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Bonjour, Merci pour votre réponse à ma précédente question (séparation selon souhait de ma femme et comment l'annoncer aux enfants) Outre tout...

Bonjour,

Merci pour votre réponse à ma précédente question (séparation selon souhait de ma femme et comment l'annoncer aux enfants)

Outre tout l'aspect psychologique, pour se séparer dans les meilleures conditions, il faudrait que nous réglions une grande partie de nos différentes dettes pour limiter la casse. Idéalement nous devrions nous quitter début janvier 2018. Ma femme était dans un premier temps d'accord mais me fait maintenant une pression sur les enfants et le fait qu'elle ne pourra pas assumer longtemps devant les enfants. Qu'il faudra que JE leur explique pourquoi nous dormons séparément et que nous ne pouvons pas nous quitter tout de suite car nous avons des problèmes financier.

Le problème est toujours le même. Ma femme est impatiente et veut toit de suite sans vraiment vouloir voir la réalité en face. (Nous avions déménage 7 fois en 10ans). Si on va dans son sens, alors ça va. Je ne sais pas si elle pourra assurer la suite sous tous les plans (enfants-elle à leur merci, fiancIer, elle n'à pas de famille). Elle prend également des antidépresseurs depuis 10 ans et sans suivi par un psychologue depuis 3 ans)... je me demande si cela n' à pas d'effet sur son comportement et raisonnement).

J'aimerai vraiment que les choses s'arrangent.

Par avance merci

 

Notre réponse:

Bonjour,

Comme dit précédemment, il y a deux niveaux distincts dans le couple, le niveau parental qui concerne les enfants et le niveau conjugal qui ne concerne que le couple. Pour le bien des enfants, il y a certaines choses qu'ils n'ont pas besoin de connaître à ce stade, comme vos problèmes financiers. L'important pour eux est de savoir que leurs parents sont toujours présents pour eux et pour cela ils ont besoin de l'entendre de leurs deux parents ensemble - vous restez des parents même si vous n'êtes plus un couple.

Votre femme ne peut pas vous laisser porter cette responsabilité seul. Vous êtes les adultes dans la situation, vous êtes co-responsable de la séparation et vous devez gérer l'annonce aux enfants ensemble, avec les précautions que nous vous avons données. La communication entre vous doit être conservée lorsque cela concerne les enfants et il est important que votre femme le comprenne également.

L'aspect financier ne devrait pas retarder la séparation physique, car cela peut créer une confusion pour les enfants. Si vous avez des dettes à régler, il est important de vous organisez pour le faire au mieux. Pour cela, vous pouvez vous adresser au Centre Social Protestant (sans confession religieuse malgré le nom), Rue Beau-Séjour 28, 1003 Lausanne, 021 560 60 60, qui vous aidera à réaliser un plan de règlement de vos dettes. Il existe également le centre de régulation Ichoba, www.ichoba.ch, 022 322 16 50, qui vous permet de trouver des solutions à vos difficultés financières et vos conflits conjugaux.

N'oubliez pas que vous êtes dans un processus et que cela ne doit pas se faire précipitamment afin de préserver votre famille. Avec votre femme, prenez le temps de réfléchir à l'annonce que vous ferez.

Concernant l'état psychologique de votre femme, la prise d'anti-dépresseurs doit toujours être contrôlée et régulée par un psychiatre qui peut ajuster la dose si nécessaire. N'hésitez pas à l'encourager à consulter son psychiatre, cela peut également lui permettre de mieux gérer cette situation ainsi que favoriser la communication entre vous.

N'hésitez pas à poursuivre l'échange. Bien à vous!

Bonjour, Je suis en train de me séparer avec mon épouse. Nous sommes mariés depuis presque 10 ans et nous connaissons depuis 16 ans. Nous avons 2...

Bonjour,

Je suis en train de me séparer avec mon épouse. Nous sommes mariés depuis presque 10 ans et nous connaissons depuis 16 ans.

Nous avons 2 enfants de 6 et 9 ans. Ils ne sont au courant de rien.

Mon épouse m'a déjà annoncé qu'elle ne m'aimait plus il y a 2 ans et la répété cet été. Depuis novembre, elle veut partir. Nous en sommes à la signature de la convention MPUC.

J'ai eu beaucoup de mal a accepter cette situation même si personne ne l'a voulue. Il est claire que la séparation ne peut qu'améliorer les relations (ma femme est résolue).

Ma question porte sur nos enfants et comment leur annoncer progressivement que nous nous aimons plus (d'où le climat tendu), que nous allons faire chambre à part (déjà le cas depuis hier car ma femme est malade), que nous allons déménager peut-être tous dans un plus petit appartement le temps que je trouve un appartement pour moi puis que je parte vivre dans mon appartement et faire une garde partagée dans les meilleures conditions possible?

Par avance merci de votre réponse et bien cordialement.

 

Notre réponse:

Bonjour,

Le souci que vous manifestez pour vos enfants est constructif, cela montre que même si vous avez entamé le deuil de la relation conjugale, vous tenez à rester dans une co-parentalité adéquate. 

Annoncer une rupture à ses enfants n'est pas facile, nous le comprenons. Dans cette tâche vous n'êtes pas seul. Malgré la rupture conjugale, le lien parental restera, de ce fait la séparation doit être annoncée à deux. Ceci permettra de faire comprendre aux enfants que malgré votre rupture vous restez leurs parents et que vous serez toujours présents pour eux quoi qu'il arrive. 

Une rupture peut être difficilement annoncée de manière progressive et plusieurs éléments sont à prendre en compte pour que cela se passe au mieux: 

- Rappeler aux enfants qu'ils ne portent aucune responsabilité dans votre séparation.
- Ne pas attribuer à un parent le rôle du coupable dans la séparation. Il s'agit de permettre aux enfants de garder une image positive de chacun de leur parent, ainsi qu'une relation libre avec l'un et l'autre. Il est fondamental de distinguer parentalité et conjugalité, notamment en évitant à tout prix d'impliquer ou de prendre à témoin vos enfants dans vos désaccords. 
- Respecter les repères quotidiens des enfants. Vous pouvez leur parler des informations connues (ex. mode de garde, changement scolaire éventuel, logement, accès à chaque parent, etc.).
 Evitez de leur parler de l'inconnu ou de ce qui n'est pas encore décidé, pour ne pas les déstabiliser. 
- En cas de besoin, vous pouvez vous appuyer sur du matériel adapté qui explique la situation (ex. livre sur la séparation). Il est important de considérer cela comme un support et non pas un remplacement à la discussion. 

Ce moment risque d'être chargé en émotion pour chacun des membres de la famille, le temps contribuera à apaiser les éventuels sentiments de colère ou de tristesse qui pourront émerger. De plus, comme vous l'avez dit, la séparation permettra de réduire certaines tensions ce qui améliorera l'environnement familial. 

Vous êtes dans un processus qui prendra un peu de temps et comportera diverses étapes, toutes normales.

N'hésitez pas à nous récrire si nécessaire.

Bien à vous !

bonjour voilà j étais en relation depuis presque un ans .il m'a quitter une fois car il était perdu. on sais remis ensemble âpre un mois .tout...

bonjour voilà j étais en relation depuis presque un ans .il m'a quitter une fois car il était perdu.

on sais remis ensemble âpre un mois .tout allais bien comme avant et il es partit à Madagascar pourgent 15jours et il a trouver une autre la bas .

a son retour il étais distant puis je lui es dit de m avouer ce quil ce étais passer il m'a dit quil n'avais plus de sentiment pour moi depuis 15jour il fesais semblant mai ne veut pas être célibataire.

du coup moi haneantie je les quitter .

cela va faire 2 semaine et je souffre énormément d'avoir été trahie je me sens sale je pleure toutes les nuits j'aimerai l oublier mai il vient régulièrement chez ça soeur qui es ma voisine.

esque ça va être long ? ou pire? je ne peut pas dormir je fait des cauchemar qu'il a coucher avec elle et ma embrasser âpre. ...

 

Réponse de TELME

Bonjour,

Une rupture amoureuse peut s'apparenter à un processus de deuil qui prend un certain temps et pour lequel il n'existe pas de "solution miracle et rapide".

Toutes les émotions que vous ressentez et décrivez dans votre message sont normales, et montrent que vous réagissez avec sensibilité... cette même sensibilité qui vous a permis de vivre pleinement votre relation amoureuse.

Sur ce chemin, vous allez traverser plus ou moins 5 étapes: d'abord celle du choc avec des signes de stress, de peurs et le sentiment de ne pouvoir vivre sans lui. Essayez de vivre l'instant présent sans anticiper l'avenir. Ensuite, vous traverserez le sevrage qui consiste à réapprendre à vivre sans cette personne. Comment pouvez-vous répondre à vos besoins hors de la relation amoureuse? Puis l'intériorisation où vous vous sentirez peut-être incapable. Dites-vous que vous êtes digne d'être aimée et que le bonheur sera à nouveau au rendez-vous un jour. Il peut y avoir ensuite une étape de reconstruction motivée parfois par la rage qui se transforme en énergie positive. Renouez avec ce qui vous valorise et vous fait du bien (activités, personnes, lieux,..). Et enfin vous sentirez un jour que vous avez parcouru tout ce chemin, comme si vous étiez arrivée au sommet d'une montagne. Vous vous sentirez plus légère et penserez moins à votre ex. Vous vous sentirez plus disponible intérieurement pour de nouvelles expériences et un regard positif sur vous-même s'installera à nouveau.

Ce n'est pas facile, c'est vrai, mais la seule personne sur qui vous avez un impact, c'est vous. Par contre, vous n'avez pas le pouvoir de faire changer votre ami. Quant à votre sentiment de dégoût et de trahison, vous pourriez l'écrire à votre ex-ami, si vous vous en sentez la force ou simplement l'exprimer de la manière qui vous convient puis le jeter (symboliquement) ou le ranger dans un lieu et ne pas trop vous y attarder car cela ne fera que fragiliser votre confiance en vous. 

Si ce sentiment de traumatisme dure, n'hésitez pas à nous récrire!

Bonne suite à vous !

Telme

 

 

Bonjour, je m'appele N., résident en suisse depuis cinque ans, divorcé d'um premier mariage e separe depuis un ans de une deuxième relation. Je suis...

Bonjour, je m'appele N., résident en suisse depuis cinque ans, divorcé d'um premier mariage e separe depuis un ans de une deuxième relation. Je suis père de un garçon de 14 ans que vie ou Portugal avec sa mère et père de une fie de 5 ans que vie ici en suisse avec sa mère.

Depuis un ans je vie seul, et j'ai tre peu d'amis et ma vie est devenue une epreuve très lourde a niveaux psychologique. Ou point de avoir eu des idées noires il a un an en arrière et suit a ça, 2 mois d'internement...

En résumé, la mère de ma fie, a trouvé quelque un d autre et je suis tombe dans un trou d'ou je n'arrive pas a sortir... En plus, je voi la mère de ma fie partir ou Portugal pour rejoindre son nouveaux compagnon avec ma fie... Je ne sais pas quand ca va arriver, mais ca sera pour bientôt....

A niveau financière depuis tout cette situation, et devenue une catastrophe....

En résumé, je suis dans un limite de résistance... Je sent que je perd mon equilibre, mentale... La seule chose que me maintien de bu, c'est mon travail... Mais la tristesse est permanent... J'ai de la honte peur etc. J'ai 41 ans et je suis mal

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour et bienvenue,

Nous avons anonymisé votre message afin de protéger votre identité.

C'est une situation difficile de voir sa famille s'éloigner ainsi. La maman de votre fille a décidé de rejoindre son nouveau compagnon au Portugal, emmenant avec elle votre fille de 5 ans. Vos deux familles vont vivre dans le même pays, pendant que vous serez en Suisse, pays dans lequel vous vivez depuis seulement 5 ans. Cette situation est triste, nous pouvons le comprendre.

Qu'en est-il du lien avec vos enfants, les voyez-vous régulièrement? Quelle relation avez-vous avec votre fils au Portugal? Avez-vous des contacts avec lui? Et avec votre fille? Vos enfants ont peut-être une nouvelle vie de famille recomposée, mais c'est vous qui resterez toujours leur père et vous aurez toujours ce rôle à tenir auprès d'eux.

Vous voyez les choses se passer et vous échapper, sans contrôle sur la situation. Vous laisser tomber dans une tristesse sans fin ne vous aidera pas à combler l'éloignement de vos enfants. Quelles perspectives voyez-vous pour garder le lien avec eux? Avez-vous des projets ensemble?

La passivité n'amène pas le changement. Pour sortir de ce mal-être qui vous ronge, c'est à vous de décider de votre avenir familial. Que voulez-vous pour votre famille? C'est important que vous vous fixiez des objectifs (dont ceux pour vos enfants) pour que vous sortiez de cette situation de tristesse et d'impuissance.

N'hésitez pas à réagir à ce message. Bien à vous.

Merci pour votre réponse,  En l'occurence c'est moi qui suit parti car la situation était très conflictuelle et je ne voyais pas d'autre issue. A...

Merci pour votre réponse, 

En l'occurence c'est moi qui suit parti car la situation était très conflictuelle et je ne voyais pas d'autre issue. A posteriori je pense que c'était la seule solution à ce moment la même si je regrette d'avoir pas réussi à reconstruire qqch par après. Il s'est passé plusieurs mois de je t'aime moi non plus assez pénible des deux cotés puis la personne s'est tourné vers un ami en quête de support et la relation est devenu amoureuse par la suite il y a quelque mois de ça. J'ai essayé d'expliquer que je pouvais pas juste devenir un ami comme cela même si c'est ce que la personne souhaitait. Je lui expliqué que je l'aimais encore et que seulement la distance pourrait atténuer ça et la personne comprend pas. On se manque mutuellement mais je vois pas trop quoi faire d'autre que d'attendre un espérant qu'un jour on se reverra dans une situation plus détendue.

 

 

Réponse de TELME:

Re-bonjour, 

Dans ce retour vous confirmez que votre attitude est pour le moins saine et justifiée.

Vous avez quitté une femme que vous aimiez parce que la relation était trop conflictuelle et pas viable. 

Le comportement que vous mentionnez par la suite chez votre ex-compagne montre que cette relation ne pouvait pas continuer dans les mêmes termes. 

Aujourd'hui vous êtes confronté à la vraie séparation et au travail de deuil que cela entraîne. Vous savez que cela est nécessaire. 

Par la suite, beaucoup plus tard et quand vous aurez retrouvé du plaisir ailleurs et reconstruit votre vie autrement alors peut-être que vous pourriez imaginer de la revoir si cela fait vraiment sens pour vous. 

Bien à vous.

Bonjour, j'ai 20 ans et depuis environ 10 ans, depuis que mes parents se sont séparer, je ne vais pas bien. Le passé ma totalement détruite. Mon...

Bonjour,

j'ai 20 ans et depuis environ 10 ans, depuis que mes parents se sont séparer, je ne vais pas bien. Le passé ma totalement détruite. Mon père était alcoolique jusqu'il y a encore pas longtemps, il n'était jamais à la maison, ma mère était toujours seul et à un moment elle à commencer à frapper mon frère avec des objets, puis il se sont séparer, ma soeur à suivit mon père et j'ai suivit alors ma soeur. En les suivant j'ai du vivre 1 ans chez mes grands parent à dormir avec ma soeur, puis on à déménager en France.

Vers 13 ans j'ai commencer à être dépressive, je n'y arrivais plus je restait aux toilettes à l'école, je pleurais toute la journée, la nuit, des envie de suicides, ça à été comme ça des année.

J'ai souvent demander de l'aide et jamais personnes de ma famille ma aidé, ils me disaient, t'est trop sensible, il me disait d'arrêter d'être une gamine alors que je n'allait pas bien. Des années plus tard, j'ai envie de me suicider, je le dit à ma famille et il me font la geule, parce que je suis soit disante égoiste de leur faire ça. Encore maintenant, je ne vais vraiment pas bien depuis quelques mois et j'ai denouveau demander de l'aide mon père ma dit d'aller voir une psychologue et il est retourné regarder la télé.

J'ai besoin d'aide, mon passée ma détruite, je n'ai personne, personne pour me dire que tout ira bien quand ça va mal. Depuis environ 7 ans je suis tellement, je mange même seul parce que mon père passe ça vie devant la télé à manger, il est devenu obèses et pendant des années ma famille me disait de perdre du poids.

Et pendant des années et encore maintenant que ce soit ma soeur, mon père ou mes grands-parent quand ils sont énérvés ils se jettes sur moi, il me geule dessus parce que il en veul à ma mère d'avoir tromper mon père et ils jettent toutes leur méchancetés sur moi parce que j'ai un visage qui lui ressemble. et j'en peut plus je ne sais pas quoi faire. j'ai cru aller mieux pendant un certain temps mais je n'arrive toujours pas à voir d'avenir, j'essaie d'aller mieux mais je n'y arrive pas.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Notre existence est-elle définie par l'environnement dans lequel on vit, ou a-t-on un pouvoir sur la façon dont nous souhaitons vivre notre propre vie ?

Dans votre situation, il semble que vous attribuez beaucoup de responsabilités à votre environnement. C’est comme si ce dernier définissait entièrement qui vous êtes et vous plaçait dans une position d’observatrice de votre propre vie. Voyez-vous ce que je veux dire ?

Vous parlez beaucoup du contexte familial dans lequel vous évoluez. Vous êtes en souffrance depuis que vos parents se sont séparés et n’avez pas eu l’aide que vous attendiez de leur part. Vous nous dites également que vous avez été dépressive et que vous avez eu des idées suicidaires lors de la période où vous viviez de grands chamboulements familiaux.

Avez-vous pu bénéficier d’un soutien psychologique à cette période ? Vous avez raison de demander de l’aide pour ne pas rester seule avec votre souffrance, et une personne neutre, à l’extérieur de votre entourage familial pourrait vous l’apporter.

En nous écrivant, vous trouvez déjà le courage d’exprimer votre souffrance et votre solitude, et vous formulez une envie de changement. Que pourriez-vous faire pour que votre vécu soit un tremplin pour que vous fassiez bouger les choses, et non une fatalité ? Quelles ressources internes pourriez-vous mobiliser ?

Si vous avez vécu une situation difficile pendant votre enfance, si vous n'aviez pas le choix, maintenant, devenue adulte, il serait utile de vous repositionner et de sortir du statut de victime dans lequel vous avez été pour devenir actrice de votre vie.

Cela inclut peut-être aussi de développer une plus grande distance ou indépendance face à votre famille.

Je vous encourage à poursuivre votre réflexion. N’hésitez pas à nous récrire, si besoin.

Telme

Bonjour, Je me permets de vous écrire.. c'est la première fois. Je ne sais pas trop par où commencer mais pour être brève actuellement ma soeur ne...

Bonjour,

Je me permets de vous écrire.. c'est la première fois.

Je ne sais pas trop par où commencer mais pour être brève actuellement ma soeur ne va pas très bien depuis quelques temps. Je pourrait dire années mais j'ai souvent cru que c'était lié à la crise de l'adolescence.

Il y a 10 ans nous avons perdu notre papa, ma soeur ne garde pas beaucoup de souvenir. Avec ma mère, nous avons tout fait pour que ma soeur puisse avoir ce qu'il faut et grandir dans un univers sain. Nous sommes et avons toujours été prêtes "au fameux jour" où elle viendrait poser ses questions au sujet de notre papa.

Ce jour n'est toujours pas arrivé!

Jusqu'à ses 14 ans.. c'était une fille pleine de vie! Souriante! Qui aimait jouer.. avait des amies qui venait à la maison.

Depuis quelques années, elle s'enferme, ne nous parle pas.. sauf pour l'essentiel (manger, école, sortir, argent). Elle est au gymnase, et elle n'as pas vraiment d'amis, elle mange seule (je l'ai appris hier), elle veut rester seule, elle ne veut pas se mélanger, peur de déranger, pas d'envie d'avoir une vie sociale, car elle pense ne pas être faite pour ça.

Elle me dit: J'en ai pas besoin, je suis seule et bien comme ça. La seule chose qui lui fait du bien, elle me dit que c'est sa musique! Enfin y a plein d'autre chose, elle m'a dit "je ne veut pas être aimée et aimer".

Elle est douce et calme, elle pleure facilement, elle a une grande sensibilité elle est toujours prête à aider mais cette phrase m'a choqué.

Je lui ai dit que je serait toujours derrière elle pour l'aider, elle a toujours eu mon soutien, c'est ma soeur mais j'ai aussi le rôle du papa parfois. Je sais que je ne peut pas remplacer mon père mais c'est plus fort que moi. J'ai peur qu'elle ne profite pas de la vie et des belles choses que celle-ci peut offrir.

Que dois-je faire? Avec ma mère nous allons vers elle, nous lui parlons mais elle nous tourne le dos.. elle fini de manger et va dans sa chambre.. en concluant: Aucune communication de sa part!

Pourtant sachez que je parle beaucoup.. et ma mère aussi..

Je lui ai conseillé de l'aide d'un psy si elle ne veut pas nous parler directement.

Je veux juste la savoir bien!

Merci pour votre aide,

Réponse de TELME:

Bonjour,

Vous nous parlez du décès de votre père il y a dix ans et de vos inquiétudes concernant le bien-être de votre soeur, particulièrement au niveau social et relationnel.

Tout d'abord c'est une bonne chose que votre soeur sache qu'elle peut compter sur vous en cas de besoin et que vous vous souciez de son bonheur, cela doit compter pour elle !

Vous nous dites que jusqu'à ses 14 ans elle débordait de vie mais qu'il y a eu comme une cassure depuis et qu'elle s'est renfermée sur elle. Est-ce qu'à ce moment-là il aurait pu se passer quelque chose dans sa vie qui aurait pu la conduire à ce changement de comportement ? Comment comprenez-vous ce changement ?

Comme vous dites, il y a probablement une part de ce changement qui peut être mis en lien avec les réaménagements de l'adolescence. D'après ce que nous comprenons, votre soeur ne souffre pas du fait d'être plus solitaire que les autres personnes de son âge. Certaines personnes sont en effet plus introverties que d'autres, s'expriment un peu moins et apprécient passer des moments seules, sans que cela ne soit pour autant une souffrance pour elles. Mais ici, nous nous questionnons: est-ce un choix de la part de votre soeur ou est-ce une solitude en partie subie, même si elle exprime le contraire?

Vous semblez mettre en lien cette situation avec le décès de votre papa et le fait qu'elle n'en ait jamais parlé. Que pensez-vous du fait qu'elle n'en ait pas parlé ? Est-ce qu'elle aurait attendu que cela vienne de vous ? Parler du décès d'un être cher est toujours difficile, ça peut être un sujet délicat à aborder pour elle. Avez-vous essayé de lui en parler avec votre maman ? Cela pourrait libérer la parole autour d'un sujet et d'une personne centrale dans votre vie, et semble presque être devenu un tabou.

Dans votre parcours de vie vous avez pu être amenée à devoir prendre la place de votre père mais ce n'est pas votre rôle. Vous avez pu vous sentir devoir assumer et être responsable de certaines choses, ce qui ne vous revient pas, même si pour vous c'est dans une intention d'aider. Nous vous encourageons à prendre aussi soin de vous par rapport à ça ! En étant dans la place de grande soeur qui vous revient, vous pouvez aussi aider votre soeur et être une ressource pour elle. Se confier à sa soeur peut être plus facile que se confier à un parent. 

N'hésitez pas à nous récrire pour nous poser d'autres questions ou pour nous donner de vos nouvelles !

Telme

Bonjour, Je vous écris car j'ai besoin d'être éclairé dans une situation qui vient de m'arriver. J'ai exactement 22 ans, j'habite avec ma maman,...

Bonjour,

Je vous écris car j'ai besoin d'être éclairé dans une situation qui vient de m'arriver.

J'ai exactement 22 ans, j'habite avec ma maman, mes parents se sont séparés il y a de ça 2 ans. J'effectue cependant un deuxième apprentissage, je vais en deuxième année, il me reste encore donc 2 ans à effectuer. Bien entendu, avec la petite paie que j'ai je ne peux pas me permettre d'avoir un appartement à moi seule. Donc voilà pourquoi j'habite avec ma maman.

Seulement, depuis 2 mois elle a rencontré un homme dont elle est tombée amoureuse très fort et il lui a demandé, de vouloir habiter avec lui car il habite à 40 minutes l'un de l'autre, et il ne veut pas attendre la fin de ma formation pour habiter ensemble. Du coup ma maman repose beaucoup de culpabilité sur moi en me disant qu'à 22 ans je devrais être indépendante et parfois elle regrette que j'ai recommencé un second apprentissage

Du coup, elle me dit qu'elle a qu'à tout arrêter (son histoire) et attendre 2 ans. Bien sûr que ce n'est pas ce que je veux alors je lui ai proposé d'aller en colocation avec une copine. Elle est toute heureuse de la nouvelle ! Je suis un peu perdue dans mes sentiments, je ne sais pas quoi penser, je ressens ça comme une trahison... Une forme d'abandon aussi. J'ai essayé de lui en parler, mais rien n'y fait, elle pense que je ne veux pas la partager. Merci de votre écoute !

 

Réponse de TELME:

Bonjour, bienvenue sur ce site,

Vous ressentez une situation d'abandon, ce que nous comprenons. Pas facile en étant jeune adulte, en situation de formation et de dépendance, de sentir qu'il faudrait aller vivre ailleurs...

Pourtant, hormis la question de l'argent, la distance géographique avec les parents peut être très positive, sans casser le lien mais en favorisant des rapports plus équilibrés, en permettant une meilleure autonomie.

Donc en premier, il serait question de régler l'aspect financier. Votre mère peut-elle, souhaite-t-elle vous soutenir financièrement si vous trouvez une colocation?

Il faut juste préciser que le fait que vous êtes majeure et que c'est votre deuxième formation dédouane votre mère de l'obligation d'entretien. Mais si elle est d'accord, il s'agirait ensuite de gérer au mieux vos émotions, les sentiments qui vous lient, justement dans la perspective de garder le lien dans un autre style de vie.

Votre mère a envie de commencer une nouvelle vie, ce qui est compréhensible, en même temps, elle fait peser un poids sur vous par rapport au fait qu'elle devrait renoncer à ses projets pour vous. C'est vraiment inconfortable, alors parlez-en franchement avec elle, si on peut comprendre son envie, votre situation est à prendre en compte aussi.

Comment allez-vous faire pour que ni l'une ni l'autre n'ait à sacrifier ses projets au détriment de l'autre? Le fait que votre mère s'investisse pour vous soutenir financièrement n'est pas rien (si c'est bien ce qu'elle souhaite faire) et c'est là que vous pourriez revoir votre représentation de la situation:

En vous soutenant financièrement jusqu'au bout de votre formation, votre mère ne vous abandonne pas, elle se trouve juste face à de nouvelles opportunités qu'elle aimerait saisir. C'est donc à vous deux, le problème matériel étant réglé, de gérer l'avenir de votre relation par un dialogue ouvert et sincère.

Bien à vous

 

 

Bonjour, J'ai 25 ans et mes parents ont divorcé il y a de cela 5 ans. Un divorce très douloureux qui a littéralement fait éclater ma famille. Du...

Bonjour,

J'ai 25 ans et mes parents ont divorcé il y a de cela 5 ans.

Un divorce très douloureux qui a littéralement fait éclater ma famille. Du jour au lendemain, je me suis sentie très seule (ma mère pleurait tout le temps et mon père était parti bien qu'il essayait de reprendre contact avec nous mais il le faisait de façon maladroite - il ne nous a pas donné de véritables explications et essayer juste de faire bonne figure devant nous).

Pendant 2-3 ans, je n'ai quasiment plus vu mon père (à part 1h par ici et par là), je l'ai très mal vécu car j'ai toujours été très famille (même s'il y avait des disputes comme dans toutes les familles j'imagine). J'ai aussi toujours été très dépendante de mes parents car ma mère nous a beaucoup couvé et mon père m'appuyait dans tous mes choix.

Du jour au lendemain, j'ai du faire face à une solitude extrême et ai commencé à ressentir de la colère et de la haine face à cette situation, sentiments qui ne m'ont plus jamais quitté.

J'ai commencé à reprendre contact avec mon père et c'est là que les choses se sont empirées car même si ma mère me disait à moi et mes deux frères qu'on devait garder contact avec notre père car "c'était notre père", elle le faisait sous fond d'hypocrisie. Car dès que je le voyais, je sentais qu'elle était beaucoup plus distante et elle m'a éloigné de mes frères malgré elle. Ce qui a développé encore plus mon sentiment de solitude. J'ai également ressenti beaucoup de peine et de dégoût vis à vis d'eux, car tout le monde ne pensait qu'à soi. Mes frères m'ont reproché de le revoir, à la maison tout le monde était toujours contre moi car je n'avais plus mon père pour me défendre.

Mon père a toujours été très positif et ma mère plutôt assez négative. Pendant ces 3 années où je n'ai pas vu mon père, j'ai été confronté 24h/24h à la négativité de ma mère : tout est nul, les gens sont des cons.....bref tout était devenu criticable! je l'ai très mal vécu car elle m'a rendu terne et très dépressive. A partir de ce divorce, je me suis sentie seule car je n'ai plus ressenti de vrai amour de la part de ma famille.

Plusieurs fois je leur ai expliqué mon mal être, mais c'est comme si tout le monde avait tourné la page et me laissait toute seule dans ma souffrance.

Plusieurs fois, j'ai voulu en finir car je ne me supportais plus de me voir comme ça. J'ai trop changé et je vois la vie de façon tellement noire maintenant alors que je la voyais tellement positivement avant que ça me dégoûte.

J'ai totalement perdu confiance en moi et je ne sais plus où aller, que faire...à quoi bon, si je suis toute seule? dès que nous sommes ensemble ma mère et mes frères, nous ne parlons jamais de moi mais tout le temps de mes frères. On ne s'intéresse plus à moi...Je suis très désemparée et j'aimerai savoir que faire à présent. car je n'arrive même plus à me motiver pour quoi que ce soit. je déprime tellement...

Merci pour votre aide, car j'ai envie de m'en sortir. Mais ce qui me rend triste, c'est que je me rends compte qu'au final, on ne peut compter que sur soi même dans cette vie! même la famille peut vous laisser tomber du jour au lendemain et cela m'a vraiment désillusionné!

 

Réponse de TELME:

Bonjour, et bienvenue sur notre site!

Comment être soi-même et exister dans une famille "éclatée"? 

En vous lisant, j'ai le sentiment qu'en plus de faire éclater la famille, le divorce de vos parents a abouti en quelque sorte à deux clans, d'un côté vous et votre père et, de l'autre, votre mère et vos frères. En situation conflictuelle, il est fréquent que l'un des enfants se range (pour des raisons inconscientes qui n'ont rien à voir avec une préférence affective) du côté de l'un des parents et que le reste de la fratrie appuie l'autre car le besoin de rester équitable et loyal est fort dans ce genre de situation conflictuelle.

Il arrive aussi que l'un des enfants prenne à ce moment-là des responsabilités qui ne lui reviennent pas, par exemple "calmer le jeu", écouter les confidences ou la détresse d'un parent, etc. Cela peut le faire grandir d'un coup comme si la page de l'insouciance se tournait subitement. Et lorsqu'un des enfants (mineur ou majeur, peu importe) endosse ce rôle sur une certaine durée, il arrive qu'il se lasse ou qu'il réalise peu à peu sa solitude car rien ne vient en retour, c'est-à-dire que le(s) parent(s) s'habituent à cela et ne témoignent pas ou peu de reconnaissance, ou même ne réalisent pas le sacrifice et les inquiétudes endossés par leur enfant à ce moment-là. De son côté le jeune peut même se sentir valorisé dans ce rôle et l'entretenir... Certains aspects de ma description vous correspondent-ils?

Actuellement, votre prise de distance, votre regard lucide sur tout cela et la révolte qui résonne au fond de vous sont à voir comme une chance... celle de prendre un nouveau départ dans la dynamique familiale et de redistribuer les cartes en faisant vos choix sans vous laisser balloter par les pressions ou le jugement de vos proches, en d'autres termes c'est l'occasion de retrouver une certaine liberté relationnelle en vous positionnant à votre façon.

D'autre part, vous pensez que l'attitude fataliste de votre mère a "déteint" sur vous et je comprends que vous ne vous reconnaissiez pas dans ce que vous ressentez actuellement. Mais le fait que vous en soyez consciente montre que vous êtes capable et désireuse d'être la personne que vous souhaitez être et non pas juste un copié-collé de votre mère. C'est un défi, possible à relever à condition que vous acceptiez de vous différencier peu à peu de vos proches pour vous trouver telle que vous êtes, avec ce que vous avez reçu de vos parents aussi avec ce que vous êtes indépendamment de l'extérieur!

Et contrairement à ce que l'on pense parfois, se mettre en priorité, retrouver sa capacité de choix et une part plus active afin de moins subir ne nous coupe pas des autres mais nous en rapproche en nous faisant exister de manière plus authentique.

Vu sa complexité, votre situation pourrait faire l'objet d'autres échanges. N'hésitez pas à nous récrire pour réagir à notre réponse et reprendre, si vous le voulez, certains points pour les approfondir. 

Bien à vous

 Bonsoir, J'aimerais avoir votre avis sur ma situation. Je suis une jeune femme en première année à l'université. J'ai rencontré un garçon qui...

 Bonsoir,

J'aimerais avoir votre avis sur ma situation.

Je suis une jeune femme en première année à l'université. J'ai rencontré un garçon qui fréquente la même université que moi. La première fois qu'on s'est vu le courant est passé entre nous (un coup de foudre?). Depuis ce moment, on s'est fréquenté régulièrement pendant 3 mois (sorties, messages, ect…).

Il finit ses trois ans de Bachelor cette année. En plus des examens de fin d'année il doit finir sa thèse. Je le sentais déjà stressé.

Il y a deux semaines, il m'a envoyé un SMS me disant qu'il n'arrivait pas à faire deux choses en même temps (l'université et moi). Ne sachant pas non plus se qu'il fera une fois l'uni finie (étude, travail,…), il mit terme à notre histoire e me précisant que ça aurait pu marcher entre nous. Je comprends très bien son action.

Ces deux dernières semaines on ne s'est pas écrit. Je me suis éloignée pour ne pas penser à lui et en même temps, le laisser étudier. Quand on se croise, on se salue.

Il me manque et je trouve dommage que notre histoire se finisse comme ça. C'est une personne avec qui je me sentais vraiment bien. J'aimerais beaucoup qu'on continue à apprendre à se connaître.

D'après vous, que dois-je faire? Lui écrire quelque chose maintenant? L'appeler? Attendre? Est ce qu'une fois les examens fini (vers août) je devrais reprendre contacte avec lui?

Merci d'avance pour vos conseils

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Nous comprenons que cette personne vous manque, surtout si vous aviez un sentiment de bien-être lorsque vous vous fréquentiez. Il est difficile de se forcer à passer à autre chose car, même si vous comprenez son point de vue et cette décision, cela reste un choix qui vous a été "imposé" et dont vous n'avez pas pu discuter plus clairement (surtout par SMS, ce qui n'aide pas à avoir une bonne communication). Il est important que vous puissiez discuter de ça avec lui si ça vous tient à coeur afin de mieux comprendre et de communiquer vos ressentis.

Par contre, nous ne pouvons pas vous dire si vous devez lui parler maintenant, après, etc. C'est à vous de prendre cette décision! Nous tenons tout de même à relever que ce jeune homme semble ne pas pouvoir gérer trop de situations en même temps, il est occupé par un stress plutôt scolaire/professionnel en ce moment et cela demande une certaine concentration. De fait, il ne serait peut-être pas en mesure d'accueillir votre questionnement de manière adéquate.

L'important est surtout de réfléchir à ce que vous allez lui dire, à ce que vous désirez vraiment. Vous dites vouloir "apprendre à le connaitre", est-ce tout ce que vous souhaitez? Qu'attendez-vous d'un éventuel rapprochement? Où avez-vous envie d'aller avec ce jeune homme? Réfléchir à ces questions pourrait l'aider à envisager la situation sans que ce soit une problématique de plus, il a peut-être besoin d'être rassuré, mais ce n'est qu'une hypothèse. Demandez-vous aussi si le fait que ce jeune homme ait rompu par SMS n'est pas révélateur de quelque chose. Doit-on impérativement faire soit des études, soit avoir une relation de couple? N'y a-t-il pas un moyen de concilier les deux? Quelle est la vraie raison de cette rupture?

En tout cas, il s'agit surtout d'être en accord avec vous-même et de pouvoir passer à autre chose si cela "n'aboutit pas" pour ne pas vous faire de mal.

Bonne suite à vous!

 

 

Bonjour, Je vous écris car je suis dans une période difficile. En effet, je suis quelqu'un de très émotif, sensible, nerveux et colérique. ...

 

Bonjour,

Je vous écris car je suis dans une période difficile.

En effet, je suis quelqu'un de très émotif, sensible, nerveux et colérique.

Déjà de base, avec l'école j'avais un certains stress constant.

Mais depuis deux ans, la papa de mon amie était atteint d'un cancer. Son état c'est particulièrement dégradé ces derniers moi. Puis il a fini par s'en aller lundi 18 mai 2015.

Moi, j'avais énormément de mal à le voir se dégrader ainsi car je le considérais comme un second père, un modèle. Et le voir partir me faisait souffrir et je n'arrivais plus affronter la réalité.

En plus à l'école, les examens et les rapports s'accumulaient, donc le stress augmentait et je devenais irritable.

Je me suis enfermé dans les travaux pour l'école, au lieu de pouvoir soutenir mon amie qui voyait son père s'en aller. Mais moi, j'étais tétaniser par ce qui lui arrivait. Je n'arrivais pas le voir souffrir ainsi.

Mon amie avait de la peine à accepter que je n'aille pas voir son père à l'hôpital et la soutienne dans ces moments difficiles.

Je ne voulais pas lui faire de mal.

Mais dès qu'on se voyait, j'étais tellement anxieux de vouloir faire juste qu'au final, je faisait tout faux et on s'engueulait pour rien. Elle m'a lancé plusieurs fois des ultimatums mais j'arrivais par à voir la réalité.

Je n'ai pu aller voir son père que quelques heures avant sa mort, j'étais une des dernières personnes qui n'avait pas été le voir, et j'ai l'impression que c'est un peu de ma faute qu'il nous ait quitté.

Avec toutes ces tensions entre mon amie et moi, elle m'a totalement exclue de la période de préparation à l'enterrement, alors que j'étais avec elle depuis 3 ans (cela peut paraître peu je sais, mais je m'attache énormément aux personnes que j'aime)

Et mon stress et ma nervosité ont augmenté le jour de l'enterrement car je ne savais rien de comment allait se dérouler les choses. Mais également car mon amie m'a traité comme un parfait inconnu. Je n'ai jamais voulu lui faire du mal à elle, ni à sa famille. J'étais terrorisé et je n'arrivais plus rien faire.

Je voulais me rattraper le weekend suivant mais elle avait déjà prévu tout pleins de choses avec des amies, de ce fait je me suis senti encore plus abandonné. Et j'ai mal réagit le mauvais jour.

De ce fait, pour son bien à elle, j'ai décidé de la laisser partir car je lui rendais la vie impossible, je lui en demandai trop.

Mais je l'aime à en mourir. Et j'ai perdu le goût à la vie, après cela.

voila en résumé ce qui m'arrive.

Merci d'avance pour votre soutient et compréhension

Yann

 

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

La période que vous vivez en ce moment vous submerge d'émotions et nous vous sentons "à vif" suite à ces événements récents qui se sont enchaînés. Nous entendons bien votre souffrance face à ce "trop plein" et saluons votre démarche d'avoir pu en parler. 

 

Dans votre récit, vous nous expliquez votre situation mais nous ne comprenons pas bien ce que vous recherchez en nous écrivant. Vous ne posez pas vraiment de question.

Malgré cela, il nous semble utile de relever que chacun agit d'une façon différente face à la maladie ou au décès de quelqu'un. Vous avez tenté d'agir pour le mieux avec les moyens que vous aviez et cela est important! Mais vous étiez également dépassé par toutes les émotions (stress, colère, peur) que vous ressentiez.

Vous n'avez pas su ou pas pu faire mieux, vous restez avec le poids d'un échec dans votre couple, une suite d'incompréhensions qui n'ont pas été surmontées. Maintenant, vous êtes face à vous-même avec ces sentiments confus et difficiles, il faut donc revenir sur cette histoire pour la surmonter.

Avez-vous des personnes ressource autour de vous vers qui vous tourner si vous avez besoin de parler? Vos parents ou cercle d'amis? Après ces événements, il est important que vous puissiez vous confier à quelqu'un afin de ne pas rester seul et "poser" ces émotions pour tenter de les évacuer. En étant à vif, tout s'embrouille et prend des proportions parfois ingérables.

Si vous n'avez personne à qui vous confier, nous pouvons vous suggérer une aide psychologique, cela permettrait de mettre en mots tout le ressenti que vous vivez en ce moment et pourrait vous accompagner dans son évacuation et sa compréhension. Qu'en pensez-vous?

Bien à vous,

 Bonjour, Il y a 4 mois, j'ai quitté un garçon que j'aimais, car j'avais l'impression qu'il ne m'aimait pas, ou en tout cas pas comme je l'aurais...

 Bonjour,

Il y a 4 mois, j'ai quitté un garçon que j'aimais, car j'avais l'impression qu'il ne m'aimait pas, ou en tout cas pas comme je l'aurais souhaité.

Nous étions ensemble depuis quelques mois. On se voyait de temps en temps, en général chez l'un ou chez l'autre, rarement pour faire des activités à l'extérieur. Il se passait parfois plusieurs jours sans que j'aie de nouvelles. Il mettait parfois 1-2 jours avant de répondre à mes mails. Il me disait parfois des choses dures à entendre, sur moi ou sur ma famille.

Au départ, notre relation me rendait heureuse, puis malheureuse.

Je ne dis pas que tout est de sa faute, mais je n'aimais pas sa manière un peu désinvolte de me voir, de voir notre relation. J'aurais eu besoin d'être rassurée sur son éventuel attachement. Peut-être est-ce moi aussi qui avais des demandes trop grandes, qui manquais de confiance en moi.

Bref, après ma décision de le quitter, je me suis sentie initialement soulagée. Puis le manque est devenu de plus en plus fort, et avec lui la tristesse et les regrets.

Ca fait maintenant 4 mois, et je me sens toujours aussi triste quand je pense à lui et aux moments passés avec lui qui ne se reproduiront plus.

En raison de connaissances communes, je l'ai revu 2-3x depuis. On s'est juste salué mais on n'a pas discuté. De le revoir me faire beaucoup de mal, surtout s'il semble souriant et heureux. C'est trop difficile pour moi.

Je voulais avoir votre avis. Est-ce normal après 4 mois de séparation de me sentir aussi mal? D'autant plus que cette relation n'était pas particulièrement épanouissante, en tout cas pas à la fin? Comment faire pour m'en sortir?

A certains moments, j'en viens même à hésiter à le recontacter pour lui demander de se revoir. Pour discuter. Pour réessayer entre nous. Pensez-vous qu'il s'agisse d'une mauvaise idée? Vaut-il mieux couper complètement les ponts, l'enfouir au fond de ma mémoire et tâcher de l'oublier même si cela me semble impossible actuellement?

Voir mes amis me distrait un court moment, mais le vide n'en devient que plus flagrant après, et son absence encore plus douloureuse.

 

Merci.

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Vous avez vécu une histoire sentimentale peu épanouissante qui vous rendait malheureuse. Vous avez eu le courage de quitter un homme que vous aimiez mais qui n'envisageait pas votre relation de la même manière que vous.

Vous avez ressenti un soulagement puis un manque, un vide. Votre rupture a sous doute révélé une vulnérabilité chez vous qui était "cachée" ou "refoulée" quand vous étiez en couple. C'est à dire qu'il semble exister en vous une certaine insécurité dans le liens et peut-être une angoisse d'être abandonnée. Il est possible que la séparation réactive ses angoisses qui sont propres à votre histoire personnelle, familiale.

Il se pourrait que cela soit moins la séparation avec ce garçon qui importe mais plus ce à quoi cela dit de votre propre fonctionnement et de vos difficultés à gérer les ruptures de liens en général. qu'en pensez-vous? Est-ce que vous avez déjà vécu ce genre de ressenti à d'autres moments de votre vie?

On pourrait imaginer que vous devriez mettre davantage d'énergie à  travailler sur vous-même et sur comment arriver à être épanouie que d'essayer de récupérer une relation qui ne marchait apparemment pas. Qu'en dites-vous?

N'hésitez pas à poursuivre l'échange.

 

Bien à vous.

 

 

 

 

 

 

 

Bonsoir, Au fait je craint de rester dans le célibat à long terme vue que ma personnalité est très sélective .. le type de mecs que je souhaite...

 

Bonsoir,

Au fait je craint de rester dans le célibat à long terme vue que ma personnalité est très sélective .. le type de mecs que je souhaite avoir en tant qu'un partenaire est très rare ..surtout dans un pays comme Le Maroc ! D4ailleurs , c'est pour cela je pense que peut être avoir un ami confident pourra atténuer l'ampleur de la solitude et en même temps laisser à apart le coté d'engagement ..peut être qu'à 23 ans c'est encore tôt !

Jusqu'à présent , je me suis bien adapté à la situation vue que je suis souvent introvertie et à force de déception des expériences du passé , il s'avère difficile que je fasse confiance à n'importe quel homme dans ma vie surtout quand s'il s'agit du jardon d'amour ..

Seule chose dont je suis certaine c'est qu'à long terme , je ne pense pas que je pourrai résister à la solitude surtout s'il m'arrive de vivre ailleurs ( loin de mes parents) .

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour et bienvenue sur notre site.

 

 

Vous êtes une femme de 23 ans qui vit au Maroc et vous vous préoccupez de trouver l'homme qui vous conviendra.

 

Votre message ne nous donne que peu d'informations sur ce que vous vivez et dans quel contexte vous évoluez. Il serait utile de savoir de quelle religion vous êtes et si vous êtes pratiquante étant donné que vous vivez au Maroc et que la recherche d'un partenaire peut s'avérer très différente qu'en Suisse par exemple.

 

 

Pour vous aider, il serait aussi précieux que vous nous expliquez plus précisément votre mode de vie, votre formation et vos intérêts afin que nous puissions vous guider en regard de qui vous êtes.

 

La recherche d'un partenaire ne se résume pas à une recette ni à des "il faut faire ça ou ça". En attendant vous pouvez déjà vous demander si vous êtes prête à rencontrer quelqu'un et à vivre une relation de couple.

 

Il serait aussi intéressant que vous explorez les raisons qui ont fait que vous avez vécu des déceptions par le passé. On tire souvent beaucoup des expériences passées.

 

N'hésitez pas à poursuivre cet échange.

 

Bien à vous

 

 

 

 

 

 

 

Bonsoir , Je voudrais de même savoir le pourquoi des choses mais quand je lui ai dit que je m'attendais à ce que ses parents puissent assimiler le...

Bonsoir ,

Je voudrais de même savoir le pourquoi des choses mais quand je lui ai dit que je m'attendais à ce que ses parents puissent assimiler le fait qu'il est en couple , il m'avait dit que je ne suis pas au courant de tous , y'a des choses que je ne peux pas révèler ..et ce sont la cause principale derrière la rupture ..

y'avait une certaine compatibilité côté relationnel et côté personnalité dans le sous où on avait pas mal de points communs même si il y'a un sacré écart d'âge ..ça ne présentais pas un obstacle par contre .

j'ai une amie très chère à mon coeur mais je sent toujours que la solitude et l'introversion régne ..c'est pour ça je me dit que peut être il me fallait un ami non pas un partenaire ..

J'ai appris à ne pas être dépendante aux gens si non j'aurai un large cercle d'amis(e) . Or , c'est pas le cas chez moi ! tout ce que je sait c'est qu'à long terme , je ne croit pas que je pourrai m'adapter à la solitude et surtout au célibat .

 

Merci encore une fois

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

 

Merci pour votre retour. Néanmoins, la situation reste assez confuse à nos yeux et vous ne posez pas de nouvelle question. Qu'avez-vous fait des pistes que l'on vous suggérais précédement?

 

Il nous semble que le problème principal actuellement concerne votre peur de la solitude et du célibat. Avez-vous déjà réfléchi aux raisons de cette crainte? Il est important que vous puissez vous pencher sur cette question qui vous empêche d'avancer.

 

Le fait que ce soit compliqué avec cet homme (comment envisagez-vous la suite avec lui?) ne signifie pas que vous allez être célibataire toute votre vie. De même, se revendiquer indépendante ne veut pas dire vivre isolée. Qu'en pensez-vous?

 

Si ces angoisses deviennent trop envahissantes, nous vous conseillons de prendre contact avec un porfessionnel, par exemple votre médecin traitant ou un psychologue.

 

Bien à vous,

 

Telme

bonsoir, excusez moi de poser deux questions en deux jours. je suis récemment séparée du père de mon bébé, a mon initiative. il habite pour l instant...

bonsoir, excusez moi de poser deux questions en deux jours. je suis récemment séparée du père de mon bébé, a mon initiative. il habite pour l instant a 2h30 de route (près de ses parents) et il ne descend le voir qu'une fois toutes les trois semaines. et il me demande donc des nouvelles de notre enfant très régulièrement . je trouve cela normal certes il m'envoie des messages tous les jours pour demander s'il va bien . en en parlant avec mes parents et ma sœur, ils trouvent cela un peu "étouffant" car même s ils trouvent naturel de demander des nouvelles, le fait de m'ecrire des sms chaque jour (voire deux fois par jour quand je ne repond pas de suite) leur parait un peu trop et ils se demandent si mon ex-ami ne veut pas, de par ses SMS, avoir une certaine "emprise" sur ma vie actuelle.Ma sœur me conseille d'espacer un peu les reponses surtout le jour où je refais ma vie et que bien sur je ne lui repondrai pas tous les jours. je pense qu ils ont raison car cest un peu étouffant et jen ai deja parlé a mon ex, mais il continue ses messages . trouvez vous que cela est normal ou vaut-il mieux ne pas s ecrire tous les jours? si je vous pose la question c est que je suis un peu perdue.

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Votre enfant étant encore tout petit, son père est dépendant de vous pour entretenir le lien parental hors des moments qu'il passe avec lui ou elle.

Votre message met bien en évidence la difficulté de nombreux couples séparés: Celle de différencier clairement la parentalité (lien parents-enfant) et la conjugalité (lien parfois conflictuel entre ex-conjoints). Si votre couple n'existe plus, vous restez néanmoins pour toujours parents de votre enfant qui a besoin de vous deux pour se construire, ce qui vous place face à la nécessité de communiquer.

En vous mettant à la place de votre ex-conjoint vous pouvez certainement imaginer qu'en vous demandant des nouvelles quotidiennement, il parvient à garder un "fil rouge" dans son lien avec votre enfant, c'est essentiel, comme ça le serait pour vous si lui avait la garde.

Pour gérer plus aisément ces contacts quotidiens, faites bien dans votre tête la différence entre les deux aspects cités plus haut et ne répondez que sur ce qui concerne votre enfant, sans obligation de parler de votre vie privée. Ce sera plus facile!

Avant de terminer, je trouve que c'est plutôt une chance de voir un père intéressé par ce que fait et ce que vit son enfant car beaucoup de mère se plaignent du contraire... soyez heureuse pour leur lien qui sera source d'équilibre dans le développement de votre enfant, donc tout bonus pour vous aussi. C'est un système win-win (gagnant-gagnant)

Bonne journée!                 Telme

Bonjour, voilà j'ai 22 ans au mois de septembre l'annee dernière après 6 ans de relation j'ai décider de quitter mon conjoint avec qui sa n'allait...

Bonjour, voilà j'ai 22 ans au mois de septembre l'annee dernière après 6 ans de relation j'ai décider de quitter mon conjoint avec qui sa n'allait plus depuis plus d'un an pour un autre. Par la suite mon père ne ma plus parler pendant 2 semaines, nous nous sommes réconcilier mais il n'as pas voulu rencontre mon nouveau copain pendant 8 mois entre temps je me suis fait insulter, rabaisser et menacer parce que j'avais décoder de quitter mon ex. J'ai perdu des amis et certaine personne de ma famille, j'en ai beaucoup souffert psychologiquement. Personne n'as pris ma défense quand je me suis fait insulter, ni même mes parente, mes frères, ma soeur et mon nouveau copain. Je me sens seul, sans soutiens. J'ai eu des médicaments contre le stresse et pour les crise d'angoisse. Je ne saï plus quoi faire. Je me cache pour pleurer,je souris pour dire que tout va bien mais au fond de moi, je suis a bout. Je me demande même parfois si je compte pour quelqu'un, si la vie vaut la peine d'être vécu . j'ai l'impression que personne ne comprend ma peine et ma douleur. Que puis je faire svp ?

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour et bienvenue sur cet espace dédié aux jeunes adultes!

Suite à la séparation d'avec votre ex-copain, vous vous sentez désemparée et incomprise dans votre souffrance. Plusieurs de vos proches se sont éloignés de vous et vous vous sentez seule pour gérer ces difficultés. Une rupture amoureuse n'est jamais facile à vivre, d'autant plus si on ne reçoit pas de soutien de son entourage.

Se faire insulter, rabaisser et menacer entame notre estime de soi et je comprends que cela vous fasse souffrir et que cela ébranle votre confiance en vous. Vous ne nous dites pas qui vous a insulté? Et pourquoi? Comment est-ce possible que votre séparation puisse concerner autant de personnes (famille, amis)? Nous avons de la peine à comprendre les enjeux de cette relation et les raisons d'une telle amplification de cette décision de rupture. Vous semblez piégée dans une "tempête" que vous ne maitrisez plus et l'intrusion des autres dans ce choix personnel résonne comme un manque de respect à votre égard. Nous comprenons que cette situation soit inconfortable.

Vous nous dites que votre couple n'allait pas bien depuis plus d'un an. Cela en fait un bon argument de séparation car l'on ne peut pas s'épanouir dans une vie de couple qui ne nous satisfait plus.

Vous vous demandez si la vie vaut la peine d'être vécue. Oui, assurément! Est-ce que cette question traduit des pensées suicidaires? Si c'est le cas, merci de le préciser.

Quels sont les moments où vous vous sentez le mieux? Que faites-vous dans ces moments précis? Vous ne nous parlez pas de votre vie professionnelle ni de vos loisirs. Qu'en est-il? Et de vos amis qui sont "restés"? Chacun a des ressources. Après les avoir repérées,  il est possible de les mobiliser et de s'appuyer dessus quand tout semble aller de travers.

Vous pourriez aussi vous tourner vers un professionnel qui aura un regard extérieur et neutre sur votre situation. Vous pouvez passer par votre médecin traitant, qui vous apportera une oreille attentive et qui vous redirigera vers un autre professionnel si nécessaire. Sinon vous pouvez aussi contacter un psychologue ou un centre psychothérapeutique pour adultes dans votre région.

N'hésitez pas à réagir à cet échange et à nous donner de vos nouvelles. Nous vous souhaitons une bonne suite!

Telme

Bonjour, Je me permets de vous réécrire car les choses n'évoluent pas comme je le souhaiterais. Il y a 4 mois, mon ami m'a quittée pour des...

 

Bonjour,

Je me permets de vous réécrire car les choses n'évoluent pas comme je le souhaiterais.

Il y a 4 mois, mon ami m'a quittée pour des raisons qui ne nous concernaient pas directement, mettant fin à 3 ans de relation. Étonnement, après des débuts difficiles j'ai rapidement tourné la page.

Je ne renie en rien notre histoire ni ce qu'elle m'a apportée mais je pense que c'était la meilleure chose pour nous et que cette fin ne peut que m’être bénéfique. Je ne tiens d'ailleurs pas à garder contact avec mon ex compagnon avec qui les relations restent néanmoins cordiales (lui ayant j'ai l'impression, plus de mal à s'en remettre)

Cependant je me sens comme dans une impasse. Je pensais qu'après ces mois assez compliqués et difficiles sur tous les plans, la roue tournerait et je constate que ce n'est pas le cas. Je pense pourtant avoir fait le deuil de cette relation, même si je ressens encore un grand vide après l’abandon de tous les projets que nous avions, mais je n'ai aucun regret.

Je me sens seule, vide et triste et je ne parviens pas à en comprendre les raisons. J'ai l'impression de rechercher à construire une autre relation (sans toutefois sauter sur le premier venu...) et cette idée me déplaît car je voudrais profiter de cette nouvelle vie sans à tout pris y inclure quelqu'un. J'ai l'impression d'être face à un mur et de ne pas trouver la sortie.

J'ai eu deux nouvelles relations qui ont toutes deux avortées rapidement sans que ce soit un choix de ma part et j'ai l'impression de revivre en permanence les mêmes événements négatifs. Chaque fin me renvoie à ma solitude et à ce vide. Je ne trouve pas de raisons de vivre ou de poursuivre mes études, je n'arrive plus à me battre pour moi je crois et j'ai l'impression de subir les choses sans les vivre à fond.

Je ne sais pas trop quoi faire de tout ce que je ressens et je n'arrive plus à trouver au fond de moi la patience nécessaire pour que tout s'apaise.

Je suppose qu'il faudra du temps mais je n'ai pas envie d'attendre...

Merci d'avance de votre réponse.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

4 mois, cela peut sembler suffisant pour se relever d'une rupture et se tourner vers autre chose, mais c'est aussi peu comparativement à trois ans de relation....

 

Votre message montre que vous n'êtes pas dans le "vide" et que le creux que vous sentez actuellement ne se résume pas à un manque car vous avancez malgré tout...et je dirais même, malgré vous !

Le rythme auquel vous progressez vous semble insuffisant, peut-être lié à votre sentiment d'être "seule, vide et triste". Socialement parlant, ces émotions sont plutôt connotées négativement et perçues comme des manques ou des insuffisances qui déstabilisent et affectent parfois l'estime de soi....est-ce votre cas ?

 

Pourtant, vous ne semblez pas totalement démunie face à cela puisque vous dites à la fin de votre message que le temps est incontournable pour vous sentir mieux, et vous parlez aussi de votre capacité d'autonomie, des ressources non négligeables. De même qu'on ne peut pas tirer sur une fleur pour qu'elle pousse plus vite, vous ne pouvez accélérer le rythme naturel de votre processus. Pourtant, vous pouvez soit mettre de l'énergie à subir ce qui se passe et à vous convaincre que ce devrait être autrement (plus rapide, plus heureux, plus serein, plus plein,...) ou alors opter pour l'acceptation non pas passive mais qui consisterait simplement à laisser tout cela vous traverser sans attente particulière.

Parvenez-vous à faire confiance à votre potentiel évolutif, et à vous ressourcer à travers des liens ou activités qui ne sont pas nécessairement des relations amoureuses mais qui appartiennent à d'autres sphères aussi importantes de votre vie, par exemple des loisirs, votre réseau d'ami-e-s, des projets en cours,...?

Ce que vous éprouvez n'est pas pathologique mais normal, et cette étape éprouvante finira bien par déboucher sur quelque chose de nouveau, d'inattendu, certainement en accord avec vos attentes et qui vous permettra par la suite de regarder "dans le rétroviseur" en appréciant le chemin parcouru.

Comme vous voyez, je n'ai pas de solution magique à vous proposer car ce que vous traversez a son sens du moment que la situation ne s'immobilise pas, ce qui ne me semble pas être le cas en vous lisant.

Courage et patience...vous avancez malgré tout et peut-être que l'été sera source de surprises ?!

N'hésitez pas à prolonger la réflexion en nous récrivant. Bien à vous !     Telme

Bonjour, La semaine passée, quelqu'un de très important à mes yeux a fait une cassure nette. Sans m'expliquer pourquoi dans un premier temps,...

 

Bonjour,

La semaine passée, quelqu'un de très important à mes yeux a fait une cassure nette. Sans m'expliquer pourquoi dans un premier temps, ensuite j'ai réussi à la joindre et à avoir quelques explications, on était sensées pouvoir se recroiser de temps en temps sur les réseaux sociaux pour discuter au besoin et les jours suivants elle m'a bloquée de partout, donc aucun moyen de la joindre.

Je n'allais pas la harceler, je respecte son choix parce qu'elle passe par une période terriblement éprouvante pour elle (sevrage de l'alcool, problèmes d'alimentation, soucis avec les études etc). Mais maintenant que je n'ai aucun moyen de prendre de ses nouvelles, j'ai terriblement peur pour elle parce que je sais qu'elle ne va pas vraiment pas bien. Elle a décidé de s'entourer que de gens qui sont aussi en "rétablissement" comme elle et elle dit ne pas pouvoir faire confiance à ceux de l'extérieur. Au moins elle n'est pas seule et ça me rassure un peu...

Mais après toutes ces années d'amitié, je me sens mal. Parce que je me pose mille et une questions, ça me prend la tête, ça m'obsède et en bonne dépendante affective que je suis ça me pourrit la vie. Oui, on a commencé à boire ensemble quand on était ados et on a fait les 400 coups ensembles. Ce n'était pas responsable, c'était dangereux et stupide. Mais notre amitié ne se résume (résumait?) pas à ça, il me semblait qu'on était là pour se soutenir mutuellement, pour se changer les idées, pour se faire rire etc... Je ne peux pas m'empêcher de me sentir responsable de ses problèmes, d'être quelqu'un de mauvais et de regretter d'avoir fait n'importe quoi au lieu de me montrer responsable juste pour garder son amitié. 

Et en même temps, je me sens sale parce que je ne m'étais jamais autant ouverte à quelqu'un et que cette personne connait tout de moi... et que du jour au lendemain je ne sers plus à rien donc on me jette. Comme un déchet. 

Bien sûr j'ai toujours l'espoir que ce n'est que passager, comme elle me l'a écrit... mais est-ce que c'était juste pour la forme qu'elle a dit ça ? 

J'ai toujours eu beaucoup de peine à garder des amis. Je sais que je m'y prends très mal et que je suis assez maladroite avec les gens en général, et je pensais m'être blindée contre ce genre de sentiments. 

Depuis cette histoire, je souffre. Je souffre de savoir qu'elle va mal, je souffre de cette cassure (toujours avec un fond d'espoir que ce ne sera que temporaire) et je souffre de tous ces doutes et de cette culpabilité, de ces questions qui ne me lâchent pas: "Jusqu'à quel point est-ce que je suis malsaine pour les autres?", "Est-ce que je vaux quelque chose?", "Qu'est-ce que je fais de faux?", "Pourquoi elle me fait ça alors que deux semaines plus tôt elle m'avait écrit que je comptais pour elle et qu'elle ne voulait surtout pas me perdre?", "Est-ce qu'elle va se faire du mal?", "Est-ce que notre amitié serait la même si elle revenait ?"

Bref, je ne sais plus quoi penser. Je suis perdue. Je ne dors plus. Je ne mange plus. Je passe des heures à pleurer. Ca m'obsède.

En plus, dimanche passé un vieux copain d'enfance s'est suicidé, ce qui n'a pas arrangé mon humeur.

A votre avis, que dois-je faire ? 

Merci d'avance, j'avais vraiment besoin de l'écrire quelque part, parce que ça me rend folle.

Bonne soirée!

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour, 

Une personne proche a cessé toute relation avec vous et vous ne pouvez plus la joindre car elle vous a bloquée, ce qui annule pour l'instant toute poursuite de dialogue en vous mettant du coup dans la position de subir passivement cette séparation. ce qui est pénible, nous le comprenons bien.

-  Passons par une métaphore pour se rappeler que toute relation est comparable à une danse: il faut être deux et si l'un interrompt la danse, le second ne peut continuer seul. Vous n'êtes responsable que de votre 50% à vous... Mais en parlant de "dépendance affective, vous sous-entendez que vous êtes prête à aller loin pour sauver à tout prix une relation, est-ce bien cela? Si oui, je vous propose de réfléchir à ce qui vous pousse à aller si loin dans le sentiment de responsabilité relationnelle qui vous habite. Est-ce la peur de la solitude? la difficulté à accepter les limites et la "finitude" humaines qui nous habitent tous? ou encore à admettre l'agressivité, la colère comme des sentiments normaux et pas fatalement destructeurs mais qui permettent parfois une évolution du lien? Une crise débouche inévitablement sur du neuf, ce ne sera plus jamais "comme avant" mais peut-être "comme après"..qui sait ?

 

- Vous vous sentez sale avec le sentiment que cette personne vous à laissée car elle n'a plus besoin de vous. Ce que vous avez vécu ensemble garde sa valeur et vous appartiendra pour toujours. Aujourd'hui, votre lien traverse une crise mais cela n'enlève rien aux qualités de chacune. Nous vous proposons de différencier l'individu de la relation.

- Votre amie n'est pas une victime, de même que vous n'êtes pas responsable de ses difficultés. Des expériences d'adolescence, qui n'en fait pas ? L'évolution de la trajectoire de cette personne n'est pas de votre responsabilité. Votre amie a bel et bien fait SES choix, poser SES actes de façon autonome, ne pensez-vous pas ? 

 

 

- Concrètement, si vous êtes inquiète pour cette amie, vous pourriez faire part de votre préoccupation à un tiers qui lui est proche tout en précisant que vous n'avez plus de contact pour l'instant et donc que vous ne pouvez plus lui apporter votre aide.

 Qu'auriez-vous envie de dire à votre amie qui puisse vous apaiser et vous permettre d'avancer ? Tout en respectant son besoin de distance, vous pourriez éventuellement lui adresser une lettre dans laquelle vous lui diriez en termes simples et concis comment vous voyez votre relation mais sans être intrusive au risque d'accentuer encore son besoin de distance.

 

 

- Vous pensez être "malsaine" pour les autres et vous vous questionnez sur votre façon d'entretenir ou non les liens. Le fait que vous vous posiez cette question est en soi positif car cela montre que vous êtes prête à une remise en question. Avez-vous déjà demandé à des amis le pourquoi de la prise de distance et si quelque chose chez vous est difficile à supporter pour eux? Cela pourrait vous permettre, par effet de miroir, de mieux vous connaître...mais encore une fois, ce n'est jamais blanc d'un côté, et noir de l'autre...

Je vous suggère de réfléchir à la différenciation, c'est-à-dire à votre capacité à laisser à autrui son espace et, par conséquent, à habiter le vôtre avec vos moments de solitude qui ne sont pas des moments vides. Vouloir être très proche d'autrui peut provoquer parfois être perçu comme contrôlant ou infantilisant.

 

Bonne réflexion et à bientôt peut-être si vous souhaitez nous donner de vos nouvelles !                        Telme

Bonjour, Voila ma vie a toujours été assez compliquée J'ai une mère alcoolique que je ne vois plus depuis des années et un père qui ne s'est jamais...

Bonjour,

Voila ma vie a toujours été assez compliquée

J'ai une mère alcoolique que je ne vois plus depuis des années et un père qui ne s'est jamais occupé de moi,il est toujours chez sa copine heureusement

Il me laisse l'appartement. Ma soeur se drogue etc. Etc

Le problème c'est que du coup en couple je tourne difficilement la page un peu comme un dépendance affective...

Je suis sortie 3 ans avec un garçon et j'ai mis 2 ans et demi a l'oublier,grâce a un autre homme avec qui je suis sortie 3 mois...

Ce nouvel homme m'a couru derrière pendant 2 mois,mais je n'arrivai pas à m'attacher pour finir je me suis mise avec et je me suis très vite attachée et au bout de 3 mois il ma quitte du jour au lendemain pour une autre...Je suis restée que 3 mois avec et voila presque 2 mois que nous ne sommes plus ensemble mais il m'obsède,premier homme auquel je m'attache depuis mon ex et ça recommence. Je ne sais plus quoi faire il me manque et j'en ai marre de constamment souffrir...

Que faire ??

Merci d'avance bisous

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour !

Vous semblez avoir beaucoup réfléchi à votre histoire et à vos relations, ce qui vous permet de tirer parti de ce que vous avez vécu pour comprendre le présent et envisager l'avenir. Pourtant quelque chose vous freinte.

Je vous propose quelques pistes pour y réfléchir :

Par votre histoire, il se peut que vous ayez été, petite déjà, confrontée à un sentiment d'insécurité, d'imprévisibilité qui vous a amenée, consciemment ou non, à chercher vos ressources par vous-même, à devenir rapidement autonome avec peut-être même un sentiment de responsabilité marqué à l'égard des autres. Vous vous êtes construite de façon à combler les manques ressentis, tout cela s'est fait inconsciemment et a été très utile.

Adulte, certains comportements réflexes ne sont plus nécessaires et doivent être adaptés. Comment repenser votre manière de gérer le rationnel/émotionnel, vos forces/fragilités et éventuellement votre tendance spontanée à "réparer" ou à sauver le lien à tout prix? Poussée à l'extrême, chaque qualité finit par desservir...

Cela fait-il écho à votre situation? 

Avez-vous le sentiment d'évoluer et de pouvoir tirer parti de vos expériences ou, au contraire, vous sentez-vous dans une spirale répétitive ? L'important est que le regard que vous portez sur vous-même ne soit pas une étiquette qui vous enferme dans l'image de "dépendante affective", mais un moteur qui vous maintient en mouvement. Vous avez une part active dans ce qui vous arrive, vous n'êtes pas réduite à subir...

En regardant dans le "rétroviseur"  de votre vie, vous nourrissez peut-être des regrets, des rancoeurs plus ou moins ouvertement exprimés: dans quelle mesure votre image de vous-même vous conforte-t-elle dans une représentation de personne fatalement destinée à se sentir délaissée ou oubliée ? Croyez-vous en votre capacité à vous percevoir autrement ?

D'ailleurs, le fait que vous ayez pu vivre une nouvelle histoire après votre ex montre que vous avez en vous cette capacité à faire confiance et cette envie d'avancer. Ne perdez pas cela de vue...  

Que l'été vous apporte un peu de légereté !

Telme

Bonjour Je m'inquiète pour mon garçon de 13 ans. le dernier d'une fratrie de quatre enfants. dont deux majeures, un ado et lui. Il y a 6 mois...

 

Bonjour

Je m'inquiète pour mon garçon de 13 ans. le dernier d'une fratrie de quatre enfants. dont deux majeures, un ado et lui.

Il y a 6 mois maintenant sa maman a quitté le domicile conjugale pour un appartement dans la région en attendant de pouvoir rejoindre son amant en suisse allemande. Depuis trois mois, sa maman est partie vivre avec son amant en suisse allemande. Elle n'a pas voulu prendre les enfants avec elle.

Il montre peu d'émotion en ce qui concerne cette situation et continue son chemin de vie comme si de rien était.

Mais à la fête des mères il n'a pas voulu passer le WE chez sa maman et il dit que cela l'embête d'aller chez sa maman.

Il ne veut pas parler à quelqu'un de cela, si moi je souhaite lui parler il se met à pleurer et fuit dans sa chambre. Je ne parle jamais en mal de sa maman devant lui.

A l'école personne ne s'est aperçu d'un changement, mais je le sens moins motivé. il rechigne en anglais et pour les travaux manuels.

Il a dit une fois qu'il avait honte et qu'il peut pas parler de ca, cela le fait pleurer, mais d'un autre côté il donne le change.

De plus il fait du foot en élite et il n'est plus sélectionné de manière régulière.

Je suis triste pour ce qu'il doit subir et j'ai besoin de conseils pour pouvoir l'aider et comment faire pour qu'il accepte de parler à quelqu'un. 

Merci pour votre réponse

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

 

Votre famille a vécu et vit encore un grand bouleversement qui n'épargne personne. Votre femme est partie pour vivre avec son amant et n'a pas émis le désir de vivre avec ses enfants. On imagine qu'ils la voient un week-end sur deux ce qui représente un autre grand changement surtout pour le plus jeune.

Le départ de votre femme cause une blessure en chacun de vous 5. Vous êtes en première ligne et vous devez continuer à porter la famille et jouer votre rôle de père, ce qui ne doit pas être aisé tous les jours. Il est important, pour vous et aussi pour vos enfants, que vous preniez soin de vous afin de favoriser les ressources en vous pour traverser cette épreuve et en sortir plus fort à terme.

 

 

Concernant votre fils, il semble refouler une douleur en lui. Il n'arrive pas à exprimer cette souffrance et se renferme sur lui-même. Il est souvent difficile de partager en famille et de verbaliser une souffrance qui touche chacun de ses membres. Le malaise s'installe face à quelque chose d'indicible qui dépasse chacun.

La pudeur liée à l'intime ne laisse que peu de place à l'expression libre des sentiments en famille.

Par ailleurs, les enjeux émotionnels liés au départ de votre femme sont très différents chez vous, à un niveau conjugal, de ceux vécus par vos enfants, à un niveau filial. Il est difficile dans ce contexte de s'exprimer spontanément sur ce que l'on ressent.

 

Donner du sens à ce qui arrive aide à accepter puis vivre avec cette nouvelle donne familiale.

Concernant votre fils, peut être qu'autre adulte de confiance de votre entourage en dehors de la famille nucléaire pourrait lui parler, partager avec lui, l'aider à s'exprimer ou dans une autre optique lui proposer l'aide d'un professionnel.

N'hésitez pas à poursuivre l'échange si besoin.

Telme

 

 

Je viens de me séparer et mon fils (l ainé) déprime , vit le store baissé dans sa chambre , il est fatigué , ne prépare pas ses examens de fin d année...

Je viens de me séparer et mon fils (l ainé) déprime , vit le store baissé dans sa chambre , il est fatigué , ne prépare pas ses examens de fin d année pour le gymnase. La situation familiale et difficile, je suis seule avec 3 enfants et un revenu d auxiliaire qui nous permet pas de vivre agréablement. Je n arrive pas a soutenir, encourager mon fils. Son père est parti sans dire au revoir, il propose de prendre un café mais mon fils n a pas en envie de le rencontrer. Il est très affecté par l attitude de son père. Mon fils aurait besoin d un soutien mais ne veut pas aller chez un médecin . L entante entre frère et sœur et bonne. Je ne sais pas comment lui parlé et le soutenir dans ses moments aussi éprouvant pour moi. Je vous remercie et vous souhaite une bonne journée.

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Le comportement de votre fils laisse croire qu'il y a quelque chose de non-élaboré suite au départ de son père. Si le départ a été subit, qu'il n'a pas fait l'objet d'une discussion préalable, il est tout à fait normal que votre fils peine à le comprendre.

Cette incompréhension mobilise son énergie. Il serait bénéfique qu'il puisse mettre en mot ce qu'il ressent dans le cadre d'une discussion avec son père. Ceci pour éviter que les silences réciproques du père et du fils laissent place à des sentiments négatifs qui pourraient s'installer.

C'est en clarifiant les préoccupations qui l'habitent qu'il pourra à nouveau mobiliser son énergie sur ses études, tout comme sur les autres domaines de son quotidien.

Mais est-ce ce qu'il souhaite vraiment pour le moment? Il est certainement très rassurant pour lui que sa mère le soutienne et l'encourage à aller de l'avant. Cependant, vous ne pourrez porter entièrement sa démarche, il a une part active à jouer. La reconnaissance de ses difficultés est un premier pas suite auquel il pourra envisager une démarche, quelle qu'elle soit. Peut-être qu'à ce stade il ne se sent pas encore prêt à avoir cette discussion avec son père, dû à une émotionalité trop forte qui l'empêcherait d'aboutir sur une issue constructive. L'acceptation de ce départ sera un processus, dont il faut respecter les étapes.

Une séparation familiale est difficile à vivre pour tous les membres de la famille. Chacun le vit à sa manière en fonction de son âge et du lien qu'il entretenait avec la personne qui part. Bien qu'à des degrés différents, vous traversez avec vos enfants la même épreuve. Il serait utile à tous que le foyer soit avant tout un espace de parole et d'expression de vos souffrances mutuelles. Les uns pour les autres, vous représentez une ressource.

Si l'expression en famille est trop difficile, vous pouvez aussi envisager de recevoir une aide extérieure. Telme peut vous recevoir en consultation, en famille mais aussi individuellement. Votre fils ou vous-même pouvez venir seuls si vous le souhaitez.

N'hésitez pas à nous solliciter par téléphone: 021/324.24.15.

Telme

J'ai bientôt 18 ans et maintenant ça fait presque deux mois que mon ex m'a quittée or je le vis d'une façon très bizarre. Avant de continuer,...

J'ai bientôt 18 ans et maintenant ça fait presque deux mois que mon ex m'a quittée or je le vis d'une façon très bizarre. Avant de continuer, j'aimerais juste dire que dans ma tête tout est emmêlé et je ne comprends plus ce qui se passe. Depuis le début j'ai tellement voulu passer à autre chose que je me suis mise à juste essayer d'oublier, de penser à autre chose, de garder une attitude positive, j'ai beaucoup souffert pendant un mois mais maintenant j'ai plus et moins repris ma vie en main mais en vérité je suis partagée entre deux réalités différentes, comme si c'était deux personnes différentes dans ma tête. Il y a la "Carv" hyper positive, toujours souriante et prête à aider, courageuse et forte qui a l'air d'aller très bien et il y a la vraie "Carv", celle que j'ignore la plupart du temps, celle qui va au fond très mal et qui se sent complètement perdu depuis le départ de son ex. J'ai cru comprendre après beaucoup de réflexion que je refuse de me sentir mal, je refuse de laisser la situation me rendre triste parce que j'en ai honte, parce que je me dis qu'il faut que je passe à autre chose.

Le plus bizarre dans tout ça ce que j'ai apparemment des sentiments pour quelqu'un d'autre et ça m'aide pas beaucoup pour mettre de l'ordre dans ma tête.

J'ai également parlé avec l'infirmière de mon gymnase et elle trouve que derrière ce malaise il se cache plus qu'une rupture mais d'autres choses que j'ai refoulées avec le temps parce que ça fait maintenant un an que j'ai des malaises, que je suis toujours assez mélancolique pour des raisons à chaque fois différentes. Au fond je ne sais pas tout à fait d'où viennent mes malaises et je sais pas comment m'en sortir.

J'aimerais juste savoir qu'est ce que je peux faire déjà pour surmonter cette rupture (j'y pense de moins en moins mais j'en rêve encore parfois et je vais assez bien jusqu'au moment où je croise mon ex dans les couloirs) et aussi des conseils piur apprendre à gérer mes émotions parce que ça me hante complètement et a part me forcer à me sentir bien, je sais pas quoi faire.

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Pas facile, en effet, de se sentir balancer entre ces deux pôles qui, chacun, révèle une part de vous-même...

Ce que vous vivez est normal, car c'est en situation de stress et de crise que l'on ressent le plus intensément les contradictions qui nous habitent et les différences de rythmes entre notre raison et nos émotions. Pourtant ce "tangage" est pénible car on peut parfois avoir l'impression que le sol se dérobe sous nos pieds sans qu'on ne puisse rien y faire.

Tant que vous vous direz "il faut que je passe à autre chose" ou "je dois me forcer à aller bien", vous mettrez de l'énergie à verrouiller vos émotions en tentant de garder le contrôle de votre intérieur et mais aussi de ce que vous montrez de vous-même aux autres. Or, je pense que que c'est en laissant ces vagues émotionnelles vous traverser que vous vous donnerez la chance d'avancer dans ce processus qui vous amènera finalement à tourner la page. D'ailleurs vous dites que vous pensez de moins en moins à cette rupture, ce qui montre que les choses se passent malgré vous. Nous sommes tous en mouvement permanent, qu'on le veuille ou non.

Au lieu de vouloir à tout prix oublier et passer à autre chose, dites-vous que vous êtes capable de laisser parler ces deux voix sans que cela ne soit bizarre. C'est en donnant la parole à ces deux aspects de vous-même que vous parviendrez progressivement à vous réunifier, c'est-à-dire à vous sentir cohérente et sereine avec ces expressions de vous-même qui ont chacune quelque chose à vous apprendre sur vous.
Qu'en pensez-vous ?

Courage et patience sur cette route certes sinueuse mais qui peut représenter une expérience dont l'apport positif n'apparaît souvent qu'une fois sorti des turbulences.

Nous vous encourageons à poursuivre, pourquoi pas, les contacts avec l'infirmière de votre école, car un espace personnel et confidentiel peut vous aider à surmonter cette étape sensible. En-dehors de cela, laissez-vous du temps et cultivez les activités et les liens qui vous font du bien.

Nous restons à l'écoute si vous désirez nous récrire.

A bientôt peut-être...                            

Bonjour, Ma grand-mère est décédée il y a de cela plus d'un mois. Elle souffrait d'un cancer agressif et s'est battue durant plus de 4 ans. J'étais...

 

Bonjour,

Ma grand-mère est décédée il y a de cela plus d'un mois. Elle souffrait d'un cancer agressif et s'est battue durant plus de 4 ans. J'étais extrêmement proche d'elle et j'ai beaucoup souffert de sa disparition. 

Depuis qu'elle est décédée j'ai l'impression que beaucoup de choses ont changé, d'abord j'étais très négative, je sais que c'est ce qu'il y avait de mieux pour elle car elle souffrait, mais égoïstement je ne comprenais pas pourquoi elle était partie. Je trouvais la vie moche, trop dure et sans grand sens. Il y des moments où j'avais l'impression que la vie était très noire. Quand je repensais à elle elle me faisait peur (car le jour de l'enterrement elle ne ressemblais absolument plus à la personne que je connaissais). Consciemment je sais que c'est stupide mais très souvent j'avais l'impression qu'il y avait des "monstres", des esprits ou des choses bizarres qui me voulaient du mal. Je sais bien que c'est impossible cependant j'étais dans cet état d'esprit sombre.

A présent j'essaie d'accepter (même si je n'arrive pas toujours) mais le problème est que depuis qu'elle est décédée je fais régulièrement des cauchemars, qui n'ont à priori aucun rapport avec elle. Est-ce normal?

Merci.

Cordialement.

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Le deuil est un processus complexe, qui demande de passer par différentes étapes. Ces étapes permettent petit à petit d'accepter un décès et retrouver l'état d'équilibre qui était présent avant cet événement.

On peut d'ailleurs lire au travers de votre question que vous sentez que votre état a évolué et que vous avez déjà avancé dans votre cheminement. Actuellement vous sentez que vous êtes en train d'accepter ce décès même si vous vous posez des questions sur la normalité de ce que vous vivez.

Sachez qu'il existe de très nombeuses manifestations physiques ou psychiques du deuil, telles que des cauchemars, des hallucinations, mais aussi de la fatigue, une perte d'appétit, des insomnies...  Ressentir des sensations de la présence du défunt, autant en état de sommeil qu'en état de veille n'est pas forcement pathologique et car cela passe généralement après quelques temps.

Si ce n'était pas le cas pour vous ou si ces symptômes devaient vous empêcher de reprendre le cours de votre une vie normalement, il faudrait alors penser à consulter un professionnel. Si vous en ressentez le besoin vous pouvez prendre rendez-vous avec un psychologue de notre association. 

Le plus important est que vous preniez le temps d'avancer à votre propre rythme et de respecter vos besoins afin que ce deuil s'effectue correctement.

N'hésitez pas à nous donner votre avis sur ces quelques pistes de réflexions. 

 

 

Bonjour, Cela fait maintenant un petit moment que la situation familiale dans laquelle j'évolue ne va plus du tout. Mon frère étant l'ange parfait,...

Bonjour,

Cela fait maintenant un petit moment que la situation familiale dans laquelle j'évolue ne va plus du tout. Mon frère étant l'ange parfait, il à mes (nos) parents de son côté et moi suis à l'opposé. J'essaie donc de passer le moins de temps chez eux mais plus possible chez ma compagne et chez ses parents qui m’apprécient plutôt bien, la chance!

Tout ceci étant dit, j'aurais souhaité être conseillé pour un départ anticipé de chez mes parents et de prise d'indépendance.

J'ai bientôt 21 ans, suis en dernière année d'apprentissage et un peu perdu familialement. help me si j'ose dire... ;)

Merci d'avance pour toute aide possible.

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Prendre son autonomie est une étape importante à divers niveaux (personnel, familial, social, financier, psychologique,..), vous montrez votre sens des responsabilités et votre courage en nous écrivant pour y réfléchir.

Pratiquement, du point de vue de vos droits, du calcul de votre budget et de la recherche d'un logement, il existe dans le canton de Vaud un service très compétent et spécialisé dans les questions comme la vôtre. Il s'agit de Jet Service (www.csp.ch). Ces professionnels sont disponibles pour écouter les jeunes, les informer et les aider dans leurs démarches. N'hésitez pas à les contacter au 021 560 60 30.

Mais votre situation comporte aussi d'autres aspects qui méritent peut-être qu'on s'y arrête...

Je pense par exemple à votre sentiment d'être moins apprécié que votre frère et, du coup, votre envie de fuir la maison. Peut-être que vos mots cachent une certaine tristesse ou amertume et que votre envie d'autonomie est une conséquence de ce malaise et pas vraiment un choix ?!
Pensez-vous pouvoir exprimer cela à vos parents et avoir avec eux une discussion dans laquelle vous leur diriez votre sentiment ?

En partant sans rien dire, vous risquez de garder au fond de vous ce malaise et le lien avec votre famille pourrait en souffrir. Dire ce que vous ressentez serait une façon d'aller au bout des choses et de ne pas rester dans l'incompréhension, qu'en pensez-vous ?

Beaucoup de choses se passent bien dans votre vie: votre compagne et sa famille vous apprécient, vous allez terminer votre formation l'année prochaine et vous tourner ensuite vers vos projets, tout cela est très positif...ne le perdez pas de vue !

C'est volontiers que nous pouvons continuer à réfléchir avec vous sur ce sujet ou un autre.

Bonne suite sur la route de l'autonomie !

Telme

 

 

 

Bonjour,Mon ex femme ma oter la garde de notre fils (1 w.-end sur 2 + moitié des vacances ) par jalousie et en utilisant mensonges et fait datant d...

 

Bonjour,

Mon ex femme ma oter la garde de notre fils (1 w.-end sur 2 + moitié des vacances ) par jalousie et en utilisant mensonges et fait datant d avant 2009.

Puis elle à fait faire une mesure "superprovisionnel d eloignement " à mon encontre.

Cela fait plus de 2 mois que je n ai pas entendu le son de la voix de mon petit bonhomme de presque 8 ans...

Delai du recourt 26 aout 2013 jugement le 30 sept 2013.

Ma question est la suivante : Son anniversaire est le 16 septembre ! Comment faire pour soit avancer le jugement, soit qu il puisse venir passer du temps aupres de ma famille meme si je dois aller attendre au poste de police, soit ... pouvoir le feter avec . ( De préfèrence avant son 18 eme anniversaire... )

Merci.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

 

Etre privé de voir son enfant est douloureux pour un parent, et nous pouvons comprendre votre amertume et votre révolte.

Nous ne sommes pas juristes mais psychologues et votre message ne nous permet pas d'avoir connaissance des raisons qui ont provoqué cette situation, il nous est donc difficile d'être objectifs.

 

Néanmoins en essayant d'approcher cette situation par les "lunettes" relationnelles qui sont les nôtres, nous pouvons tenter d'esquisser quelques pistes de réflexion:

- Dans vos contacts avec les personnes qui suivent cette situation et prennent des décisions, nous ne pouvons que vous encourager à éviter d'exprimer votre colère à l'égard de votre ex-femme ou l'amertume, la révoltes qui vous habitent MAIS de mettre en avant de préférence votre désir de garder un lien avec votre fils et de continuer à jouer votre rôle paternel.
Faire valoir votre sensibilité de père (et non votre révolte de conjoint qui se sent trahi) a plus de chances de parler en votre faveur dans la balance décisionnelle de la justice!

- Faites en sorte de collaborer de façon constructive avec les professionnel-le-s (avocats, assistants sociaux,..) qui s'occupent de votre dossier. Ce genre de démarche peut prendre beaucoup de temps et nous sentons que le temps compte à vos yeux...Prenez patience et dites-vous que ces concessions qui vous sont demandées ne sont pas dirigées contre vous personnellement, mais concernent la majorité des parents dans votre situation.
Tentez de vous convaincre que ce qui est dur aujourd'hui peut constituer de petits pas dans cette reconstruction du lien avec votre fils. Les responsables sociaux et juridiques sont conscients qu'un enfant a besoin de chacun de ses parents pour se construire et vous pouvez sûrement compter sur leur volonté de vous permettre de conserver, autant que possible, votre place auprès de votre fils.

- Dans tous les cas, c'est au juge de paix que vous devez vous adresser si vous avez une demande concrète par rapport à l'anniversaire de votre fils, car c'est lui qui est habilité à prendre cette décision.
Votre ex-femme ne peut décider elle-même de vous priver de voir votre garçon.

Bonne chance sur cette route qui pour l'instant vous semble ardue et injuste mais qui, nous l'espérons, vous mènera vers des horizons plus détendus et un lien retrouvé avec votre enfant.

Telme

Bonsoir Telme. Pourquoi lorsqu'on raconte à nos parents ou à notre entourage (adultes surtout) qu'on souffre d'un chagrin d'amour, ils disent que ce...

Bonsoir Telme.

Pourquoi lorsqu'on raconte à nos parents ou à notre entourage (adultes surtout) qu'on souffre d'un chagrin d'amour, ils disent que ce n'est pas grave et qu'on trouvera mieux. Ils en rigolent et ils disent qu'ils sont aussi passés par là mais c'est la vie...

Je ne comprends pas pourquoi ils sous-estiment ces chagrins, qui font vachement mal au coeur, car près de chez moi, un jeune de 22 ans s'est jeté d'un pont à cause de cela.

Comment on fait les adultes à l'époque pour survivre à cela, sachant qu'il n'y avait pas autant d'aide (sites internet, magazines, thérapeutes) ?

Merci Telme !!

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Votre question soulève plusieurs aspects, dont celui des réactions différentes entre individus et le fait que personne ne peut se mettre complètement à la place d'une autre personne.....ce qui se passe au fond de soi contient une part d'inaccessible pour l'extérieur...de même qu'on ne peut jamais savoir si plusieurs personne goûtant la même chose ressentent vraiment des goûts identiques.

Lorsqu'on a l'impression de ne pas être compris, c'est peut-être qu'il y a un problème de communication entre soi et autrui. Si vous voulez que vos proches mesurent l'ampleur de votre tristesse, il est important que vous puissiez l'exprimer: pensez-vous que vous avez dit clairement comment vous vous sentez ou tentez-vous de minimiser, voire d'en rigoler avec eux....si c'est le cas, pas étonnant qu'ils ne s'imaginent pas ce que vous vivez réellement.

Vous faites allusion à un suicide, pourquoi ? Est-ce juste pour insister sur la douleur qu'on peut ressentir lors d'une rupture? ou pour laisser entendre que vous aussi, vous avez parfois des pensées suicidaires? Il s'agit d'être clair: est-ce de vous dont vous parlez indirectement ? si ce n'est pas le cas, alors il ne sert à rien de faire des hypothèses sur ce qui s'est passé pour cette personne car sa vie n'est pas la vôtre. En revanche, tenter d'être attentifs les uns aux autres afin d'éviter un état de solitude et de désespoir si profond qu'il donne envie d'en finir, voilà peut-être ce qu'on peut tirer de cela !

Comment faisaient nos aïeuls pour surmonter un chagrin? là encore, chacun-e à sa façon...mais les liens et la capacité à exprimer ses émotions permettent sans doute de rester connecté à un environnement dynamique et vivant au lieu de s'isoler dans un fonctionnement qui tourne en boucle sur lui-même au risque de se figer.

Pourquoi ne posez-vous pas la question directement aux personnes que vous connaissez?

Courage dans ce que vous traversez !         

Telme 

Bonsoir, mon amie à rompu avec moi depuis 4 mois et j'arrive pas à tourner la page. Tous les jours je pense à elle et je me dis que ma vie et fichue,...

Bonsoir, mon amie à rompu avec moi depuis 4 mois et j'arrive pas à tourner la page.

Tous les jours je pense à elle et je me dis que ma vie et fichue, je pense souvent à en finir car je peut pas imaginer vivre sans elle. mais je me retiens de faire une bêtise mais c'est dur. Je sais plus que faire pour aller mieux et j'ai plus envie de rien... J'ai déjà vu mon médecin, je prend des médicaments parce que je suis angoissé, parlé avec mes amis et ma famille, mais rien ne m'aide... Bref je sais plus ou j'en suis

 

Réponse de TELME:

Bonjour,

Après toute rupture, il est normal de passer par une phase difficile impliquant des sentiments de tristesse ou de colère. Cela peut prendre quelque temps pour retrouver un certain équilibre et envisager l'avenir plus sereinement. Mais en ce qui vous concerne, vos envies suicidaires et vos pensées négatives nous inquiètent.

Vous avez déjà utilisé quelques-unes de vos ressources en étant suivi médicalement et en vous confiant à votre entourage proche, c'est très positif. Si malgré cela, vous ne vous sentez pas mieux, nous vous proposons quelques autres pistes:

-La fondation Astrame à Genève (022 340 17 37) propose un soutien et un accompagnement psychologique aux personnes comme vous ayant vécu une rupture de lien, dans la perspective de se reconstruire et de retrouver le fil de sa vie.

-Nous vous encourageons à confier votre souffrance et vos envies d'en finir à une personne de confiance (par ex. votre médecin) afin de ne pas rester seul avec vos ruminations. Il se peut qu'un professionnel puisse vous apporter un éclairage différent sur votre vécu.

-Si votre envie de mourir devient trop insupportable et vos angoisses trop envahissantes, n'hésitez pas à contacter 24/24 les urgences psychiatriques au 022 382 45 55.

Enfin, c'est en restant en lien avec les personnes et les activités qui vous font du bien que vous pourrez vivre des moments de plaisir et par conséquent rebondir plus facilement.

Nous vous proposons de nous donner de vos nouvelles et de poursuivre cet échange.

bonjour, j'ai un soucis depuis quelque jour, je suis en couple depuis environ 5 ans avec mon copain, et ces temps sont un peu plus dur cause de...

 

 

bonjour,

 

j'ai un soucis depuis quelque jour, je suis en couple depuis environ 5 ans avec mon copain, et ces temps sont un peu plus dur cause de son boulot, il a trouvé un boulot qui est trop loin de chez nous, il est parti début de semaine passé ou il a commencé a dormir chez un ex collègue il a fait deux nuit mais sa allais pas et c'est mon amie qui lui a proposer l hospitalité chez elle qui l'as accepté jusque la tout c'est bien passer.

 

Le samedi il devais rentrer fin de matinée et passé notre journée ensemble vu que je bossais le dimanche et c'est le samedi milieu d après midi quand il est arrivé qu'il ma demander a me parler et qu'il ma dit qu'il ne voulais plus continuer avec moi et qu on devais arrêter la et tout sa sans grande raison, quand je lui demander si il ce rendais compte qu'il fessais une grosse erreur il me répondais que oui qu'il savais.

 

Je suis rentrée effondrée en fin d'après midi chez moi, que j'ai passé le début de soirée tranquillement à la maison en réfléchissant a tout sa, c'est a l heure du coucher que j'ai tout lâcher et que tout allais au plus mal et plus le temps passais plus j'était mal et j'ai commencé a m acharner sur moi car je culpabilise énormément en pensant que tout est de ma faute, je lui ai téléphoner pour qu'il vienne car j'avais quand même peur d'aller trop loin et vu que c'est la seul personne que j'avais qui soit tout tout proche de chez moi, il est venu en ami et ma consoler comme il a pu, je lui ai montrer tout mon amour que j'ai pour lui et il ma dit qu'il réfléchirai durant la semaine.

 

c'est le lendemain matin qu'il m'as avouer sa relation avec mon amie et il me dit qu il préférais me le dire maintenant et que sa vienne de lui au lieu de l'apprendre par quelqu'un d autre, la au lieu d'être en colère je me suis effondrée dans ces bras et j'essaye de comprendre ce qui c'est passé mais sans réponse à mes question. il a passer le dimanche avec moi au boulot et est reparti le matin a son boulot pour une semaine.

 

Depuis je suis effondrée, je me sens terriblement mal et ne sais plus quoi faire, j'ai l impression d'être morte de l intérieur, plus rien ne me fais plaisir, j arrive plus a décrocher un sourire, même les choses que j'aime mangé ne me font rien, mon chien me laisse complètement indifférente et j'ai qu'une envie partir et quitter ce qui est devenu pour moi un enfer tellement j'ai peur de le perdre d'ici cette fin de semaine.

 

chaque moment je me dit d attendre et de voir que tout d'un coup sa peut changé, mais j'ai plus l impression de m'enfoncé qu'autre chose, le pire c'est que je suis le plus énervée contre mon amie, je lui en veux énormément et je pense a me venger en sachant que c'est mauvais et que j'en suis incapable, j'ai eu beau lui parler pour moi sa ne m as rien changé et je suis dans le doute et le flou total.

 

je sais plus quoi faire pour me remonter juste un petit peu et pouvoir m'accrocher à quelque chose, ces idées noirs me hante tellement que j'arrive plus à m'en débarrasser et ne sais plus comment les sorties hors de moi.

 

je me demande si c'est moi qui suis pas normal de penser qu'une amie ne peux pas faire un coup pareille a son amie.

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Une rupture amoureuse est toujours douloureuse et encore plus lorsqu'elle s'accompagne de la perte de confiance de deux liens, d’amour et d’amitié...

Vous parlez d'idées noires et de votre envie de partir... si nous comprenons bien, il s'agit d'idées suicidaires et cela nous inquiète. Avez-vous une personne de confiance à qui parler de cette situation ? Il est important que vous ne restiez pas seule dans cet état de découragement.

En cas de fortes angoisses et de pensées suicidaires, il existe la ligne téléphonique du 147 et celle des urgences psychologiques (032 755 15 15) qui répondent 24/24, n'hésitez pas à appeler si vous vous sentez mal.

Vous venez de vivre un grand choc. Il a déclenché tout un processus qui ressemble à ce qu'on ressent lors d'un deuil. Ce processus va se dérouler malgré vous, et il peut prendre du temps. Mais un jour vous réaliserez que vous avez fait du chemin, que la douleur s'est estompée et que, même si vous n'avez pas oublié, vous pourrez retrouver les saveurs de la vie et imaginer de nouveaux projets... 

Vous vous sentez trahie, vous vous demandez s'il est anormal de penser qu'"une amie ne peut faire un coup pareil à son amie"... beaucoup de gens se poseraient la même question. Je ne peux que vous répondre qu'il faut être deux pour commencer une histoire d'amour... votre ami et votre amie partagent selon moi la responsabilité de cette situation.

Mais après cette première étape de révolte et de colère viendra un deuxième temps où il s'agira de prendre soin de vous !

Essayez de vous représenter chaque jour comme un pas supplémentaire dans votre évolution. Si tout paraît sombre, gardez confiance dans le fait que le temps et la vie vous garderont dans un mouvement et que vous avancerez malgré tout.

A quoi pensez-vous pouvoir vous accrocher pour éviter de "couler"? Quelles personnes, quelles activités, quels projets vous permettent déjà aujourd’hui de rester dans la vie pour y croire à nouveau... demain ?

Je vous propose de récrire ici si vous voulez qu'on continue à réfléchir ensemble. Courage ! Je vous souhaite de trouver ce dont vous avez besoin pour avancer, même lentement, un pas après l'autre!

Cordialement à vous,                                                                                                            

 

Telme 

 

 

Bonsoir, Voilà trois ans et quelques petits mois que je vous envoyais mon dernier message concernant ma rupture avec une de mes anciennes copines...

 

Bonsoir,

 

Voilà trois ans et quelques petits mois que je vous envoyais mon dernier message concernant ma rupture avec une de mes anciennes copines et voilà aujourd'hui je vous écris à nouveau car cette fille est encore dans mes pensées.

 

En effet, depuis ces trois dernières années j'ai parcouru un petit peu de chemin, mais aujourd'hui j'ai encore des problèmes que ce soit sur le plan sentimentale ou professionnel comme souvent ce sont les aléas de la vie....

 

Cependant, tout au long de ces années je n'ai jamais oublié cette fameuse fille que j'ai aimé plus que tout au monde et du plus profond de mon coeur et aujourd'hui je souhaiterais reprendre contact avec elle, car elle me manque trop et je crois que j'ai encore des sentiments pour elle en dépit de toute ces années.

 

Malheureusement depuis cette séparation nous avons perdu tout contact ensemble et à la séparation elle avait fait le choix de rompre tout contact, car je ne parvenais pas à me défaire d'elle... Cependant après cette rupture elle a quand même repris de très brefs contact pour mon anniversaire ou lorsqu'elle avait des problème ensuite silence radio durant ces trois années.

 

et aujourd'hui je souhaiterais essayer de reprendre contact avec si j'y parviens, même je n'ai plus eu de contact durant toute ces années, car simplement j'ai l'impression que je suis passé à coté de l'histoire de ma vie... je ressens le besoin de revenir vers elle, même si je me rend compte que j'ai souffert énormément avec cette rupture et cela a changé beaucoup d'aspect de ma personnalité.

 

C'est sur depuis toutes ces années j'ai connu d'autres fille mais je n'ai rencontré personne avec qui je me sente vraiment bien et enchainer les relations sans succès.

 

bref, je souhaiterais avoir votre point de vu sur le fait que j'ai envie de reprendre contact avec elle, car elle me manque vraiment, mais en même temps j'ai peur ! peur de sa réaction, peur du rejet, peur d'une absence de réponse, peur de tout !

 

Peut-être que c'est une mauvaise idée, car ça c'était mal terminé, mais je pense que je suis plus mature qu'auparavant et que nous avons fait du chemin chacun de notre côté. Je suis prêt à avoir une discussion, faire preuve de patience, et surtout de neutralité et de diplomatie.

 

Même j'espère du plus profond de mon coeur la retrouver, car elle me manque énormément... Mais cette dernière année à été comme un combat contre moi-même pour essayer de ne pas céder, mais je me rend compte que c'est une personne que j'ai besoins pour être heureux dans ma vie...

 

Pour terminer je souhaite vraiment la retrouver... pensez-vous que c'est une bonne idée d'entreprendre une telle démarche après tant d'année ?

 

En vous remerciant de votre réponse, je vous souhaite une excellente journée.

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Votre ex-amie continue à être dans vos pensées. Vous aimeriez reprendre contact avec elle mais vous doutez des conséquences de cette rencontre. Nous comprenons votre hésitation.

Il y a un décalage entre ce que vous décrivez de votre cheminement (vous êtes maintenant plus mûr et certains aspects de votre personnalité ont évolué) et l'image que vous avez gardée de votre ex. Vous désirez la retrouver comme elle était il y a trois ans et demi. Peut-être que cette image est idéalisée, car comme vous, elle a sans doute évolué, changé...

J'imagine que vous ne savez pas ce qu’elle vit, si elle a un nouveau compagnon et surtout si elle souhaite que vous fassiez encore partie de sa vie… La recontacter ne signifiera pas forcément la retrouver comme à l'époque de votre relation, ni retrouver la relation que vous aviez.  Nous vous invitons donc, avant d'appeler votre ex-amie, à réfléchir à vos attentes, à vos espoirs, à ce que cette tentative de reprise de contact pourrait provoquer chez vous.

Enfin, nous vous proposons de réfléchir plus globalement à ce dont vous auriez besoin pour retrouver l'élan que vous aviez à l'époque avec elle, mais peut-être, sans elle.

 

 Bien à vous,

Telme.

Bonsoir, Je vous écris car mon cœur pleure, mes larmes ne coulent pas, j aimerais tant que ma douleur sorte. J ai un parcours assez lourd,...

 

Bonsoir,

 

Je vous écris car mon cœur pleure, mes larmes ne coulent pas, j aimerais tant que ma douleur sorte.

J ai un parcours assez lourd, mais pour moi ma plus grande peine est d avoir perdue l une de mes meilleurs amie. Elle souffrait de la même maladie que moi, je l ai rencontré à l hôpital. Ce fut un coup de cœur.

Deux semaines avant sa mort, je l ai eu au téléphone, elle était en colère, révoltée cela se sentait à sa voix. Je la sentais si fatiguée...

Puis un soir, une amie m a appelé et sans qu elle n ait dit quoi que ce soit, je lui ai dit x est morte. Je l ai senti.

Le jour d avant, le samedi, j étais dans un magasin et je fus prise d angoisses, de bouffées de chaleur, j ai dû m asseoir quatre fois tellement je tenais plus debout...c était extrêmement bizarre. Je sens les choses très fortement. Je ne sais pas pourquoi ni d où cela me vient. Mais je suis très sensible. J ai eu souvent des rêves qui se sont réalisés ou rien que par contact visuel, j arrive à décrire la vie d une personne. Très étrange. Mais je ne partage pas cela, on me prendrait pour une folle. Et pourtant... Donc concernant mon amie, je l ai senti.

J ai porté longtemps une culpabilité. Et depuis une année et quatre mois, je porte la souffrance de son décès. Je suis allée plusieurs fois à sa tombe.

Sa mère m a montré il y a peu de temps des films de mon amie, elle vivait, bougeait, riait. Ce fut ultra douloureux. Je n ai pas compris pourquoi elle m a présenté ces vidéos, j avais demandé de voir des photos de famille. C était le choc.

Plus est j ai tous mes souvenirs en moi.

Je ne demande pas une réponse claire, d où mon écrit non interrogatif. Je souffre et je ne me remets pas de sa mort. Elle s est suicidée.

C est ma plus grande douleur.

Je souhaite souvent moi-même partir. Pas pour la rejoindre mais parce que ma maladie me rend dingue, je sature, je suis épuisée. Et cette souffrance là combinée au décès de mon amie me donnent envie de m en aller.

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Vivre après le suicide d'une personne proche, et spécialement d’une amie avec qui vous avez partagé la maladie, les difficultés, n'est pas facile. Le processus de deuil est différent d’un deuil "classique" et les sentiments intenses que vous éprouvez sont normaux, il est important de vous écouter

Vos envies suicidaires nous inquiètent. Nous vous encourageons à appeler Le Centre d'Étude et de Prévention du Suicide au 022/382 42 42, qui pourra vous offrir une aide spécifique. Ce que vous vivez est complexe, et il est important que vous ne restiez pas seule dans cette situation.

Vous commencez votre question par "j'aimerais tant que ma douleur sorte", et c'est bien dans ce sens-là que vous pouvez aller. Vous avez déjà commencé en utilisant cet espace. Mais que pourriez-vous faire d'autre pour vous permettre de faire le deuil de votre amie ? Y a-t-il des personnes-ressource pour vous soutenir dans votre entourage : amis, famille, professionnels ?

Je vous souhaite de trouver votre chemin pour faire sortir votre douleur. Il existe même si vous avez l'impression qu'il se cache encore à vos yeux.

Bien à vous,

 

Telme

 

 

Bonjour à tous, Je vais essayer de faire court: J'ai quitté le domicile conjugal du jour au lendemain en laissant derriere moi mes deux enfants...

Bonjour à tous,

Je vais essayer de faire court:

J'ai quitté le domicile conjugal du jour au lendemain en laissant derriere moi mes deux enfants agées de 15 et 11ans pour des raisons bien justifiées.

Dans un premier temps,les enfants étant dans une souffrance sans nom,n'ont pas souhaités me voir.Ma fille qui était déjà fragile à fini par revenir vers moi et avons consolidé nos liens à l'aide d'une médiation entre elle et moi.

Ajourd'hui,ma fille a 20ans et , est en mesure de faire la part des choses.

Son frère donc mon fils qui a aujourd'hui 15ans reste très distant à mon égard.Il a vécu une séparation douloureuse.Il a beaucoup pleuré par mon absence et suis conciente qu'ils ont vécu tous deux UN ABANDON.

Petit déjà,c'était un enfant peu communicatif,renfermé,et difficile à cerner.Son comportement à l'école laissait penser qu'il avait besoin d'aide: problème de concentration,difficultés scolaires.L'aide du RASED a été bénéfique!mais de très courte durée puisqu'ils ont eu la bonne idée de suprimer ce poste...

Les difficultés scolaires ont refait surface et puis les devoirs au domicile devenaient une corvée autant pour lui que pour moi et non un plaisir d'apprendre.Chaque jour,un travail de labeur n'apportait que très peu de bons résultats sans compter les oublis de cahiers à répétitions(certaines mamans se reconnaitront sûrement)!

Quand je suis partie,ça ne s'est pas amélioré,alors que je pensais que j'étais sans doute "LE PROBLEME".

Je lui écris très souvent sans jamais oublier son anniversaire, lui laisser des messages sur les liens sociaux,lui proposer une communication vidéo..et c'est le silence radio.Il nous est arrivé de correspondre sans heurts,avec complicités même ,et, depuis quelques temps environs 8 mois je suis sans nouvelles et j'en souffre,c'est sans doute le prix à payer pour tout le mal que je lui ai fait?

Il vit au domicile de son père...

Pensez-vous qu'il reviendra vers moi un jour?

je ne suis pas dans sa tête et j'ai beaucoup de mal à analyser .

Merci pour vos réponses

 

 

Réponse de TELME:

 

Bonjour,

Les adolescents ont une vision critique très développée envers les adultes, moins en ce qui les concerne. Ils sont par ailleurs tiraillés entre la recherche de repères et l’envie de s’autonomiser… Que de choses ! Dans tous les cas, c’est un passage obligé.

Chez l'enfant, plusieurs facteurs entrent en jeu dans l'élaboration psychologique d’une rupture entre les parents : la personnalité propre, les phases de développement, l'environnement social et familial… En ce moment, votre fils se trouve en pleine phase d'adolescence justement. S’il ne vous donne plus de nouvelles depuis 8 mois, il est peut-être dans un passage particulièrement sensible de son adolescence, vécu d'autant plus intensément que votre structure familiale est fragilisée. 

Ce qui me semble primordial est de garder le contact avec lui, votre fils ayant d'autant plus besoin d'une grande disponibilité de son entourage. Il est important qu'il sente que vous restez présente malgré ses silences et ses non réponses. Je vous encourage à continuer à lui écrire par exemple. Il n'est pas impossible non plus qu'il cherche à tester la stabilité et la continuité de votre lien; en vous rejetant, il met à l'épreuve votre relation!

Vous serait-il par ailleurs possible de collaborer avec votre ex mari dans cette situation? Comment se passe la communication entre vous en ce qui concerne vos enfants? Vous n'en dites rien. Cela pourrait être l'occasion de renforcer votre coparentalité. Il se peut également que votre ex conjoint fasse d'intermédiaire entre vous. Vous pourriez également faire appel à un médiateur, comme pour votre fille. 

De plus, je me demande aussi si votre fille, qui après une phase de révolte est revenue vers vous en douceur, ne pourrait pas jouer un rôle d'appui positif auprès de son petit frère, ayant eu un vécu semblable. Elle dispose vraisemblablement de ressources dont votre fils pourrait tirer profit....

Personne ne peut vous dire avec assurance si votre enfant reviendra vers vous, ni comment et quand il le fera. Par contre, vous avez raison de ne pas ressasser seule votre mal être et chercher de l'aide autour de vous. Avec le temps, il se pourrait bien que votre fils fasse un pas vers vous...

Nous vous souhaitons une très bonne continuation!

Telme 

 

 

Bonjour, j'ai 18 ans mes parents sont divorcés et je vis chez ma mère avec ma petite soeur de deux ans. Je souhaite emménager avec mon copain. Ma...

 

Bonjour,

j'ai 18 ans mes parents sont divorcés et je vis chez ma mère avec ma petite soeur de deux ans.

Je souhaite emménager avec mon copain. Ma mère ne veut pas elle dit que je n'arriverai pas à m'en sortir (financièrement, scolairement) mais c'est surtout parce qu'elle a un travail le soir et que je garde sans arrêt ma soeur (se qui fait que je suis très fatiguée et je peux pas travailler mes cours), j'ai déjà vécu seule pendant longtemps je sais me débrouiller et mes études vont très bien comment lui faire comprendre que j'ai BESOIN de m'en aller ?

En suite, mes deux parents n'ayant pas d'emploi sont aux services socio, mon père est à Vevey il ne touche plus d'argent pour moi du fait que j'ai 18 ans et son assistant social lui a dit que je devais faire une demande par moi-même pour recevoir de cet argent, mais dans ce cas là je dois faire pareil pour ma mère qui est aux services-socio de Montreux (elle touche encore de l'argent pour moi; les deux services-socio se contredise) et j'ai peur qu'elle ne soit pas d'accord, nous avons toujours eu une relation difficile elle m'a toujours fait passer en dernier et j'ai extrêmement peur d'elle bien qu'elle ne m'ait jamais frappée. Comment lui expliquer calmement que j'aimerai partir et recevoir l'argent qu'elle a pour moi ? Bien évidement tant que je vivrais chez elle je lui donnerai ce qu'il faut pour le loyer.

Merci d'avance.

 

 

Réponse de TELME:

Bonjour Zazoo et bienvenue dans notre espace "jeune adulte",

Nous comprenons votre envie de quitter le domicile familial si vous vivez des conflits depuis longtemps avec votre mère. Nous tenons à vous féliciter pour la réussite de vos études malgré ces difficultés relationnelles.

Votre mère doit certainement être inquiète pour votre avenir. Certes, elle l'exprime de manière maladroite mais quitter le domicile familial sans revenu peut rapidement devenir quelque chose de compliqué! Nous vous conseillons ainsi de bien regarder comment vous allez pouvoir subvenir à vos besoins et si votre copain est d'accord de vous aider. Vous êtes majeure et vous avez le droit de quitter le domicile familial. Mais il est important de partir dans les meilleures conditions possibles car vous êtes encore jeune et vous allez devoir vous assumer tout en menant à bien votre formation.

En ce qui concerne l'argent de l'aide sociale que reçoivent vos parents, sachez que lorsque l'enfant atteint 18 ans, le surplus pour l'entretien n'est en principe plus octroyé. Les assistants sociaux conseillent alors au jeune de faire une demande de bourse s'il est encore aux études. L'aide sociale peut toutefois se substituer dans l'attente de la décision de la bourse. Vous ne pourrez ainsi pas utiliser l'argent que votre mère touche pour vous car, en principe, elle ne devrait plus en recevoir. Ainsi, nous vous conseillons de vous rendre rapidement au sevice social de votre commune pour vous renseigner sur ce que vous êtes en droit d'attendre ou pas.

L'indépendance commence au moment où vous faites des démarches pour vous. Si vous renoncez à la prise en charge financière de vos parents, vous devez savoir être autonome. Nous n'avons pas les moyens de vous dire si votre envie de partir est réaliste ou non. Vous souhaitez être indépendante, regardez quelles sont vos ressources possibles. Toutefois, peu de jeunes encore aux études peuvent avoir une vie indépendante sans une aide financière de leurs parents que ce soit par exemple pour le logement ou la nourriture.

En ce qui concerne la relation avec votre mère, pensez-vous qu'elle pourrait s'améliorer? Avez-vous déjà tenté quelque chose? Par rapport à la garde de votre soeur, lui en avez-vous parlé? Vos études sont effectivement importantes et il est essentiel que vous puissiez vous y consacrer. 

Vous vous demandez comment lui faire part de votre envie de partir. Dès le moment où vous ne recevez plus d'argent de sa part, vous pouvez envisager une discussion d'égal à égal où vous faites un choix en tant que personne responsable et ne lui devez rien. A vous de gérer l'échange pour que cela se passe bien.

Déménager ne veut pas dire couper définitivement le lien avec votre mère. Nous vous proposons de réfléchir à votre situation afin de pouvoir aborder le sujet de manière plus légère. Si vous le souhaitez. vous pouvez venir consulter avec votre mère à Telme afin d'avoir cet échange avec l'aide d'une tierce personne. Vous trouverez toutes les informations nécessaires dans notre rubrique "Consultations". 

 

Bonne suite et à bientôt peut-être !

 

Telme