supportable. Vous ne nous dites pas quels sont vos problèmes de santé mais il semblent assez graves pour nécessiter 4 hospitalisations en 2 ans. Vous n'êtes ainsi pas en pleine possession de vos moyens et il devient difficile de "gérer" seule la famille.

Vous aviez émis lors de votre dernier message avoir fait appel à un pédopsychiatre pour votre fille. Quant est-il de la démarche? Qu'est ce que cela vous a apporté? C'est quelque chose qui peut être utile mais peut être pas suffisant. En effet il serait précieux de voir un professionnel, thérapeute de famille, vous et vos 2 filles ensemble afin de travailler sur vos liens. Vous les élevez seule, il vous faut de l'aide d'un professionnel pour démêler ce qui se joue entre vous.

Il se pourrait qu'il y ait des enjeux émotionnels non-dits entre vous qui ne seraient pas anodins dans les comportement d'auto sabotage et oppositionnels chez votre fille en réaction à votre vulnérabilité physique et psychique. Sans le dire, elle se fait sûrement énormément de souci pour vous et le manifeste comme elle peut.

De votre côté, il serait nécessaire de connaître quel mal vous habite. Etes vous d'accord de nous en dire davantage. Y-a-t-il des facteur psychosomatiques dans vos problèmes de santé?

Concernant l'avenir professionnel de votre fille et les conditions de vie à la maison, vous ne pouvez pas l'obliger à faire une formation mais vous pouvez, comme vous l'avez fait, lui monter et mettre à exécution des mesures concrètes qui la mettront face à ses responsabilités.

La priorité est que vous retrouviez une santé physique et mentale. Il est par exemple possible de prendre rendez-vous avec un-e psychologue dans nos locaux à Telme au 021 324 24 15 afin qu'on vous soutienne dans cette période difficile.

N'hésitez pas à poursuivre l'échange, on attend de vos nouvelles.

Bien à vous

Bonjour moi sa fait plusieurs année que je suis avec mon copain . Le premier bébé que eu en 2008 puis un autre 2014 deux garçon . Je voulais Savoir si...

Bonjour moi sa fait plusieurs année que je suis avec mon copain . Le premier bébé que eu en 2008 puis un autre 2014 deux garçon . Je voulais Savoir si normal et si quel qu'un pouvais me venir un coup de main . J'ai mari jaloux pour le premier enfants puis il ces jamais levée pour les nuits . Puis pour deuxième il ne me donne toujours pas un coup de main entre mon boulot maison garde d'enfant puis faire bouf ,le linge,repassage ,ménage etc.....) puis ne se lève jamais nuit pour mon deuxième puis prend pas de donne coup main.il me ta rabaisse souvent me fait reproche souvent chose. Je suis bord du gouffre . Je burn out en se moment.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue sur ce site,

Votre message est un peu confus mais on observe une grande souffrance chez vous en tant que mère de 2 enfants et en tant que femme aussi.

Vous nous demandez si ce que vous vivez est normal. Rien n'est normal si on le vit mal. Chaque couple parental se repartit les responsabilités et les tâches incombant à une famille. Il n'y a pas de norme ou de moyenne à atteindre, cependant en vous lisant, on a l'impression que vous avez beaucoup de charges sur vos épaules et que vous êtes seule à les porter.

Avez-vous parlé de "qui fait quoi" à la maison avec le père de vos enfants?

Vous sentez-vous en droit et libre de le faire sans crainte des représailles de sa part? Il est primordial que vous ayez une mise à jour des rôles et des fonctions de chacun de vous 2 afin que les ressentis négatifs ne se cristallisent pas avec le temps.

Concernant d'éventuelles aides extérieures, il nous est difficile de vous orienter vers un service en particulier car nous ne connaissons pas votre situation professionnelle, financière et sociale. Il serait précieux de nous en dire davantage sur ce que vous vivez et comment vous avez organisé votre quotidien pour vous fournir une aide ou des adresses plus précises.

Merci de votre compréhension et n'hésitez pas à poursuivre cet échange.

Telme

Bonjour je vous écrit pour mon ami afin de l'aider, il a une fille de 11 ans, séparé depuis quelques années, il habite en suisse et sa fille en...

 

Bonjour

je vous écrit pour mon ami afin de l'aider, il a une fille de 11 ans, séparé depuis quelques années, il habite en suisse et sa fille en Italie, cette année il a décidé de partir avec à Disneyland... ca fille était ok mais hier elle l'a appelé (10 jours avant de partir) pour lui dire quelle ne voulait plus car elle ne peut pas dormir sans sa maman :??:

Moi ca me choque, surtout que j ai moi-même élevé un enfant seule et je ne lui ai jamais laissé le choix fou:{} mais mon ami lui était triste mais lui laisse faire comme elle veut.

J'ai été regardé sur internet les parents qui dorment avec les enfants et je comprends maintenant pourquoi sa fille est renfermée ne veux jamais dormir chez les autres etc... je pense que le cas est grave enfin...

Maintenant j'aimerais un avis doit il l'obliger? car elle avait dit oui, lui il a tout reservé et payé.... moi j aurais pas réagis comme cela, mais et ce mieux de l obliger ou pas??

Merci pour votre aide

 

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Nous comprenons votre souci d'aider votre ami et soulignons votre démarche de recherche d'aide pour lui.

 

Il est vrai qu'un engagement planifié comme celui-là devrait être respecté, d'une part puisqu'il s'agit du droit du père à garder contact avec sa fille (et cela n'est possible que pendant des vacances vu la distance?!) et d'autre part aussi parce qu'un projet comme celui-ci est censé réjouir tout le monde! 

Le refus de la fille de votre ami cache peut-être quelque chose de plus profond, par exemple un enjeu de pouvoir entre les parents dans lequel l'enfant est partagé, ou la difficulté de la mère à poser certaines limites, à gérer la séparation ou les inquiétudes de sa fille,...

Nous ne pouvons vous fournir une "réponse juste" ni un "arbitrage" par rapport à ce que votre ami pourrait faire, cela dépend de la situation et nous n'avons pas assez de détails pour considérer cette situation dans sa complexité.

Par contre, votre ami serait-il prêt à prendre position? A-t-il pu s'affirmer et expliquer à sa fille, ou mieux à son ex-compagne, l'importance de ce séjour? Qu'en pense la mère de l'enfant? Votre ami a-t-il un bon contact avec elle? Serait-elle d'accord si l'enfant allait tout de même en vacances avec son père?

Pensez-vous que votre ami pourrait nous écrire s'il souhaite s'exprimer sur la situation? Il peut également appeler la ligne d'aide aux parents au 058 261 61 61 à tout moment afin de bénéficier d'une écoute et de conseils.

Bien à vous,

Je suis maman d'un garçon de 16 ans qui ment depuis qu'il a environ 10 ans. Il se plaint que je ne lui fasse pas confiance. Il se compare...

 

Je suis maman d'un garçon de 16 ans qui ment depuis qu'il a environ 10 ans.

Il se plaint que je ne lui fasse pas confiance. Il se compare constamment aux autres pour me faire remarquer qu'il n'y a qu'à lui que je demande certaines choses, que je ne fais pas confiance... Alors que ceci est faux.

Nous n'arrivons plus à communiquer, l'ambiance dans la famille devient hyper tendue, mon fils, lui, devient de plus en plus irrespectueux... Nous voici dans une impasse dont je ne n'arrive pas à sortir.

Auriez-vous des idées à me donner pour sortir de ce mode de communication stérile ?

Merci d'avance

 

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Vous relevez le comportement répétitif de votre fils qui ment depuis longtemps et qui vous reproche de ne pas lui faire confiance.

Il arrive souvent qu'un problème amène les membres de la famille à répéter les mêmes attitudes, c'est aussi ce que dit votre fils, chacun fait toujours comme ceci ou cela, ensuite la situation se cristallise. Il faudrait comprendre la logique du système familial pour sortir de ces répétitions, sans quoi effectivement, c'est l'impasse.

Les mensonges de votre fils représentent un symptôme qui fait réagir son environnement de façon circulaire (mensonges - méfiance). Nous n'avons pas d'éléments qui nous permettraient de savoir d'où ça vient, et ce qui fait que ça se reproduit; nous ne pouvons pas vous transmettre de piste qui serait valable pour traiter le mensonge/symptôme sans connaître ce qui est spécifique à votre famille.

 

Si vous souhaitez poursuivre par un échange écrit, nous vous proposons d'expliquer davantage comment se passent les interactions dans la famille.

En fonction de l'importance du problème, vous pourriez aussi consulter en famille, avec un thérapeute privé, ou à Telme, selon votre lieu de domicile (renseignements sur ce site) ou encore au SUPEA si votre fils est partant pour un suivi individuel.

Bonne suite

Telme

Bonjour, Je voudrais vous parler du cas du fils de mon copain et avoir votre avis. JE fais cette démarche, pour savoir comment la situation peut...

Bonjour,

Je voudrais vous parler du cas du fils de mon copain et avoir votre avis. JE fais cette démarche, pour savoir comment la situation peut s'améliorer pour eux d'eux. Mon copain a 56 ans, son fils 14 ans.

Mon copain a divorcé d'avec sa femme il y a 3 ans. c'était un divorce dur qui a duré près de 4 ans avec pour conséquences, entre autre, la séparation des enfants, la mère ayant la garde de la fille (8ans) et le père la garde du fils (14ans). Le fils n'a presque plus de contact avec la mère, il ne l'aime pas (parce qu'elle a fait du mal à son père et qu'elle continue de vouloir s'imposer).

Aujourd'hui, mon copain rencontre de réelles difficultés avec son fils. Il ne veut plus communiquer, est tout le temps sur son ordinateur, dit des gros mots à tout le monde. Ces derniers temps, il ne veut plus aller au lycée. il refuse de se lever, refuse d'aller au lycée. Son père l'a amené voir un pédopsychiatre, le garçon s'est levé après 10min d'entretien en lui disant :"je ne suis pas fou, je ne veux pas vous parler, je ne reviendrais plus". Il y a deux semaines, il est allé voir avec son père la conseillère pédagogique au lycée, ça s'est bien passé au départ. Mais le lendemain, retournement de situation :"cette vieille ... n'y comprend rien, et je ne veux plus y aller etc etc..."

Je fais cette démarche car le papa n'en peut plus.

Merci

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue sur l'espace parents,

Nous comprenons que la situation dans laquelle vous vivez est difficile. En vivant sous le même toit, vous vous sentez concernée par ce qu'il se passe entre votre ami et son fils.

Le père étant le premier concerné nous aurions aimé que ce soit lui qui nous écrive afin que nous puissions avoir son ressenti directement. S'il a l'occasion de le faire, n'hésitez pas à l'encourager.

Il semble que le contexte familial dans lequel vous, mais en particulier le fils de votre ami, évolue est difficile et conflictuel. Le fait de ne plus voir sa mère, même si c'est "parce qu'il ne l'aime pas", et de ce fait sa petite soeur, engendre forcément une souffrance, qu'il essaie tant bien que mal d'exprimer par les moyens qu'il a à disposition (insolence, refus d'aller à l'école).

Il est surprenant que la cause attribuée au fait que l'enfant n'aime pas sa mère soit liée au couple. L'enfant n'est pas sensé prendre parti pour ou contre l'un ou l'autre de ses parents, s'il le fait il faut l'aider à prendre de la distance, ça n'est pas sa place. Il est possible que cela joue un rôle dans le mal-être du fils de votre ami.

Il n'est pas bon qu'un jeune se sente pris ou prenne parti dans le conflit des parents.

Serait-il envisageable que les parents se rencontrent pour discuter de ce qui se passe pour le bien de leur enfant? En effet, lorsque les parents sont d'accord sur le sujet, l'enfant peut moins trianguler ou faire pression d'un côté ou de l'autre. Il pourrait se sentir mieux, dégagé des problèmes des adultes.

Vous nous écrivez d'un autre pays (nous sommes un site suisse), nous ne savons donc pas quelles adresses vous donner mais il doit sûrement exister un service de protection de la jeunesse auquel vous pourriez vous adresser ou un service de pédo-psychiatrie. Ne restez pas seuls et cherchez de l'aide dans votre région auprès de ces services mentionnés.

Quoiqu'il en soit, avec le peu que nous savons, il semble évident que le fils de votre ami doit être aidé psychologiquement. Vous avez déjà tenté plusieurs démarches mais il est important que son père ne lâche pas le cadre car son fils est mineur et il a la responsabilité de son bien être physique et psychique. Le fait de voir son père tenir tête face à ses difficultés le rassurera et lui permettra de se construire.

Nous vous encourageons dans cette démarche et n'hésitez pas à poursuivre cet échange.

Bien à vous,

Telme

Bonjour, Voilà trois fois en quatre mois que mon fils rentre ivre mort, voir comateux,( 1x coma étilique )avec appel d'urgence 144, ceci a chaque...

Bonjour,

Voilà trois fois en quatre mois que mon fils rentre ivre mort, voir comateux,( 1x coma étilique )avec appel d'urgence 144, ceci a chaque fois qu il est chez sa maman,et en droit de visite.

La situation,

séparer depuis 2005, remis en ménage en 2006 nouvelle compagne (séparé depuis 2012), mon fils a été le souffre douleur de celle ci et de ses deux enfants, soit par des coups de punitions, menaces dont certaines j étais au courant et que j' ai pu régler les problèmes, en faveur de mon fils ou pour elle. Il s avère qu a l heure actuelle d? autres choses plus profonde ressortent et des choses que je ne suis même pas au courant. (des coups pendant mon absence alors qu il était sous la douche, avec menace, fais gaffe si ton père l'apprends ...alors que la faute revenait a son fils (fils de mon ex compagne) qui a fais les bêtises.... Des choses que je sais parce qu il sais confier sous l effets de l alcool a sa maman. ect ect.

Hier soir (lundi) j ai du aller a 00h30 chez sa maman parce qu il était ivre mort,comateux,et délirant, de là a tenir des propos et idées suicidaires ,qu avec tout les problèmes qu il a autour de lui ceci serai la meilleurs solution pour lui et les autres.

J ai besoin et surtout lui a besoin d aide, ses propos mon fait très peur et crains qu il les mettent a exécutions, ils est vraiment au creux d'une vague, quels conseils me donneriez vous? ou démarche a faire ? (rendez-vous dans vos locaux ou no tel médecin spécialiste dans ma région etc.etc)

En l attente de votre courriel recevez déjà tout mes remerciements

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue sur l'espace parent,

Nous comprenons votre inquiétude vis-à-vis de votre fils et vous avez bien fait de nous écrire.

Vous décrivez une situation familiale difficile en lien avec des événements qui se sont produits avec votre ex-compagne et ses enfants. Vous découvrez des faits qui se sont passés à cette époque et dont vous n'étiez pas au courant mais qui affectent votre fils au plus haut point, il s'agit de maltraitance. Vous faites une relation entre cela et les comas éthyliques.

Il y a souvent de multiples causes à un symptôme, cette relation avec la belle-mère a sûrement joué un rôle important et laissé des traces. Maintenant vous êtes séparés mais le comportement de votre fils vous inquiète, ce que nous comprenons.

Vous ne dites rien de la relation que vous entretenez avec la mère de votre fils mais nous pensons qu'il y a une piste importante dans le fait de communiquer davantage pour son bien-être. Quelles choses pourraient être mises en place pour lui par ses deux parents?

Pourriez-vous envisager un suivi psychologique en famille?

Dans tous les cas il est essentiel de mettre des mots sur ce qu'il s'est passé, sur ce qui a été dit, l'allusion au suicide, par exemple. Dire les choses permet de prendre du recul, de comprendre mieux ce qu'il se passe, c'est autant valable pour vous les parents, que pour votre fils.

Vous pourriez avoir ce dialogue entre vous mais nous vous rejoignons dans le sens de faire une démarche de suivi psychologique, c'est une très bonne idée.

Pour cela vous pouvez contacter le SUPEA à Lausanne au 021/314.19.53 ou l'association Telme au 021/324.24.15. L'association propose des consultations très accessibles pour les familles, tous les  renseignements utiles sont sur ce site.

Vous pouvez aussi appeler la ligne Parents de ProJuventute où des professionnels répondent 24h/24 à vos questions 058/261.61.61.

Nous vous encourageons dans ces démarches et restons à votre disposition pour poursuivre l'échange.

Telme

Bonjour telme, Est-ce que c'est possible de rester avec une même personne durant 50 ans ou plus ? Ma mère ayant été trompée par mon père, me...

 

Bonjour telme,

 

Est-ce que c'est possible de rester avec une même personne durant 50 ans ou plus ?

Ma mère ayant été trompée par mon père, me dit que ce n'est pas possible.

Comment expliquer le taux de divorce de 50% après le mariage alors ?

Ensuite, comment voulez-vous que je sois plus positif, si j'ai grandi et que je vis encore avec une famille d'ambiance négative ??

La joie est un sentiment absent de ma maison, contrairement au travail, avec mes collègues, où je peux me détendre et rire.

J essaie de faire des efforts pour être plus positif, et j'adore plaisanter et rigoler, mais c'est dure avec cette ambiance familiale.

Merci.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Votre première question est statistique et nous ne voyons pas bien en quoi elle vous touche personnellement? ni ce qu'elle peut apporter à votre réflexion sur vous-même?

 

Cette question de rester ou non longtemps avec le même conjoint est personnelle à chaque couple. Qu'est-ce que cela vous apporterait si l'on répondait "oui" ou "non"? Cela vous rassurerait-il?

Vous avez l'exemple de vos parents...mais ce n'est qu'UN couple parmi beaucoup d'autres....et ce qui s'est passé n'appartient qu'à eux......Si vous vous mettez en couple, il y a fort à parier que votre histoire sera très différente de la leur.

La seule chose que nous pouvons vous proposer est de partir de vous-même pour ressentir les choses et faire vos choix. L'expérience des autres ne va pas vous servir, tout au plus pouvez-vous leur demander leur avis si cela vous semble utile...

Passons à la deuxième partie de votre message: nous pensons que vous pouvez tracer votre vie à votre manière et que ce n'est pas parce que l'on a grandi et hérité de certaines valeurs de notre famille d'origine que nous sommes destiné à répéter toute notre vie la même chose sans changer. Cela nierait complètement notre capacité d'adaptation et d'évolution.

Nous sommes certains que vous pouvez être positif puisque c'est possible au travail. Nous vous proposons de réfléchir pourquoi il vous est difficile de l'être à la maison: est-ce que vous ne vous en donnez simplement pas l'autorisation...car être gai aux côtés de personnes sombres peut sembler indécent....mais en même temps la bonne humeur peut aussi être communicative, alors pourquoi ne pas essayer malgré tout ? Et peut-être que votre difficulté à supporter l'atmosphère familiale est un signal pour vous indiquer qu'il est temps de prendre de la distance, ce qui vous aiderait à prendre en main votre vie, à être plus sûr de vous et à moins subir, mais aussi à repartir sur d'autres bases relationnelles (sûrement plus positives) avec vos proches.

 

Bonne réflexion et passez un très bon week-end!                          Telme

Bonjour, J'ai une ado de 17 ans qui cherche souvent la confrontation et qui n'accepte aucune de mes limites. Ce qui pousse à des discussions...

 

Bonjour,

J'ai une ado de 17 ans qui cherche souvent la confrontation et qui n'accepte aucune de mes limites. Ce qui pousse à des discussions interminables et trop émotionnelles. Qui plombent l'ambiance à la maison et qui nous éloignent tous de plus en plus.

En tant que parent, dois-je à chaque fois me remettre en question? A force d'entendre ma fille me dire que je ne lui permets rien, que je suis trop stricte.. je finis par le croire et quand j'en parle dans mon entourage on me dit que je suis correcte.. 

Quel horaire fixer à une jeune fille de 17 ans qui veut sans cesse se balader et rentrer tard alors qu'elle a école le lendemain? Quel horaire pour le weekend? Quelles limites fixer? Surtout qu'à l'école elle en fait le minimum.. et à la maison: vu ses absences répétées: elle n'aide presque pas..

En plus, elle ment pour me pousser à la laisser dormir chez des "copines..". Elle essaie d'entraîner sa jeune sœur de 15 ans dans ses magouilles..: ce qui m'énerve encore plus et me pousse à lui faire encore moins confiance.. 

Je suis une mère seule à éduquer mes 2 filles.. J'ai sincèrement avoir cru m'être bien débrouillée les 12 premières années.. mais cela fait des années que cela dure et que je n'en peu plus.. Et ce malgré l'intervention d'un pédopsychiatre.. Je me sens simplement lasse de tout ce chaos! 

J'ai besoin de conseil, d'appuis ou soutien car je sens le pire arriver.. Et je n'ai ni l'énergie (physiquement affaiblie), ni le temps (travaille à temps complet) de me battre encore plus.. cela dure depuis si longtemps! 

Je sais que c'est notre rôle de parents de supporter ces moments difficiles de la vie. Mais, quand on a l'impression que sa propre progéniture abuse de toute faiblesse pour demander plus ou pour faire pire.. on ne sait quoi faire.. Et là, j'ai bien peur de bientôt être simplement dépassée!

Merci de vos conseils!

 

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue dans cet espace dédié aux parents!

Vous dites vous en être bien sortie ces 12 dernières années seule avec vos filles. Ce n'est pas rien et cela montre que vous avec des ressources et que vous avez su les mobiliser. Ce qui est difficile aujourd'hui ne doit pas faire de l'ombre aux réussites passées. Vous êtes actuellement dans une période de doute concernant l'éducation de votre fille et vous vous sentez dépassée, mais le fait même de nous écrire montre que vous n'êtes pas inactive et que vous cherchez de nouvelles pistes de réflexion.

L'adolescence est une période de transition, les besoins des enfants changent et il est parfois nécessaire de se repositionner et de modifier le cadre éducatif qui semblait bien fonctionner jusqu'alors.

En nous disant que les discussions avec votre fille sont "trop émotionnelles", vous mettez le doigt sur un point très important. Poser des limites et un cadre à votre fille peut être difficile pour plusieurs raisons, par exemple un sentiment de culpabilité, et cela peut vous entraîner dans un registre émotionnel. En mêlant l'affectif au normatif (règles et limites que vous imposez à votre fille), vos échanges se déroulent sur le mode de l'escalade symétrique : chacune s'emballe, teste les réactions et les limites de l'autre et cela mène au conflit. 

Lorsque vous prenez une décision ou posez une limite, vous devez parvenir à rester calme, neutre au niveau des émotions, à les évacuer totalement de votre mode de communication. Vous êtes l'adulte qui décidez et posez les règles.

Il est également important que le cadre et les limites que vous posez soient clairs, constants et prévisibles. Si ce cadre n'est pas respecté, il doit y avoir une conséquence. A vous de voir laquelle, mais il est important de tenir bon. Les règles peuvent être discutées et négociées en fonction des attentes et des besoins de chacune de vous: il est normal que votre fille veuille sortir et voir ses amis, il est aussi normal que vous sachiez où elle est, par exemple.

Dernier point : sur le versant affectif (puisqu'il n'est pas toujours nécessaire de poser un cadre), pensez à favoriser les moments de complicité et de bonne humeur, hors-conflit. Des activités partagées peuvent permettre de créer de nouveaux liens, de se re-découvrir mutuellement et de garder à l'esprit les moments positifs qui renforcent la confiance.

Des personnes de votre entourage peuvent-elles vous aider et vous soutenir dans ce repositionnement? Vous ne nous en dites rien! Et qu'en est-il du père de votre fille?

N'hésitez pas à réagir à cet échange!

Bonne suite!

Telme

 

 

 

Bonjour, Vous m'avez souvent dit et redit d'aller consulter un psy afin de pouvoir exprimer mon ressenti par rapport à ma famille, mais je crois...

 

Bonjour,

Vous m'avez souvent dit et redit d'aller consulter un psy afin de pouvoir exprimer mon ressenti par rapport à ma famille, mais je crois que pour moi c'est trop tard. 

Depuis quelques mois maintenant, il n'y a plus de communication "saine" au sein de ma famille. Ça commence avec, vous vous en doutez, ma mère. J'en ai surement déjà parlée, mais voilà, elle était atteinte d'une addiction à l'alcool, et avec tous ce que j'ai fait j'avais réussie à l'aider. Depuis que "je" l'ai sortie d'affaire (bien sûr, c'est avec sa volonté que ça à marché) plus rien n'est comme avant. Elle ne fais que remarquer les choses qui ne sont pas bien faite, elle critique mon choix vestimentaire, mon compagnon etc... Elle laisse mon grand frère me parler comme si j'étais une moins que rien et quand j'ose répondre, c'est à moi de m'écraser et de me taire. Je suis actuellement en études loin de chez moi, ce qui me donne une once de liberté mais à peine suis je rentrée a la maison que je dois m'occuper de tout. 

J'ai mon permis de conduire, mais pas de voiture, du coup je dois emprunter celle de ma mère, pour pouvoir circuler. Chose qui est très difficile puisque ma maman me fait constamment des remarques sur mon utilisation de cette voiture...

Mes 20 ans sont passés, personne n'a voulu fêter mon anniversaire avec moi. Je me suis retrouvée seule pour ce jour là, qui pour moi était très important.

Mes parents en général, me mettent une pression phénoménale sur les épaules pour mes études, je n'ai pas le droit à l'erreur, ce qui me tombe sur le moral. Je prends d'ailleurs des anti -dépresseurs pour m'aider à garder le cap, mais là je n'en peux plus.

Je vous ai raconté ceci, pour vous montrer un simple échantillon de ma vie quotidienne que maintenant est devenue un enfer. 

La seule solutions qui me vient encore à l'esprit avant le suicide, c'est de partir de chez moi. Mais comment faire quand on a pas de travail, qu'on étudie et que nous avons aucun diplôme valable. De plus, je n'ai aucune famille vers qui me tourner? Je me sens dans l'impasse et je n'aie plus aucune perspective d'avenir. Je me sans au bord du gouffre là. 

Merci de me lire, ça me fait du bien de parler à quelqu'un qui n'a aucun partis pris.

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour Kiwi,

Il y a quelques temps vous nous écriviez pour nous dire l'évolution de votre situation familiale et comment vous aviez pu aider votre mère à prendre conscience de ses difficultés avec l'alcool. Aujourd'hui, vous traversez à nouveau une période plus difficile. Mais il n'y a pas de fatalité...et toujours des solutions!

Vous dites avoir pensé au suicide...ce qui n'est évidemment pas une solution! Consulter un psychologue en est par contre une et nous ne pouvons que vous encourager encore une fois à faire les démarches. Il n'est jamais trop tard pour travailler sur soi et sur son histoire, quelque soit son âge et son passé!

Vous souhaiteriez partir de chez vous, ce qui à 20 ans est compréhensible... mais vous dites être bloquée dans ce sens! Avez-vous fait par exemple des démarches pour obtenir une aide financière, une bourse?

Comme souvent relevé dans nos précédents échanges, vous semblez revenir dans une position de passivité. Vous nous dites souvent que nos réponses vous ont été utiles mais ce n'est pas l'impression que vous nous donnez. Qu'en tirez-vous et surtout comment le mettez-vous en application? Ce que vous avez  fait ces années passées pour améliorer la situation de votre mère par exemple semble avoir bien fonctionné dans le passé. Cela vous a permis de développer des compétences personnelles qui restent valables aujourd'hui et vous pouvez vous servir de ces expériences pour avancer. Nous vous le redisons: Si le changement ne vient pas des autres, vous devrez alors bouger vous-même, entreprendre quelque chose qui soit différent.... Il vous est possible d'agir, c'est à vous qu'il appartient de prendre certaines décisions.

En bref, quel seraient pour vous les risques d'un changement? Sachant que tout changement implique un gain (un plus grand confort, une diminution de la souffrance,...) mais aussi une perte (quitter un rôle dans lequel on s'est senti valorisé par exemple...), avec entre 2 une zone de crise, de doutes inconfortable. Nous vous invitons à réfléchir à ça en faisant l'inventaire des avantages et des inconvénients au changement.

Ce que vous nous décrivez nous fait penser que vous êtes dans une position de dépendance vis-à-vis de votre famille. Vous semblez avoir de la difficulté à prendre de la distance et vous détacher du regard que votre famille porte sur vous. Il est certain que les critiques et remarques de votre mère ne sont pas adéquates mais c'est vous qui devez vous repositionner pour qu'elles vous atteignent moins. Vous semblez attendre une reconnaissance de la part de votre famille. Une reconnaissance qui peut se comprendre, car vous avez fait beaucoup pour chacun, ... Cependant, obtenir la reconnaissance qu'on souhaite n'est pas toujours possible et il faut savoir y renoncer pour avancer. Pensez-vous pouvoir le faire? Le risque sinon est de rester continuellement insatisfaite.

En résumé, comment pourriez-vous vous repositionner pour être actrice de votre propre vie, en étant à la fois moins dépendante de votre famille mais aussi moins passive face aux pistes qui vous sont proposées? Nous pensons qu'une grande partie des réponses à vos difficultés vient de là...

Laquelle de ces pistes vous semble utilisable? N'hésitez pas à nous faire part de votre réfléxion à ce sujet!

Bonne suite!

Telme

Bonjour Mon fils né en janvier 2008 est en CP. Il travaille bien, sait déjà pratiquement lire et ne rencontre globalement pas de difficultés. Or, il...

Bonjour

Mon fils né en janvier 2008 est en CP. Il travaille bien, sait déjà pratiquement lire et ne rencontre globalement pas de difficultés. Or, il ne cesse de bavarder en classe.

Nous venons (mon mari et moi même) de rencontrer la maîtresse pour faire un bilan du premier trimestre et il ressort qu'il ne fait que parler!!!!

Nous en avons parlé avec notre fils et celui-ci sur le moment semble avoir compris mais une fois en classe, c'est plus fort que lui!

La maîtresse met à la journée des couleurs pour le comportement et aujourd'hui encore, ila eu orange...

Je suis enseignante mais ds le secondaire et me sens totalement impuissante....

Merci!

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Votre fils travaille bien à l'école mais c'est un grand bavard. La maîtresse vous en fait part et elle vous demande de changer cela.

Il est difficile d'amener un enfant à modifier son comportement à distance. Votre fils ne fait pas assez la différence entre les moments récréatifs et ceux où il doit se mettre des limites. Vous pourriez exercer cela avec lui, l'aider à différencier son comportement entre jeu et travail.

Si vous n'arrivez pas à avoir assez d'impact, avez-vous imaginé mettre une répercussion? Par exemple, votre fils serait privé de quelque chose à chaque fois qu'il revient avec l'"orange"...? Je ne suis pas sûr que cela le mette dans une bonne disposition face à l'école, lui qui travaille bien et a du plaisir à l'école. Mais c'est une option.

Bien que les maîtres d'école ne soient pas censés faire l'éducation des enfants, en primaire, on peut s'attendre de leur part à la pose d'un cadre qui fasse respecter le déroulement des cours.  Votre enfant ne semble pas particulièrement opposant ou problématique. La maîtresse pourrait par exemple positionner la table de votre fils différemment, un peu en retrait s'il continue à parler...

Je vous propose de poser le problème avec elle et définir qui fait quoi (qu'a-t-elle essayé jusqu'à présent?). Votre fils doit percevoir que vous considérez ses bavardages comme un problème sérieux et que vous appuierez les limites que met la maîtresse dans sa classe.

Bonne suite

Telme

bonjour je suis mère d'une adolescente de 15 ans et séparée de son père depuis plus de 13 ans. Elle ne veut plus vivre chez moi ni vivre chez son...

 

bonjour

je suis mère d'une adolescente de 15 ans et séparée de son père depuis plus de 13 ans.

Elle ne veut plus vivre chez moi ni vivre chez son père, elle veut aller en foyer.

Pourriez-vous me dire si il y a des moyens pour moi de savoir comment faire pour qu'elle soit dans un endroit neutre ? La cohabitation n'est plus possible en ce moment et nous souffrons tous de cette situation. Elle s'automutile, ne veut pas aller chez un psy, nous fait vivre une vie d'enfer.

Comment faire pour qu'elle soit suivie et tranquille dans un endroit neutre et sécurisé?

merci.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue,

Pour envisager le placement d'un mineur, seul le Service de Protection de la Jeunesse (SPJ) est habilité à le faire. Pour le canton de Vaud, voici leurs coordonnées par zones géographiques:

Av. des Casernes 2, 1014 Lausanne 021.316.53.10

Rue de l'Hôpital 5, 1180 Rolle 021.557.53.17

Av. Haldimand 39, 1401 Yverdon-les-Bains 021.557.66.00

Vous pouvez prendre contact avec le service de votre région, avoir un entretien votre fille, son père et vous avec un assistant social, aborder vos difficultés. Il y aura alors une évaluation de la situation et une décision sera prise en tenant compte des attentes et des possibilités. L'option du placement en foyer ne sera pas forcément retenue, cela dépend de votre situation, vous donnez peu d'éléments.
Il se peut que le SPJ propose une autre alternative, par exemple une aide extérieure pour améliorer la communication dans votre famille ou une intervention ponctuelle à votre domicile. Il y a plusieurs cas de figure, le placement n'est pas la seule piste à envisager.

Nous vous proposons également de réfléchir à d'autres ressources dans votre entourage. Pensez-vous qu'un adulte de confiance, parent ou ami serait prêt à accueillir votre fille le temps de faire baisser les tensions et d'envisager la suite à donner à votre relation ?

Vous pourriez prendre une distance émotionnelle et réfléchir plus tranquillement aux pistes envisageables.

N'hésitez pas à nous recontacter si vous avez d'autres questions.

Bonne suite

Telme

 

 

Bonjour je suis nouvelle sur ce site. Je ne sais plus vers quoi me tourner, je me sens terriblement seule face à tout ça. J'ai 15ans et je viens...

 

Bonjour je suis nouvelle sur ce site.

Je ne sais plus vers quoi me tourner, je me sens terriblement seule face à tout ça. J'ai 15ans et je viens de rentrer en seconde. J'ai l'impression que rien ne va jamais dans ma vie, je suis née jumelles esseulée et de se fait je me suis toujours sentie seule. J'ai aussi une autre sœur qui a 4 ans de plus que moi et elle me déteste et je penses qu'elle n'aime personne d'autre qu'elle. C'était une enfant très difficile, égoïste ,capricieuse (et c'est toujours le cas ) et comme je suis beaucoup plus docile mes parents m'ont toujours demander de calmer le jeux avec elle et de prendre sur moi, ce que j'ai toujours fait et cela ma forcer à grandir plus tôt que la plupart des enfants de mon âge. Ma sœur leur a fait les pires crasses au monde (elle les insultaient, les fessaient passer pour des parents indignes , les a même trainaient chez une AS ...) et le pire dans tout ça c'est qu'elle est toujours persuader que c'est nous qui lui portons préjudice. Malgré ça mes parents font tout pour elle sont tout le temps inquiet en particulier ma mère. Je les comprends mais le problème dans tout ça c'est que moi je me sens délaissée , j'ai L'impression qu'ils s'en foutent de moi quand je parle à ma mère elle fait semblant de m'écouter puis me sort " tu as ranger ta chambre ?" "Range le linge sur ton lit " et mon père c'est carrément pire il m'écoute presque pas il répond juste "hum hum".Quand moi je fais quelque choses de mal j'ai tout le temps de reproche comme si l'erreur m'était interdite. J'ai aussi impression quon se décharge sur moi en permanence et c'est jamais rendu. J'ai l'impression que je peut faire ce que je veux , je sors , j'ai ce que je veux quand je le demande ect... Je me sens seule , peux aimer et j'ai même l'impression de ne plus moi même pourvoir avoir de l'intérêt pour quoi que ce sois . Je n'arrive plus à vivre sous le même toit que ma sœur et je ne sais plus quoi faire pour que mes parents me remarque comme il se doit ... Je me sens complètement vide et épuisée.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Tu nous parles de ton sentiment de solitude et de vide, de l'impression de ne pas compter pour tes parents et ta soeur, de ne pas être aimée pour ce que tu es.

Tu nous dis être une jumelle esseulée. Nous comprenons que ce ne soit pas facile à vivre d'autant que les conséquences de ce vécu particulier sont encore peu connues. Que sais-tu de ce frère ou de cette soeur et de votre histoire? Quand l'as-tu appris et comment? As-tu pu aborder ce sujet avec tes parents? Nous ne pouvons pas expliquer toutes nos difficultés par notre histoire passée mais il est tout de même important de ne pas en faire l'impasse et d'essayer de comprendre ce que cela peut impliquer dans nos réactions et nos ressentis actuels. La vie des jumeaux reste encore mystérieuse, il est possible que le manque que tu ressentes vienne de là. Tu pourrais aussi te sentir coupable du décès de ce frère ou de cette soeur, est-ce le cas?

Tu nous parles aussi de la relation difficile que tu entretiens avec ta soeur ainée et de ce que cela implique dans ta relation avec tes parents. As-tu réfléchi à ce que représente pour toi une relation de fratrie? Pense par exemple au fait que malgré votre histoire familiale, chacune peut avoir sa place sans mettre en danger l'autre.

Ta soeur, de par son comportement, semble prendre beaucoup de place et toi tu as de la peine à trouver la tienne au sein de ta famille. Entre ne pas déranger, faire le tampon entre tes parents et ta soeur, et revendiquer ta place et ta valeur tu ne sais plus où tu en es. As-tu pu parler de ton ressenti à tes parents? Je pense qu'il est essentiel que tu puisses mettre des mots sur ce que tu vis afin qu'ils puissent changer de regard sur toi et te rejoindre. Peut-être que la situation n'est pas facile pour eux non plus avec ta soeur qui leur en fait voir de toutes les couleurs. Tu dis d'ailleurs que ta mère est inquiète pour ta soeur. Peut-être qu'ils ne savent pas trop comment réagir avec toi. Ils comptent sur toi et ton caractère "docile" pour être la médiatrice de leurs conflits avec ta soeur, tu dois certainement leur être d'un grand soutien et ils te voient sûrement comme quelqu'un de fort et de posé. Mais tu as raison, tu ne dois pas t'oublier, et tes parents doivent aussi te reconnaître dans tes besoins d'attention et d'affection. Tu ne peux pas sans cesse être la "thérapeute" de la famille.

Nous espérons que tu trouveras ici quelques pistes de réfléxion. Nous t'invitons aussi à visiter le site www.ciao.ch qui s'adresse à des jeunes jusqu'à 18 ans. Tu pourras y poser des questions et tu y trouveras toute sorte d'informations qui pourront d'intéresser.

Bonne continuation!

Telme

Je suis la maman de 2 ados (15 et 17) en apprentissage dont un n'a pas de salaire (2eme annee ?cole technique) et l'autre a un salaire d'apprenti de...

 

Je suis la maman de 2 ados (15 et 17) en apprentissage dont un n'a pas de salaire (2eme annee ?cole technique) et l'autre a un salaire d'apprenti de 1ere annee.

Sachant que pour l'ainé ses depenses ainsi que fr 50.-/mois d'argent de poche sont prises en charge par le revenu famillial, je ne sais pas comment gerer le salaire du cadet. Sur le principe je souhaiterai qu'il participe å ses d?penses (abo natel, deplacements, habits) mais quand je lui en parle, il me dit que je fait de la differance et que si je lui demande de participer financierement, je dois egalement le demander å son frère qui bénéficie des vacances scolaires pour travailler.

Comment m' en sortir ?

Merci d'avance pour votre r?ponse.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

La gestion financière fait partie des sources de tensions familiales. Parfois elle peut même prendre une connotation affective qui fait penser au jeune que "si l'on me demande de participer à mon entretien, c'est qu'on m'aime moins" et pourtant, du point de vue parental, il y a une motivation éducative justifiée à amener son enfant ou ado à gérer ses ressources financières. 

 

Je comprends que votre situation ne soit pas facile étant donné le statut différent de chacun de vos garçons. De plus, le cadet est au bénéfice d'un salaire donc d'un sentiment d'autonomie plus grand que l'aîné, ce qui ajoute un brin de complexité tout ça !

Etes-vous seule confrontée à cette situation ou pouvez-vous vous appuyer sur le père de vos garçons? si oui, qu'en pense-t-il ?

D'un point de vue strictement légal, l'article 323 du code civil aborde cette question en mentionnant notamment que "l'enfant a l'administration et la jouissance du produit de son travail"....mais que, "lorsque l'enfant vit en ménage commun avec ses parents, ces derniers peuvent exiger qu'il contribue à son entretien".

Il ne s'agit bien sûr pas de réduire votre situation à cet aspect purement formel, mais de trouver une manière de faire équitable qui responsabilise vos enfants tout en tenant compte des différences, sachant qu'un traitement totalement égalitaire n'est possible dans aucune famille.

Pour le cadet, il y a des bénéfices à être autonome et pas uniquement des contraintes: peut-il les entrevoir?

Ce ne serait pas lui rendre service que de le laisser disposer de la totalité de son revenu pour ses loisirs et dépenses immédiates, car il n'apprendra pas à répartir son argent entre plaisir et obligations comme il sera amené à le faire par la suite. De même comment ne pas laisser votre fils aîné dans l'idée que tout lui est dû car il n'est pas salarié ?

 

 

Pratiquement, on pourrait imaginer que vos fils assument tous les deux leurs frais d'abonnement de téléphone, sachant que c'est quelque chose qui leur appartient et qui n'est pas insurmontable même pour celui qui est sans revenu.

Vous pourriez par exemple décider d'une épargne forcée pour celui qui touche un salaire et d'une contribution en nature (participation aux tâches ménagères, par exemple) pour celui qui dispose des vacances scolaires. Mais à vous de voir ce qui vous correspond afin que vos décisions soient soutenables au quotidien et ne vous obligent pas à renégocier sans cesse les choses.

Responsabiliser vos enfants consiste à ne pas les laisser dans une position de passivité ni dans une logique de comparaison entre eux qui tournerait en boucle sans rien apporter. Une position parentale cohérente entre vous et leur père dans les exigences que vous poserez nous paraît importante, mais cela n'exclut pas que vos enfants puissent émettre des propositions.

 

Je termine en vous suggérant de vous renseigner si nécessaire auprès du CSP; Beau-Séjour 28 à Lausanne; 021 560 60 50  (www.csp.ch) qui tient à disposition des jeunes et familles des informations sur la gestion du budget.

Nous vous souhaitons de trouver une issue à cette situation et restons à disposition pour poursuivre cet échange si vous le désirez.

Bonne suite d'été !                                 Telme

Bonjour, Je suis maman de deux garçons. Mon grand qui va avoir 5 ans et mon petit dernier qui vient d'avoir 1 ans. Je vais vous parler de mon...

 

Bonjour,

Je suis maman de deux garçons. Mon grand qui va avoir 5 ans et mon petit dernier qui vient d'avoir 1 ans.

Je vais vous parler de mon grand.

C'est un petit garçon qui souri tout le temps, il est heureux.

Mon fils à des souci alimentaire depuis qu'il est tout-petit, aujourd'hui sa commence à s'améliorer. il mange plus au biberon et commence à manger les tout-petits morceaux à la cuillère, il mange de la compote, boit du lait en gourde. Bref sa va mieux.

Depuis 1 ans, il répond, dit non à tout, pleure pour un rien, fait pipi dans les culottes et les pantalons, grince des dents...etc.

A l'école il est adorable, écoute, travaille bien. Même si l'apprentissage de tenir le crayon et la motricite est en cours d'aquisition.

Je supporte plus de devoir crier sur mon fils, surtout qu'il pousse à bout. Je prends une bonne dose d'inspiration et sa va mieux apret. Je sais que j'ai ma part de responsabilité dans son comportement moi même des fois je lui réponde abec aggresiviter.

Pour temps, j'adore mon petit bonhomme. Et je ne veux faire aucune différence avec mon petit dernier, j'en est beaucoup souffert. Peut-être que je reporte sa sur mon fils je sais pas.

Merci de m'avoir lu

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour, 

Vous aimeriez que vos deux fils se portent bien et vous souffrez de voir ce qu'il se passe avec l'aîné.

 

Souvent, le comportement d'un enfant est en miroir de celui des parents. Par exemple, si vous avez des réactions d'énervement, il y a de fortes chances pour que l'enfant aussi s'énerve. Les enfants nous imitent, ils apprennent à se comporter à travers nous, les parents.

Donc lorsque vous décrivez votre énervement et votre agressivité, vous avez une bonne piste de compréhension. Grâce à l'amour que vous portez à votre fils, vous allez peut-être parvenir à vous contrôler, même si votre enfant a un comportement difficile. Je vous encourage donc à rester calme quoi qu'il arrive, si votre fils se comporte mal, vous l'avertissez et vous lui donnez une punition avec une durée limitée, ensuite on repart à zéro; l'ambiance peut redevenir détendue.

Dans une famille, les parents donnent le ton, s'il y a un problème, c'est à eux d'essayer de changer, l'enfant ne peut pas lancer cette initiative. 

Vous n'obtiendrez pas de résultats immédiats car tout changement prend du temps, mais si vous parvenez à modifier votre attitude, vous ne souffrirez plus de cela, votre fils, peu à peu, comprendra que sa maman ne se laisse pas "démonter", il se sentira moins inquiet.

Je n'ajoute rien à cette piste car il manque des éléments à votre description. Par exemple, vous ne parlez pas du père et de son rôle dans la situation, nous ne comprenons pas d'où peuvent provenir les symptômes de votre fils, est-ce qu'un diagnostic a été posé par un professionnel?

Pourriez-vous donner davantage d'informations?

N'hésitez pas à réécrire si vous souhaitez poursuivre l'échange.

 

Telme

Bonsoir, merci de votre réponse, vous posez des bonnes questions. J'essaie de lui enseigner qu'elle a justement droit à l'erreur, qu'on ne peut, la...

 

Bonsoir, merci de votre réponse, vous posez des bonnes questions.

J'essaie de lui enseigner qu'elle a justement droit à l'erreur, qu'on ne peut, la plupart des fois, réussir ou apprendre quelque chose sans se tromper quelques fois avant. Mais pour elle c'est de suite ou le caprice.

J'aimerais ne pas avoir besoin de tenir les quelques règles en continu, c'est fatigant et usant, mais (par expérience) je lâche UNE FOIS et après c'est la guerre pour remettre le cadre. C'est qu'elle est bonne en argumentation et doit toujours avoir le dernier mot. Je ne pense pas être trop stricte, je parle de cadre, mais cela concerne les "règles de base" que les autres petits de son entourage n'ont pas autant de peine à tenir. Je lui ai expliqué que si elle ne ment pas, si elle respecte ses parents et suit les quelques consignes, elle gagne en liberté! 

si je ne passerai pas toute une a.m . a regler un caprice, on pourrait faire plus de choses amusantes. Si je ne devrais pas gérer le caprice habits le matin, le caprice de ne pas venir à table, etc, on pourrait comencer la journée à papoter au petit déjeuner, avant l'école et le travail. 

Comment lui faire comprendre que:

Elle n'a pas besoin de me mentir (je préfère la vérité, même quand elle n'est pas très chouette. Je le lui ai dit. Je lui dit souvent que "toi je t'aime, mais tes caprices pas du tout")

Les caprices sont inutiles, cela ne sert a rien.

Je lui ai proposé d'autres moyens d'exprimer sa colère.... dessiner une feuille avec des gros traits, choisir la couleur. Venir se blottir dans mes bras. Aller crier, mais dans sa chambre, puis revenir quand elle est calme.

En effet, c'est repetitif et je ne sais plus comment en sortir...

Est-ce que c'est ma faute, qu'elle mette la barre si haut?

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

 

Je ne pense pas que ce soit une question de faute, il arrive dans toutes les familles que le système relationnel se "grippe", on entre dans un fonctionnement répétitif qui s'alimente par lui même.

Voici une hypthèse à titre d'exemple: votre fille prend l'habitude de s'affirmer toujours plus fortement, ce qui engendre des réponses et une attention redoublée de votre part, cela qui la motive à poursuivre ainsi...

 

 

Vous citez les tentatives que vous avez faites pour casser cela et vous n'y êtes pas encore arrivée. il faudrait être créatif et surprendre, partir sur un autre pied en évitant les répétitions, ça n'est pas facile, mais je vous encourage dans ce sens.

Etonner votre fille est une bonne façon de lui montrer qu'il y a des alternatives au fonctionnement actuel.

 

Ensuite, lorsque vous tentez de nouvelles réactions, il faut les tester pendant quelques temps pour vérifier si elles fonctionnent. Au début, l'enfant résiste au changement et cherche à garder les "avantages" de sa position habituelle. Il faut tenir, ce qui demande beaucoup de patience.

 

Il y a aussi la valeur de message qui est transmis par l'enfant de cette façon là, p. ex:

- Il n'y a que mon frère qui compte ici...

- Si je n'attire pas l'attention on me laisse dans mon coin...

- Je veux être parfaite comme maman mais je n'y arrive pas et je suis fâchée...

etc...

Il faudrait tenter d'analyser et comprendre ce qui motive ses comportements capricieux, le message qu'elle transmet à l'arrière plan. 

Quelques séances chez le psychologue vous aideront à avancer si vous n'en sortez pas.

Je vous souhaite bonne chance

Telme

 

 

 

Bonjour ! La fille de mon mari est réapparue dans notre vie, après 4 ans de séparation, le 15 août dernier. Elle s'est installée chez nous dès...

 

Bonjour !

La fille de mon mari est réapparue dans notre vie, après 4 ans de séparation, le 15 août dernier. Elle s'est installée chez nous dès cette date.

Nous avons dû l'habiller, transformer notre chez nous pour lui faire de la place, lui meubler sa chambre, faire les démarches judiciaires, avec les frais que cela encoure, pour que mon mari en aille la garde.

Au début cela c'est bien passé, mais depuis la fin de l'année tout part en vrille.

Elle a commencé le collège pour faire médecine, mais en fait on c'est rendu compte qu'elle ne savait pas ce que cela voulait dire. Elle ne comprenait pas qu'on lui demande de trouver un job d'étudiant pour nous aider, entre autre. De plus les notes n'ont pas suivi. Elle nous demandait de l'aide, était très contente quand l'on trouvait des solutions, même si cela la cadrait un peu plus. Mais d'un autre côté explosait, surtout contre moi, à tout moment.

J'ai essayé de m'impliquer... mais à voir j'en faisais trop. J'ai essayer de rester en arrière, tout en restant chez moi, mais ça ne va pas non plus.

Elle m'en veut, me cherche, mais avoue que c'est parce que je suis une femme du même âge que sa mère...

Il faut savoir que c'est la mère qui a fait que les ponts soient couper entre les enfants et le papa, tout en menaçant ses enfants de les envoyer chez leur père si ça n'allait pas.... Maintenant que sa fille est chez nous elle ne veut plus, la mère, avoir de contact avec sa fille.

Maintenant, ici, à la maison : elle rentre le we, elle a arrêté le collège et est fille au paire en Suisse allemande, mais part du samedi au dimanche voir son amie. Elle est la plus part du temps enfermée dans sa chambre. Quand elle est vers nous, elle parle avec son père mais se tait dès que j'arrive. Ne sachant jamais si elle allait daigner venir manger, nous avons décidé, avec son père, que si elle voulait manger avec nous elle devait explicitement le dire, mais même cela ne fonctionne pas.

J'ai déjà plusieurs fois essayé de faire un effort, de laisser faire, mais comme cela se retourne toujours contre moi, je ne suis plus d'accord.

Je suis prête à faire un dernier effort, si je vois qu'elle fait ce qu'elle dit vouloir faire comme effort. Et il me faudra un peu de temps, car elle souffle le chaud et le froid.... et c'est chaque fois des coups de poignard.

Il faut aussi savoir qu'elle est en couple avec une fille. J'ai ouvert ma porte à cette personne, mais leur attitude, toujours dans la provocation, a fait que l'on accepte plus cette personne chez nous. Son père l'a décidé aussi, mais c'est moi qui suis homophobe...

Il y a qq temps elle a reconnu avoir un problème à régler et est d'accord de voir qq'un qui pourrait l'aider. Elle a des adresses où s'adresser.

Moi je suis mal chez moi quand elle est là. Je me sens comme une simple employée d'hôtellerie... Mon mari lui, après être redescendu du nuage de bonheur d'avoir retrouvé sa fille, est tiraillé entre nous et aussi de plus en plus déçu de l'attitude de sa fille. Elle... Je s'en sais pas, je ne peux pas parler pour elle.

Comment devons-nous agir ? Que pouvons-nous faire ? Avez-vous, cela m'étonnerait mais je demande quand même, LA baguette magique ?

D'avance merci !

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Pas facile d'accueillir chez soi une nouvelle personne avec sa personnalité mais aussi ce que cela implique dans le remaniement des liens familiaux et de la vie de tous les jours. Chacun doit trouver sa place dans cette nouvelle vie en distinguant ce qui relève du couple (accords et décisions entre vous et votre mari) et ce qui appartient à la parentalité. 

Vous avez décidé, à deux, d'établir des règles pour gérer la cohabitation, ce qui est en effet indispensable et structurant. Cette jeune fille a des droits et des devoirs....la vie est ainsi faite!

Vous avez le sentiment que de nombreuses attitudes oppositionnelles de votre belle-fille sont dirigées contre vous. Cela engendre le sentiment d'être mal chez vous en sa présence. Vous faites bien d'en parler car votre besoin de confort est légitime et vous êtes en droit d'attendre de cette jeune fille une cohabitation respectueuse de votre espace, de vos valeurs et besoins.

Je vous propose deux pistes de réflexion en vue de tenter une dynamique relationnelle différente:

- Pensez-vous que votre mari pourrait s'affirmer davantage dans ses relations parentales et les exigences que vous souhaitez faire respecter ? Cette proposition ne sous-entend pas que votre mari n'en fait pas assez mais plutôt que vous en faites peut-être trop.... En adoptant un rôle moins engagé, vous vous protégerez en plaçant une distance entre vous et votre belle-fille. Cette distance aurait un double avantage: celui de créer un espace libre entre vous, espace que cette jeune adulte pourrait occuper en se rapprochant de vous à condition d'avoir un comportement adéquat. Si elle n'est pas prête à changer sa manière d'être, alors il importe qu'elle sente que vous n'allez pas continuer à subir ses provocations. Le second avantage serait de vous "économiser" et, du coup, de préserver également votre couple de certaines tensions.

- Notre perception des événements peut être plutôt affective, c'est-à-dire chargée d'émotions ou plutôt rationnelle, c'est-à-dire analytique et pragmatique. Votre message laisse penser que les "coups de poignard" évoqués vous affectent dans vos "tripes". Peut-être vous sentez-vous atteinte personnellement par certains comportements de cette jeune adulte? Là aussi, je vous invite à marquer une distance en vous situant davantage dans le registre rationnel. Une part des attitudes de cette personne est sans doute influencée par son histoire personnelle, éventuellement des liens familiaux compliqués sans oublier l'étape de vie qu'elle traverse (doutes liés à son avenir professionnel, relation fragilisée avec sa mère, insécurité intérieure,..), ce qui signifie qu'une part de ce qui est difficile lui appartient. Pensez-vous arriver à ne pas vous laisser déstabiliser par ses chauds et ses froids mais au contraire garder votre cap en vous disant que ses comportements ne vous visent pas personnellement, mais l'autorité que vous représentez? Une représentation différente de ce qui se passe entre vous pourrait alléger cette situation qui vous pèse.

N'hésitez pas à réagir à cette réponse et à poursuivre la réflexion si vous le désirez.

Telme  

Bonjour Je suis maman de 3 enfants mon fils aine part complètement à la dérive . Il est issu d'un premier mariage et ne s.entend pas du tout avec...

 

Bonjour

Je suis maman de 3 enfants mon fils aine part complètement à la dérive .

Il est issu d'un premier mariage et ne s.entend pas du tout avec le père des 2 autres.

Depuis 15 jours il vie comme il veux,il ne va plus à l'école,fume du cannabis rentre à l'heure qu'il veux et pas chez moi mais chez sa grand mère.

J'ai beau dire à ma mère qu'il doit rentrer chez lui elle ne m'écouter pas puisqu'il ne veux pas et qu'il a juré qu'il préférait vivre dehors que de suivre des règles en tout genre.

Elle lui a donné les clefs de chez elle et il rentre dans la nuit tous les soirs.

Quand je lui dit que cela n'est pas normal elle me répond qu'elle le sait mais qu'elle a tellement peur qu'il s'en aille et qu'on ne le retrouve jamais qu'elle n'a pas le choix.

Je voudrais que mon fils rentre chez moi mais il a une haine contre moi,il faut savoir que j'essaye de me séparer du père de mes filles depuis un ans sans y arriver et j'avais promis à mon fils de le faire sans succès ,il joue sur ça et le fait que je soit trop stricte

Je ne sait plus comment faire le forcer car il est sous ma responsabilité au risque de le perdre un bonne fois pour toute?

Le laisser faire au risque de le voir ce retrouver en prison puisqu'il commet de actes illégaux et qu'il s'est fait attraper et doit passer devant la juge pour mineur au moi de juin.

Il faut savoir aussi qu'il a une éducatrice avec qui il a rompu tout liens...

Je vous remercie de prendre le temps de répondre à une mère complètement désemparée

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour, 

 

L'éducation est faite de manifestations d'affection et de pose de limites. Ce qui est difficile est justement de composer avec ces deux dimensions...

Vous décrivez un système familial qui est devenu assez chaotique puisque vous aimeriez quitter votre mari mais vous n'y arrivez pas, vous aimeriez vous mettre d'accord avec votre mère et ça ne fonctionne pas non plus. Du coup, votre fils se promène au milieu de tout cela et fait ce qu'il veut car il a bien compris que les adultes n'arrivent pas à se mettre d'accord.

 

 

Lorsque vous dites que vous lui avez promis de vous séparer de votre mari, vous vous êtes peut-être engagée sur un terrain qui ne le regarde pas vraiment. En lui parlant de cela, vous le mettez sur un pied d'égalité avec vous, il devient concerné par les décisions des adultes, il n'est plus dans une position d'adolescent...

Lorsque vous avez ensuite les exigences légitimes d'un parent, il n'en veut pas et fait ce qu'il veut.

Pour rétablir une situation plus claire, ce serait nécessaire de vous concerter entre adultes.

Avec votre mère, il serait fondamental d'imaginer ensemble une façon dont vous pourriez gérer vos exigences, sachant que ce qui compte est avant tout la cohérence entre adultes.  En deuxième temps, vous présentez ces décisions à votre fils, il peut avoir une part active et faire une demande, mais les adultes ont le dernier mot. 

Par rapport à votre mari, vous pourriez expliquer à votre fils que vous allez gérer cela à votre façon, comme vous le pourrez et quand vous le déciderez, remerciez-le de son aide (il a certainement voulu vous aider) mais évitez de le mettre dans la dynamique du couple des parents. Les jeunes se sentent plus sécures lorsque les adultes leur montrent qu'ils vont faire face à leurs problèmes, ce n'est pas à eux de donner le ton, il y a une frontière entre les générations.

 

 

Le fait que votre fils doive passer devant le juge n'est pas forcément négatif, cela lui montre qu'il y a un cadre, espérons qu'il en tire parti.

Enfin, comme vous vivez des bouleversements sur plusieurs plans, ce serait sûrement positif de consulter chez un psychologue en famille.

 

N'hésitez pas à réagir à ma réponse, bonne suite !

Telme

Bonjour, J'ai, depuis que j'ai déménagé de chez mes parents, de gros problèmes relationnels. En fait c'est surtout avec ma mère que cela pose...

Bonjour,

J'ai, depuis que j'ai déménagé de chez mes parents, de gros problèmes relationnels. En fait c'est surtout avec ma mère que cela pose problème, elle a commencé par créer des soucis imaginaires avec les parents de mon copain; elle est persuadée qu'il est manipulé par sa mère et que toutes les décisions que l'on prend son dirigées par elle et que je me fait écraser par eux. J'ai beau lui expliquer que ce n'est pas vrai elle ne me crois pas. Puis ça a empirer car elle a commencer à tout me reprocher, que je ne fais rien de bien, je ne sais pas gérer mon argent, je ne suis plus la fille réfléchie, je donne plus d'importance a la famille de mon copain plutôt qu'à eux ( alors que vraiment pas!), elle dit que je ne vais pas assez les voir alors que entre mes journées de travail de 12h et mes nuits j'y vais 2x/semaine, et j'en passe. 

Le vrai problème est que pendant longtemps j'ai tout emmagasiné, je disais rien, et maintenant je ne supporte aucune remarque mais je me tais toujours! Et je suis quelqu'un d'hyper sensible, dès que je parle d'un sujet qui me touche ( en bien ou en mal) je fond en larmes sans pouvoir m'arrêter.

Je ne sais pas quoi faire pour me contrôler et pouvoir discuter et faire entendre à ma mère qu'elle a tord. Il faut que je trouve une solution parce que la des que je suis seule je ressasse sans arrêt tout ça et je pleure encore et encore! Je ai marre et je suis fatiguée....

Quels conseils me donnez-vous?

 

Réponse de TELME:

Bonjour !

Vous vous trouvez dans une phase de transition en tant que jeune adulte qui prend son autonomie, et ce changement normal de cycle de vie suscite souvent un état de crise et d'inévitables réajustements relationnels au sein de la famille.

Votre départ de la maison confronte votre mère à la réalité de votre absence et, par conséquent, à la nécessité pour elle de se resituer en tant que femme et peut-être aussi dans son couple (si vos parents se retrouvent seuls). En psychologie, ce phénomène a un nom: syndrome du nid vide.

Votre message laisse penser que votre mère vit très difficilement cette étape de vie et qu'elle vous le fait en quelque sorte "payer", ce qui risque à la longue de fragiliser le lien entre vous.

L'important est que vous trouviez un moyen de limiter l'impact de l'attitude de votre mère sur vous. Apparemment, votre mère utilise le levier de la culpabilité pour vous atteindre et vous le ressentez sans toutefois oser réagir à ces intrusions. A votre avis, d'où vient cette difficulté à exprimer votre désaccord à votre mère (ou à vos parents)? ressentez-vous le besoin de la protéger? si oui, de quoi? qu'est-ce qui fait que vous supportez ce comportement intrusif et jugeant envers vous et votre conjoint?

Vous vous demandez comment discuter avec votre mère et lui montrer qu'elle a tort. Je pense que la piste du dialogue est effectivement bonne pour vous permettre de ne pas garder ce poids en vous. En revanche, une discussion dans le but de montrer à votre mère qu'elle a tort ne ferait qu'entretenir un rapport de force entre vous dans une logique gagnant-perdant.  

Nous vous suggérons de tenter d'instaurer un dialogue d'adulte à adulte, c'est-à-dire de vous positionner comme personne autonome n'ayant pas à se justifier ni à prouver ses compétences. Vous n'en êtes plus là car ce serait rester dans un rôle d'enfant dépendant. Vous pourriez en revanche dire calmement à votre mère que vous avez beaucoup reçu d'elle (ce serait une manière de reconnaître ce que vos parents vous ont transmis) et que, ayant pris votre autonomie, elle peut désormais vous faire confiance pour gérer votre vie, vos choix, vos décisions vous-même. Vous lui demandez de ne plus interférer dans votre vie et vos relations familiales. C'est à cette condition que vous pourrez garder des relations saines qui vous donnent envie de partager des choses avec elle.

Nous vous laissons réfléchir à ces pistes et réagir à notre réponse si vous le souhaitez.

A une prochaine fois peut-être !

Bonjour, mon enfant ne supporte pas la frustration. Dés qu'il n'a pas ce qu'il veut il pleure. De même lorsqu'il joue, s'il perd il peut faire des...

Bonjour,

mon enfant ne supporte pas la frustration. Dés qu'il n'a pas ce qu'il veut il pleure.

De même lorsqu'il joue, s'il perd il peut faire des crises de pleurs a se taper.

De ce fait beaucoup d'enfants ne veulent pas jouer avec lui alors qu'il adore jouer avec les enfants.

Il est trés sociable et joueur. Il travaille bien a l'école et aime lire.

C'est un enfant assez sérieux qui aime la science et aime défendre les plus faibles. Il est passionné par les animaux et les insectes et ne ferait pas de mal a une mouche.

Il peut d'ailleurs faire des crises terribles si sa soeur écrase une fourmi.

J'ai peur qu'il souffre de ce comportement car les autres se moquent de lui en le traitant de bébé.

Merci

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Votre fils possède de grandes qualités mais il ne supporte pas la frustration. Il semble qu'il soit assez exigeant avec lui-même. Avez-vous une idée de l'origine de cela? 

Est-ce qu'il se compare à sa soeur? Est-il en rivalité avec elle?

Est-ce qu'il croit qu'il doit tout réussir pour vous faire plaisir?

Ce que vous décrivez est le symptôme de quelque chose qu'il vit difficilement, nous n'avons pas d'explication sur l'origine de cela, nous pouvons imaginer des hypothèses:

- La difficulté à supporter la frustration peut être liée à son envie de tout réussir, et de tout obtenir, peut-être pour être meilleur que sa soeur. Si c'est le cas, à chaque fois qu'il est confronté à l'échec, cela lui renvoie une image de lui qui est insupportable. Il faudrait alors le conforter davantage dans ses réussites.

- Il a peut-être l'habitude d'obtenir presque tout ce qu'il vous demande, ce qui le rend intolérant à toute contrariété. Si c'est le cas, le fait de ne pas obtenir ce qu'il veut est angoissant, car il peur que son statut change, peur de perde ses privilèges.

Encore une fois, ce sont des hypothèses.

Dans tous les cas, pour calmer un enfant qui pique une crise, il est toujours bon d'essayer de formuler devant lui les émotions qu'il ressent. Par ex.:

"... c'est vraiment difficile de perdre, je comprends que tu sois en colère..."

" ... je vois que tu es fâché/triste parce que tu n'as pas eu ce que tu voulais..."

Le sentiment d'être compris a un effet relaxant, cela raccourci la durée de la crise.

Bonne suite!

Bonjour,  mon fils qui aura 5 ans en juin est un petit garçon fantastique. Il est très rigolo et nous l'aimons très fort. Mais il peut parfois piquer...

Bonjour, 

mon fils qui aura 5 ans en juin est un petit garçon fantastique. Il est très rigolo et nous l'aimons très fort. Mais il peut parfois piquer des crises et s'opposer à nous avec un entêtement déconcertant. 

Jusque là, nous avons réussi à gérer en répétant inlassablement les règles et en le punissant si nécessaire (3-4 minutes seul dans sa chambre pour qu'il se calme ou pour le punir d'avoir tappé sa soeur, dit des gros mots plusieurs fois en nous regardant droit dans les yeux, joué au foot dans le salon alors qu'il n'a pas le droit etc). 

Lorsqu'il avait 3-4ans, il cherchait parfois la limite des limites: puni dans sa chambre, il tappait de toutes ses forces contre la porte avec une voiture en métal. Le menacer de le priver de son épisode quotidien des Barabapapa ou de le priver de lolette pour la nuit suffisait à le faire arrêter. 1 fois il a continué, m'a frappé quand je suis entrée dans sa chambre pour le gronder, m'a dit des gros mots etc, et finalement à bout et sans autre solution sur le moment, je lui ai mis une claque. Il m'a regardée, et m'a demandé "y a quoi après la claque?"...

J'en ai conclu que la claque n'était pas une solution et qu'il chercherait les limites jusqu'au bout...

Il a maintenant 4ans et demi et nous avions la situation en main. Il n'a plus de lolette donc ce n'est plus une possibilité de punition, mais nous pouvions gérer avec les barbapapa, pas de piscine avec papa samedi si tu continues à désobéir etc. 

Mais depuis quelques semaines (pas de gros changement familial etc qui pourrait l'expliquer) aucune punition ne suffit. Il me pousse à bout, et je me retrouve sans autre solution que de lui mettre une claque pour qu'il arrête l'escalade de désobéissance. J'ai essayé de sortir de la pièce pour me calmer et le laisser seul face à ses bêtises, mais il a eu l'impression d'avoir gagné. Et après, c'était pire. Je déteste mettre des claques à mon fils et je me déteste pour ça, mais je ne sais pas comment faire pour "gagner" la bataille quand il désobéit et me provoque. J'ai essayé de discuter, de comprendre, d'être ferme et juste, de donner des punitions qui le touchent (pas de piscine avec papa), mais quand il a décidé de me pousser à bout, rien n'y fait. je lui donne 1 petite claque par semaine maximum mais je n'aime pas me dire que c'est ma solution pour imposer mon autorité. 

Sa soeur (6ans et demi) est un ange qui ne désobéit quasiement jamais. Elle a beaucoup de caractère et organise toujours des jeux pour elle est son frère. Elle dirige tout le temps et son frère la suit docilement (et avec plaisir, il est cmplétement fou de sa soeur, il est tout malheureux quand elle est à l'école et qu'elle n'est pas là pour jouer avec lui).

A la maison mon fils est une forte tête, il est très bavard et très rigolo. Il a beaucoup de caractère mais adore que sa soeur organise et dirige tous leurs jeux.

A la garderie et en société (il commencera l'école en aout 2014), mon fils se transforme en un petit être timide qui trouve le cancre de la classe (ou l'enfant qui fait le plus de bêtise parmi tous les enfants présents), se colle à lui, le suit comme son ombre et fait tout comme lui. Méconnaissable. Ce n'est pas nouveau, il a toujours été comme ça en société, il s'efface et fait tout comme un des autres enfants.

J'ai lu que les claques avaient pour grave conséquence de donner à l'enfant une mauvaise estime de lui. J'ai la triste impression que c'est ce qui arrive à mon fils. Il a l'impression d'etre un méchant gamin qui se fait toujours punir. Nous faisons très attention de ne pas dire trop de bien de sa soeur si gentille, de ne pas lui donner l'impression qu'elle est gentille et lui méchant. Nous la gardons avec nous plus tard le soir pour faire des jeux "de grande" avec elle, mais son frère ne le sait pas, il dort déjà. Mais j'avoue avoir fait longtemps l'erreur de dire à mon fils "mais pourquoi tu es si méchant avec ta soeur, pourquoi tu la tappes, elle est toujours si gentille avec toi". Je ne le dis plus, j'essaie de dire qu'il n'est pas sage et qu'il désobéit au lieu de dire qu'il est "méchant". Mais j'ai peur que son manque de confiance en lui vienne du fait que nous devons souvent le punir, alors que sa soeur n'est quasiment jamais punie.

Comment puis-je stopper/calmer ces coups de colère qui finissent en escalade de désobéissance de façon intelligente?

Comment puis-je redonner confiance en lui à mon fils et faire en sorte qu'il ait une meilleure estime de lui?

Un grand merci d'avance pour votre réponse, et pour votre aide. 

 

Réponse de TELME:

Bonjour, 

Nous voyons que vous essayez de faire au mieux pour faire face à cette situation avec votre enfant mais que vous vous posez de nombreuses questions sur votre style éducatif et sur les potentielles conséquences qu'il peut avoir. Nous entendons aussi votre recherche de conseils pour améliorer votre relation avec votre fils et éviter l'escalade de la violence. Nous saluons votre capacité à vous remettre en question et à demander de l'aide. 

Nous vous sentons désemparée de voir que les nombreuses solutions que vous avez essayé ont, selon vous, toutes échouées. Vous vous sentez face à un mur, comme si quoi que vous fassiez, rien ne marche et vous ne pouvez pas vous faire entendre. Cela doit être très inconfortable et déstabilisant. L'impression d'être sans ressource peut contraindre un parent à céder à l'alternative de la violence. Vous le dites d'ailleurs vous-même: "sans autre solution sur le moment, je lui ai mis une claque". Vous avez raison de vouloir mettre des limites à votre enfant mais le fait de s'imposer par la force est généralement considéré comme un échec de la communication au sein de la relation parent-enfant. 

L'attitude de votre enfant dépend en partie de son tempérament. Chaque enfant a son propre tempérament, se console plus ou moins vite, demande peu ou beaucoup d'attention, a ses propres réactions face aux frustrations. Il est ainsi conseillé aux parents de ne pas développer des attentes similaires pour chacun de leur enfant mais de s'adapter de préférence au type personnel de tempérament. Des attentes trop élevées ou inajustées peuvent peser sur l'enfant et entraîner un sentiment de déception chez le parent qui n'est pas souhaitable.

Il y a aussi de nombreux autres facteurs qui entrent en jeu, comme ceux des périodes de développement. Le développement de l'enfant ne s'effectue pas de façon linéaire, il est sujet à des variations et l'enfant passe par différentes phases, dont celle de l'opposition par exemple. Le besoin de se confronter et de tester les limites n'est pas à interpréter comme étant une volonté de vous énerver mais comme un passage obligé pour qu'il se développe. En tant que parents, le fait de connaître les différents stades du développement de l'enfant pourrait vous aider, dans les moments difficiles, à mieux comprendre le comportement de votre fils, à moins douter de vous et à ne pas prendre personnellement ses crises d'oppositions. 

Contrairement à un adulte, il est normal que son attitude varie très souvent et très intensément en fonction des sentiments qui le traversent. Tiraillé et angoissé par ces changements qu'il peut difficilement maitriser seul, il a besoin de la présence d'un adulte pour le contenir. Si le comportement de l'enfant est lui très variable, la réponse du parent, elle, devrait rester constante. Il est souvent difficile de réprimer ses propres sentiments de colère et d'irritation mais garder une constance va permettre de le rassurer. C'est en se sentant ainsi encadré qu'il comprendra dans quelles limites il peut évoluer. 

Nous ne pouvons malheureusement pas tout aborder dans cette réponse écrite mais nous vous proposons quelques pistes de réflexions supplémentaires sur lesquelles vous pourrez revenir lors de nos prochains échanges: 

Nous nous interrogeons sur la dynamique familiale dans laquelle vous évoluez. Comment s'organise la coparentalité dans votre couple? Quelle place occupe le père dans l'éducation de votre enfant? Avez-vous l'impression que vous êtes seule garante de l'autorité? Quelle place laissez-vous au versant affectif dans l'éducation de votre enfant?

Autre piste de réflexion: en imaginant qu'il est méchant et qu'il s'oppose à vous volontairement pour "vous pousser à bout", vous influencez peut-être son comportement. Peut-être a-il adopté cette attitude en réponse à cette vision négative que vous projetez sur lui, en opposition à celle, angélique, que vous projetez sur sa sœur.

N'hésitez pas à nous dire ce que vous évoque notre réponse.

Bien à vous.

Bonjour, Voilà j'ai une petite fille âgé de 11 mois... Elle a un caractère déjà bien fort pour son age, elle zappe facilement les gens, on a essayé...

 

Bonjour,

Voilà j'ai une petite fille âgé de 11 mois... Elle a un caractère déjà bien fort pour son age, elle zappe facilement les gens, on a essayé de lui dire non, de lui expliquer, de la punir et même de lui donner une petite tap sur la main ou sur les fesses ( conseil du pédiatre pour moi c'est un peu incohérent car je lui dis de pas tapper et moi je le fais) donc je ne sais plus quoi faire. Elle fais également des crises quand je vais la chercher au couloir pour la remettree au salon (tappe des pieds, gigotte dans tous les sens et crie). Pouvez vous me donner des idées car oui elle est petite mais j'ai peur de perdre mon autorité et que son comportement empire.

Merci beaucoup

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour !

L'arrivée d'un enfant n'est pas que joies et légereté, elle confronte les parents à leurs limites, leurs fragilités et les oblige à aborder certaines questions qui semblaient évidentes avant, mais qui le sont moins à trois...

Il faut de la patience pour s'ajuster les uns aux autres ! Ce que vous décrivez est fréquent, mais vous avez raison d'y réfléchir pour ne pas perdre confiance en vos compétences à être de "bons" parents.

 

Il est normal de se sentir déstabilisés par certains comportements de son enfant car ce dernier change vite, acquière de nouvelles capacités et a parfois "une longueur d'avance" sur les adultes qui se sentent alors démunis. Même si elle est encore petite et qu'elle ne parle pas, votre fille est capable de comprendre certains liens entre son comportement et les réactions des adultes qui l'entourent...

Avez-vous discuté avec son père : comment voit-il cette situation ? vous rejoignez-vous sur la manière de vous comporter avec votre enfant ? peut-il prendre le relais lorsque vous êtes à bout ?

 

Voilà quelques pistes de réflexion:

- Autour d'un an, l'enfant prend conscience qu'il peut refuser ce que l'adulte impose et avoir sa propre existence. Ce qui compte pour l'enfant à cet âge est d'avoir un impact sur les événements et de susciter des réactions en imposant sa volonté. Cela lui ouvre de nouveaux champs d'apprentissage et lui permet de se différencier de vous. Mais la quête d'autonomie tant désirée va de paire avec l'apprentissage de la frustration. Il est important d'observer comment votre enfant s'affirme et quels sont ses rythmes ( y a-t-il un moment dans la journée où les crises éclatent plus facilement, par exemple à cause de la fatigue ?).

Au lieu de vous déstabiliser, les réactions oppositionnelles de votre enfant peuvent vous rendre créatifs: quelles astuces allez-vous utiliser pour parvenir à vos fins? L'important est que votre fille n'ait pas l'impression de prendre le dessus sur vous, mais sente au contraire que vous gardez votre rôle contenant, c'est-à-dire votre capacité de recul, d'anticipation, d'humour, de calme....cela la rassurera. 

Pratiquement, les sanctions physiques sont à éviter. Au lieu de tapes sur les mains, vous pouvez entourer votre enfant de vos bras ou prendre ses mains dans les vôtres sans les serrer mais en lui faisant sentir qu'elle ne peut pas faire ce qu'elle veut...le temps que passe la crise. Vous pouvez aussi distinguer les situations qui nécessitent votre intervention et celles qui peuvent attendre: revoyez votre idéal à la baisse si cela vous permet de gagner en confort!

Sachez aussi que l'opposition de votre fille n'est pas dirigée contre vous personnellement et n'a rien à voir avec l'affection qui vous lie, mais qu'elle vise ce que vous représentez, c'est-à-dire les limites!
Les crises de votre enfant ne doivent pas vous effrayer, ni vous culpabiliser. Vous pouvez parfois réagir avec fermeté, ou isoler un moment votre fille et la laisser pleurer....cela aussi est un apprentissage pour elle. Comprendre les règles ne se fera pas en une fois, cela passe par un processus qui requiert patience et tact.

Bonne suite !                                         

Telme

Bonjour, Mon fils me demande de plus en plus de liberté ;-) Il mesure 185 cms, mais il aura seulement 16 ans en avril! Donc, il veut aller souper...

 

Bonjour,

Mon fils me demande de plus en plus de liberté ;-) Il mesure 185 cms, mais il aura seulement 16 ans en avril! Donc, il veut aller souper chez une copine à Lausanne (copine qui est au gymnase avec lui et dont je connais juste le prénom) et rentrer tout seul en LEB dans le Nord Vaudois (alors que je lui propose d'aller le chercher). Selon lui, il n'est plus un bébé et je ne lui fais pas assez confiance. Selon moi, je n'ai pas confiance dans les autres et selon la loi, il ne peut pas être dehors tout seul après 22 heures. J'essaie d'argumenter depuis quelques semaines, mais il me paraît de plus en plus remonté contre moi (mon mari étant plus permissif). Quel conseil pouvez-vous me donner? Merci beaucoup

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour, 

 

Pas toujours simple de s'ajuster à un ado qui revendique son autonomie....jusqu'où faire confiance ? Cette question habite de nombreux parents.

Vous en parlez en couple, avec votre fils et cherchez des pistes, ce qui est un signe positif d'ouverture au dialogue.

 

L'adolescence bouscule les ados, mais aussi leur entourage et c'est une étape de vie où l'on peut avoir l'impression de "marcher sur des oeufs" tant la perte de repères est grande. Le sentiment que les choses peuvent basculer est inconfortable et source d'inquiétudes en particulier pour les parents, alors que faire ?

 

- Lâcher du lest ne signifie pas pour autant renoncer ou perdre son autorité: dans quelle mesure pouvez-vous dépasser vos craintes pour éventuellement accorder à votre fils ce qu'il demande tout en posant un cadre à cette sortie? Les risques potentiels sont-ils acceptables ou non, avec quels filets de sécurité sachant que le risque zéro n'existe pas? Quels sont les points négociables et ceux qui ne le sont pas ? Pour ne pas rester dans un rapport de force entre vous, pensez-vous pouvoir accorder à votre fils une marge de choix dans le non-choix, c'est à dire poser clairement ce qui est prioritaire pour vous tout en lui laissant quelques alternatives de choix personnel dans ces priorités? Par exemple, allez-vous exiger le nom de la personne chez qui il va, un contact avec l'un des parents, une heure de retour précise? Anticiper vous permettra de conserver une zone de confort.

Dans la négociation, comment votre fils peut-il vous rassurer? Des ajustements s'imposent dans les interactions entre parents et ados, tout en clarifiant la part des droits ET des devoirs inhérents à la réalité de chacun-e. 

Vous mentionnez la loi qui est certes une référence, mais vous êtes vous, parents, les plus aptes à évaluer les compétences de votre fils. Formellement, il me semble que l'heure indiquée concerne les jeunes en "stabulation libre", et non pas ceux qui sont en transit d'un lieu à un autre.

 

- Afin que cette situation ne repose pas entièrement sur vos épaules, que pouvez-vous attendre de votre mari en terme d'implication (en tout cas sur le plan de la réflexion et de la discussion avec votre fils) pour assurer une cohérence parentale et des consignes communes qui rassureront votre fils? Même si vos valeurs éducatives et celles de votre mari diffèrent, il importe que vous adoptiez un langage commun face à lui...cela se fera après avoir pris le temps d'en parler entre vous.

Nous poursuivons volontiers la réflexion avec vous si vous le souhaitez.

Telme

En fait mes parents sont sépare depuis 2 ans. J ai deux petits frères. Une ou deux fois je suis allées en ville après les cours avec des copines...

 

En fait mes parents sont sépare depuis 2 ans. J ai deux petits frères.

Une ou deux fois je suis allées en ville après les cours avec des copines sans prévenir ma mère.

Elle a du s absenter une semaine et j ai invite des copines a la maison elle l a appris a son retour et elle était très fâchée. Elle n accepte pas que j écrive des messages avec un langage de jeune et que jeddélire un peu avec mes copains.

J ai une personne qui m aide mais elle n arrive pas a discuter avec ma mère qui garde ses positions

 

 

Réponse de TELME

Bonjour,

Tu sembles avoir une relation plutôt tendue avec ta mère et tu n'es pas d'accord avec ses décisions. 

 

Tu ne nous poses pas vraiment de questions, ce qui limite un peu l'aide que nous pouvons t'apporter. Qu'attends-tu de nous? 

Est-ce que tes frères prennent trop de place à la maison? Essaies-tu de revendiquer plus d'espace? Que donnes-tu comme explication sur la relation que tu entretiens avec ta mère?  Pourrais-tu nous en dire davantage?

 

En attendant d'avoir peut-être plus de précisions, nous te proposons de parler calmement avec ta maman de ton désaccord et de lui exprimer ce dont tu as besoin. Tu pourras aussi écouter attentivement ce qu'elle te dit et comprendre peut-être pourquoi elle te pose ces limites. Comme nous te l'avons déjà dit, c'est en réajustant ensemble les besoins de chacun que vous pourrez arriver à une entente. 

N'hésite pas à nous récrire,

Telme

 

 

Bonjour Ca se passe mal avec mes parents depuis longtemps .. J'ai 20 ans oui, mais je me sens mal chaque fois "chez moi".. Ils mettent la faute...

 

Bonjour

Ca se passe mal avec mes parents depuis longtemps ..

J'ai 20 ans oui, mais je me sens mal chaque fois "chez moi"..

Ils mettent la faute sur moi alors que je demande simplement de l'aide, il reviennent au passe qui n'a pas lieu d'être .. E dois me débrouiller seule je suis en apprentissage d'accord mais les relation et communication sont trop dures . C'est jamais possible et je ne sais pas vers qui me tourner pour améliorer tout ca .. Ils me montent la tete parce que avec la famille autour ils ont couper les liens et ma maman me dit souvent des choses horribles comme : tu nous a apporté que des problèmes ( factures médecin etc je suppose ) et j'aurais mieux fait de tavorrter.. Etc !

Que faire ? Aidez-moi.. J'ai limpression de ne jamais avoir recu les choses pour me permettre de grandir eet il me reprochent de ne pas le faire .. Pourtant dans une famille cest des 2 coter que les effort doivent se faire !

Merci de l'attention !

A bientot

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour, 

Vous avez raison de réfléchir à cette situation qui vous pèse car même si vous allez prendre votre autonomie, les liens familiaux restent et ils peuvent sûrement être améliorés...

Certaines informations nous manquent pour nous représenter la situation, notamment sur le rôle adopté par chacun de vos parents: ont-ils tous les deux  la même attitude à votre égard ou trouvez-vous plus d'ouverture auprès de l'un des deux ? Avez-vous des frères et soeurs et, si oui, comment cela se passe-t-il entre eux et vos parents? Y a-t-il eu un ou des évènements marquants qui peuvent aider à comprendre ces difficultés de communication? Y a-t-il tout de même des notes positives entre vous ?

Deux aspects méritent à notre avis d'être pris au sérieux:

 

- Ce que vous vivez peut affecter votre estime de vous-même et cela risque à la longue de vous fragiliser au-delà de la relation à vos parents. Nous pensons notamment à votre capacité à croire en vos qualités, à entretenir des relations sereines avec les autres, à faire des projets d'avenir,...

L'impact psychologique de certains propos n'est pas à sous-estimer et vous avez raison de ne pas laisser passer cela sans réagir!

 

- Si la communication s'avère rapidement conflictuelle en famille, il vaut la peine selon nous de réfléchir à la possibilité d'une démarche de suivi thérapeutique familial qui permettrait à chacun-e de s'exprimer et d'être entendu et reconnu dans ce qui est difficile. Peut-être pensez-vous qu'une telle proposition serait refusée par vos parents ? Nous vous encourageons néanmoins à leur en parler (pourquoi pas avec l'aide d'une tierce personne de confiance) si vous pensez que cela pourrait être aidant de part et d'autre dans la restauration d'un lien plus serein entre vous.

Nous vous souhaitons de parvenir à avancer malgré les difficultés et restons à votre écoute si vous souhaitez poursuivre cet échange.

Telme

 

 

bonjour voila depuis 4ans je suis divorcée y a eu un tres gros conflit avec mon ex les enfants refusent d aller chez lui ils ont ete entendu en...

bonjour voila depuis 4ans je suis divorcée y a eu un tres gros conflit avec mon ex les enfants refusent d aller chez lui ils ont ete entendu en octobre par une juge qui a acceder a leur souhait mais voila depuis ma fille de 14ans n accepete pas les regles a la maison je lui dit tu rentres a telles heures elle ne respect pas d autr e part elle a un copain qui lui a deja fais bcp de mal elle a deja voulu se sucider car il l avais kite une journée et elle mens depuis k elle sort avec onn existe plus quand je la punie en lui explikant pk elle dit je comprend rien elle m a dit que je ll aimais pas k elle en avais marre qu elle voulai partir chez son pere alors qu elle a souhaite n epus le voir je ne sai splus que faire

 

Réponse de TELME:Bonjour,

Nous comprenons que vous vivez une situation compliquée avec votre fille de 14 ans et que vous êtes un peu perdue. Vous ne nous posez pas de questions, c'est donc difficile de vous apporter une réponse précise. 

A vous lire, il semble qu'en n'acceptant pas vos règles, en remettant en question vos punitions et en vous mentant, votre fille cherche à tester vos limites. Elle essaie visiblement de voir s'il existe des moyens de contourner ces limites par exemple en vous faisant une sorte de chantage affectif "si tu me punis c'est que tu ne m'aimes pas", "si tu me punis, je m'en irais chez mon père" etc... Il est important que vous ne cédiez pas, car en ayant la garde exclusive de votre fille, c'est vous qui êtes chargée de lui montrer le cadre dans lequel vous l'autorisez à évoluer (en tout cas tant qu'elle n'aura pas pris son indépendance). 

A l'adolescence les jeunes remettent en question l'autorité des adultes et ont des demandes parfois incohérentes (ils veulent tout et son contraire). Par conséquent, ils ont particulièrement  besoin de se sentir rassurés et contenus dans un environnement prévisible et cohérent. Cette contenance, vous l'apportez par les repères éducatifs que vous donnez à vos enfants (heures de sortie, exigeances...), mais vous l'assurez aussi à travers votre manière d'être avec eux, vos valeurs et vos représentations de la vie en général. Vous êtes une référence pour vos enfants, à partir de laquelle ils vont se construire. 

Ne sachant rien des raisons qui ont mené au conflit entre votre ex-mari et vos enfants, nous n'allons pas porter de jugement de valeur sur la répartition des responsabilités dans cette situation, mais nous postulons que vos enfants ont besoin de l'apport maternel et paternel pour se construire. De quelle manière parvenez-vous à faire exister le père de vos enfants malgré la décision du tribunal? Dans cette situation il s'agit de sortir d'une vision d'arbitrage (qui a raison, qui a tort) pour travailler sur les liens. Sentez-vous que les règles que vous posez à vos enfants s'enracinent dans un lien de confiance entre vous et eux? Nous nous demandons dans quelle mesure il y a des phases d'apaisement entre les conflits qui permettent de nourrir un lien positif entre vous ?  

N'hésitez pas à réagir à ces pistes de réflexions.

Telme

Ma fille ne respecte plus du tout les règles que nous avons mis en place d un commun accord. elle est mineure et se croit tout permis. par exemple...

 

Ma fille ne respecte plus du tout les règles que nous avons mis en place d un commun accord. elle est mineure et se croit tout permis. par exemple hier, elle termine son stage a 16.30 va chez son copain et elle rentre à la maison a 1.00 du matin malgré que je Lui dise qu'elle Doit rentrer a. 22.30 ou au plus tard 23.00. Quand elle arrive je lui fait part de mon mécontentement et ca lui est completment egale! On se prend la tête et elle me dis de dégager de sa chambre, je ne me laisse pas faire je lui dit que je dégage si je veux etc etc.

Ce matin a 11.00 elle se lève s'habille et s'en va alors que je lui ai dit non, elle est quand même partie! De rage je lui ai coupé le natel, je ne sais plus comment faire ? Du coup je pense que je ne suis pas prete de la revoir de si tôt !

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour!

 

Toujours plus de mises au point n'amène pas toujours plus d'obéissance, lorsqu'un système s'emballe, il vaudrait mieux stopper tout et repartir dans une nouvelle direction.

Votre description fait penser que votre fille et vous, vous montez d'un cran à chaque conflit, en miroir l'une de l'autre. Nous comprenons bien que vous vouliez vous faire entendre et que les règles soient respectées, mais il y a certainement quelque chose à comprendre derrière les comportements et qui pourrait donner des pistes. Vous décrivez les symptômes d'une mauvaise communication mais vous ne dites rien sur ce qui a pu provoquer le fait que votre fille ne vous écoute plus...

Est-ce qu'il y a eu un événement qui a provoqué une rupture entre vous?

Qu'est-ce que vit votre fille affectivement avec vous, avec son père?

Comment se sent-elle reconnue et pourquoi fuit-elle sa famille?

 

 

Malgré l'envie que les jeunes ont de faire leur programme, tout en manifestant leur désaccord, ils continuent à respecter un minimum de règles, sauf en cas de rupture et c'est ce qu'il vous est arrivé semble-t-il. Nous vous proposons de nous donner vos hypothèses de compréhension de ce qu'il se passe.

Vos interprétations des causes du problème sont nécessaires, comme une description des événements difficiles qui se sont produits; sans cela il ne nous est pas possible de sortir des généralités.

Vous pouvez poursuivre cet échange sur ce site, vous pouvez aussi prévoir une rencontre avec un psychologue qui vous aide, en famille, à aborder les choses sur un autre plan que celui des reproches réciproques. C'est tout à fait possible.

 

Telme

Bonjour, Mon fils à 16 ans 1/2 et nous fait vivre un calvaire. Il est en 1e bac pro, enfin si on peut dire puisqu'il y va quand il veut c'est à dire...

Bonjour,

Mon fils à 16 ans 1/2 et nous fait vivre un calvaire. Il est en 1e bac pro, enfin si on peut dire puisqu'il y va quand il veut c'est à dire 1 à 2 journées par semaine. Il sort quand il l'a décidé, ce qui veut dire qu'il vit quasiment dehors, fume du cannabis avec tous ses ami(e)s et boit de l'alcool en soirée.Il ne fait aucuns devoirs et ne fait rien non plus à la maison. Il s'endort au petit matin et est très désagréable avec nous quand on essaye de le remettre à sa place.

J'ai tout essayer : L'empêcher de sortir, le priver de sa console, son téléphone, plus d'argent de poche. J'ai essayé aussi les discutions. On est aller voir des psychologues.J'ai essayé de le comprendre et lui est proposé des solutions. Rien, il se fiche de tout en nous disant : bah, je peux aller vivre chez des copains, ils voudront bien...

Son père ne vit pas avec nous et ne le voit presque plus puisqu'il ne veut plus y aller.

Lorsque j'appelle son père pour qu'il me vienne en aide, il appelle son fils, l'engueule au téléphone et le brutalise quand il le voit. Zéro comme soutien...

Je ne sais plus quoi faire. J'ai vraiment besoin d'aide.

Je ne souhaite pas de critique quand à ma façon d'être avec mon fils car je suis une bonne mère.

J'ai vraiment besoin d'aide et de soutien car mon couple est en danger à cause de lui et mon dernier fils de 9 ans en subit les dégâts.

Je vous remercie par avance si vous avez une idée ou solution a m'apporter.

Cordialement

 

Réponse de TELME:

Vous vous sentez dépassée en tant que mère d'un adolescent de 16 ans qui semble ne plus respecter aucune limite ni aucun cadre. Nous sommes là pour vous venir en aide et aucunement pour juger de vos compétences parentales.

Vous nous dites avoir tenté de multiples choses pour faire face à ce problème. Nous ne sommes pas plus compétents qu'un autre intervenant que vous avez pu rencontrer et nous n'avons malheureusement pas de solution "miracle" . Nous pouvons cependant essayer de cheminer avec vous pour comprendre ce qui pousse votre fils à agir de la sorte. Pour cela, il nous serait nécessaire de connaître le contexte de vie dans lequel évolue votre fils:

- La séparation avec son père: dans quelles circonstances? quel âge avait-il? quelle est votre relation et la communication avec son père?

-Votre relation avec votre fils? 

-Votre fils et son entourage proche: amis? hobby? intérêts?

- Dans quelle structure familiale vit-il actuellement? Etes vous mariés? d'autres enfants? Votre fils est-il accepté dans cette nouvelle famille? 

On peut faire l'hypothèse que votre fils ne se sent pas intégré, voire accepté dans cette famille recomposée. On sait que l'adolescence constitue une crise identitaire et une crise d'appartenance à son milieu d'origine, sa famille. Dans le contexte de votre nouvelle famille il ne se sent peut être pas appartenir à celle-ci et fait tout pour s'en distancer et fuir.

Ces différents éléments permettront de construire une idée de ce qu'il vit et permettront de dégager d'éventuelles causes à son comportement. En attendant garder une attitude cohérente et constante vis à vis de votre fils car il a besoin d'avoir en face de lui des parents qu'ils sent présents et solides.

 

Bonjour, Je suis une jeune maman de 29 ans et mère d'un petit garçon de 7 mois.Mon fils est né, il était comme je le rêvais... câlin, a vite fait...

 

Bonjour,

Je suis une jeune maman de 29 ans et mère d'un petit garçon de 7 mois.
Mon fils est né, il était comme je le rêvais... câlin, a vite fait ses nuits, souriant et vraiment facile à vivre ! Bref, j'ai bien profité de mon congé maternité cet été, je l'emmenais partout, j'ai revu plein d'amies, cette pause avec mon fils m'a fait le plus grand bien.

Et puis, j'ai recommencé le travail, je me réjouissais car j'aime mon poste et le fait d'avoir une vie professionnelle avec un salaire à moi. Je n'ai de toute manière pas le choix financièrement, il faut que je travaille. Je suis à 80%, horaires fixes, du lundi au jeudi. Mon fils est gardé par une maman de jour. Mes beaux-parents habitent loin et mes parents travaillent à 100%.

Aujourd'hui le quotidien m'a dépassée. Mon fils ne fait plus ses nuits, plusieurs réveils nocturnes depuis 1 mois maintenant... je suis épuisée. J'ai parfois de longues séances au travail (j'ai un poste à responsabilités) et je dois tenir malgré le déficit de sommeil.

Et puis il faut se lever tôt pour préparer le petit et l'emmener, c'est une course contre la montre pour être à l'heure partout. Se dépêcher aussi après le travail pour aller le chercher. Tout ça dans un état de fatigue permanent. Le papa est commercial et ne peux pas souvent se charger de ces trajets.

Parfois, quand je me lève la nuit au bout de la 3e ou 4e fois, je pars dans des cris... l'envie de me taper la tête contre les murs bien que je sais que mon petit bout de chou n'y peut rien... je culpabilise car je ne suis même pas capable de l'aider à faire ses nuits... je crois que je fais quelque chose de faux car il dormait bien pourtant...

Je suis vidée... je pleure pour rien, j'ai les émotions à fleur de peau, dès que j'ai un moment de libre, je ne pense qu'à une chose : dormir, dormir, dormir. J'étais une femme avec bcp de passions, mais je n'ai plus le temps, ni l'énergie ni la motivation de prendre un livre, faire du sport, bricoler comme j'aimais tant.

J'aime mon fils plus que tout au monde mais je ne pensais pas que ce serait si difficile de tout gérer. J'ai exprimé cette difficulté à mes parents. Mon père dit que je suis une "petite nature" il ne prend pas au sérieux. Ma mère me dit qu'il fallait réfléchir avant de faire un enfant et prend l'expression de mes sentiments pour un regret d'avoir fait un enfant. Je ne regrette pas du tout, mais je voudrais trouver un meilleur rythme de vie, je suis désarmée, j'ai plus envie de rien. Mon conjoint, lui, est aussi très fatigué et ne sait pas comment m'aider. Les tâches quotidiennes prennent du retard, s'accumulent.

Pensez-vous que je dois consulter ? A qui m'adresser ? médecin généraliste? mon psychologue ou qui? Je ne sais pas si dois considérer cela comme de la fatigue passagère comme chaque être humain bien sollicité peut éprouver ou si je dois prendre ça plus au sérieux, genre dépression ? Ce mot me fait peur... moi qui était si forte, avec un moral d'acier.. je sombre et je ne l'accepte pas, ça ne peut pas m'arriver à moi qui suis d'habitude si forte, si pleine d'énergie.

Merci de votre aide... L'entourage nous juge et nous enfonce parfois bien plus qu'il nous aide malheureusement. J'ai l'impression que personne ne prend au sérieux ma fatigue. Mes collègues me disent "allez ça va passer ! faut lui donner un somnifère à ce petit" !! ou alors "nous aussi on est fatigués" pour ceux qui bossent à 100% et qui ont plein de job... donc effectivement , je me dis que peut-être je suis une petite nature que je devrais pouvoir faire face à ces aléas de la vie professionnelle, familiale, domestique... mais je suis exténuée.

 

Réponse de TELME:

La naissance d'un enfant est une transition certes magnifique mais également un défi de taille parfois difficile à relever et demandant un réajustement constant. Vous travaillez à 80% tout en ayant un enfant de 7 mois à la maison, votre mari et vos parents sont occupés; votre fatigue est légitime et nous la comprenons.

 

Depuis 1 mois maintenant, votre fils ne fait plus ses nuits, vous dormez donc moins et vous semblez être dans un état de tension permanent. Nous vous invitons à réfléchir sur ce que votre fils perçoit de votre stress, de votre ressenti intérieur. A 7 mois, votre garçon n'est pas apte à comprendre intellectuellement son entourage ou à mettre des mots sur son vécu ou le vôtre. Il ressent cependant vos émotions, vos affects, votre tension et cela a un impact sur son état.

 

Nous percevons dans votre message un grand désir de bien faire. Votre fils voit ce que vous faites, mais aussi ce que vous êtes, c'est pourquoi nous vous invitons à penser à votre bien-être à vous et à réfléchir sur le fait d'être bien plutôt que de faire bien. Votre désir de faire bien prend peut-être le pas sur le fait d'être bien et cela rejaillit sur votre état physique et la relation avec votre fils. Essayez de prendre du temps pour vous retrouver vous-même et en couple, de vous reconnecter à vous-même sans culpabiliser.
Si vous êtes bien, votre fils en bénéficiera.

Vous vous sentez non reconnue dans votre épuisement car les remarques de votre entourage semblent jugeantes. Est-ce le cas ou est-ce la représentation que vous vous en faites?  Votre représentation de vous-même et de vos capacités de mère semblent affectées par ce que vous ressentez comme des critiques et nous vous proposons de questionner ces réflexions parfois dérangeantes. Les réflexions de vos collègues étaient-elles volontairement désagréables? Est-ce qu'être fatiguée veut forcément dire être une petite nature?

Vous culpabilisez de ne pas réussir à faire dormir votre fils ou de n'être simplement pas une mère "parfaite". Il n'existe pas de mère parfaite et tout parent en a un jour "ras le bol" indépendamment de l'attachement affectif envers son enfant. Cette fatigue ne fait pas de vous une mauvaise mère, mais tire la sonnette d'alarme pour montrer que quelque chose ne va pas.

Pour terminer, nous vous proposons d'impliquer plus votre conjoint et vos proches dans votre quotidien afin qu'ils puissent prendre le relais avant que vous ne soyez au bout du rouleau. Qui de votre entourage pourrait prendre votre fils une nuit de temps en temps et vous permettre de dormir? Comment votre couple a-t-il défini la répartition des responsabilités familiales? Parvenez-vous à consacrer du temps à votre couple?

N'hésitez pas à réagir à notre réponse et à poursuivre l'échange. Bon week-end !

Telme

 

 

Bonjour, Ma fille de 15 ans 1/2 a l'air de se sentir obligée de faire toutes les bêtises les unes après les autres. Elle s'est saoulée deux fois,...

 

Bonjour,

Ma fille de 15 ans 1/2 a l'air de se sentir obligée de faire toutes les bêtises les unes après les autres.

Elle s'est saoulée deux fois, la deuxième foi elle a été sauvée par la mère d'une copine, qui a réussi à la mettre sur le côté pour qu'elle vomisse puis à la traîner sous la douche...

Elle a volé dans un magasin et s'est fait prendre, l'affaire est en cours...

Elle s'est mise à fumer...

C'est une fille assez fonceuse, qui sait ce qu'elle se veut. Mais elle est très dépendante des autres (ses copines, son petit copain) et ... de son portable.

Elle ment avec véhémence pour se couvrir.

Je me demande si ces incartades nécessitent d'aller consulter une psychologue, ou s'il faut continuer comme ça, à lui faire confiance malgré tout. Je crains qu'elle fasse une bêtise plus grande, du style prendre de la drogue ou se retrouver enceinte (bien qu'elle soit tout à fait au courant des manières de se protéger - elle a déjà été au planning familial).

Elle n'est pas à la dérive. Elle va commencer le gymnase à la rentrée même si elle n'a pas bien réussi sa 9e année (elle a eu juste les points nécessaires).

Merci de votre aide.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Vous êtes inquiète au sujet du comportement de votre fille adolescente : abus d'alcool, vol, fumée...Nous comprenons vos craintes et vous avez probablement raison de tirer la sonnette d'alarme.

Certains adolescents essayent, à un moment ou à un autre, de tester et repousser les limites que ce soit en buvant plus que de raison ou en se plaçant en situation illégale....Les raisons peuvent être multiples, de la recherche de valorisation auprès de leurs pairs à l'angoisse de grandir. Ces comportements ne portent heureusement pas toujours à conséquence mais il est important de rester vigilant.

Quoiqu'il en soit pour votre fille, je vous encourage à rechercher un juste milieu entre la dramatisation et la banalisation. Vous dites vous-même qu'elle « n'est pas à la dérive », que sa scolarité va assez bien et qu'elle sait ce qu'elle veut...Vous faites donc la part des choses, ce qui est positif! Maintenant, il est fondamental que vous ne lâchiez pas prise au niveau éducatif et que vous vous repositionniez face à elle afin que vos règles soient respectées. Peut-être pourriez-vous envisager une discussion pour d'une part, lui confirmer votre confiance et d'autre part, lui exprimer vos attentes. Montrez-lui que vous ne la considérez plus comme une petite fille et que vous vous attendez d'elle une attitude plus responsable...faute de quoi il y aura des répercussions (ex. sorties, portable,..). Il est nécessaire que votre fille sente qu'elle ne pourra pas continuer à se mettre en danger et à tester les limites sans conséquences.

Au-delà de l'aspect « cadrant » de vos futures interventions, je vous invite à favoriser un dialogue qui se veut ouvert sur ce que votre fille vit au niveau de ses sentiments, comment elle se perçoit par rapport aux autres, ce qu'elle recherche éventuellement en se comportant ainsi, etc. Il n'est pas dit qu'elle veuille se confier à vous mais au moins elle saura que vous donnez de l'importance aussi à son vécu d'adolescente et non seulement au respect des interdits.

Vous ne mentionnez pas les autres membres de la famille....Y a -t-il un mari ou un compagnon à vos côtés ? Si oui, que pense-t-il de cette situation et vous soutient-il dans votre rôle de parent ? De plus votre famille vite-elle une période particulière (séparation, conflits,..) ? Cela pourrait permettre une lecture nuancée...

Enfin, si malgré tout vous ne voyez pas d'amélioration et que le lien de confiance avec votre fille se détériore, consulter un professionnel en famille pourrait être en effet utile. Avant cela, je vous propose de faire appel aux ressources parentales dont vous disposez...sans aucun doute!

N'hésitez pas à réagir et à poursuivre cet échange si vous le souhaitez.

Telme

 

Hello! On a plein de soleil c'est géant! Je devrai me réjouir, je le suis mais couci-couça. Depuis que mon frère est marié ben je ne le vois presque...

Hello! On a plein de soleil c'est géant! Je devrai me réjouir, je le suis mais couci-couça. Depuis que mon frère est marié ben je ne le vois presque plus il est toujours toujours occupé que ce soit à la maison (chez lui), les animaux le travail et le week end les sorties avec son épouse ma belle soeur. Je suis triste et j'ai l'ennui par moment. Je crois que mes parents aussi parfois. Il a un comportement étrange, pas de téléphone, enfin tous les 6semaines une fois. Il n'écoute pas les nouvelles à la télévision, préfère avoir que des bonnes nouvelles.c'est son choix. Depuis là et depuis qu'il l'a rencontré (ma belle soeur) j'ai un blocage. J'ose plus aller vers lui, lui faire la bise quand je le vois, je dis presque rien quand ils sont là. Je sais pas pourquoi je bloque. Elle me bloque. Elle est gentille et tout, mais moi je suis là comme une imb...bloquée à ne pas savoir que dire. Je me sens pas de trop mais c'est sa femme, son épouse et moi, j'ai plus ma place de soeur enfin c'est comme ca que je ressens le truc. Je les apprécie beaucoup tous les deux, mais j'ai du mal à m'ouvrir, rire avec. Je fais quoi pour arranger ça? Je veux pas non plus trop m'incruster entre eux deux.

Belle journée et merci de la réponse que vous me donnerez.

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Vous vous sentez délaissée par votre frère depuis que celui-ci s'est marié et vous vivez difficilement cette situation.

Votre frère a vécu récemment une étape importante de sa vie: il a officialisé sa relation de couple en créant ainsi une nouvelle famille qui pourra peut-être un jour, s'agrandir. Il est naturel et compréhensible, du moins dans un premier temps, qu'il investisse beaucoup de temps et d'énergie dans cette nouvelle étape. Peut-être un peu au détriment de sa famille d'origine...

Mais cela ne doit pas vous décourager! Nous vous proposons d'en parler à votre frère, si possible seule à seul, en exprimant votre manque et votre tristesse de ne le voir plus que rarement. Il ne s'agit pas de lui faire des reproches -qui pourraient être mal interprétés- mais de lui montrer que vous tenez à garder un lien complice.

Vous dites être comme bloquée quand l'occasion se présente d'être tous ensemble. Se pourrait-il que votre attitude soit jugée négativement par votre frère et votre belle-sœur, par exemple comme un rejet de votre part? Encore une fois, nous vous invitons à ne pas laisser un éventuel malentendu s'installer.

Dans toute nouvelle configuration familiale, les rôles et les liens de chacune et chacun doivent être redéfinis et se remodèlent en principe spontanément. Parfois cela ne se fait pas naturellement et un ajustement est nécessaire...D'où peut-être votre sentiment de ne plus avoir votre «place de sœur». En partageant vos préoccupations, il est bien possible que vous retrouviez un équilibre qui vous permette de cultiver votre lien de toujours, tout en préservant l'intimité de chacun.

N'hésitez pas à réécrire si vous souhaitez donner des nouvelles ou tout simplement pour réagir.

Bonne continuation,

Telme

Bonjour, Difficile pour moi d'entreprendre une telle démarche car je ne peux m'empêcher de penser que mes problèmes n'en sont pas vraiment, ou tout...

Bonjour,

Difficile pour moi d'entreprendre une telle démarche car je ne peux m'empêcher de penser que mes problèmes n'en sont pas vraiment, ou tout du moins insignifiants comparé à ceux des autres. En effet, me voilà jeune papa depuis maintenant 2 mois d'une charmante petite fille. Nous ne l'avions pas programmée avec sa mère. Mais comment nous aurions pu puisqu'elle est tombée enceinte seulement après 5 mois de relation. Toutefois, puisque nous nous aimions, nous nous sommes dit que c'était une surprise de la vie et que nous devions la garder. Le problème c'est que nous ne mesurions pas l’ampleur de l’événement. Sa mère n'avait que 24 ans et moi 28. J'avais une vie que je trouvais plutôt excitante. Je passais beaucoup de mon temps libre à pratiquer de l'escalade, du trail, de la plongée sous marine, du VTT, des raids etc....bref toutes sortes d'activités en extérieur. Mais voilà, avec la grossesse, j'ai du calmé le jeu fortement. Le hic, c'est que je suis en train de préparer une thèse et que je suis dans la dernière année de mon doctorat. Année stressante et qui demande énormément de temps. Jusqu'à présent, le sport était une aide pour moi, un exutoire, un moyen de pas péter un plomb durant cette thèse...mais avec la grossesse et l'arrivée de bébé, je ne trouve plus le temps pour pratiquer ce qui m'aide à supporter le stresse. Quand j'essaye d'expliquer à ma copine que je veux aller courir ou grimper ce week-end, elle m'explique que c'est pas possible, qu'elle en bave toute la semaine avec la petite qui ne la laisse pas respirer. Elle dit avoir besoin elle aussi de temps pour elle. Ce que je comprends. C'est pourquoi, je rentre le soir après le travail et m'occupe de ma fille pour soulager ma copine. Je ne rechigne pas à changer les couches, la promener, lui donner le bain, la nourrir quand sa mère s’absente...bref, tout ce qu'il faut faire pour s'occuper d'un bébé. Mais voilà, quand arrive le week-end, j'ai envie de prendre du temps pour moi pour faire ce que j'aime mais ma copine me reproche de vouloir encore la laisser assumer la petite une matinée de plus et ça elle ne le supporte pas. Elle fond régulièrement en larme et n'accepte pas le fait que je veuille passer du temps loin d'eux alors que je ne suis pas là la journée en semaine. Elle m'a finalement dit hier soir qu'elle voudrait au moins que je lui demande si je peux aller faire telle ou telle chose histoire que je lui montre que je comprend sa situation et la difficulté qu'il y a à s'occuper d'un enfant 24h/24. Mais quand je lui ai demandé si le week-end prochain ce sera possible que j'ai du temps pour aller courir, elle m'a répondu "'on verra en fonction de la semaine, si la petite n'a pas été trop difficile". Elle m'a aussi avoué avoir peur de reprendre le travail car avant d'être arrêté, cela lui arrivait régulièrement de revenir le soir fatigué ou énervé. Elle a a du mal à s'imaginer s'occuper de la petite dans ces conditions...je lui ai dis qu'elle n'aura pas le choix, qu'elle devra le faire et qu'on devra redéfinir les tâches et qu'il n'y pas de raisons parce que jusqu'à présent moi c'est bien ce que je fais tous les soirs. Je ne sais plus quoi faire...je l'aime, j'aime ma fille mais je ne peux pas imaginer ma vie se résumer à : travail et taches ménagères. J'ai besoin pour ma santé mentale de pratiquer régulièrement les sports que je faisait avant. Heureusement, on arrive encore à voir nos amis. Mais malgré tout, je me sens triste et désespéré...j'en arrive à espéré que je me fasse renversé en vélo sur le chemin du travail ou d'avoir un geste malheureux tellement la vie me paraît ennuyeuse aujourd'hui. Je me demande au moins une fois par jour si je ne serais pas plus heureux si je la quittais...j'aurais du temps pour moi tout en continuant à voir ma fille. Je me trouve horrible à avoir ce genre de pensées mais je ne peux pas m'en empêcher.

Qu'est ce que je dois faire?

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Ne croyez pas que vos problèmes sont mineurs. Ce que vous vivez, même si vous n'êtes pas le seul à le vivre, est extrêmement difficile et il y a beaucoup d'enjeux dans cette situation, comme vous le décrivez très bien.

En peu de temps, vous voilà plongé(s) dans une vie qui ne vous appartient plus ou plus totalement!...qu'il vous semble ne pas avoir choisie et qui ne vous laisse pas de perspectives, au point que vous pensez à l'accident qui vous sortirait de là.

Votre réflexion est bien posée, d'un point de vue extérieur, je souhaite vous rassurer, il y a des possibilités de s'en sortir, sans rupture, et sans problème grave. Il y a des perspectives justement.

Voici quelques pistes qui devraient vous aider:

- La question du temps est fondamentale, vous avez pour l'instant "le nez sur le guidon".
Il est nécessaire de vous projeter dans le temps, votre fille a 2 mois, il lui faudra du temps pour gagner un peu d'autonomie mais cela se passe finalement bien plus vite qu'on ne le pense. Considérez que la première année est "un peu perdue" pour les projets personnels; mais ce n'est qu'une année. Rapidement, vous pourrez mettre en place des aménagements qui vous permettront petit à petit de retrouver vos activités favorites, des moments de couple, et un grand plus, voir votre fille participer de mieux en mieux à vos activités.

- Ensuite, et il semble que cela ait en partie commencé, il faudrait avoir un dialogue ouvert avec la mère de votre fille. Mais il ne s'agit pas de tirer la couverture à soi et de faire de l'auto justification, ce qui donne à l'autre le sentiment de ne pas être entendu(e). Vous devez à deux repenser la façon de vivre votre couple, dans l'intérêt de chacun de vous trois. Par exemple, si vous rentrez et que vous vous occupez de votre fille, il serait bon que sa mère puisse prendre du temps pour elle, et d'autres fois, réciproquement, il faut que vous puissiez le faire aussi. Ne vous obligez pas systématiquement à être les deux, si l'un se montre disponible, que ce soit l'occasion pour l'autre de prendre l'air.
Mettez-vous les deux dans une disposition participative, évitez de "gagner" du terrain sur l'autre dans une lutte qui ajoute de la conflictualité à tout ce qui est déjà difficile.

 

- Centrez-vous sur le qualitatif plutôt que le quantitatif. En effet, le fait d'avoir l'assurance, pour vous et votre partenaire, d'avoir une possibilité même petite de "prendre l'air" est infiniment ressourçant. Ce moment prend tout son effet lorsqu'il est institué de façon répétitive, mais il faut alors (provisoirement) s'en contenter. ! 

- Enfin, si vous n'y parvenez pas seuls, n'hésitez pas à consulter un psychologue pour prendre du recul et vous situer dans une perspective jouable grâce à l'aide d'un professionnel qui vous permet de vérifier que les choses évoluent.

Vous avez fait un choix qui a été dicté par l'amour, ne le regrettez pas, même si ce que vous vivez maintenant est une grande privation de liberté. Considérez que vous vous trouvez dans le moment le plus difficile, tant que vous n'aurez pas appris à gérer tout cela et à utiliser au mieux vos ressources.

Nos meilleurs voeux pour la suite, n'hésitez pas à écrire encore si nécessaire.

Telme

bonjour!j'ai une question bizarre mais comme je ne vis pas ca chez moi avec mes frères et soeurs je me posais la question.un copain à mon père a eu...

 

bonjour!j'ai une question bizarre mais comme je ne vis pas ca chez moi avec mes frères et soeurs je me posais la question.un copain à mon père a eu 4 enfants puis il en a adopté 2 dans des pays lointains genre pérou (je m'étendrais pas plus sur le sujet car c'est perso.).

pourquoi adopter des enfants?

a quel âge peut on en adopter?

ca doit être difficile d'entrer dans une famille ou on a de nouveaux parents, et des frères et soeurs en plus et peut-être de couleurs de peau différente et de langue.

L'amour est le même entre un enfant adopté et un conçu?

bons messages à vous et merci de vos réponses.

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour, et bienvenue sur notre site !

Votre message et votre réflexion sur l'adoption sont intéressants car ils soulèvent des questions complexes, non pas tant dans leur compréhension intellectuelle, mais dans ce que cela suscite du point de vue émotionnel.

L'exemple de cette famille vous renvoie sans doute à votre propre histoire, et peut-être à des craintes, à votre perception de la vie, de la séparation, de la différence,...Qu'en pensez-vous ?

 

Voici quelques réponses objectives à vos questions:

- Pourquoi adopter? la plupart des couples qui adoptent le font car ils ne peuvent avoir d'enfants eux-mêmes et ne souhaitent peut-être pas recourir à la procréation médicalement assistée. Ces couples ne veulent pas renoncer à être parents car ils pensent que cela participe de leur accomplissement personnel. Les raisons peuvent bien sûr varier d'un individu à un autre, mais je vous donne là l'argument le plus fréquemment évoqué. Ce couple de connaissance a eu des enfants biologiques et souhaitait peut-être élargir son espace affectif à des enfants venus d'ailleurs...?! 

- A quel âge peut-on adopter? Je vous invite à vous renseigner sur internet. Il me semble que les professionnels qui accompagnent les couples adoptants (psychologues, assistants sociaux,..) doivent s'assurer que le couple est suffisamment sûr de son choix, prêt à faire face aux obstacles et difficultés qui peuvent se présenter et que ses motivations répondent aux besoins du futur enfant...J'ignore s'il y a un âge limite.

- Difficile d'entrer dans une nouvelle famille: la plupart des enfants sont adoptés en bas âge et ont vécu dans un orphelinat, par exemple, avant d'être accueillis dans leur nouvelle famille. Cela demande bien sûr une adaptation réciproque. L'enfant plonge dans un nouvel environnement mais dispose d'une capacité d'adaptation (comme la plupart des enfants). Et les parents de leur côté savent qu'ils vont traverser une phase de transition qui va déstabiliser la dynamique relationnelle, avec des moments faciles et d'autres plus difficiles car chacun-e devra se construire de nouveaux repères. Cela se passe naturellement comme lors de l'agrandissement d'une famille.

 

- L'attachement est-il le même pour un enfant conçu ou adopté? Certaines personnes pensent que les liens affectifs priment sur les liens du sang. Tout lien se construit, à tout moment de la vie. En vivant ensemble, il y a comme une magie qui opère entre parents et enfants, comme elle peut opérer aussi entre deux amis. Le lien n'est pas quelque chose qui se démontre par une équation mathématique mais quelque chose qui se vit avant tout...

Je vous suggère d'ouvrir la discussion avec ces amis de vos parents qui seront peut-être très heureux de partager leur expérience avec vous.

 

 

Bien sûr, certaines trajectoires d'enfants adoptés sont problématiques, comme le sont certaines trajectoires d'enfants naturels. Les familles adoptantes ne sont pas épargnées par les difficultés mais, comme les autres, elles possèdent des ressources et peuvent également se tourner vers une aide extérieure pour surmonter les éventuelles crises inévitables...et qui aident à évoluer.

Le dialogue et le fait de permettre si possible à l'enfant adopté d'avoir accès à sa propre culture, histoire sont des facteurs importants dans une adoption, car il ne s'agit pas d'un enfant "sauvé de la misère et qu'il s'agit de remplir de choses meilleures pour lui", mais plutôt d'un être à accompagner dans sa construction pour l'aider à devenir lui-même en tant qu'individu différent et autonome.

 

En restant à votre écoute si vous désirez donner suite à cet échange, nous vous souhaitons un très bon week-end!

Telme

bonjour, vous voulez bien me donner un coup de pouce ou une meilleure manière de me comporter s'il vous plait? En fait y a mon frangin qui est avec...

 

bonjour, vous voulez bien me donner un coup de pouce ou une meilleure manière de me comporter s'il vous plait?

En fait y a mon frangin qui est avec une fille il la connait depuis longtemps. ils se sont fiancés, puis mariés. je ne sais pas si c'est lié à ca, mais depuis qu'il est parti il est venu seulement de temps à autre rendre visite, bien occupé par sa vie, normal. j'en ai beaucoup souffert, parce que quand j'aime les gens, leurs soucis et tout ce qui les entoure m'entre droit dans le coeur. il m'a manqué très fort. j'ai une période ou j'ai du prendre des médicaments, je perdais constamment du poids et ca lui a fait peur, il ne me reconnaissait plus. je sais pas si c'est ca ou non mais il a peur que je rechute ou je sais pas, il veut vivre à fond sa vie, son bonheur sans problèmes comme il dit, ils arretent même la tv, la radio, pas envie de voir, lire les mauvaises news. ma maman va pas fort, soucis de santé et ma grand maman a perdu du poids, de la force à son âge ce'st compréhensible. moi, ca me chifonne car il a plus de temps pour nous. ok, on a pas des bonnes nouvelles de puis longtemps a lui raconter ce'st qu'on arrive dans un problème puis l'autre, moi, ma maman, ma grand maman. mais c'est la vie et sil fuit les problèmes..c'est pas le top.

il a vécu avec nous, son ancienne famille un bail...je (on) suis triste qu'il nous met un peu entre parenthèse (pas de nouvelles, sms, appels (sauf s'ils ont par ex. des bébés chatons, un new petit poisson...et un chien! (il est trop chou et très gentil leur chien).

je suis pas la belle soeur idéale, j'ai plein de défauts mais c'est difficile pour moi, moi j'ai qu'un frère et ma belle soeur, ils sont plusieurs frères et soeurs dans la famille et il y a des grands écarts d'âge entre eux. De plus, mes parents ont toujours répondu présent (les 3/4 du temps) tandis que ces parents se sont séparés, son père lui a payé le loyer d'un appart à 18ans et hop débrouille toi, je veux plus rien savoir de toi, ses petites soeurss n'avaient plus de père a 12ans. entre ma vie et la sienne pas mal de différence. elle m'a invité chez eux une fois, mais je me suis sentie pas à l'aise, j'en sais rien pourquoi. on a fait les mag's une fois, elle m'a payé un habit, à boire, rangeait les habits,etc. comment dire, c'est pas moi, ca me correspondant pas.

j'aimerai instaurer quelque chose de bien entre elle et moi, mais j'ai du mal. ne me juger pas svp mais c'est juste que...

quand mon frangin est à la maison c'est comme sil était resté toujours mon frère que je taquine, embête...

mais quand elle vient avec lui je dis rien, j'ose pas j'arrive pas à me détendre, faire une bonne blaque.

quand elle est venue l'autre fois, elle m'a dit par ex. que mon maquillage allait bien avec mon collier, etc. mais la conversation coule pas de flot

c'est que ca me fait bizarre, mon frère est marié, il a des relations avec elle. ca concerne leur vie, mais j'ai un sentiement de mal aise.

comment me monter plus sympa, ouverte rigolote avec elle?

que faire pour que la discussion passe?

je vous remercie si vous avez une idée qui fourmille qui pourrait m'aider.

je veux pas qu'il y ait de mal aise entre moi, mon frère et ma belle soeur. la discussion coule à flot entre mon père et ma belle soeur, avec ma mère ca va plutot bien aussi. qu'est-ce qui ne circule pas rond avec moi?

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Votre frère s'est marié, vous le voyez moins, et cet éloignement vous fait souffrir. Votre belle-soeur a déjà fait des pas pour se rapprocher de vous mais vous sentez avec tristesse que le "courant ne passe pas" de votre côté, et vous vous demandez comment construire une relation avec elle.

Pour sortir de ce scénario et créer un changement, il s'agit aujourd'hui pour vous de parler de vos relations et non seulement de les vivre, d'exprimer ce que vous ressentez. Il est aussi essentiel de vous laisser avoir un impact sur ce qui vous arrive, de prendre un rôle actif en proposant de nouvelles façons de vous rencontrer.

Qu'aimeriez-vous faire avec votre belle-soeur? Pouvez-vous lui proposer une activité qui vous plaît, qui vous permettra de passer du temps ensemble et de mieux vous connaître?

Vous pouvez aussi parler à votre frère de votre tristesse suite à son éloignement. Si votre frère préfère éviter les problèmes, vous ne pouvez pas l'obliger à faire autrement, mais vous pouvez lui dire à quel point cela vous touche. Si vous souhaitez avoir des nouvelles plus souvent, discuter de vos attentes par rapport à votre relation frère-soeur vous permettra de vous adapter l'un et l'autre à ce qui vous convient le mieux.

N'hésitez pas à poursuivre l'échange si vous le souhaitez.

Telme

Bonjour je voudrais remercier mon père pour tout ce qu'il a (et) fait pour moi (encore actuellement). c'est une personne sur qui je peux compter, qui...

Bonjour je voudrais remercier mon père pour tout ce qu'il a (et) fait pour moi (encore actuellement). c'est une personne sur qui je peux compter, qui répond toujours présent. Il se trouve que mon grand père va pas bien, mon père s'en trouve affecté et est toujours aux petits soins pour lui et toute la famille (moi et ma mère). Il se dépense sans compter, pas de répit, toujours en action. Je voudrais faire un présent spécial à mon père mais quoi? Vous auriez une idée de quelle attention je pourrai lui offrir? Je voudrais aussi lui montrer que je suis présente pour lui, qu'il n'est pas seul que la situation de mon grand père me touche, que je veux l'aider même si ce que je fais n'est qu'à échelle réduite, du fait de ma pas grande expérience de la vie. J'aimerai lui témoigner du réconfort et du soutient (bien que ma mère le fasse déjà très bien).Je vous en remercie.

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Il est très positif que vous ayez une bonne relation avec votre père et votre famille en général. Vous avez raison de vouloir la cultiver.

Nous sommes toutefois étonnés de votre demande: pensez-vous vraiment que nous soyons les mieux placés pour vous conseiller sur le choix d'un cadeau spécial à offrir à votre père en guise de remerciement? Votre entourage ou vos amis seront mieux à même de vous guider.

Parfois les paroles et les actes sont une preuve plus concrète qu'un cadeau matériel, même si nous comprenons très bien que cela part d'une bonne intention!

Bien à vous,

 


Telme

 

 

Bonjour, Comment arriver à passer à autre chose lorsqu'une personne qui vous a fait du mal ne le reconnaît pas? Je n'ai jamais eu une bonne...

 

Bonjour,

 

Comment arriver à passer à autre chose lorsqu'une personne qui vous a fait du mal ne le reconnaît pas?

Je n'ai jamais eu une bonne relation avec mon père, d'aussi loin que je me souvienne les seuls sentiments que j'ai éprouvé pour lui sont la peur, le dégoût, la haine,... Ce sont des mots forts pour désigner un père, mais pour moi il n'a pas été un père, car un père ne détruit pas.

Comme méthodes d'éducation, il utilisait la peur et la violence: à la moindre contrariété, c'était la gifle qui partait, parfois aussi des coups; je n'avais pas le droit de m'exprimer, de dire mon mécontement ou mon désaccord, car il répondait immédiatement par la violence. J'ai gardé énormément de colère en moi dû au fait que je n'ai pas pu l'exprimer.

Il a également transgressé les limites de l'inceste: je n'ai pas subi d'abus sexuel physique, mais il n'a pas respecté ma pudeur et mon intimité, notamment à l'adolescence. Il était presque toujours nu à la maison, même quand mes amies venaient; il ne me laissait pas m'enfermer à la salle de bain et venait souvent "discuter" avec moi lorsque j'étais sous la douche; étant naturiste, il me forçait à me mettre nue en vacances, alors que je ne le voulais pas.

Tout cela a beaucoup perturbé mon développement sexuel et ma relation avec les hommes.

C'est également quelqu'un de très égocentrique et rabaissant envers les autres: quoi que je dise, il trouve toujours un moyen de le tourner en ridicule, de montrer mon "ignorance", et de se mettre lui en valeur (il fait cela avec tout le monde).

Ma mère dans tous ça? Elle a été une mère merveilleuse, mais elle n'a aucune personalité et est complètement soumise à son mari. Donc elle n'a jamais pu intervenir.

Mon frère et ma soeur ont vécu les mêmes choses et pensent comme moi.

Il y a deux ans, j'ai tout "balancé" à mon père, je lui ai expliqué comment j'avais vécu ses comportements et le mal que ça m'a fait. Nous sommes même allé en parler avec un médiateur. Mais il ne reconnaît rien! Il a commencé par dire que je mentais, après qu'il ne se rappelait rien de tout ça; et sur les éléments qu'il ne pouvait pas nier, il détournait le sujet, me traitait de "puritaine" ou "d'adolescente en crise", sans jamais se remettre lui même en question.

J'ai tout essayé pour lui faire comprendre les choses, mais j'en suis venue à l'évidence qu'il ne se remettra jamais en question, qu'il ne regardera jamais les choses en face, j'en suis convaincue car j'ai vraiment tout essayé.

J'aimerais savoir comment faire pour passer à autre chose, arrêter de tout le temps ressasser ce passé, me libérer de cette colère et me défaire de ce père qui m'a fait tant de mal. Faut-il que je pardonne? Si oui, comment pardonner à quelqu'un qui ne reconnaît pas les faits? A savoir que j'ai encore des contacts avec lui, car pour ne pas faire souffrir ma mère je n'ai pas "coupé les ponts" comme je l'aurais souhaité.

 

Merci d'avance pour votre aide

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Chaque famille a son histoire... En venant au monde, nous somme propulsés dans cette histoire avec certains aspects sur lesquels nous aurons de l'impact et d'autres pas (ou moins), car ils ne dépendant pas exclusivement de nous.

Entre vous et votre père, le "cahier des dettes et mérites" de votre histoire familiale est encore ouvert et, dans la colonne des "dettes", une redevance pèse lourd sur votre relation et sur votre vie de femme.

En tant qu'adulte disposant d'une réelle capacité d'analyse, quel moyen envisager pour quitter ce statut de victime qui vous enferme? Comment vous remettre en mouvement à travers un changement?

Vous pourriez envisager une démarche thérapeutique individuelle ou entre frères et soeurs afin d'aborder vos difficultés et vous donner des chances de le dépasser.

Par rapport au contact avec vos parents, votre message laisse entendre que c'est un effort pour vous, car ils ravivent des émotions difficiles et vous replacent dans une position de "victime". Au lieu de subir ces rencontres "forcées", pensez-vous pouvoir aménager différemment vos relations avec votre mère de façon à éviter votre père si sa présence vous pèse ? Il n'est pas impossible qu'une prise de distance permette à votre père de prendre conscience qu'en ne changeant rien, il a éventuellement quelque chose à perdre dans son lien avec vous...

Je vous propose de réfléchir à ces quelques pistes et, si vous le voulez, de nous récrire afin de nous dire ce que vous en pensez.

Bien à vous !                      

Telme

 

 

Bonjour, Je suis la maman d'un petit bonhomme de 8 ans et demi. Je suis séparée de son père, lorsque celui-ci est parti 4 mois après la naissance...

 

Bonjour,

Je suis la maman d'un petit bonhomme de 8 ans et demi. Je suis séparée de son père, lorsque celui-ci est parti 4 mois après la naissance de notre fils. Malgré tout c'est un bon père. Nous avons l'autorité parentale conjointe, mais c'est moi qui ai le droit de garde.

Lui a refait sa vie, il vit avec une femme et ils ont 2 petites filles de 2,5 et 1,5 ans. Moi, j'ai un ami depuis 2,5 ans maintenant. Le père de mon fils est jaloux que j'aie rencontré quelqu'un (il me l'a dit). Depuis quelques mois, il me dit vouloir prendre mon fils en garde alternée, ce que je ne veux pas pour plusieurs raisons valables (et non purement émotionnelles !).

J'en viens à mon souci : l'été dernier, mon ami, mon fils et moi-même sommes allés faire une semaine de vacances dans un camp naturiste. Mon fils a vraiment adoré ces vacances, il s'est fait plein de petits copains-copines, il était heureux, et il n'y a jamais eu un quelconque problème par rapport à sa nudité et celle des autres vacanciers. C'était de magnifiques vacances, comme des autres, à la seule différence que nous étions nus.

Le père était au courant. Simplement, au retour des vacances, il n'a pas arreté de me dire qu'il n'était pas d'accord, que c'était trop tôt pour mon fils, que cela allait le traumatiser, etc. Il y a encore 15 jours, il m'a envoyé un mail en me disant "je ne veux pas que notre fils aille de nouveau en vacances dans un club naturiste", jusqu'à ce qu'il ait une maturité sexuelle".

J'ai bien essayé à maintes reprises de lui expliquer qu'il ne fallait pas confondre nudité et sexualité, qu'il n'y avait aucune ambiguité quelconque dans ce club de vacances, mais peine perdue... c'est lui qui a un problème avec cela, et non mon fils !

Ce prochain été, nous souhaitons retourner 1 semaine là-bas... Je sais que la guerre va être déclarée avec mon ex !...

Comment puis-je aborder le sujet avec lui ? Existe-t-il un écrit (pas forcément une loi, mais un texte) se rapportant à ce sujet, expliquant peut-être que cela ne va pas forcément traumatiser mon enfant ? J'aimerais pouvoir être "armée" de quelque chose de concret lorsque je lui en parlerai... Et peut-il m'interdire cela ??

Merci beaucoup d'avoir pris la peine de me lire !

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Emmener un enfant dans un centre naturiste est autorisé par la loi et n’est pas considéré comme une maltraitance sous une forme ou une autre. Il est connu que ces lieux sont sains, que la nudité n’implique pas de comportements sexualisés, mais cette représentation n’est pas partagée par tous.

La question essentielle est plutôt de savoir quelle est votre compétence à vous deux, les parents, à traiter un désaccord éducatif sans que votre enfant en fasse les frais.

Quand il y a des divergences dans le style éducatif d’un couple de parents séparés, l’enfant est capable de s’adapter à ces différences, pour autant qu’il ne soit pas pris dans un conflit de loyautés.

Par ailleurs, il arrive que les conflits éducatifs soient liés à des conflits de l’ex-couple. Régler ses comptes sur un plan éducatif alors qu’il s’agit de la relation de couple n’amène pas de solution. Il semble que votre relation à votre ex-mari n’est pas encore dégagée du passé, de zones d’ombres, de comptes non réglés, de sentiments non exprimés. Votre compétence à collaborer, votre co-parentalité, dépend aussi du fait que vos échanges soient libérés des éventuelles rancoeurs liées au passé de votre couple.

Pour en revenir à votre projet de vacances, et compte tenu du risque que votre fils se retrouve pris dans le conflit des adultes, pensez-vous que cela vaille la peine d’insister ? Pouvez-vous faire la part des choses entre votre désir d’affirmer votre style éducatif et la « paix » qui pourrait être mise en cause ?

La réponse ne se trouve donc probablement pas dans le domaine juridique, d’ailleurs je ne pense pas que votre ex-mari puisse vous interdire une chose acceptée au plan légal. Il s’agit de votre compétence de dialogue, soit pour convaincre l’autre, soit pour accepter de renoncer à un choix qui vous plaisait pour ne pas mettre en péril « ce qui marche ».

En espérant vous avoir permis d’avancer dans votre réflexion,

 

Telme

 

 

 

Bonsoir, J'ai 17 ans, mes parents sont divorcés et je vis seule avec son compagnon. Depuis quelques temps je ne vis plus comme une ado...

 

Bonsoir,

 

J'ai 17 ans, mes parents sont divorcés et je vis seule avec son compagnon. Depuis quelques temps je ne vis plus comme une ado normale... Ma mère essaie de tout contrôler! que ce soit mes amis, ma famille ou même mes relations amoureuses, elle manque de confiance en moi, hors je ne lui ai jamais attiré de problèmes...Ma vie devient un vrai calvaire, je ne peux plus voir mes amis comme avant, Il y a des moments où je suis très complice avec elle mais il y a aussi des moments où nous devenons pire ennemies.. j'ai un père dont je n'ai plus eu de nouvelles depuis 3 ans, donc personne pour m'aider...

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour et bienvenue sur notre espace pour les jeunes!

En vous lisant, nous avons l'impression qu'il y a un avant et un après dans votre situation. Vous semblez dire que vous aviez avant une vie d'adolescente normale et que tout à coup votre mère à commencé à vous contrôler sur tout....Un événement particulier a-t-il eu lieu? Qu'est-ce qui selon vous pourrait bien justifier un tel changement de comportement chez votre mère?

Vous donnez malheureusement peu d'éléments précis et concrets susceptibles de nous aider....Sans eux, difficile de vous donner des pistes de réflexion.

Vous dites partager somme toute des moments de complicité avec votre mère. Nous vous encourageons à profiter de ces instants de répit pour dialoguer, l'objectif étant que chacune puisse exprimer ses besoins et ses attentes par rapport à l'autre.

Enfin, quel type de rapport avez-vous avec le compagnon de votre mère.....Pourrait-il endosser un rôle de médiateur entre vous deux?

Nous restons à votre disposition si vous souhaitez poursuivre cet échange.

Bonne suite,

Telme

Bonjour, J'ai 43 ans, deux enfants, un fils de 17 ans et une fille de bientôt 15 ans. Je suis séparée depuis deux ans. Nous avons convenu une garde...

 

Bonjour,

J'ai 43 ans, deux enfants, un fils de 17 ans et une fille de bientôt 15 ans. Je suis séparée depuis deux ans. Nous avons convenu une garde partagée, une semaine chez le papa et une semaine chez moi. Cependant, j'ai beaucoup de difficultés avec ma fille qui n'accepte presque rien de ma part. Elle prend "la défense" de son papa et me culpabilise beaucoup. Je n'ai actuellement presque plus aucune autorité sur elle. Elle ne fait pas son travail scolaire, sort sans permission, me montre beaucoup de rejet. L'ambiance lorsque ma fille est chez moi est très tendue, la communication est très difficile entre elle et moi.

Son père ne veut pas du tout communiquer avec moi, ce qui rend notre garde partagée très pénible.

Jusqu'à présent, je l'ai prié à de nombreuses reprises de m'aider, en ne parlant pas de nos problèmes conjugaux à nos enfants, et en essayant d'inciter notre fille à aller s'exprimer vers une interlocutrice que nous avons eu nous-même à deux reprises, une assistante sociale de l'office de protection de l'enfant.

Rien ne se passe, rien n'avance et je suis un peu découragée.

J'aimerais arrêter de demander de l'aide au papa car il montre clairement qu'il ne veut pas m'aider. Même en expliquant qu'il s'agit d'abord du bien de notre fille, qui se laisse beaucoup aller depuis deux ans, il n'a pas l'air de voir les choses de la même façon que moi. Pour lui, il semble que sa relation avec notre fille va bien donc il ne voit pas de problème à ce qu'elle me rejette.

Personnellement, je suis suivie par un psy depuis plus d'une année et demie. Je me sens assez bien mais me sens encore trop coincée en rapport à cette situation avec ma fille.

Avez-vous quelques pistes pour m'aider ?

Merci d'avance.

 

 

 

 

Réponse de TELME:

 

 

Bonjour,

 

La séparation ou le divorce sont des moments douloureux et il arrive qu'un parent cherche à « se venger » de l'autre en utilisant un enfant pour le disqualifier. On dirait que votre ex conjoint et votre fille font bloc contre vous, il n'est donc pas étonnant que les relations avec votre fille se soient détériorées. Ce qui est certain c'est que tout le monde souffre dans ce contexte, à commencer par votre fille qui n'a pas la capacité de recul que peut avoir un adulte.

Par ailleurs vous ne dites rien à propos du vécu de votre fils aîné? Comment se situe-t-il dans ce conflit?

 

La semaine de garde chez votre ex mari se passe, dit-il, dans de bonnes conditions alors que chez vous pas du tout. Bien que la garde alternée soit favorisée par le nouveau droit du divorce, elle implique notamment que les ex époux aient une bonne communication entre eux et qu'ils partagent une vision commune et cohérente du bien-être et de l'accompagnement de l'enfant.

Vous décrivez une coalition de votre fille et de votre ex contre vous, un rejet de votre autorité par votre fille...Autant de signes qui ont induit à la longue une relation défavorable au bon développement de votre enfant. Peut-être devriez-vous envisager une réévaluation de votre situation familiale avec les parties légales (juge de paix) et psycho-sociale (assistants sociaux, psychologues) ? Ce sont eux qui pourront vous conseiller au mieux en fonction de la particularité de votre famille.

 

Vous avez raison d'insister auprès de votre ex conjoints afin que vos divergences conjugales n'interfèrent pas dans votre coparentalité. Cela implique un engagement et une volonté réciproque qui ne sont hélas pas toujours au rendez-vous. Dans ces cas-là, une médiation familiale peut aider pour repositionner le rôle de chacun.

Enfin, il est positif que vous ayez un suivi psychologique pour vous-même, un espace propre dans lequel vous puissiez être reconnue dans votre douleur.

Bonne continuation,

Telme

Telme j’ai un petit souci, Bonjour, Mon frère et ma belle sœur se sont mis ensemble en ménage depuis 4annnées. Ils sont mariés mais le hic...

 

Telme j’ai un petit souci,

Bonjour,

 

Mon frère et ma belle sœur se sont mis ensemble en ménage depuis 4annnées.

Ils sont mariés mais le hic c’est que ni mes parents, ni les parents de ma belle sœur ne se sont rencontrés hors du mariage ; fait connaissance. Ce sont à la fois les parents et beaux parents. Il n’y a pas de lien, rien. Ils ne sont pas fâchés les uns envers les autres mais c’est que le dialogue est difficile. D’un côté les parents à ma belle sœur (ils sont 6 enfants dans la famille et ses parents sont divorcés sa mère est solitaire et peu avec les gens (elle s’habille parfois comme une jeune alors qu’elle a passé 50ans) son père a rencontré une autre femme plus jeune et bizarre). Là n’est pas le problème entre parents beaux parents, etc. c’est juste que c’est difficile de pouvoir parler d’un sujet avec sa mère par ex. en dépit de ses chiens, shopping…

Mes parents ont voulu déjà longtemps les rencontrer, inviter à la maison. Rien ne se passe, ni du côté de sa mère, ni de celui de son père.

Ils ne sont pas fâchés entre eux, rien mais il n’y a rien absolument rien qui se passe c’est comme s’ils ne s’étaient jamais vu. Or, une famille et belle famille devraient s’agrandir, créer des liens. Eux ne sont pas intéressés à nous et nous, on se retrouve dans le vague.

Comment créer une rencontre ? Quel sujet mettre sur table pour avoir une bonne discussion ? Faut-il inviter mon frère et ma belle sœur pour que sa mère se sente plus en confiance ? Un conseil de votre part serait le bienvenu. Merci

 

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Vous accordez de l'importance à une bonne entente familiale, ce qui est positif. Néanmoins, vous vous êtes rendue compte qu'il n'est pas toujours possible de réunir des personnes faisant certes partie de la même famille mais qui ne trouvent pas pour autant de motivation à créer des liens.

En vous lisant, il me semble avoir compris que votre famille et vous-même avez quand même déjà eu l'occasion d'échanger quelques fois avec les beaux-parents de votre frère. Mon sentiment est que vous êtes assez jugeante à leur égard: vous critiquez la façon de s'habiller et le manque de dialogue de la belle-mère et vous jugez le beau-père qui aurait rencontré cette femme plus jeune et bizarre.... Si vos parents ont le même regard, il n'est pas étonnant qu'il soit difficile d'entrer en relation. Il est bien possible qu'ils aient perçu en vous une attitude négative même si vous leur avez fait part de votre envie de resserrer les liens. Cette attitude contradictoire peut être assez déstabilisante.

L'idée d'une rencontre est bonne mais seulement si vous souhaitez repartir d'un bon pied en laissant à chacun la chance de faire valoir ses qualités relationnelles, sans préjugés... A vous de trouver les bons mots pour les convaincre...Ce qui peut faciliter une bonne discussion? Garder un esprit ouvert, se mettre au niveau de l'autre, aller à sa rencontre, essayer de comprendre ce qu'il vit....Par exemple!

Enfin, il est probable en effet que cette dame se sentirait plus à l'aise de vous rencontrer en présence de sa fille car c'est à travers elle que le lien a son origine.

Bonne suite!

Telme

Bonjour, J'aimerais vous poser une question concernant ma relation avec mes parents. On s'entend très bien, mais depuis quelques années j'ai...

 

Bonjour,

 

J'aimerais vous poser une question concernant ma relation avec mes parents.

On s'entend très bien, mais depuis quelques années j'ai envie de prendre un peu de distance, ce qui me semble normal, tout comme rencontrer d'autre personnes et construire ma vie comme je l'entends.

 

J'ai beaucoup de mal à leur parler de mes relations amoureuses, ça me gêne énormément.

Bref, depuis quelques semaines j'ai un copain en Allemagne dont j'ai dû leur parler car il est venu me trouver chez moi (il ne les a pas rencontrés). Maintenant c'est moi qui part chez lui quelques jours, et mes parents veulent absolument son nom et son numéro "pas pour l'appeler, juste au cas où, pour savoir chez qui je suis, si jamais il y avait un souci".

 

Qu'est-ce que vous pensez de cette demande? Est-ce qu'elle vous semble légitime malgré le fait que j'ai 24 ans??

 

Au début ça ne m'a pas choqué, mais plus j'y pense, moins j'ai envie de leur donner ses coordonnées: je n'ai pas envie qu'ils aillent voir sur internet son profil, ni qu'ils l'appellent!

Et puis ce serait comme donner beaucoup d'importance à cette relation, alors que je ne sais même pas s'il y a quelque chose de sérieux entre nous deux.

En résumé, ça me gêne beaucoup de leur donner ses coordonnées, j'aimerais vivre mes histoires dans mon intimité.

 

Merci pour votre avis.

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Vous dites avoir une très bonne relation avec vos parents, ce qui est positif. Cela n'empêche pas que vous ressentiez le besoin légitime de prendre de l'autonomie dans votre vie de jeune adulte. De plus, il est important que vous puissiez préserver votre « jardin secret », notamment en ce qui concerne vos relations amoureuses...

 

En vous lisant, j'ai l'impression que vous ressentez un désir de contrôle de la part de vos parents sur votre vie personnelle, est-ce juste? Je peux comprendre ce sentiment mais je peux aussi me mettre à la place de vos parents: sans vouloir forcément vous contrôler, il se pourrait qu'ils souhaitent seulement se rassurer en ayant accès aux coordonnées de votre copain, au cas où...

Tous les parents ont tendance à se faire du souci pour leurs enfants même quand ceux-ci ont atteint l'âge adulte! Il ne faut pas forcément y voir une volonté délibérée de contrôler vos faits et gestes.

 

Puisque vous avez la chance d'avoir une bonne entente avec vos parents, je vous propose de leur faire part de vos sentiments en mentionnant peut-être que vous n'êtes pas encore au clair sur la relation avec cet homme. Vous n'êtes pas obligée de rentrer dans les détails! Cela vous permettrait, à vous, de vous positionner clairement par rapport à eux et à eux, de comprendre ce qui motiverait votre éventuel refus.

Par ailleurs, serait-il envisageable pour eux de vous contacter uniquement sur votre propre numéro de portable? Vous pouvez aussi convenir d'un rendez-vous téléphonique...Autrement il y a la possibilité de donner ces coordonnées à une tierce personne auquel vos parents pourraient faire appel en cas de nécessité. Bref, il y a possibilité de faire des compromis.

Nous espérons avoir pu vous aider et nous vous souhaitons une bonne continuation,

Telme

Bonjour Telme, J'ai plusieurs questions : relation père-fille (je ne peux rien faire à part constater et essayer de l'aider à prendre confiance...

 

Bonjour Telme,

 

J'ai plusieurs questions : relation père-fille (je ne peux rien faire à part constater et essayer de l'aider à prendre confiance en elle).

Relation avec une camarade de classe qui l'harcele ( nous avons discuté avec le prof et vu qu'il ne peut voir ces agissements, c'est derrière son dos... Il va informer le directeur afin que celui-ci puisse avertir la camarade qu'elle risque de se voir exclue du cours de gym si le comportement continue).

Relation avec moi : comment la soutenir, comment favoriser sa capacité a s'épanouir sans se retrouver dans une position difficile, voir de victime.

 

Toujours à propos de ma fille de 12 ans, hier nous avons eu un entretien avec son prof. Vu qu'elle a passé 2 semaines a l'hôpital et qu'après elle a beaucoup manqué l'école, son premier semestre ne sera pas compté. Si vous vous rappelez, elle souffrait d'une gastrite de stress. Hier en sortant de l'entretien son père lui parle et lui met la pression en lui parlant selon son habitude... Même que ses intentions sont les meilleures, la forme ne suit pas... Et encore une fois tout cela m'inquiète. Voilà ce qu'elle vit et que j'ai pas de marge d'action. Elle refuse tojours d'aller chez la psy.Je peux que constater les soucis auxquels elle a a faire face. De mon côté, je cherche à lui faire confiance, je lui signifie ma disponibilité si nec pour réviser. Elle se prépare à la dernière minute pour ses devoirs et fait des mauvaises notes ! Elle appréhende d'aller a l'école à cause de cette camarade qui l'insulte... Elle va quand même.

 

Le prof et le directeur vont dire a cette fille d'ignorer ma fille. Je suis contente qu'elle est soutenue...

 

Et moi, qu'en pensez-vous, qu'est-ce que je peux faire ?

 

Des fois, je pleure devant elle, en plus j'ai des soucis personnels et professionnels.

 

Merci a vous et meilleures salutations,

 

Petite pharmacie

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Merci de nous donner des nouvelles de votre fille et de ce qui a été mis en place sur les plans scolaire, familial, social… pour l’aider. Mais vous n’êtes pas tranquille et cherchez ce que vous pourriez faire encore de votre côté.

Paradoxalement, ce n'est pas toujours en étant actif que l'on apporte le soutien le plus efficace à personne en crise... Savoir lâcher prise peut s'avérer très constructif !

Puisque vous semblez rassurée qu'un réseau professionnel donne toute l'attention qu'elle mérite à votre situation, nous vous invitons à vous appuyer sur ces prises en charge et choisir de vous situer autrement dans votre relation mère- fille. Au lieu "d'en faire encore plus", nous vous encourageons à réintroduire de la sérénité dans votre quotidien, tout en restant bien sûr attentive à ce qu’elle vit.  

Vous cherchez à faire confiance à votre fille, et cette piste est à nos yeux très positive. Porter sur elle un regard confiant, au lieu de redouter d’éventuels problèmes à venir, est une excellente façon de lui montrer que vous croyez en elle, en ses ressources et en son potentiel évolutif. Lui dire que vos inquiétudes et votre tristesse concernent des questions personnelles dont elle n'est pas responsable peut également alléger le poids dont elle se sent porteuse.

De son côté, en refusant d'aller voir une psychologue, votre fille exprime peut-être aussi le souhait d'être considérée comme n'importe quelle adolescente, et non pas étiquetée comme "personne à problèmes".

Un vent de détente et de légèreté bien mérité après cette période tourmentée, c'est ce que nous vous souhaitons!

 

TELME

 

 

 

bonjour je suis une maman d'un petite fille de 7 ans que son comportement m’inquiète, quand elle était petite, elle était comme un ange, a l'age de...

 

bonjour

je suis une maman d'un petite fille de 7 ans que son comportement m’inquiète, quand elle était petite, elle était comme un ange, a l'age de 18 mois elle a commencé a fréquenter un service de garde avec son frère de 3 ans a l’époque, elle était une fille de caractère, elle a parlé a temps marche a temps tout était normal, a l'age de 2 ans elle a fait une épisode de mannequin, si je la laisse, elle pourrait changer de vêtement a toute les 30 min, elle avait eu son nouveau frère et j'ai commencé a travailler.

c'est a l’école qu'on a commence a se plaindre d'elle, manque de discipline, n’écoute pas les consignes, n'attends pas son tour, se mêle toujours des affaires des autres, prends beaucoup de temps a exécuter ses tache ce qui énervent ses professeurs, son professeur lui a fait une feuille de route mais peu d'amélioration il y a des jours que c'est moyen et il y a d'autres que c'est pire. elle aime parler des copain d'avoir un amoureux s’intéresse aux belles femmes dans les pub ou dans les films, hier elle mis la poupée dans son ventre pour être enceinte comme son professeur et elle a même crier de douleurs d'accouchement. un fois sa surveillante de dîner l'a mis dans un coin par terre pour manger tout seule (j'ai les larmes aux yeux) car elle déranger les autres.

je ne comprends pas, c'est une très belle fille, très aimante, avec beaucoup de tendresse aime beaucoup aider les autres, intelligente, mais qui a du caractère, je ne sais pas elle ou l’erreur, qu'est ce qu'on doit faire. elle une soeur qui a 6 ans de différence avec elle., je la vois: elle n'a pas de liens avec sa seure (différence d'age), son frère de 9 ans la taquine toujours , elle est mieux avec son frère de 5 ans.

pouvez vous m'expliquer sa situation et me dire quoi faire.

merci

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

7 ans est un âge où de nombreux enfants cherchent à attirer l'attention sur eux et cette attitude peut se manifester dans le cadre de l'école comme à la maison. Essayez de ne pas dramatiser. 

Nous ne pouvons pas vous dire quoi faire, mais nous pouvons vous donner quelques pistes de réflexion :

Il est important que vous puissiez poser un cadre à la fois contenant et rassurant à votre fille. Définissez clairement les limites, avec fermeté et douceur. Avez-vous un mari ou un compagnon pour vous épauler dans cette tâche? Vous n'en parlez pas.

Par ailleurs, on peut se demander comment votre fille vit l'ambiance familiale en ce moment, comment elle se situe par rapport à ses frères et sœurs. Il n'est pas forcément facile de trouver sa place dans une grande fratrie et cela peut avoir des répercussions sur le travail et l'attitude en classe.

Est-il possible que votre fille ait vécu un changement dans sa vie ou un événement marquant? Je vous encourage à entamer un dialogue ouvert et constructif avec elle pour qu’elle puisse parler de ce qu'elle vit, de ses émotions. Passer plus de temps seule à seule avec elle en faisant des activités agréables, voilà une autre piste.

Enfin, il me semble important que vous puissiez collaborer avec le corps enseignant de l'école. Si le comportement de votre fille devient ingérable avec des conséquences négatives sur son travail scolaire, peut-être pourriez-vous rencontrer l'infirmière ou le psychologue scolaire, pour lui offrir un soutien adapté. Ce serait aussi l'occasion pour elle d'avoir un espace à elle pour exprimer sa souffrance.

Essayez de prendre un peu de distance par rapport à cette situation et mettez en valeur les aspects positifs de votre fille : elle est intelligente, affectueuse... Montrez-lui que vous lui reconnaissez ces qualités!

Bonne continuation,

 

Telme

 

 

Bonjour, Maman de 2 enfants en bas-âge (3 et 6 ans) et séparée du papa, je suis quelqu'un d'angoissé. Ayant eu des parents angoissés, je ne...

 

Bonjour,

 

Maman de 2 enfants en bas-âge (3 et 6 ans) et séparée du papa, je suis quelqu'un d'angoissé.

 

Ayant eu des parents angoissés, je ne souhaite pas reproduire le même schéma.

 

J'ai enormément de peine à faire confiance à mon ex-mari et ne veut pas que la relation qu'il entretient avec les enfants en souffre. Le papa ne s'implique pas dans l'éducation des enfants, exerce son droit de visite à son bon vouloir et ne me respecte pas (je tente de règler ce problème avec lui).

 

Que dois-je faire pour que mes angoisses diminuent, avant qu'elles ne rendent malades mes enfants?

 

Merci de votre réponse.

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Une démarche incontournable pour tout parent, vivant ou non sous le même toit, consiste à accepter que père et mère sont différents et que leur apport auprès des enfants le sera fatalement aussi, même si une cohérence, notamment dans le cadre éducatif, est souhaitable.

Lors d’une séparation, faire confiance dans la capacité de l'autre à être un parent adéquat pour les enfants demande de différencier le niveau conjugal, qui relève des adultes et est à gérer entre eux, par exemple le non-respect que vous mentionnez, auquel vos enfants ne devraient pas être confrontés, et le niveau parental, à savoir la relation parent-enfants qui perdure malgré la séparation et les éventuels différends.

Votre difficulté à faire confiance au père de vos enfants s'appuie-t-elle sur des éléments objectifs, des événements précis ou des défaillances graves de sa part dans sa responsabilité de protection envers vos enfants? Ou bien vos peurs sont-elles plus diffuses, par exemple une crainte que vos enfants ne jouissent pas du même cadre (horaires, alimentation...) chez vous et chez lui ?

Y a-t-il par ailleurs une convention de séparation déterminant les aspects formels (droits de visite...) afin qu’ils ne soient pas systématiquement négociables, et donc sources de tensions ?  

Vous faites preuve de lucidité et d'une capacité de remise en question très constructives en abordant votre difficulté à gérer vos angoisses. Prendre du recul permet de ne pas (trop !) interférer dans ce que l'on transmet à nos enfants et leur laisser un espace suffisant pour qu’ils développent leur personnalité, leurs ressources, leurs relations. 

Si l'anxiété qui vous habite tend cependant à se cristalliser et peser trop lourdement dans vos rapports avec vos proches et votre perception des événements, nous vous invitons à entreprendre une démarche de soutien individuel avec un psychothérapeute. 

Nous restons disposés à poursuivre cette réflexion avec vous lors d'un prochain échange.

Bien à vous,                                                   

Telme

 

 

Bonjour, Voilà ce qui m'interroge. Depuîs quelque temps, mon fils de 11 ans ne veut plus inviter des copains à la maison. Et surtout il ne veut pas...

 

Bonjour,

Voilà ce qui m'interroge. Depuîs quelque temps, mon fils de 11 ans ne veut plus inviter des copains à la maison. Et surtout il ne veut pas me dire pourquoi.

 

Pourtant, il a beaucoup d'amis, va souvent à des anniversaires, a en invités plus de 10 qui sont tous venus au sien. Il est sociable et assez populaire, il a de bonnes notes à l'école.

 

Alors je me dis qu'il a honte d'amener ses copains à la maison. La déco ne lui plaît pas tellement, et c'est vrai que moi-même je n'invite que très rarement des amis chez moi. Je précise que je vis seule avec lui, que je travaille beaucoup et que je ne suis pas très à l'aise pour recevoir les gens.

 

Je me dis donc que je dois commencer par changer ce que je peux pour rendre la maison plus accueillante, notamment en y invitant des amis pour qu'elle soit plus vivante. ça ne va pas être facile mais je vais m'y atteler.

 

Néanmoins, je m'inquiète devant son silence. Car je suis prête à entendre ce que je fais comme hypothèse, et je pense qu'il le sait, du coup je crains un mal-être plus profond.

 

Que me conseillez-vous?

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Pas aisé de faire face au silence de son enfant, qui laisse place à toutes les hypothèses, même infondées…

Vous êtes ouverte à la réflexion et prête à certaines adaptations, signes de l'attention que vous portez au bien-être de votre fils. Il semble de son côté bien fonctionner scolairement et socialement.

Aucun élément de votre message ne nous permet donc de supposer la présence d'un mal-être plus profond chez votre fils. Votre intuition ou des changements de comportement (par ex, attitude de repli) seraient de meilleurs indicateurs. Pour vous aider à vous situer, vous pouvez prendre ces pistes de réflexion:

- Votre fils est-il généralement peu expressif sur ce qui le concerne ou son silence sur la question d'inviter ses copains chez vous est-il inhabituel? Pensez-vous que cela puisse être lié à l'entrée dans la préadolescence ou plutôt à un événement particulier ?

- Votre enfant a-t-il dans son entourage d'autres adultes à qui se confier hormis vous ? Il serait sans doute rassurant pour vous de savoir qu'il peut puiser vers d'autres des ressources qui viendront compléter de manière équilibrée ce qu'il trouve dans sa relation avec vous.

Nous vous invitons à poursuivre vos tentatives de compréhension par le dialogue afin d'éviter des suppositions tous azimuts. Même si votre fils refuse de vous dire pourquoi il renonce à inviter ses copains, cela ne doit pas vous empêcher de lui exprimer certaines choses. Par exemple, que même si vous invitez peu de gens chez vous, les visites de ses amis vous font plaisir. Vous pourriez aussi l'associer à votre projet de renouvellement de déco, en voyant ensemble quel coin de la maison serait à "relooker" ?

Nous restons disposés à poursuivre cette réflexion avec vous si vous le souhaitez et vous adressons nos souhaits d'évolution positive !

 

Telme

 

 

Bonjour! Je suis la maman de quatre enfants: une fille de 21 ans, sa soeur de 18 ans, son frère de 13 ans et le petit dernier de 10 ans.  C'est...

Bonjour!

Je suis la maman de quatre enfants: une fille de 21 ans, sa soeur de 18 ans, son frère de 13 ans et le petit dernier de 10 ans. 

C'est notre fille aînée qui m'amène aujourd'hui sur votre site, ne sachant plus quoi faire pour améliorer la situation, tout au moins pour la faire évoluer dans un sens positif pour tous. 

L'histoire de ma fille serait très longue à raconter, puisque depuis presque toujours tout a été compliqué avec elle, comme si elle avait découvert une fois pour toute le mot "non" et sa signification et qu'à 2 ans et qu'elle serait restée coincée dans la fameuse crise d'opposition. S'opposer pour vivre, on dirait que c'est le seul moyen qu'elle a de fonctionner à tous les niveaux. J. peut être charmante, du moment que ne lui demande rien, absolument rien, que l'on a pas d'avis et qu'on est d'accord avec tout ce qu'elle dit, pense, fait. Elle souffre par ailleurs d'une incapacité absolue à faire face à toute frustration, d'un refus catégorique de l'effort, ainsi que d'une jalousie hors du commun envers ses frères et soeurs.

J. a terminé son gymnase en juillet 2011 (voie diplôme), avec un taux d'absentéisme énorme contre lequel nous avons dû nous battre. Les professeurs étaient "tous nuls", les copains débiles, les cours sans intérêt. Elle a malgré tout réussi ses examens et obtenu son diplôme. Normalement, en 3ème du gymnase, les jeunes devraient avoir commencé (ou commencer) à songer à l'avenir. Mais pas J.. "Je m'en occupe demain" est sa phrase fétiche, mais il y a toujours un jour après demain, et c'est toujours de ce jour-là dont il s'agit. Voilà donc 18 mois qu'elle traîne à la maison, qu'il faut se battre pour la faire se lever, tenter de lui faire avoir un rythme de vie "normal". Nous avons réussi à la faire partir au pair dans une famille à la rentrée d'aout 2012. Elle a quitté sa première famille au bout de deux semaines. Je lui ai trouvé une autre famille qu'elle a rejoint au mois de septembre et elle y est restée jusqu'à Noël. Les deux expériences ont été un échec. A chaque arrivée dans la famille, elle m'appelle aussitôt et pleure, pleine de panique, d'angoisse. La semaine avant son second départ (septembre) ma fille nous a fait subir un enfer de colères, provocations, larmes etc.

Depuis Noël, elle recommence son comportement: traîner, ne rien faire (elle est à l'hôtel), ne pas chercher d'emploi ni de formation, refuser toute proposition d'aide. En attendant, je lui ai trouvé une nouvelle famille chaleureuse et sympathique avec des exigences moindre (moins d'heures de travail, meilleur salaire). Elle semblait d'accord avec l'idée de repartir et le contexte proposé par cette famille. Mais il s'agit maintenant de réserver le billet d'avion et la voilà repartie dans ce schéma: non, je ne partirai pas, je vais faire pareil que la dernière fois, etc. Mais il se trouve qu'elle ruine franchement l'ambiance de la famille et que tout le monde souffre de cette attitude perpétuellement désagréable avec tous . Elle traite ses frères et soeurs de "lèche-cul" parce qu'ils respectent les règles de la famille: faire la vaisselle, faire leurs devoirs, être polis, donner un coup de main...Tout geste sympathique de leur part est critiqué. Ils n'ont pas le droit de parler à table, etc. En gros, elle nous pourri la vie depuis deux ans et cela devient franchement pénible pour chacun. Et pour nous, ses parents, nous commençons à baisser les bras. Se battre pour tout, pour la faire se lever, pour la faire manger à table avec nous, pour lui faire vider les détritus de sa chambre (on dirait une déchetterie), pour lui faire faire des recherches de formation professionnelle, des inscriptions à des écoles ou des postulations.

Je pense qu'elle a en outre développé une dépendance à son ordinateur, elle passe ses journées à créer des personnages sur des sites d'écritures participatifs (des rpg) et papoter avec des filles dans la même situation qu'elle. Si on lui retire son ordi, elle est capable de s'arracher des mèches de cheveux, de pleurer comme une toxicomane à qui on aurait volé sa dose, d'avoir des comportements extrêmes et effrayants. 

Que faire? Elle refuse toute aide, toute proposition, tout soutien, toute suggestion, toute autorité. Il est devenu tentant de baisser les bras et la mettre à la porte avec ses valises au retour du printemps. Moi je suis lasse. A 45 ans, je me retrouve avec une jeune de 21 ans qui me demande plus d'énergie que son petit frère de 10 ans, tant son niveau d'autonomie est bas. Si je ne fais rien, elle est capable de dormir toute la journée. Si nous exigeons, si nous luttons, on obtient de toutes petites choses (comme le fait qu'elle se lève et traîne dans sa chambre, et qu'elle sorte le chien une fois 10 mn dans la journée!).

Potentiellement, elle devrait enfin commencer une école d'informatique en août, puisqu'elle a fini par trouver que cela pourrait l'intéresser et qu'elle a fini par s'inscrire dans deux écoles. Mais comme toujours avec ces écoles, on ne saura si elle y est admise qu'en juillet. D'ici là, que faire?

Je sais que la situation est plus que complexe, mais nous commençons à fatiguer.

Merci pour vos lumières et votre écoute. et meilleures salutations.

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

A vous lire, on a l'impression que votre fille est restée figée dans une position d'adolescente révoltée contre tout et tous, réfractaire aux limites et recadrages tout comme aux suggestions bienveillantes … alors même qu'elle a déjà 21 ans! On comprend très bien votre désarroi et votre lassitude à la longue et vous avez raison de chercher de l'aide avant que la situation ne se dégrade davantage.

Un aspect de votre message m'interpelle: vous vous positionnez en mère «salvatrice», vos autres enfants sont décrits comme plutôt adéquats dans leurs attitudes alors que J., elle, fait littéralement tout de travers et pourrit l'ambiance familiale. C'est en quelque sorte le phénomène du bouc émissaire. Ce qui est dangereux à la longue, c'est que tout le monde est pris dans ce mécanisme qui ne laisse pas à la personne désignée de cette façon, la possibilité d'agir différemment du comportement attendu. S'ensuivent des relations figées peu constructives. Quand plusieurs solutions ont été testées sans résultats, il est bon de se demander en quoi le fonctionnement familial est répétitif et inadéquat. En prenant du recul, chacun peut tenter de changer sa vision de son propre rôle et du rôle des autres. De même, chacun peut réfléchir en quoi il détient sa part de responsabilité dans la persistance d'une ambiance familiale dégradée.

Dans un autre registre, je ne suis pas étonnée de la jalousie de J. à l'égard de ses frères et sœurs. Il est probable que le bon comportement de ceux-ci renvoie à J. une image encore plus négative d'elle-même, celle du « vilain petit canard » en inadéquation avec ce que ses parents attendent de lui. Il ne s'agit pas de trouver des excuses à votre fille mais de vous rendre attentive à certains mécanismes qui sont insidieux, bien qu'à première vue banals.

Vous décrivez une jeune femme démotivée, s'adaptant difficilement, isolée socialement, dormant beaucoup, irritable à souhait… Cela me fait penser à des signes de dépression qui ne doivent pas être sous-estimés, d'autant que cela dure depuis 18 mois. Il n'est pas impossible que derrière cette irritabilité et cette frustration permanente se cache une basse estime de soi et un mal être profond qu'elle n'arrive pas à exprimer autrement qu'en étant désagréable avec sa famille. Un bilan médical me paraîtrait judicieux afin de faire le point. Un suivi psychologique individuel pourrait éventuellement apporter un soutien complémentaire, comme espace neutre rien qu'à elle où elle s'autoriserait à exprimer également ses angoisses.

Dans tous les cas, je vous encourage à favoriser un dialogue ouvert en essayant de rejoindre votre fille quelque part dans sa souffrance. Les parents peuvent toutefois se sentir noyés par la dimension affective des conflits avec leurs enfants… Peut-être pourriez-vous alors envisager de chercher un regard externe? Un ami de la famille, un professionnel peuvent aider à changer la représentation que l'on a d'un problème. La thérapie de famille peut également servir à mettre en lumière certains fonctionnements familiaux inadéquats qui impliquent tous les membres de la famille. Quoique vous et votre famille décidiez, il me semble important que chacun se sente impliqué dans une démarche de changement et que chacun prenne une part active dans la recherche et l'utilisation de ses ressources. Sachez que l'association Telme (Lausanne) propose des consultations confidentielles et financièrement abordables pour les familles, www.telme.ch pour plus d'informations.

Une petite lumière semble tout de même pointer à l'horizon puisque votre fille pourra peut-être commencer à investir son temps et son énergie dans un projet constructif, l'école d'informatique... D'ici là, il me semble que tout n'est pas encore perdu et que vous disposez encore de plusieurs flèches à votre arc pour améliorer la situation. Il me semble aussi important que d'ici au mois d'août, J. puisse s'investir dans un projet intermédiaire (petit job, cours de langue, etc.) car l'attente peut être source d'angoisse.

N'hésitez pas à donner de vos nouvelles et bonne continuation,

Telme

 

N.B. Dans un souci de confidentialité, nous avons enlevé votre signature et anonymisé le prénom de votre fille

bonjour, cela va faire 4 ans que ma mère est décédée d'un cancer et il y a 5 semaines c'est sa soeur (ma tante donc) qui est partis. Depuis le...

 

bonjour,

 

cela va faire 4 ans que ma mère est décédée d'un cancer et il y a 5 semaines c'est sa soeur (ma tante donc) qui est partis. Depuis le décès de ma mère j'ai l'impression d'être une moins que rien, j'ai eu mon bep, mon bac pro avec mention la je suis en deuxième année de bts mais j'ai l'impression que c 'est pas sa que je veux faire de ma vie. J'ai envie de partir, loin de ma famille qui me geulent dessus dès que je fais un truc de travers. j'ai l'impression qui sont tout le temps sur mon dos encore hier j'ai eu des "menaces" de ma grande soeur et de mon père même ma soeur jumelle s'y est mis en me disant de travailler plus et de moins sortir, mais il y a que voir mes amis et mon copain qui me soulage, eux au moins me réconforte quand sa va pas il me rabaisse pas contrairement à ma famille. Depuis hier soir, j'ai envie de partir ou de mourrir. Mon copain ne comprend pas ma réaction et il croit que si je fais sa ma famille va se mettre contre lui, sa m'a déçu. je sais plus quoi faire aidez moi :'(

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour!

Vous avez vécu la perte de votre mère il y a 4 ans, qui a aussi influencé l'estime que vous avez de vous-même. Vous avez l'impression de ne pas être reconnue dans votre famille, qui vous émet des jugements blessants envers vous. De plus, vos études actuelles ne reflètent pas vraiment ce que vous voulez faire dans votre vie...

 

Pour trouver du soutien vous vous tournez volontiers vers l'extérieur. Vous le dites vous-même, "il y a que voir mes amis et mon copain qui me soulage". Les problèmes relationnels au sein de votre famille se surajoutent  au normal mouvement de votre prise d'indépendance et renforce chez vous le désir de partir loin. Comment pourriez-vous, sans mettre une distance forcément géographique, prendre position dans ce qui vous arrive et mettre des limites afin de vous sauvegarder votre espace personnel?

Vous ne nous dites pas ce que vous avez déjà essayé jusqu'à présent. Afin de vous faire mieux respecter, vous pouvez prendre une part plus active et pas seulement "subir" ce que les autres projettent sur vous. Vous positionner permettra aux autres de se rendre compte à quel point certaines remarques et certains comportements vous blessent et rendent l'atmosphère lourde.

Qu'est-ce qu'impliquerait pour vous partir de chez vous? Comment imaginez-vous les contacts avec votre famille d'origine dans 5, 10 ou 15 ans?

 

 

Votre situation familiale peut encore évoluer, même si c'est difficile à envisager en ce moment. Vous parlez même d'en finir avec votre vie. Vous vivez une période pas facile, avec la perte de votre tante, vos questionnements sur l'avenir et l'ambiance difficile à la maison. Vous êtes bien entourée par vos amis et par votre copain, mais que pensez-vous de prendre contact avec un psychologue? Un professionnel pourra vous soutenir dans ce qui vous arrive, vous pouvez demander à votre médecin traitant s'il connaît des personnes de confiance ou regarder dans les pages jaunes.

Vous ne devez pas tout porter sur vos épaules, c'est important de trouver un moyen de vous écouter et de progresser vers ce que vous attendez de l'avenir.

 

Je vous encourage à puiser dans vos ressources et vos désirs, vous avez votre vie à construire!

Bien à vous

Telme

Bonjour, Je vous écrit comme les mots me viennent. J'ai des soucis avec mon ado de 17ans,il ne veut absolument plus écouter . Il est contre...

 

Bonjour,

Je vous écrit comme les mots me viennent.

J'ai des soucis avec mon ado de 17ans,il ne veut absolument plus écouter .

Il est contre toutes les règles à la maison.

Il a de mauvais copains.

Il ne travaille pas trop bien à l'école et est contre l'autorité de ses professeurs,il se croit plus intelligent que les adultes.

Il conteste tout.

Il est aussi fainéant ,ne veut pas travailler comme jobiste pendant les congés scolaire,et a toujours besoin d'argent.

Il y a quelque semaine ,il a trouvé à se faire de l'argent facile......vous me comprenez....

il a revendu du weed qu'il avait revendu pour un de ses bons copains,je l'ai su en fouillant dans ses affaires.

Il me jure qu'il a fait cela qu'une seule fois,mais je n'ai plus confiance en lui....

Pourtant c'est un enfant qui ne manque de rien,il a tout ce qu'il demande,a déjà voyagé partout dans le monde avec moi.

Je ne comprend pas un tel changement,lui qui était si gentil.

Je suis désemparée ,que dois faire ,aidez moi SVP.

 

Merci de votre aide.

 

 

Notre réponse :

 

Bonjour, bienvenue sur le site de Telme,

Vous décrivez une suite de problèmes de comportement à propos de votre fils: paresse, opposition, argent facile, je ne vois rien de positif dans votre description et j'en déduis que ça doit être bien difficile à la maison...

Par rapport aux causes de ce comportement, vous dites peu de choses, sauf qu'il a tout ce qu'il demande. Alors doit on en déduire qu'il agit ainsi parce que de toute façon il obtient tout?

Il n'y a aucune raison que votre fils refuse tout, comme ça. D'une part, il est possible qu'effectivement il se dise qu'il n'a rien à faire car il a tout de toute façon, ce qui devrait vous donner une piste: on ne donne rien si on n'obtient rien. D'autre part, à l'arrière plan de cela, il y a la question du cadre qui est posé. Il y a un père qui est présent, comment se situe-t-il face à son fils?

Quelles exigences avez-vous, votre mari et vous face à votre fils, et quelles répercussions mettez-vous lorsqu'il ne fait rien de ce que vous attendez?

Si on obtient tout sans rien faire, pourquoi se mobiliser...

Mais cette piste concernant vos exigences est bien limitée, car vous ne donnez pas d'autres indications. Il arrive dans certaines familles que les conflits entre les parents, par exemple, associé à un manque de respect amène leurs enfants à réagir de la même façon, soit en ne respectant ni les consignes, ni les personnes.

Ceci est un exemple pour illustrer le fait que les problèmes des jeunes peuvent être liés à diverses sources bien plus complexes que le cadre posé. Si vous décriviez davantage votre attitude et le contexte familial, il nous serait possible de vous donner des pistes plus précises.

N'hésitez pas à écrire cette fois en abordant l'arrière plan familial.

Bien à vous

Telme

Bonjour, mon fils a fait 2 fugues pendant sa scolarité, à cette même période il s'était fait quelques marques biens prononcées sur le bras,aujourdhui...

Bonjour,

mon fils a fait 2 fugues pendant sa scolarité, à cette même période il s'était fait quelques marques biens prononcées sur le bras,aujourdhui il a 17ans1/2 et vient de mettre fin à son apprentissage.Il a menti plusieurs fois à son patron concernant des arrivées tardives,a courbé ces cours,et nous a menti et caché la vérité concernant son apprentissage (il n'a jamais exprimé que celui ci ne lui plaisait plus). Nous (ces parents) sommes séparés. Moi (son papa)ai le droit de visite 1 week sur 2.Je me pose la question de quel mal être ou trouble psychologique peut souffrire mon garçon,a t'il pu être abusé,mal traité ou autres? Est ce uniquement la séparation des parents? Je lui ai proposé par le passé (après ses fugues) de se confier à quelqu'un si il en avait le besoin,mais n'a pas voulu et m'a répété qu'il n'avait rien contre ses parents et la séparation.Je vais avoir un entretien tout prochainement avec lui concérnant son échec en apprentissage et ses menssonges,et me demande quelle attitude dois je avoir? quelles questions poser ou ne pas poser? que dire...?

Merci pour vos réponses et votre soutien

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour et bienvenue dans l'espace "parents" de notre site,

 

Vous avez raison de vous préoccuper de la situation de votre fils. Il montre par ses actes que ce qu'il vit ne lui convient pas. Il peut y avoir une explication dans le fait que quelque chose en lui l'empêche de s'investir dans un apprentissage.

Cela peut être un mal être lié un événement particulièrement marquant comme votre séparation, une rupture amoureuse, un vécu potentiellement traumatisant, etc... Cela peut aussi être un malaise qui n'est pas lié à un vécu particulier mais davantage à un trait de personnalité de votre fils.

 

Il est aussi possible que ce soit le choix du métier qui ne lui convient pas. Lui en avez déjà parlé? On se demande comment il a fait le choix de son apprentissage actuel. Peut être se rend-il compte que ses intérêts sont ailleurs et qu'il n'est plus motivé à poursuivre cet apprentissage.

Dans ce genre de situation familiale, même si les parents sont séparés, il est important de pouvoir être parents ensemble au delà du couple. On remarque que des divergences existent souvent dans le mode éducatif de chacun des parents. La question est de pouvoir les faire co-exister sans que cela suscite des conflits entre les parents. Ou en êtes-vous avec la mère de votre fils sur un plan éducatif? Arrivez-vous à communiquer?

Dans tous les cas, une discussion à trois, vous, lui et sa mère est nécessaire. Vous pourriez aborder les divers enjeux autour de son avenir professionnel ainsi que son état moral actuel. Parfois il est bien de mettre les choses à plat dans un moment de calme, hors dispute. où vous pourrez lui exprimer votre inquiétude quant à son avenir professionnel mais surtout où vous essayerez de le rejoindre où il est aujourd'hui. C'est à dire de comprendre sans le juger ce qui le pousse à arrêter sa formation et comment il se sent. Ensemble vous pourriez imaginer des solutions alternatives à sa formation s'il exprime clairement son refus d'arrêtere et si ces raisons sont "valables".

Ne l'acculez pas, il risquerait de réagir de manière défensive voir agressive. Il s'agit de co-construire un avenir pour votre fils en fonction de vos exigences, de ses besoins et ses choix.

Bien à vous.

Telme

Ma fille a un peu plus que 2 ans et demi et elle est très capricieuse. Je dois sans arrêt négocier pour tout. À table elle mange quand elle en a...

 

Ma fille a un peu plus que 2 ans et demi et elle est très capricieuse. Je dois sans arrêt négocier pour tout. À table elle mange quand elle en a envie, se lève, va jouer, revient, repars... Si j'enlève son assiette quand nous débarrassons la table elle hurle qu'elle veut encore manger. Elle refuse de s'habiller le matin, refuse d'aller faire des courses, refuse de se faire changer les pampers. Bref, c'est une lutte de chaque instant. Lorsque son papa rentre du travail c'est pire. Elle crise et lui il hurle. Plus une soirée sans pleurs et sans cris.

Alors pour la calmer un peu je cède à ses caprices la plupart du temps et j'avoue que ça me fait peur. J'ai peur qu'elle continue à être un vrai tyran.

Peur qu'elle "tourne mal à l'adolescence".

En clair je n'arrive pas à la gérer.

Si je la met dans sa chambre pour qu'elle se calme, elle en sort tout de suite. Faut-il fermer sa porte à clef ?

Bref, j'ai besoin de conseils car là je suis dépassée...

Merci de m'avoir lue...

 

Réponse de TELME:

Bonjour !

Pas facile le rôle de parent.....mais votre message montre que vous ne baissez pas les bras, ce qui est essentiel !

Aux environs de deux ans, un enfant traverse une phase oppositionnelle faite de refus catégoriques, mais aussi d'une affirmation de soi ("j'ose faire ça", "c'est à moi",..) importante dans la construction de sa personnalité. Certains enfants démontrent un caractère plus marqué que d'autres....

Si un enfant a besoin de se confronter à l'adulte et au cadre pour se développer, cela implique d'une part que les adultes se positionnent mais aussi que les "règles du jeu" soient énoncées clairement.  

Assumer ce rôle de "contenant" n'est certes pas facile car certains parents craignent de perdre l'estime, voire l'affection de leur enfant en s'opposant à lui.

La situation actuelle est difficile pour chacun de vous, parents, mais également pour votre fille et peut aussi à terme fragiliser le couple.

Il est plus facile de dire "oui" que de dire "non"....Pourtant c'est bel et bien une reconquête de votre autorité que je vous suggère. Ne cherchez pas à tout changer d'un coup, mais dites-vous que cette démarche se fera progressivement à travers les faits parfois anodins du quotidien et qu'une cohérence d'exigences entre vous et votre conjoint sera aidante.  

Concrètement, vous pouvez définir en couple les points prioritaires sur lesquels vous allez centrer votre action et dire à votre enfant que vous n'allez plus tolérer certains comportements. Utilisez des mots faciles à comprendre et des "sanctions" que vous êtes en mesure d'appliquer, proportionnelles à l'acte et surtout compréhensibles par votre fille de façon à ce qu'elle fasse le lien entre la transgression et la répercussion que vous posez. En ce qui concerne sa chambre, vous pouvez la fermer à clé du moment qu'elle ne court aucun danger (fenêtre, objets blessants,..)

Il importe aussi que les choses soient prévisibles, c'est-à-dire que vous lui rappeliez ce qu'elle risque avant qu'elle n'ait dépassé les limites. Tout processus éducatif doit comporter un cadre mais aussi des encouragements et la valorisation de ce qui est positif, ne l'oublions pas ! 

Deux ans est un âge sensible face auquel de nombreux parents se sentent démunis, ne perdez pas de vue ce qui vous permet de vous ressourcer et n'hésitez pas à faire appel au père de votre fille ou à d'autres personnes de confiance pour vous relayer ! 

A bientôt pour des nouvelles....Nous vous souhaitons de garder confiance en vous et en vos ressources!              

Telme

 

 

Bonjour, Ma fille a 10 ans et mon fils 8 ans. Je m'adresse aujourd'hui à vous car j'ai l'impression de tourner en rond, d'avoir atteint mes...

 

Bonjour,

Ma fille a 10 ans et mon fils 8 ans. Je m'adresse aujourd'hui à vous car j'ai l'impression de tourner en rond, d'avoir atteint mes limites. Je ne sais pas comment faire. Mes enfants sont adorables, merveilleux, intelligents, drôles et avec, chacun, leur propre caractère, leurs qualités et leurs défauts. Seulement... les bagarres, les chamailleries, les moqueries entre eux, sont tellement épuisants que j'ai le sentiment de ne jamais y arriver. Pourquoi ont-ils toujours encore besoin de se disputer, de se moquer l'un de l'autre, de faire pleurer l'autre. Je leur ai parlé calmement, puni aussi, mais souvent la moutarde me monte au nez, je déteste les conflits. Je ne sais pas qui a fait quoi, je ne veux pas le savoir, c'est leur problème, mais cela devient celui de la famille. Mon mari et moi soufflons très fort lorsqu'on entend des cris. Avez-vous des conseils à nous donner ? J'essaie de les séparer aussi, en demandant à l'un de participer à une tâche et à l'autre de s'occuper d'autre chose, mais ce n'est pas toujours simple. Merci de votre réponse qui j'en suis sûre me donnera du baume au coeur !

Réponse de TELME:

Bonjour,

 Il n'est pas toujours facile de gérer les disputes entre frères et soeurs, surtout si comme dans votre cas celles-ci sont récurrentes. Vous dites avoir essayé plusieurs stratégies pour désammorcer ou éviter ces conflits ce qui, soit dit en passant, est une excellente idée, mais que celles-ci se sont hélas avérées infructueuses. Pouvez-vous nous dire depuis quand et dans quel(s) context(s) ont lieu ces chamailleries à répétition (à la maison uniquement? à certains moments de la journée ou n'importe quand,...)?

Vos réactions à ces tensions nous semblent adéquates: expliquer calmement les règles lorsque vos enfants sont réceptifs, les séparer quand vous le jugez opportun, poser une sanction si nécessaire,... Un conseil que nous pourrions vous donner, c'est de maintenir une certaine constance et une fermeté dans les règles et punitions que vous fixez avec votre mari. Il s'agit de bien expliquer aux enfants, calmement comme vous le faîtes, les règles de conduites en leur expliquant que certains comportements ne sont plus admissibles (par exemple les cris, ou les insultes). Choisissez un moment où il n'y a pas de tensions pour en discuter tous les quatre. Le calme représente l'autorité, c'est pourquoi il faut vous positionner de manière calme, mais ferme à la fois avec votre mari. A ce moment-là vous devez exposer la sanction (qui sera toujours la même) à laquelle ils s'exposent en cas de non respect de ces règles. Ces sanctions seront appliquées sans discussion et sans appel. Ensuite, ce sera à vous et à votre mari de réussir à tenir votre position sans vous laisser déstabiliser. Cela n'est pas une tâche facile, d'autant plus que le conflit est une chose que vous détestez, mais c'est la manière la plus efficace de vous préserver vous et votre mari, d'une part, et d'amener vos enfants à s'en tenir au cadre et à régler leurs problèmes par eux-même d'autre part.

 

Les disputes sont peut-être un moyen pour vos enfants d'attirer votre attention sur eux. Si c'est le cas, lorsque vous vous emportez et qu'ils parviennent à vous déstabiliser ils atteignent leur objectif. En étant clairs, fermes et systématiques, vous les amènerez petit à petit à comprendre par eux-même que ce genre de comportements ne leur apportera que peu d'avantages.

Parfois, le recours à l'humour peut amener un vent de détente, permettre une prise d edistace salutaire et contribuer à faire bouger progressivement les regards parfois figés que les membres d'une famille peuvent avoir les uns sur les autres. Pourquoi ne pas instaurer des occasions de bagarre autorisées et ritualisées durant un moment choisi par vous? Cela peut permettre à vos enfants de prendre conscience que ce comportement ne résout pas leurs différends. Il existe aussi des livres tels que la série "Max et Lili" qui abordent ce type de question.

La rivalité entre frère et soeur est fréquente et normale...il serait intéressant de savoir de quoi chacun a peur pour réagir ainsi: y a-t-il un sentiment d'injustice chez l'un ou l'autre? et comment vous pouvez éventuellement les rassurer en leur expliquant que vous les aimez autant l'un et l'autre, même si l'égalité absolue n'existe pas car l'attitude des adultes est toujours liée à des conditions particulières (contexte, âge, personnalité de l'enfant,..) !

 

 

Gardez confiance, en vos enfants comme en vous-même et en vos compétences de parents!

 

A bientôt peut-être si vous désirez nous donner des nouvelles ou réagir à notre réponse.    Telme

 

 

 

Bonjour! Je suis maman de 2 garçons de 61/2 et 31/2. Depuis quelques mois, je n'arrive plus à me faire obéir de mon aîné. Depuis très jeune, il a...

Bonjour!

Je suis maman de 2 garçons de 61/2 et 31/2. Depuis quelques mois, je n'arrive plus à me faire obéir de mon aîné. Depuis très jeune, il a souvent piqué des colères dès que je m'opposait à lui ce que je trouvais quand même normal car il est était dans l'âge ou le non prédomine. Mais depuis quelques mois, il ne m'écoute pas, je dois lui répéter 15 fois les choses depuis le matin jusqu'au soir, que se soit pour s'habiller, se laver les dents, manger, ranger ses affaires....

C'est tous les jours la même chose. Pourtant, je lui explique le pourquoi de mes demandes (c'est l'heure de manger, d'aller à l'école...).

Je pense qu'il est normal qu'à cet âge je dois encore lui expliquer les choses plusieurs fois.

Je me sens frustrée car je suis toujours sur son dos toute la journée et je suis épuisée, je m'énerve et le climat familial n'est pas au top.

Mon mari ne prend que rarement ma défense. Il lui arrive de dire quelque chose quand je suis à la limite de m'énerver ou après quand j'ai perdu le contrôle et dans ces cas c'est encore moi qui ai la remarque car pour lui je n'ai pas à m'énerver.

Je ne sais plus quoi faire car je me sens frustrée.

Ma question est que j'aimerais que mon fils se responsabilise pour certaines tâches mais qu'est ce que je peux lui demandé à cet âge?

est-ce normal de devoir tout répéter à cet âge ? est-ce que j'en demande trop ?

Quand j'en discute autour de moi, on arrête pas de me répéter que ce n'ai qu'un enfant de 6 ans.

Merci pour votre aide.

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour et bienvenue,

En tant que parents, il est normal de se sentir parfois dépassés et de ne plus savoir quelles règles éducatives poser. Vous vous interrogez sur ce que vous pouvez ou non dire à votre enfant de 6 ans.

La question n'est pas tellement ce que vous pouvez demander mais plutôt comment le faire

Vous semblez être dans un engrenage répétitif. En effet, vous devez répéter plusieurs fois les mêmes choses à votre fils et nous comprenons votre épuisement. Rester dans le registre émotionnel empêche de prendre une position éducative. Si vous devez répéter 15 fois les mêmes choses sans que votre fils n'obéisse, c'est peut-être que quelque chose lui laisse penser qu'il ne risque rien à continuer de s'opposer ou/et que quelque chose vous empêche de quitter cette spirale pour tenter un autre positionnement

Faites appel à votre créativité: à quelles limites (restrictions) votre fils sera-t-il sensible? Comment faites-vous pour que vos messages soient entendus? Est-ce que vous punissez votre fils lorsqu'il ne vous obéit pas? ou le laissez-vous parfois se confronter aux conséquences éventuellement négatives de ses actes afin qu'il réalise par lui-même que son comportement joue en sa défaveur?...

Nous vous proposons de réfléchir à vos stratégies et d'imaginer d'autres alternatives dans le but d'augmenter votre marge de manoeuvre, de confort aussi et surtout vous sentir cohérente non seulement à l'égard de votre fils mais aussi par rapport à vous. Il serait souhaitable d'en discuter avec votre conjoint afin de mettre en place une cohérence parentale commune qui ne vous laisse pas dans une position isolée et sans l'appui du père de votre fils.

Vous semblez avoir repéré les moments de crise et les situations qui débouchent sur une désobéissance de la part de votre fils, ce qui va vous aider. Pensez-vous pouvoir anticiper ces moments sensibles en en parlant avec votre enfant afin qu'il les aborde différemment et, de votre côté, vous permettre de garder un recul suffisant en cas de conflit?

En restant calme, posée et en mettant une sanction à votre enfant s'il ne vous obéit pas, il verra que son pouvoir de vous déstabiliser est diminué et ses attitudes risquent d'évoluer positivement

Lorsque votre fils est calme, nous vous proposons d'aborder avec lui ces moments d'opposition. Vous pouvez mettre des mots sur ce qu'il s'est passé afin de verbaliser ce que vous et lui ressentez. 

Etre parent suppose des doutes et des moments de turbulences...nous vous souhaitons néanmoins de ne pas vous décourager, ni perdre de vue vos ressources ainsi qu'une zone de confort indispensable pour tenir le cap...elles vous aideront à avancer!  Bien à vous

Vous pouvez poursuivre cet échange si vous en ressentez le besoin.

Telme

 

 

je sais que mon fils est homosexuel, il est malheureux, agressif envers nous, il vit dans le mensonge, dois-je lui en parler, lui dire que je sais, ou...

je sais que mon fils est homosexuel, il est malheureux, agressif envers nous, il vit dans le mensonge, dois-je lui en parler, lui dire que je sais, ou dois-je attendre que ce soit lui qui en parle

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour Jojo et bienvenu-e dans notre espace "parents",

Vous nous exposez une problématique importante en deux lignes sans nous donner l'arrière fond de votre histoire familiale! Nous ne pouvons ainsi que vous donnez une réponse par tâtonnements...

Il n'existe pas de recette magique sur le mode de comportement à adopter face à une telle situation! Chaque famille a sa propre manière de réagir. Il est donc important de prendre le temps de se poser et de réfléchir.

Votre fils est-il au courant que vous connaissez son orientation sexuelle? Comment l'avez-vous appris et depuis quand le savez-vous? Quel regard portez-vous sur l'homosexualité ? Etes-vous la/le seul-e de la famille a être au courant? Dans quelle ambiance familiale vivez-vous actuellement?

 

Dans certaine situation, il peut être préférable de dire à votre fils que vous êtes au courant de son homosexualité, au moyen d'une lettre par exemple. A l'aide d'un discours bienveillant, vous lui expliquez que vous êtes là pour lui et que vous l'aimez.

Mais dans d'autres situations, il peut être préférable d'attendre qu'il soit prêt à venir vous en parler. Une orientation sexuelle différente n'est pas toujours facile à vivre et il se peut que votre fils ait besoin d'un certain temps pour aborder ce sujet avec vous.  De vous savoir au courant est peut-être quelque chose d'encore impensable pour lui!

 

Comme vous pouvez le constater, votre message soulève des questionnements et il nous manque des éléments pour vous apporter une aide ciblée. Nous vous propoons ainsi de poursuivre cet échange en nous donnant des précisions sur votre situation.

Bon courage pour la suite et à bientôt

Telme

Bonsoir et merci infiniment pour votre réponse Je suis entièrement d'accord avec vous quand vous dites "une prise de position ferme est...

 

Bonsoir et merci infiniment pour votre réponse

Je suis entièrement d'accord avec vous quand vous dites "une prise de position ferme est nécessaire:

"Nous ne tolérerons plus que tu laisses tomber l'école, si cela continue, nous prendrons des mesures...".

Mais que faire face à un adolescent très dur qui justement se moque de ces "mesures"? Nous lui tenons ce discours depuis de nombreux mois, et avons toujours maintenu nos exigences. Nous avons essayé beaucoup de choses, punitions, interdictions de sorties bien sur quand elle était plus jeune, privation d'argent de poche, intervention de la direction de son lycee. Nous avons même fait intervenir la gendarmerie un jour ou elle n'avait pas donne de nouvelles, pour essayer de lui faire entendre raison. Chaque fois que nous nous sommes opposés de manière ferme à son attitude, elle a "fui", profitant de l'accueil d'une bande de "copains"- ce qui nous inquiète profondément car l'expose à des situations réellement à risque. Tout semble glisser, elle se sent "toute puissante" et se moque de toute autorité. Elle rejette complèment nos valeurs, dans un schéma de chantage permanent ("vous pensez que je n'en suis pas capable, je vais vous montrer: je ne vais plus en cours et ne fais plus rien/je fugue et vous n'entendrez plus parler de moi") car de manière très immature elle pense qu'elle pourra s'en sortir seule. Ses professeurs tentent de l'aider pour la maintenir à flot, car ils ont compris son potentiel, mais pour combien de temps? D'ou notre idée de tenter une rupture, dans un cadre différent. Quelle autre solution pour sortir de ce schéma de chantage si malsain?

 

Réponse de TELME:

 

 

Bonjour Thais,

Vos informations complémentaires permettent de mieux saisir à quel point le comportement de votre fille est difficile.

Une chose reste néanmoins étrange à mes yeux, c'est le fait que malgré de nombreux recadrages, votre fille semble inatteignable et reste en quelque sorte "toute puissante". Comme si rien n'avait d'effet sur elle...

N'avez-vous aucun moyen de frustrer votre adolescente ? n'a-t-elle vraiment rien à perdre ?

Si le cadre est posé de façon claire, systématique et cohérente, il devrait fonctionner. Si ce n'est pas le cas, il est nécessaire de comprendre pourquoi, et je n'ai pas de piste à ce sujet. Avez-vous une hypothèse par rapport au fait que votre fille ne prend rien de tout ce que vous mettez en place? Y a-t-il un problème dans le couple parental, ou au sein de la fratrie?

Vous voyez que je pose davantage de questions que je ne vous donne de réponses, il y a effectivement un mystère à ce stade par rapport au fait que cette jeune fille de 16 ans "gagne" face à ses parents.

Si rien ne change, si malgré les mesures que vous prenez elle continue d'agir à sa guise, elle se met en danger. 

Si votre sentiment d'impuissance persiste, je vous invite à réfléchir à la possibilité de demander un appui extérieur par exemple en contactant le Service de protection des Mineurs (SPMI); rue A. Lachenal 8; 022 546 10 00 afin que la situation soit évaluée par un assistant social qui peut, selon les besoins, proposer un soutien éducatif sous forme de rencontres régulières avec vous et votre fille, ou encore un placement éducatif avec, en parallèle, un suivi familial en vue d'un retour de votre fille chez vous lorsque la situation se sera apaisée. 

N'hésitez pas à réagir à ces pistes et à nous donner de vos nouvelles si vous le désirez !

En attendant, je vous souhaite de garder le cap en laissant entendre à votre fille qu'un changement est possible et que vous y croyez ! Bonne chance  

Telme 

 

 

Bonsoir, J'ai deux filles de 13 et 16 ans avec lesquelles je m'entends bien. Nous parlons et rions ensemble, parfois il y a de petits conflits, mais...

Bonsoir,

J'ai deux filles de 13 et 16 ans avec lesquelles je m'entends bien. Nous parlons et rions ensemble, parfois il y a de petits conflits, mais jamais rien de grave.

Ce qui me rend triste, par contre, c'est le manque de communication entre elles et leur père. Ils ne se parlent que très peu et n'entreprennent jamais rien ensemble.

Il est vrai que mon mari ne parle pas beaucoup, qu'il est centré sur lui même et souvent préoccupé par ses problèmes (santé, travail, etc.), ce qui ne facilite pas les choses aux filles. Je crois qu'il aurait envie d'avoir une meilleure relation envers ses enfants, mais ne sait pas (plus) comment s'y prendre.

J'aimerais bien les aider, car je sens bien que tout le monde souffre de cette situation, cependant quand je fais des propositions, cela agace mon mari et il me fait alors comprendre qu'il n'a pas besoin de qqn pour lui dire comment faire.

Les filles ne font pas beaucoup d'efforts. 

Il arrive que nous soyons à table tous les 4 et que nous parlions que les filles et moi. Quand on essaie d'inclure mon mari à la discussion, on se rend compte qu'il n'a pas écouté. Il est souvent "à côté de la plaque"... Je crois que cela décourage les filles (et je les comprends). 

J'aimerais tellement que notre vie de famille soit plus harmonieuse (la raison de mon pseudo!), mais je me sens impuissante.

Mon mari n'a que peu d'estime de soi et je pense qu'il est même plus ou moins dépressif. Cependant, il ne veut pas se soigner.

C'est probablement là la racine du problème.

Vous pouvez afficher mon message sur le site, si vous le souhaitez

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue,

Pas facile de se sentir presque seule porteuse des liens familiaux...

Votre message laisse penser que vous endossez les différentes "casquettes" de la dynamique familiale  pour compenser en quelque sorte la position de retrait de votre mari. Cette situation s'est progressivement enracinée et chacun s'y est apparemment habitué-e. Cependant cela ne vous satisfait pas car vous avez l'impression que l'écart se creuse entre vos filles et leur père.

Sans être fataliste, il est bon de rappeler que chacun est responsable de ce qu'il dégage auprès des autres et des liens qu'il nourrit ou non. Cela pour dire que vous pouvez certes favoriser la relation père-filles, mais non l'imposer ni dicter à votre mari une manière de faire qui risquerait alors de perdre en naturel et de sonner faux.

Le dialogue avec votre mari ne porte pas les fruits escomptés car il perçoit sans doute une pression...mais avez-vous déjà tenté de glisser dans l'organisation et le planning familial des moments où votre conjoint est amené à assumer seul certaines certaines activités avec ses filles ? Ainsi vous créeriez des espaces que votre mari occuperait seul sans interférence de votre part et hors d'une quelconque logique de comparaison avec vous, des moments qui n'appartiendraient qu'à lui et vos filles...

Puisque votre question concerne essentiellement les rapports père-filles, c'est sous cet angle que nous vous répondons mais si vous souhaitez aborder ultérieurement l'impact de vos rôles respectifs sur votre dynamique de couple, c'est volontiers que nous pouvons reprendre cette réflexion avec vous ou avec votre mari s'il souhaite écrire.

Notre service propose également des consultations à des conditions accessibles décrites sur ce site.

A bientôt peut-être!                                     

Telme

 

 

Bonjour, Mon fils à 15ans 3/4. Pendant l'été, il a travaillé pour s'acheter le i-phone 4 (cher)ainsi que tous les paiements de son abonnement. Mon...

 

Bonjour,

Mon fils à 15ans 3/4. Pendant l'été, il a travaillé pour s'acheter le i-phone 4 (cher)ainsi que tous les paiements de son abonnement. Mon mari estime qu'i lpouvait dépenser cet argent comme il voulait puisque c'est lui qui l'a gagné. J'aurais voulu qu'il en épargne une partie au lieu de tout dépenser. Maintenant.il est pendu à cet appareil en permanence, ne le débranche jamais. Avec ses copains, ils s'envoient des sms et appels n'importe quand sauf en classe ! le jour, la nuit, même à passé minuit. Mon fils dit qu'il l'a payé lui même qu'il en fait ce qu'il veut. Mon mari ne dit quasiment rien et moi, je m'énerve et me met tout le monde sur le dos parce que je trouve que payé ou pas par lui, on peut quand même décider de ce qui se passe chez nous; non ?. D'autre part, mon fils ne respecte pas les heures de rentrée. Moi, j'attends et mon mari s'endort. Je sais qu'il sort avec des jeunes qui ont déjà eu affaire à la police. Le mien n'est pas un meneur mais un suiveur et ça m'inquiète. Que faire et comment ? argent de poche, il en a pas sauf ce qu'il gagne lui même. Le déclic c'est quand il a volé de l'argent dans le portemonnaie de mon mari. En gros, il faudrait presque le féliciter de ne pas voler dans les magasins; il l'a dit. Je passe pour une rouspeteuse et énervante. Mon mari ne dit pas grand chose et je sens mon fils partir sur une mauvaise pente. Il se désintéresse de l'école, n'est pas trop impliqué dans sa recherche d'apprentissage. ça m'énerve, je me sens impuissante. Merci de vos conseils.

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Vous avez raison de vous préoccuper du comportement de votre fils qui semble générer un climat tendu au sein de votre famille. En effet, vous et votre mari semblez porter un regard différent sur la situation et votre fils a certainement ressenti ces divergences.

Il n'existe malheureusement pas de conseils éducatifs magiques mais il serait souhaitable que vous et votre mari adoptiez une ligne de conduite commune par rapport au comportement de votre fils. En avez vous déjà parlé ensemble. Vous pourriez prendre le temps de discuter de la situation. Durant un moment propice et sans la présence de votre fils, aborder ensemble votre inquiétude et votre vision de l'attitude à avoir.

Vous serez peut-être surpris l'un et l'autre de votre manière d'envisager la situation. Il existe différents styles éducatifs parentaux mais chaque parent a la même envie: le bien-être et l'épanouissement de son enfant dans le meilleur environnement possible. 
Il est important de poser un cadre et des règles précises que votre fils doit respecter. Ces règles sont aménageables à mesure que votre fils grandit mais elles doivent avoir une cohérence et une stabilité. Or, dans votre situation, ce cadre n'est pas clair!

Une fois que vous et votre mari vous seriez mis d'accord sur une ligne de conduite à avoir et ceci même si vous n'êtes pas totalement du même avis, une discussion avec votre fils est à mettre en place. Vous lui expliquerez clairement les règles à respecter. Comme suggéré précédemment, ces règles peuvent être flexibles et vous pouvez entrer dans une négociation avec votre fils, mais elles doivent suivre une cohérence et votre fils doit les entendre et les respecter.

Par rapport à son désintérêt pour l'école et son manque d'implication dans sa recherche d'apprentissage, en avez-vous déjà parlé avec votre fils? Votre fils vous implique-t-il dans ce processus? Avait-il un intérêt pour l'école auparavant et des projets par rapport à son avenir professionnel?

Il pourrait être précieux que vous différenciez les moments agréables et de partage que vous pouvez avoir avec votre fils en vous (intéressant par exemple à ses jeux) des exigences que vous avez envers lui. Son implication scolaire faisant partie des vos attentes, vous devez le lui signifier. En retour vous pouvez être attentive à ses besoins dans la mesure où ils entrent dans votre cadre éducatif. 

N'hésitez à poursuivre l'échange si vous en sentez le besoin.

 

Telme

 

 

 

 

 

 

 

bonjour, je suis maman de trois enfants 16, 9, et 1an, malheuresement les deux grands sont partis chez leur papail ya 6 ans, car a l'epoque je etais...

bonjour, je suis maman de trois enfants 16, 9, et 1an, malheuresement les deux grands sont partis chez leur papail ya 6 ans, car a l'epoque je etais toxicomane,a present je suis abstinente et ça depuis presque deus ans, je les revoit toutes les deux semaines, ça va super bien ils sont tres fiere de leur maman, mais ce qui ce passe, c'est que j'ai beacoup de peine a leur donner des limites et de plus je me dis que avec mon passee, il me est tres dificil de leur faire la morale... merci et a tres bientot. bisus

 

Réponse de TELME:

Bonjour tibi,

Après un passage sans doute douloureux dans le monde de la toxicomanie, vous avez réussi à décrocher. 

Vous accueillez régulièrement  vos enfants pour des week-ends et ça se passe bien mais vous ressentez de la difficulté à leur fixer des limites. Pour pouvoir fixer ces limites et vous y tenir, la meilleure façon d'y parvenir est d'en être convaincue. Si vous êtes consciente que donner des limites à vos enfants est un acte d'amour et non une volonté de les brimer, cela vous sera plus facile. Bien sûr si vous l'avez peu fait jusqu'à présent, il faut redresser la barre sans brutalité et vous sentir appuyée dans cette démarche par le père de vos enfants.

Je me demande aussi si vous ne vous sentez pas dans la position de certains pères qui voient peu leur enfant et imaginent qu'il faut le gâter, en cédant à tous ses caprices pour en être aimé et ne pas gâcher le peu de moments où ils se voient?! Vos enfants doivent sentir que votre amour ne passe pas par une mère cool qui leur "passe" tout ce qu'ils désirent, mais par une adulte ferme et bien dans sa peau. Bien sûr il ne s'agit pas de "faire la morale" ni de rabâcher mais plutôt d'imposer sans dureté ce qui vous semble juste, avec une marge de négociation possible. Vous n'avez pas de compte à rendre à vos enfants sur votre passé. Il vous appartient et cela n'enlève rien à votre position actuelle. Peut-être même qu'au contraire vous parlez d'autant plus en connaissance de cause de cette nécessité de limites.

Telme

 

 

Bonjour ! J'ai des problèmes relationnels avec ma fille de 18 ans. Elle ne me parle jamais et ne m'écoute jamais, en ce qui concerne sa vie privée,...

Bonjour !

J'ai des problèmes relationnels avec ma fille de 18 ans. Elle ne me parle jamais et ne m'écoute jamais, en ce qui concerne sa vie privée, mais en dehors, on peut discuter de tout sans aucune retenue ! Je ne comprends pas qu'elle soit autant renfermée par rapport à moi... Est-ce que cela peut venir du fait que mon mari et moi n'avons pas de secret l'un pour l'autre et qu'elle ne supporte pas ce père ?

Que dois-je faire ?

 

Réponse de TELME:

Bonjour !

Vos relations, même très complices, avec votre fille de 18 ans ne vous satisfont pas complètement. 

Comme vous le savez certainement, l'adolescence et l'entrée dans l'âge adulte voient les rapports enfants-parents évoluer de façon radicale pour aboutir finalement à des relations symétriques, c'est-à-dire d'adultes à adultes entre parents et enfants. Ce mode relationnel remplace progressivement des rapports de dépendance du jeune vis-à-vis des adultes responsables de lui. Si cette évolution est parfois difficile à vivre pour les parents qui doivent accepter que leur enfant grandisse et prenne son indépendance, c'est aussi l'occasion pour eux d'avancer.
Cela pose la question du type de rapports que vous avez avec votre fille et, de façon plus générale, avec les personnes qui vous entourent: je vous invite à réfléchir un instant aux attentes qui sont les vôtres.
Vos propos laissent penser que vous avez à coeur d'entretenir une certaine transparence dans vos relations (vous dites que vous-même et votre mari ne vous cachez rien). Nous ne doutons pas que ce soit un élément très positif et qui favorise des liens de qualité entre les personnes. Néanmoins, à l'âge de votre fille vient s'ajouter un facteur également très important dans la construction de soi: il s'agit du besoin profond et quasi vital de se différencier et de marquer une distance avec les adultes de son entourage pour prendre pleinement sa place de jeune adulte. Il se peut que votre fille évite (momentanément en tout cas) tout conseil ou influence venant de l'adulte, comme si elle voulait se prouver qu'elle peut guider sa vie de manière autonome et responsable. C'est peut-être un défi important à relever pour elle en ce moment... et qui mérite d'être respecté!
Je vous propose de réfléchir aussi à la raison qui vous pousse à vouloir en savoir plus sur la vie privée de votre fille. Chaque individu a un droit légitime à avoir un jardin secret qu'il ne partage pas nécessairement avec les autres, sans pour autant qu'il ait envie de cacher quoique ce soit. Il me semble important que votre fille se sente reconnue dans ce droit même si vous et votre mari avez fait le choix mutuel de ne rien vous cacher. Notre rôle n'est-il pas, à cette phase de la vie, d'accepter avec humilité d'avoir une position plus discrète et retirée en faisant confiance à tout ce qui a été "semé" durant les années précédentes et qui sert de base à nos enfants? Si votre fille n'aborde pas avec vous les questions touchant à sa vie privée, vous pouvez y voir un désir de vous montrer qu'elle peut voler de ses propres ailes avec tout ce qu'elle a reçu de votre part.
Vu sous cet angle, n'est-ce pas un beau compliment que votre fille vous adresse de manière implicite ?!

En ce qui concerne votre question au sujet de votre mari (son père), nous ne sommes pas en mesure de vous dire si le fait que votre fille se livre peu vient du fait qu'elle n'a pas de bons rapports avec lui. Cela peut être une raison, mais nous sommes tentés de penser que l'explication est plus générale.

En espérant vous avoir donné quelques pistes de réflexion, je termine ma réponse en vous souhaitant d'arriver à goûter aux moments d'échange tout de même bien présents avec votre fille!

Telme

 

 

 

Bonsoir ! j'ai un soucis avec ma fille ! elle me manque de respect ! quand elle avait 5 ans elle me tapait ! aujourd'hui  elle me traite de ''conne ''...

Bonsoir ! j'ai un soucis avec ma fille ! elle me manque de respect ! quand elle avait 5 ans elle me tapait ! aujourd'hui  elle me traite de ''conne '' ! je n'accepte pas cela donc elle est constament punie ! mais elle continue sans cesse !  comment lui faire comprendre l'importence du respect de l'autre et sutout de sa propre mère ?

 

Réponse de TELME:

Bonjour, et bienvenue sur notre site !
Vous semblez bien consciente de l'importance de vous faire respecter, mais comment concrètement faire passer ce message auprès de votre fille ?

Je vous rejoins lorsque vous dites que le respect d'autrui est une valeur clé pour le bon développement social d’un individu. Vous insistez sur le fait que cela est d’autant plus important étant donné que vous êtes sa mère. Je suis en partie d'accord avec vous, mais je pense aussi que le fait d'être le père ou la mère ne suffit pas en soi à imposer le respect. Etre cohérent dans ses exigences et aller au bout de ce qu’on dit est aussi quelque chose d’important. Si vous arrivez à ne pas vous laisser dépasser par vos émotions, mais que vous montrez au contraire à votre fille que, quoiqu’elle fasse, elle ne parvient pas à vous déstabiliser, cela lui donnera des repères importants et vous aidera à être crédible à ses yeux.

Vous dites que plus jeune déjà, elle vous manquait de respect et que cela continue sous d'autres formes. Comment avez-vous réagi à ces moments-là ? 

Vous parlez de punition et je pense qu’un enfant qui est puni doit normalement changer son comportement s’il comprend bien le sens de la punition. Pour être constructive, il est important que la sanction soit adaptée à la faute de l'enfant, qu'elle soit gérable par l'adulte (inutile de donner une punition que vous ne pouvez pas tenir!) et qu'elle s'accompagne d'un échange verbal qui permette à l'adulte et à l'enfant de parler de ce qui s'est passé, une fois le calme revenu.

 Poser des limites hors d'un moment conflictuel permet que le cadre soit mieux compris et respecté dans les moments de crise.

Vous ne parlez pas du père de votre fille : Vous sentez-vous soutenue par lui ? Prend-il votre parti auprès de votre fille lorsqu'elle vous manque de respect ? En ayant face à elle un front parental uni par rapport aux exigences, votre enfant sentira qu'elle ne peut pas se permettre n'importe quoi. Rediscuter entre adultes de ce que vous exigez de votre fille vous permettrait de vous ré-accorder sur ce point-là et éviter que l'un de vous ne prenne une position totalement différente de l'autre ou ne « s'abrite » derrière l'autre en lui laissant l'entière responsabilité de l'autorité ? Je vous laisse y réfléchir…

 Vous ne donnez que peu de précisions dans votre message, ce qui ne me permet pas d'aller plus loin dans ma réponse.

Nous espérons que notre réponse vous donnera quelques pistes.

Telme

 

 

j'eleve seule ma fille depuis ces 11 mois et je l'ai souvent donner a garder a sa marraine a cause de mes horraires de travail et je n'ai pas de...

j'eleve seule ma fille depuis ces 11 mois et je l'ai souvent donner a garder a sa marraine a cause de mes horraires de travail et je n'ai pas de famille ici...ma fille jusque la etait bien ,mais la ,depuis qu'elle a commencer le lycee ,elle a bcp changer, et elle veut aller vivre chez son pere...qui lui ne la punis pas souvent...je ne sais pas quoi faire...elle ne me parle plus et ne vois plus que part son pere...dois-je lui donner la garde? ce qui me rend malade mais je ne vois que cette solution..

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Je comprends que cette situation soit lourde pour vous. Cela fait bientôt 13 ans que vous élevez votre fille, sans pouvoir compter sur l'aide du père et de votre famille absente. J'imagine que, tout en ayant eu beaucoup de joie à aider votre fille à grandir, vous avez dû faire face aussi à de nombreuses difficultés.

La garde d'un enfant est quelque chose de stable qui ne se change pas si facilement que ça. Ce n'est pas parce que votre fille décide qu'elle veut partir qu'elle peut le faire du jour au lendemain. Une telle démarche doit se penser et se négocier très sérieusement entre elle et ses deux parents et souvent en plus, avec les instances juridiques.

Avant de vous déterminer par rapport à un éventuel départ de votre fille, nous pourrions réfléchir à ce qui se passe vraiment dans votre relation. Cependant, comme votre description est très brève, il nous est difficile de comprendre pourquoi vous en êtes là aujourd'hui. Une des hypothèses est que votre fille vous met à l'épreuve. En vous disant qu'elle veut partir, elle teste votre attachement à son égard. Elle veut s'assurer que, quoi qu'il arrive, vous serez toujours là pour elle. Tout en montrant un fort désir d'indépendance, elle a besoin en même temps de sentir la présence forte et rassurante de l'adulte.
Une deuxième hypothèse est que votre fille idéalise son père parce qu'elle le voit peu. Je pense que vous êtes consciente d'avoir souvent joué le rôle ingrat du parent qui doit poser les limites. En faisant cela, vous vous êtes exposée à la confrontation et au conflit. Le père de votre fille n'a pas eu à jouer ce rôle difficile. Il est possible que votre fille ait l'image du bon parent qui ne punit pas et qui n'exige rien. Que pensez-vous de ces réflexions ?

Si votre fille part vivre chez son père dans ces conditions, vous risquez de vivre son éducation comme un échec, ce qui n'est pas le cas. Il est important que vous vous posiez au préalable quelques questions: Est-ce qu'un événement particulier a provoqué une réaction chez votre fille ? Arrivez-vous à avoir une autorité suffisante avec elle et à vous faire respecter ? Avez-vous des moments où la relation entre vous est plus facile ? Si oui, quels sont ces moments privilégiés ?
Si vous désirez continuer cet échange avec nous, essayez de nous expliquer davantage comment les choses se passent réellement dans la relation mère-fille. Nous pourrons alors réfléchir à des pistes concrètes pour vous aider à y voir plus clair.

Nous vous souhaitons un très bon début de semaine.

Telme